L’ASSEMBLEE NATIONALE CENTRAFRICAINE CELEBRE LE 130ème ANNIVERSAIRE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

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Le Parlement centrafricain s’associe à l’Union Interparlementaire (IUP) pour célébrer ce 15 septembre 2019, la Journée Internationale de la Démocratie. Et c’est la toute première fois que la République Centrafricaine célèbre cette journée autour du thème national : « Démocratie et Paix ».

Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a, à cette occasion prononcé son discours y relatif en ces termes :

Centrafricaines,

Centrafricains,

Bien chers Compatriotes,

            Depuis septembre 1997, au Caire (Egypte),  l’Union Interparlementaire (UIP) a adopté la Déclaration Universelle sur la Démocratie.

Par la suite, l’UIP a lancé la Journée Internationale de la Démocratie qui a été instaurée par la Résolution des Nations Unies en 2007 dont l’objectif est de renforcer et de consolider la Démocratie.

La Démocratie, comme l’indique la Déclaration Universelle sur la Démocratie, je cite : « la Démocratie est un idéal universellement reconnu et un objectif fondé sur des valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques. Elle est donc un droit fondamental du citoyen, qui doit être exercé dans des conditions de liberté, d’égalité, de transparence et de responsabilité, dans le respect de la pluralité des opinions et dans l’intérêt  commun ». Fin de citation.

            Cette célébration traduit l’engagement de chaque Parlement en particulier et de l’UIP en général en faveur de la paix et du développement.

            Elle atteste que leur conviction pour le renforcement du processus de démocratisation et ses institutions représentatives contribuent grandement à la préservation de la paix.

            L’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, Membre de l’Union Interparlementaire (UIP), qui partage cette conviction et cet engagement ne saurait donc se soustraire à ce rituel démocratique.

            C’est à ce titre qu’elle  célèbre pour la première fois, les 15 et 16 septembre 2019, la Journée Internationale de la Démocratie à l’instar des Assemblées de cet espace d’expression démocratique.

            Cette célébration qui commémore également le 130ème anniversaire de l’UIP démontre à suffisance l’enracinement séculaire de la démocratie dans cet espace imaginé et créé par ses auteurs pour l’expression de la volonté des Peuples à travers leurs Représentants.

Chers Compatriotes,

            Notre Parlement place cette célébration sous le signe : « Démocratie et Paix », thème qui cadre parfaitement avec le contexte centrafricain.

            Nous sommes à la recherche quotidienne de la paix et de la sécurité en vue de vivre et vaquer librement à nos occupations. Ce sont donc ces valeurs démocratiques qui doivent nous pousser à nous engager davantage, chacune et chacun, par tous les temps, à œuvrer pour la reconstruction de notre pays et  son développement.

            C’est avec une fierté renouvelée que notre Parlement revendique aujourd’hui son appartenance à cette grande famille mondiale.

            A titre de rappel, l’Union Interparlementaire est composée de 179 Parlements de par le monde et 12 Membres Associés, le tout représentant plus de 6,5 milliards de personnes.

            En unissant autant de Parlements, c’est-à-dire de Représentants des Peuples, l’Union Interparlementaire unit effectivement les Citoyens.

            L’occasion ainsi offerte permet à notre pays, la République Centrafricaine de faire un bilan, à tout le moins à grands traits, de sa longue marche vers la démocratie.

            C’est au cours des années 1970 et 1990 que l’aspiration à la Démocratie du Peuple centrafricain a eu raison de la dictature et de la pensée unique et a laissé libre cours au multipartisme par lequel l’expression populaire a commencé à prendre corps et à se porter en faveur de la paix, de la justice et du développement.

            Depuis lors, c’est de façon démocratique et cyclique que le Peuple centrafricain adopte les règles juridiques qui le guident et choisit ses dirigeants et Représentants dans les sphères de décision et de gestion de sa destinée.

Cependant, durant les dernières décennies, la République Centrafricaine a connu des moments difficiles rendant parfois mitigée la marche vers la Démocratie.

            Le recours à des moyens illégaux a failli prendre le dessus. Mais, le peuple centrafricain, avec courage et abnégation a résisté aux tentations et s’est déterminé à œuvrer pour le retour à l’ordre constitutionnel par l’adoption de la nouvelle Constitution du 30 mars 2016.

C’est dans cet esprit qu’un nouveau Président de la République    a été élu, qu’une nouvelle Assemblée Nationale a été installée ainsi que des nouvelles institutions de la République.

            Cette marche en avant ne s’est pas faite sans obstacles, car avec la résurgence des violences commises par les groupes armés, le processus du dialogue et de la réconciliation nationale a été engagé avec l’appui de la communauté internationale ayant débouché sur l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale du 06 février 2019.

            Considéré comme le moins mauvais des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres, le régime démocratique garantit aux citoyens la pleine jouissance de leurs libertés et de l’exercice de leurs droits.

            Les instruments juridiques internationaux auxquels notre pays a librement souscrit matérialisent cette volonté.

            En le disant, je pense entre autres à la Déclaration Universelle des Nations Unies du 10 décembre 1948 relative aux Droits de l’Homme et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et du Peuple de 1981.

            L’idéal démocratique vers lequel le peuple centrafricain aspire légitimement dépend du rythme de son édification et de la volonté des acteurs à y parvenir. Pour cela, il faut en être convaincu.

            J’exhorte tous les démocrates à œuvrer sans relâche pour la promotion des valeurs démocratiques et à leur diffusion auprès d’un grand nombre de nos compatriotes et de prohiber le recours à tout moyen non conventionnel dans l’exercice des droits et liberté des citoyens.

            J’exhorte également tous les Compatriotes de toutes couches sociales à œuvrer ensemble pour la sauvegarde de la démocratie, de la paix, dans une totale cohésion afin de préserver l’unité nationale, le tout dans un esprit de collaboration active avec nos partenaires techniques ainsi que les pays amis.

            Quant aux élus de la nation que nous sommes, nous serons toujours guidés, comme par le passé, par les éléments qui caractérisent la Démocratie dans l’examen et l’adoption des textes ainsi que l’exercice des prérogatives parlementaires.

            Je ne saurai terminer mes propos sans remercier les partenaires internationaux qui nous accompagnent sur le chemin de l’édification et de la consolidation de la Démocratie en République Centrafricaine.

            De même, je me dois de rendre un hommage mérité au peuple centrafricain que nous représentons pour sa lutte constante et son abnégation dans l’enracinement de la Démocratie dans notre pays.

            Vive la Coopération parlementaire internationale,

            Vive la Démocratie,

            Je vous remercie.