RETOUR A BANGUI DU PRESIDENT LAURENT NGON-BABA APRES LE FORUM DES PARLEMENTAIRES DE LA CEEAC A BRAZZAVILLE

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Parti de Bangui le 18 novembre dernier pour Brazzaville la capitale congolaise, où il a pris part du 19 au 21 novembre au Forum des Parlementaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),  sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, c’est le 22 novembre dans l’après-midi que le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a regagné la capitale centrafricaine.

Le N°1 du Parlement Centrafricain qui a pris part  activement aux travaux de ce Forum Brazzavillois de la CEEAC,s’est prêté dès sa descente d’avion à l’Aéroport Bangui M’poko aux questions de la Presse Parlementaire, en mettant en exergue les grandes lignes qui ont jalonnées cette rencontre des parlementaires sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

 

L’honorable Laurent NGON-BABAest revenu sur l’importance de ce Forum Brazzavillois de la CEEAC : « C’est un forum important pour la vie de l’homme. Le salut de notre sous-région repose sur l’agriculture. La sous-région est bouleversée par des conflits tels que notre pays avec des conflits armés, politico-militaires qui ne permettent pas à la population de bénéficier d’une nutrition meilleure ».

Laurent NGON-BABA a souligné les causes de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition dans la sous-région et le but de ce Forum des Parlementaires de la CEEAC : « Les différents rapports démontrent que la sous-région est frappée de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition et notamment notre pays aussi, et il fallait se mobiliser pour améliorer les conditions de vie de la population a travers l’agriculture afin d’améliorer son alimentation et sa nutrition. Lorsqu’il y a la guerre les personnes sont déplacées, réfugiées, les conditions de vie deviennent précaires. Tous ces facteurs participent à la malnutrition des populations. C’est pour cela que les parlementaires de la sous-région avec l’initiative du Parlement du Congo avec l’appuis de l’Organisation des Nation Unies pour l’Agriculture (FAO), l’OMS, l’UNICEF, et le PAM ont organisé ce tout premier Forum à Brazzaville pour réunir les parlementaires et les impliquer sur leur mobilisation afin de jouer un rôle important et d’assurer désormais la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

«  Le parlementaire a un rôle à jouer dans la mise en œuvre de la  politique nationale, d’abord au niveau de l’élaboration de la stratégie politique du gouvernement, il revient aux parlementaires de veiller à ce que les questions de la sécurité alimentaire et nutritionnelle soit en bonne place, il en est de même lorsque les ressources doivent être affectées pour la mise en œuvre des différents programmes à travers le budget nationale », a ajouté le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine qui poursuit : « Les députés sont appelé à veiller à ce que les ressources soit affectés à la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Mais vous savez, la question de l’alimentation et de la nutrition sont des questions transversales. Lorsque nous parlons de la santé de  nutrition il fallait être en santé pour permettre de faire l’agriculture et pour avoir une agriculture productive, il faut être en paix, il faudrait que le contexte de sécurité soit stable, il faudrait aussi qu’il ait des routes pour permettre l’écoulement des produits. c’est donc une question transversale et nous devons en faire en sorte que toutes ces questions soit abordées de manière à ce que désormais nous veillons sur la sécurité alimentaire parce que c’est une question préoccupante aujourd’hui dans la région, et pour cela, le Forum de Brazzaville a été une rencontre de réveil en quelque sorte, une prise de conscience au niveau parlementaire ».

« Nous avons adopté une déclaration dite déclaration de Brazzaville sur la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cette déclaration comporte des engagements des parlementaires pour aller justement dans cet objectif. Nous avons par ailleurs mis en place un réseau qu’on ’appelle ‘’Alliance Parlementaire dans la Sous-région de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale’’ pour permettre de mobiliser, de coopérer entre les états membres et notamment les parlements afin que les actions soit coordonner sur cette question pour combattre la faim et assurer une nutrition meilleure et la sécurité alimentaire. Voilà l’essentiel de notre rencontre de Brazzaville », a conclu le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricain, Laurent NGON-BABA.

Précisons que d’après le rapport SOFI (State Of Food Insecurity) publié par la FAO, l’UNICEF, le PAM, l’OMS et le FIDA, plus de 820 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde parmi lesquels plus de 250 millions se trouvent en Afrique subsaharienne dont 42.7 millions en Afrique Centrale, soit 26 % de la population de la région.