LA DECENTRALISATION EN POINT DE MIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, DE LA BANQUE MONDIALE ET DE LA MINUSCA

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Le projet de Loi sur la décentralisation demeuré pendant devant le Bureau de l’Assemblée Nationale a été au centre d’un long entretien en la salle 208 de l’Institution le jeudi 19 décembre, entre une équipe de la  Représentation Nationale conduite par son Président l’honorable Laurent NGON-BABA avec à ses côtés le 1er Vice-président Jean Symphorien MAPENZI, entourés de quelques membres du Bureau, ceux du cabinet et de la Commission Lois, et le représentant résident de la Banque Mondiale Hans FRAETERS et le Directeur en charge des affaires politiques de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), Ray TORRIS.

Les deux parties ont passé au peigne fin les problèmes liés au code de collectivité et de la décentralisation dont le projet est sur latable de la Représentation Nationale depuis 2017, et le concours que peuvent apporter la Banque Mondiale et les Nations-Unies dans le processus.

Interrogé au terme de cette entrevue par la Presse Parlementaire, le 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI a déclaré:« Nous avions reçu sous l’autorité du Président de l’Assemblée Nationale une équipe de la Banque Mondiale et de la MINUSCA qui est venue dans le cadre de l’appui qu’ils vont apporter sur l’examen du projet de Loi portant code de collectivité et de la décentralisation. Il vous souviendra que ce projet de loi est sur la table de l’assemblée depuis 2017 et qu’aujourd’hui avec l’accord de Khartoum, ce projet de loi fait partie des piliers en ce sens qu’il va permettre au territoire, aux régions, la vie active à la gestion de la cité et donc, c’est un projet de loi d’une extrême nécessité, d’une extrême urgence et donc nous avons discuté de cela. Nous savons que les commissaires vont être délocalisés.  La ville de Boali a été choisie pour accueillir ces assises pour permettre la sérénité des travaux et donc la  Banque Mondiale va nous donner l’expert en matière de décentralisation. L’ambassade de France et la MINUSCA vont nous apporter un appui logistique, et c’est de cela que nous avons discuté et arrêté un calendrier pour les travaux ».

« Vous savez que c’est un projet de Loi qui renferme sept cents(700) articles. Cela nécessite beaucoup de précautions. Nous avons décidé que c’est une commission mixte qui va examiner ce projet de loi, c’est-à-dire la commission Loi à proprement dite et la commission Finance. C’est une commission mixte par ce que  vous savez, c’est une collectivité, et donc la rétrocession des recettes de gestion et pour tout ça, il faut cette commission. Nous allons aussi demander l’expertise des agents des finances, un spécialiste aux trésors, aux impôts ainsi que ceux de l’administration du territoire, ministère porteur de ce projet de loi et donc il y aura une retraite à Boali pendant plusieurs jours  pour faire ce travail mais ce qui est important de relever, c’est qu’il nous faut une vision politique. Quelle sorte de décentralisation nous voulons ? On ne se lève pas du jour au lendemain pour proclamer une décentralisation. Il faut franchir des étapes et des paliers dans une mise en œuvre  progressive, dans un travail technique couplé avec la vision politique », a précisé l’honorable 1er Vice-président MAPENZI qui conclut :« Une fois  que les commissaires qui vont se retirer à Boali auront fini le travail, la nouveauté sera le travail de la vulgarisation sur le terrain pour une appropriation par tous les Centrafricains pour que, une fois cette loi votée, sa mise en œuvre ne puisse pas poser problème ».