LE REDHAC PLAIDE POUR L’ADOPTION PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE DE LA LOI PORTANT PROMOTION ET PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS EN CENTRAFRIQUE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce mercredi 11 septembre 2019, une délégation des membres du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale(REDHAC), conduite par le Professeur Rémy NGOY LUMBU, Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme et Point Focal sur les représailles à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en séjour de travail en République Centrafricaine.

Cette visite auprès du numéro 1 de la Représentation Nationale Centrafricaine visait à mener ensemble avec lui, une réflexion dans une approche holistique afin de pouvoir doter les Défenseurs des Droits de l’Homme d’un texte de loi efficace assurant leur protection. Autrement dit, il s’agissait pour le Professeur NGOY LUMBU de plaider pour que l’Assemblée Nationale puisse adopter la loi portant ‘’Promotion et Protection des Défenseurs des Droits Humains en République Centrafricaine comme il l’a confirmé au micro de la presse parlementaire : « Je suis venu voir l’autorité parlementaire, la deuxième personnalité de la République Centrafricaine parce que je suis venu dans une mission de plaidoyer pour pouvoir demander au Parlement de devoir au cours de ces prochaines sessions, à la discrétion du Président de l’Assemblée Nationale pour voir dans quelle mesure le Parlement pourrait examiner, soit une proposition de loi si jamais les députés adoptent le texte que nous allons emmener,  soit le texte passe par le Gouvernement sur la protection des défenseurs des droits humains ».

 « La République Centrafricaine est Etat-Partie à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et c’est dans ce cadre-là que l’Union Africaine, ensemble avec l’Organisation des Nations Unies sont en train de chercher à créer un cadre légal partout en Afrique. Un cadre légal qui protège les Défenseurs des Droits de l’Homme dans leur propre pays pour les activités qui sont les leurs, lorsqu’ils travaillent dans leur propre pays », a ajouté monsieur NGOY LUMBU.

« En Afrique jusqu’alors, trois pays ont adopté ces lois. Ces pays sont la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso et le Mali en Afrique de l’Ouest et nous commençons des plaidoyers en Afrique Centrale », a indiqué Monsieur NGOY LUMBU qui précise: « Le premier pays est la République Centrafricaine et c’est la raison pour laquelle le texte est préparé et rédigé par les Défenseurs des Droits de l’Homme eux-mêmes et validé par eux. Il était de mon  devoir en tant que Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme de venir remettre ce texte officiellement à l’autorité parlementaire et le lui en faire part ».

«  Nous avons eu des messages assez sympathiques et positifs de sa part tout en indiquant toutes les voies et moyens que nous pouvons mobiliser pour que ce texte soit rapidement examiné par l’Assemblée Nationale, ce qui fera de la RCA un pays ami des défenseurs des droits de l’homme et premier pays en Afrique Centrale si jamais le texte était adopté d’ici aux prochaines sessions de l’Assemblée parlementaire », a-t-il conclu.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée au Salon d’honneur de l’Assemblée Nationale en présence des honorables Jean Symphorien MAPENZI et Henri VIGNER MYLLA, respectivement 1er et 2ème Vice-présidents ainsi que des membres du Cabinet.

Y ont également pris part aux cotés du Professeur Rémy NGOY LUMBU, Madame Maximilienne NGO MBE, Directrice Exécutive de REDHAC, Maitre Bruno Hyacinthe GBIEGBA, Conseiller juridique  pour ne citer que ces personnalités.