L’OIF SOLLICITE L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR LA PRISE EN COMPTE DE LA CNDHLF DANS LE BUDGET 2020

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA s’est entretenu ce vendredi 13 septembre 2019 avec Monsieur Michel FORST, Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme qu’accompagnait, Madame Delphine COUVEINHES MATSUMOTO, Spécialiste de programme « Promotion et Protection des Droits de l’Homme » de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en séjour de travail en terre centrafricaine.

L’émissaire onusien Michel FORST entend, à travers cette visite auprès du Numéro 1 du Parlement centrafricain évoquer avec lui la situation des Droits de l’Homme de manière beaucoup plus large et plaider en faveur de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales dépourvue de moyens conséquents pour qu’ au prochain examen et adoption de la Loi de Finances 2020, qu’elle soit prise en compte au même titre que les autres institutions de la République.

Au sortir de cette entrevue avec le Président NGON-BABA, le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme, Monsieur FORST s’est exprimé devant la presse parlementaire en ces termes : « Cette visite se situe dans le cadre d’un appui apporté par l’Organisation Internationale de la Francophonie (IOF), au renforcement des institutions de la République. Nous sommes venus travailler avec les partenaires techniques et financiers et avec le Gouvernement au renforcement des capacités de la Commission Nationale des Droits de l’Hommes et des Libertés Fondamentales. Depuis que nous avons commencé ces entretiens à la fois avec la société civile mais aussi le Gouvernement et maintenant le Parlement, on sent une vraie volonté politique de la part des partenaires d’avancer plus loin et construire les institutions dont l’Etat a besoin pour assurer pleinement la mise en œuvre de l’Accord de paix ».

Aussi, a-t-il ajouté : « Pour la Francophonie comme pour les Nations-Unies, une institution nationale des Droits de l’Homme comme la CNDHLF est un élément clé de la restauration de l’Etat de droit et nous avons expliqué d’abord à la Commission Nationale comment elle pouvait mieux exister dans le paysage politique en menant des missions d’investigation, de recherche, de publication sur les droits fondamentaux dans le pays, et comment l’Etat pouvait progressivement renforcer par des moyens techniques, financiers la place  qu’elle joue dans le paysage politique. Ce qui est important, c’est que l’Etat reconnaisse la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales comme une institution de l’Etat au même titre que les autres institutions de la République Centrafricaine et dote la CNDHLF des moyens lui permettant d’assurer pleinement sa mission ».

« Nous repartons aujourd’hui de Bangui rassurés et confiants par les engagements qu’ont pris à la fois, le Chef du Gouvernement mais également le Président de l’Assemblée Nationale », a souligné monsieur Michel FORST.