LE PROJET DE LOI PORTANT CREATION DE L’OFFICE NATIONAL DE COTON APPROUVE PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Les travaux en plénière de l’Assemblée Nationale, après le vote vendredi 12 juillet 2019 de la Loi de Finances rectificative, se sont poursuivis ce lundi 15 juillet à l’Hémicycle avec à l’ordre du jour le débat général suivi de vote du projet de loi portant création de l’Office National du Coton.

La séance publique a été conduite par Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale,  et c’est Monsieur Honoré FEIZOURE, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural qui, au nom du Gouvernement a défendu devant les élus de la nation ledit projet de loi.

Il ressort de l’exposé des motifs que la culture du coton constitue une source de revenu dans les Préfectures de l’Ouham-Pendé, l’Ouham, la Kémo, la Nana-Gribizi et la Ouaka, avec un potentiel de 190.000 exploitations familiales pour une superficie de 100.000 à 120.000 hectares.

Aussi, la culture du coton contribue ainsi à l’augmentation de la production des cultures vivrières et par conséquent, à la réduction de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté.

Par ailleurs, les crises récurrentes qui ont marqué l’histoire du pays, l’outil industriel et les infrastructures nécessaires à la production et commercialisation du coton rendent nécessaire la création de l’Office National de Coton en remplacement de la cellule de coton. L’ONC doté de personnalité morale et juridique bénéficiera d’une autonomie de gestion contrairement à la cellule de coton.

Aussi, il est à noter que dans le cadre de la mise en place d’un Programme de Consolidation et de la Relance Economique (PCRE) pour la période 2018-2019, les partenaires techniques et financiers ont hautement souhaité que la cellule coton soit érigée en Office Public pour une gestion efficace efficience des appuis techniques et financiers qui seront apportés pour la relance de la filière coton.

Après le rapport de la Commission mixte Production, Ressources Naturelle et Environnement-Economie, Finances et Plan présenté par le député Anselme BINDALA, le Ministre FEIZOURE est invité à donner quelques explications sur la nécessité de doter le pays d’un Office de Coton avant d’ouvrir la voie aux débats.

Aucun groupe parlementaire n’a souhaité prendre la parole. Cependant, 09 interventions à titre individuel ont été faites et les députés tout en félicitant le Gouvernement qui a créé cette structure, ont exprimé des préoccupations liées au mode de fonctionnement de l’Office National du Coton, son statut juridique, le mode de recrutement du personnel selon des critères de compétence et de probité et aussi, ils se sont interrogés à quand le Gouvernement pourrait-il verser les arriérés dus aux producteurs de coton ?

Ainsi, suite à ces différentes préoccupations, le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural est monté à la tribune pour apporter quelques éléments de réponse satisfaisants.

Finalement  et sans surprise, l’Assemblée Nationale a adopté avec amendements et par acclamation le projet de loi portant création de l’Office National du Coton.

Le MinistreFEIZOURE devant la presse s’en est réjoui de l’issue de ce vote en ces termes : « C’est une fierté pour les cotonculteurs parce que, le coton fait vivre des millions de centrafricains. Avec le retour du pays à la légalité constitutionnelle, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Chef de l’Etat voulait absolument qu’on règle le problème du coton et c’était marqué par le lancement de paiement des arriérés en 2017 mais, les difficultés du paiement sont liées à un problème structurel c’est-à-dire l’institution en charge du pilotage du coton ».

Aussi, le membre du Gouvernement a indiqué : « La Banque Mondiale a beaucoup contribué à la création de l’Office National du Coton ce, avec l’accord du Conseil des Ministres, le Conseil Economique et Social a apporté sa contribution, les Commissions en charge de la production au niveau de l’Assemblée Nationale ont travaillé d’arrache-pied sur le document et maintenant, les députés ont voté par acclamation ».

« C’est une fierté pour les cotonculteurs et c’est un outil que l’Assemblée Nationale a donné au Gouvernement pour pouvoir accompagner la relance véritable et durable de la filière du coton en République Centrafricaine », a conclu Monsieur FEIZOURE.