« LA PAIX POUR MAINTENANT, AU KM 5, C’EST POSSIBLE  »

UNE INITIATIVE DE L’HONORABLE ABDOU KARIM MECKASSOUA, DÉPUTÉ DU 3E ARRONDISSEMENT DE BANGUI ET PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE


« Le sort de la paix est entre nos mains ». C’est avec cette conviction que la Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA a entrepris une démarche en vue de ramener la paix dans le 3e arrondissement de la ville de Bangui, avec une attention particulière portée sur le Km 5, quartier qui, comme on le sait, cristallise les fantasmes et les peurs qui alimentent les tensions et entretient le climat d’insécurité.

La démarche se veut locale et concrète. « C’est le Député du 3e arrondissement et du Km5 qui vient vers vous », n’a cessé de répéter Karim MECKASSOUA à ses interlocuteurs. Concrètement, la démarche a consisté à se rapprocher des acteurs de la crise, à les écouter, à identifier ensemble des actions à conduire pour ramener la sécurité dans le 3e arrondissement et le vivre ensemble entre ses habitants et le reste de la capitale.

Cela a commencé avec des réunions séparées  avec les parties prenantes. D’abord avec les groupes en armes du Km5, Forces armées centrafricaines (FACA) et auto-défenses compris. Ensuite avec les chefs Anti-balaka de tous les arrondissements de Bangui. Aujourd’hui, c’était la réunion des deux « camps », réunion que les uns et les autres ont réclamée. Elle s’est tenue à Bangui, hors du Km5.

Les échanges ont, à chaque fois, été très francs. Aucun sujet n’a été évité, qu’il s’agisse de la responsabilité des politiques, des commerçants, des chefs des groupes eux-mêmes et de leurs éléments ; qu’il s’agisse des exactions commises par les uns et par les autres, des conditions de vie des populations, du retour des personnes déplacées, du désarmement des civils qui ont pris les armes, du retour à l’activité, de la question de justice,  des rapports avec les autorités de l’Etat.  Il est à noter qu’aucun coup de feu n’a été tiré et qu’aucun acte hostile n’a été enregistré.

La réunion générale d’aujourd’hui, en particulier, qui a commencé comme une réunion de premier contact entre les groupes en armes, a débouché sur des propositions concrètes : unifier les groupes en armes du km5 sous la responsabilité de FACAS aussi bien musulmans que chrétiens ; constituer des groupes mixtes d’alerte, composés d’Anti-balaka et de représentants des groupes armés du Km5 ; rétablir une libre circulation intégrale et sécurisée entre le Km5 et le reste de Bangui, avec possibilité pour les non-musulmans d’entrer et de sortir librement du 3e arrondissement, et pour les musulmans de circuler dans le reste de Bangui et de revenir sur leurs lieux de vie antérieurs ; proposer aux jeunes en armes une alternative en termes d’activités rémunératrices.

Les chefs de groupe présents ont tous, sans exception, affirmé leur volonté d’aller de l’avant, de trouver des solutions concrètes, sans revenir sur les querelles et les exactions réelles ou supposées d’avant. Pour eux il appartient à la justice de traiter ces cas, comme cela est fait pour le « Général » Anjilo, mais en veillant bien à appliquer le même traitement aux exactions commises de part et d’autre.

Unanimement, la décision de principe a été prise de constituer un Comité de suivi de la démarche de paix. Ce Comité sera un lieu pour poursuivre le dialogue, mais aussi pour surveiller la mise en application des mesures décidées ensemble, selon un chronogramme qui sera lui aussi fixé d’un commun accord. 

Même si c’est après seulement trois réunions, la démarche de paix qui se construit ainsi a déjà ses propres caractères, elle privilégie le dialogue non politique entre les acteurs, et un dialogue entre les acteurs de terrain, membres des communautés de base. Elle ouvre une piste pour le rétablissement du vivre-ensemble en proposant de dépasser les logiques de défense et d’auto-défense pour s’engager dans la voie d’une protection par tous et de tous. C’est le sens des propositions faites aujourd’hui. Elle expérimente une manière pour les citoyens et les acteurs de prendre à bras le corps l’enjeu de la paix, en appelant les pouvoirs publics à jouer tout leur rôle.  Engagement est pris de structurer très rapidement, de mettre en commun et en application des solutions d’occupations économiques légales et rémunératrices pour les membres des groupes en armes, mais aussi plus largement pour les membres des communautés de base, en commençant par les jeunes.

Cette démarche est aussi celle d’un Député, qui met en œuvre la décision de l’Assemblée Nationale d’exploiter au profit de la paix le formidable potentiel que constitue l’incomparable connaissance des territoires par l’Elu National, à travers un engagement appelé « Action parlementaire pour la paix ». Elle vient après l’Initiative parlementaire pour l’adoption d’un plan de paix en RCA, et est une application concrète de ses principes. 

 

Service de Communication

Député Karim MECKASSOUA

Chemin de l’Espérance