Vote du projet de Loi portant Programmation Militaire 2019-2023

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Le projet de Loi portant Programmation Militaire 2019-2023, a été voté hier 18 décembre 2018 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, par les honorables députés par acclamation, après avoir fait l’objet d’un débat sous la supervision de l’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale.

L’Honorable Joël MOÏDAMSE SINFEI, rapporteur de la Commission Défense et Sécurité a présenté le rapport. Mme le Ministre de la Défense, Marie-Noëlle KOYARA et son staff technique étaient présents dans la salle.

En effet, c’est dans le cadre de la recherche d’efficacité de l’outil de défense et de sécurité qu’une Loi de programmation militaire a été adoptée et validée dans la période 2009-2013. La caducité de cette Loi et l’insuffisance de crédits budgétaires conséquents constituent une entrave majeure à la mise en œuvre de la politique de l’armée de garnison prônée par le Chef de l’État, Chef suprême des Armées.

Selon le rapport, il faudra des allocations budgétaires annuelles afin de permettre aux FACA de mettre en œuvre les programmes planifiés par les cadres documents relatifs au cadre politico-stratégique, étalés sur cinq (5) ans:
– 2019 : 46 936 725 521 FCFA ;
– 2020 : 45 102 779 986 FCFA ;
– 2021 : 41 243 978 331 FCFA ;
– 2022 : 41 872 834 172 FCFA ;
– 2023 : 40 787 268 498 FCFA .

Après lecture du rapport, les débats ont été ouverts et parole a été donnée à trois groupes parlementaires à savoir MOUNI, UNDP et Mouvement Cœurs Unis ainsi que quatre députés à titre individuel. Il est ressorti des débats une principale recommandation, celle de l’annulation du mode de recrutement actuel dans les Forces Armées Centrafricaines. Les Élus de la Nation souhaitent par ailleurs que la reprise du recrutement soit faite avec une répartition des quotas par arrondissement pour la ville de Bangui, par sous préfecture et par poste de contrôle administratif.

Face à la presse parlementaire, la Ministre en charge de la Défense, Madame Marie Noëlle KOYARA a livré à chaud ses impressions après ce vote :

« La première Loi qui a été votée en 2009 est devenue caduque mais n’a presque pas du tout été appliquée. Aujourd’hui, avec le programme de reconstitution de l’Armée mis en place sur les instructions de son Excellence le Chef de l’État, nous avons repris une note de programmation militaire plus réaliste mais en prenant en compte aussi les défis qui se pointent à l’horizon pour nos Forces Armées Centrafricaines. Et cette Loi qui a subi tout un travail de fond a été votée aujourd’hui par acclamation, cela permettra de donner les moyens adéquats à nos Forces sur le terrain pour pouvoir mener avec bravoure et un fort engagement, la mission qui leur revient de protéger nos populations et de protéger nos frontières de plus de 5000 Kilomètres… C’est une Armée professionnelle, Républicaine qui est en train de se mettre en place et ces moyens vont lui permettre de très bien faire son travail ».