LA BANQUE MONDIALE ET LES FEMMES PARLEMENTAIRES, ENSEMBLE POUR LES CONDITIONS DECENTES DE VIE A LA FEMME CENTRAFRICAINE

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La Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique Emilie Béatrice EPAYE,  entourée de ses collègues députées membres dudit Forum, a tenu une séance de travail le mercredi, 12 février 2020 avec une forte délégation de la Banque Mondiale conduite par Monsieur HANS FRAETERS, Représentant résident.

La rencontre qui est  intervenue à la suite des sollicitations de la Banque Mondiale a permis aux deux parties de passer au peigne fin les différents projets menés par cette institution depuis lors  en Centrafrique. Ce sont notamment les projets qui intéressent les domaines de l’éducation, d’autonomisation des femmes à travers les activités génératrices de revenu, de la santé de la mère et de l’enfant ou encore d’enregistrement de naissance.

Il s’agissait également pour la Banque Mondiale de recueillir auprès des Femmes Parlementaires des indications nécessaires pouvant lui permettre d’orienter ses actions futures dans l’intérêt bien compris de la femme centrafricaine.

Après ces échanges qui ont duré une heure de temps, la Députée de Markounda, Présidente dudit Forum s’est longuement confiée à la presse parlementaire : « …Nous sommes des députées, nous représentons la nation. Ils sont venus vers nous pour qu’ensemble, nous réfléchissions sur ce que la femme peut faire pour le développement de la République Centrafricaine. Nous avons parlé de l’autonomisation de la femme, nous avons parlé de l’éducation, de la santé déjà la Banque Mondiale aide le Gouvernement à  améliorer ces deux secteurs et d’autres secteurs aussi ».

 « Dans nos circonscriptions nous avons vu le projet LONDO que la population a beaucoup apprécié. Nous avons fait une revue des projets soutenus par la Banque en Centrafrique et ils nous ont demandé quels en sont nos besoins. Nous leur avons dit que nos besoins sont les besoins de la femme centrafricaine, que la femme centrafricaine dans sa communauté sert de tremplin pour le développement de la communauté d’abord et ensuite, pour le développement du pays », a affirmé la Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique.

« Servir de tremplin c’est quoi ? »  a fait observer l’honorable qui  répond : « C’est d’abord la formation, s’être formé, former ses enfants,  planifier les naissances, aider les maris  aussi dans leur travail et donner une bonne éducation civique, militer pour la paix et la réconciliation de notre peuple, c’est ça nos besoins, … c’est vrai qu’on vit dans un contexte de pauvreté mais avec l’effort que les unes et les autres font, je crois que nos communautés arrivent à être soulagées parfois grâce au travail de la femme, en gros c’est ces questions qui ont été échangées avec la Banque Mondiale ».

« On a beaucoup insisté sur  l’éducation de la fille et on a parlé de la relève. On prend de l’âge, il faut que nos enfants puissent nous remplacer demain. Faut-il qu’il ait des filles, nous avons parlé de 35% dans un premier temps, on a 10 ans pour la parité mais pour avoir 10 ans il faut aider les jeunes filles à être compétentes et à être égales de leurs frères de classe,  d’âge », a poursuivi l’Honorable EPAYE qui ajoute : « On a parlé des maitres-parents, comment aider les maitres-parents, comment les former parce que ce sont ces maitres-parents qui ont aidé le pays pendant les moments difficiles, même s’ils n’ont pas le niveau requis mais aujourd’hui, il faut le reconnaitre, essayer de sélectionner ceux qui sont bon les former pour qu’ils participent à l’éducation de nos enfants ».

 De l’école à l’état civil, la Députée souligne : « Nous avons parlé de recrutement des contractuels qui sont pris en charge par la Banque Mondiale, comment former d’autres. Tout ça, ce sont des questions qu’on a mises sur la table tout à l’heure, comment arriver un jour à avoir la gratuité à l’école parce que aujourd’hui pour qu’un enfant fasse le concours d’entrée en 6è, il faut payer quelque chose,  l’enfant qui n’a pas d’acte de naissance ne peut  faire aucun examen. Comment faire pour que les enfants Centrafricains soient enregistrés à la naissance pour avoir un acte de naissance et ça, c’est le rôle des parents ».

 Sagissant de la santé de la femme, la députée EPAYE s’interroge et affirme: « Comment rendre gratuite la césarienne ? Une femme qui vient pour se faire accoucher, si elle n’a pas d’argent, elle meurt. Comment l’opérer gratuitement, faire sortir l’enfant et la soulager. Ce sont des questions qui sont des questions très sensibles pour notre pays et on ne doit pas négliger cela ».

« Pour l’année 2020 la Banque Mondiale travaille déjà pour construire créer plusieurs salles de classes dans le pays en accord avec le Gouvernement. Par conséquent,  2020 sera aussi une année d’accompagnement de la Banque Mondiale » a conclu la Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique.