LES ETATS-UNIS DISPOSES A APPUYER L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR LEGIFERER EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ÊTRES HUMAINS

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce jeudi après-midi 20 octobre 2019, Monsieur Benjamin  P. WISELOGLE, responsable du Bureau de surveillance et de lutte contre la traite des personnes au Département d’Etat Américain en séjour de travail  du 07 au 11 du mois encours qu’accompagnait Madame Lucy TAMLYN, Ambassadrice des USA en poste à Bangui.

Apporter l’appui des Etats-Unis pour la lutte contre des traitements dégradants et humiliants en Centrafrique et solliciter l’Assemblée Nationale à légiférer dans ce domaine ont été au centre des échanges entre les deux parties comme l’a indiqué la diplomate américaine Lucy TAMLYN : « Nous venons d’être reçus par le Président de l’Assemblée Nationale,nous sommes venus avec un représentant du Département d’Etat, c’est lui l’expert en matière de la lutte contre la traite des êtres humains et nous avons échangé par rapport à ce sujet avec le Président et toute son équipe, les hauts dirigeants de l’Assemblée ».

« On a évoqué l’aspect global de ce fléau mais aussi les aspects particuliers ici en République Centrafricaine. D’abord il ya la question de l’enrôlement des enfants par les groupes armés, l’exploitation sexuelle des enfants et le travail forcé », a poursuivi Madame TAMLYN qui a précisé que : «  Ce que je retiens de notre audience avec le Président de l’Assemblée Nationale, c’est sa volonté ferme de lutter contre ce fléau ».

 Aussi, a-t-elle ajouté : « Je lui ai assuré que le Gouvernement et les institutions de la République Centrafricaine ne sont pas seuls dans cette campagne mais, quenous sommes ensemble », avant de conclure : Les Etats Unis vont accompagner le Gouvernement et l’aider à lutter contre ce fléau sous toutes ses formes ».

Ont pris part aux côtés du Président de l’Assemblée Nationale à cette audience, le Premier vice-président, Jean Symphorien MAPENZI, le 2ème Vice-président, Mathurin DIMBELET NAKOE, l’honorable Emilie Béatrice EPAYE, Présidente de la Commission « Affaires Etrangères » ainsi que quelques membres du Cabinet.

LES MEMBRES DU COMITE DES SANCTIONS DE L’ONU EN VISITE DE TRAVAIL A L’ASSEMBLEE NATIONALE

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C’est ce mercredi 02 octobre 2019 en la salle 208 de l’Assemblée Nationale que le numéro 1 de l’institution parlementaire, l’Honorable Laurent NGON-BABA a pris langue pendant près de trois quarts d’heure avec les membres du Comité des Sanctions des Nations-Unies en séjour du 1er au 04 du mois en cours en terre centrafricaine.

Sous la conduite de l’Ambassadeur Léon HOUADJA KACOU ADOM, Président dudit Comité, l’objectif de cette mission à lui confiée est de recueillir  des informations de première main sur l’application effective des sanctions imposées par les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, principalement l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine.

Au sortir de cette séance de travail, l’émissaire de l’ONU, Monsieur HOUADJA KACOU ADOM peu prolixe, a eu à faire la déclaration suivante devant la presse parlementaire : « Cette visite a pour objet de rencontrer les autorités centrafricaines, pour voir ensemble avec elles comment nous mutualisons nos efforts et en fusionnant nos énergies, nous pouvons aller de l’avant, sur la voie de sortie de crise ».

Aussi, l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale a ajouté : « Nous avons eu des informations, des conseils du Président Laurent NGON-BABA et nous avons pris le pouls de la volonté des Centrafricains de sortir de la situation difficile dans laquelle le pays se trouve puisse que, qui mieux que les représentants du peuple pouvait nous faire sentir justement le pouls de la population centrafricaine ».

« Nous retournons à New-York, nous en tenions compte, nous avons une revue des sanctions au 31 décembre, après le Rapport du Secrétaire Général des Nations-Unies, après le Rapport des autorités centrafricaines et après celui évidemment du patron de la Minusca, nous évaluerons tout ça et nous avons bon espoir que nous avançons dans la bonne direction, vers la levée totale des sanctions frappant ce pays frère qu’est la République Centrafricaine » a-t-il martelé.

Il est à noter que l’embargo sur les armes en direction des autorités centrafricaines a été imposé au lendemain de la prise de pouvoir la coalition ex-séléka le 24 mars 2013 par le biais de la Résolution 2127. Plusieurs autres Résolutions ont été imposées par le Conseil de Sécurité et prorogées depuis le mois de février jusqu’au 31 Janvier 2020 en dépit de quelques assouplissements notamment celui intervenu le 12 septembre dernier à savoir la Résolution 2488.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE LAURENT NGON-BABA, AU CHEVET DE LA POPULATION DE LA NANA-MAMBERE

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Du 21 au 28 septembre 2019, le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a effectué une mission parlementaire dans la Préfecture de la Nana-Mambéré.

 Cette mission  lui a permis de présider aux côtés du Ministre de la Santé et de la Population, Docteur Pierre SOMSE le dimanche 22, la cérémonie de remise officielle d’une ambulance à l’hôpital du district de Baboua-Aba. Ceci, au travers du projet d’assistance sanitaire d’urgence en RCA financé par le Gouvernement japonais.

La cérémonie a eu lieu à la maison des jeunes de Baboua en présence des autorités politico-administratives et militaires. Nombreuses ont été les populations autochtones  venues immortaliser l’événement car, au grand jamais, ce centre de formation  n’ait été doté d’ambulance.

Faisant d’une pierre deux coups, le député de la circonscription de Baboua 1 en a profité pour remettre aux autorités municipales et notables des cinq communes quelques exemplaires du Code Electoral, de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en Centrafrique ou encore la Constitution du 30 mars 2016 en vue de leur appropriation par la population.

Ce déplacement a  ensuite offert l’opportunité au Président de l’Assemblée Nationale de rendre visite au jardin d’enfants de Baboua qui héberge les enfants des communautés chrétienne et musulmane, symbole de cohésion sociale et du vivre-ensemble, le secteur scolaire où il a remis des fournitures aux 19 directeurs d’écoles. Au lycée de Baboua, l’honorable NGON-BABA a remis quatre ordinateurs de bureau en sus des accessoires, une imprimante et un mini groupe électrogène dans l’optique de préparer les élèves des classes de Terminale, à se familiariser aux outils informatiques. Puis, celui-ci a été sur le site de Zalingo situé à trois kilomètres de la ville, lequel site abrite plus de cinq cent retournés peulhs, venus du Cameroun.  Ces derniers qui habitent dans des abris de fortune et ayant perdu tout leur cheptel tentent de se refaire une vie.

Il est à noter qu’outre la ville de Baboua centre, Laurent NGON-BABA et toute la délégation qui l’a accompagné a pris la direction de la Commune de Cantonnier qui fait frontière avec la ville camerounaise de Garoua-Boulai, en traversant et en s’arrêtant au niveau de plusieurs  villages tels que : Ndiba, Zoukombo, Foro, croisement Koundé et Béloko où l’accueil a été chaleureux. A Cantonnier, le Président de l’Assemblée Nationale, Député de la 1ère circonscription de Baboua tenu un grand meeting qui a drainé toutes les couches sociales. Ainsi, au nom de ses administrés, le maire de la commune a souligné les questions sécuritaires sur le corridor Bangui-Béloko-Garoua-Boulai, le chômage des jeunes et la problématique de l’électrification de ladite commune alors que de l’autre côté du Cameroun, il y a de l’électricité 24 heures sur 24 heures.

Sur le chemin de retour, la deuxième personnalité du pays, l’honorable Laurent NGON-BABA, a remis le vendredi 27 septembre 2019 les mêmes équipements informatiques au Lycée Moderne de Bouar là où il avait fréquenté de la 6ème en Terminale, dernière étape avant ses études universitaires, avant de tenir dans l’après-midi à la mairie de Bouar, une réunion regroupant les notables. Réunion qui lui a donné l’occasion d’évoquer avec ses interlocuteurs sa vision de la Nana-Mambéré, son développement, le système scolaire, l’éducation des filles avec en toile de fond la loi sur la parité et surtout la rentrée académique 2019-2020 qui semble être timide dans la localité.

Des audiences accordées à différentes couches de la population ont également jalonné le parcours du député de Baboua 1, Laurent NGON-BABA.

INTERVIEW DU PRESIDENT LAURENT NGON-BABA AU JOURNAL «LE CITOYEN»

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«Nous sommes en train de moderniser et de moraliser l’Assemblée nationale».

Arrivé au perchoir de l’Assemblée nationale vers fin octobre 2018 à la faveur de la destitution d’Abdou Karim MECKASSOUA, Laurent NGON-BABA (LNB) qui assure depuis cette date le magistère de président de cette institution, s’est prêté au jeu de questions-réponses du journal «Le Citoyen (LC)». Le numéro 1 du Parlement centrafricain, élu par ses pairs dans un contexte effervescent lors des élections à l’Assemblée Nationale, notamment des coups de feu tirés dans l’hémicycle par un député, parle de ce qu’est aujourd’hui cette institution qui connassait des scandales financiers à répétition. D’autres sujets d’intérêt national ont également été au cœur de l’entretien avec l’honorable Laurent Ngon-Baba, tout comme des questions liées à son avenir politique, ainsi que sa capacité à gerer trois responsabilités dont il est le detenteur.

LC : Laurent NGON-BABA, Bonjour !

LNB : Bonjour, monsieur le journaliste !

LC : Vers fin octobre 2018, vous avez été élu président de l’Assemblée nationale par vos pairs dans des conditions particulièrement agitées. Avec votre élection, quelles étaient vos priorités, et quelle est l’image que vous imprimez à cette institution ?

LNB : Merci beaucoup ! Je voudrais d’abord vous féliciter pour l’intérêt que vous portez à l’Assemblée nationale qui, sans nul doute, permet à l’opinion nationale et aux lecteurs du journal «Le Citoyen» d’être situés sur le fonctionnement de cette institution et sur ce qu’elle fait. Effectivement, vers fin octobre et début novembre 2018, j’ai été élu président de l’Assemblée nationale. J’ai été élu, comme vous le dites, dans des circonstances très agitées. Et quand j’ai été élu, je me suis dit qu’il faut d’abord tirer les enseignements des griefs que les députés portaient contre mon prédécesseur. Ce qui m’intéressait, ce sont les griefs liés à notre institution, c’est-à-dire l’Assemblée nationale. Et j’ai retenu les points essentiels de ces griefs qui se résumaient en seul mot, à savoir la «mal gouvernance» au niveau de l’Assemblée nationale. Est-ce que l’Assemblée nationale était gérée sous le principe de la bonne gouvernance, puisque les députés notaient beaucoup plus la mauvaise gestion, au plan administratif et financier, des biens meubles ou immeubles. Pour cela, il fallait donc fixer les priorités. D’abord, il fallait avoir des collaborateurs déterminés et engagés à m’accompagner dans ma mission. Je voudrais parler de collaborateurs administratifs. Mais il était impératif de définir un cadre organique de l’Assemblée nationale, puisque l’organigramme n’existait pas. J’ai, en priorité, amené mes collègues membres du Bureau à se pencher sur la mise en place d’un nouvel organigramme. C’est ce qui a été fait, avant que le mouvement du personnel ne s’ensuive : le mouvement du personnel au niveau du Secrétariat général, de l’Administration générale et au niveau de mon Cabinet. C’est un travail continu, puisque nous venons tout dernièrement de procéder au mouvement des chefs de bureau.

A côté de l’organigramme, il fallait régler le problème de la mauvaise gestion financière. On s’est attaqué à l’élaboration du règlement financier qui constitue la règle de base de la gestion de la comptabilité, de l’ordonnancement des dépenses pour ainsi fixer les règles de l’exécution du budget affecté à l’Assemblée nationale. Tout ce travail qui a été entamé a été suspendu pour question d’impératif de vote de loi. Mais il a été repris pour permettre de finaliser le règlement financier afin de permettre à asseoir des règles de gestion financière à l’Assemblée nationale qui imposent des formalités à remplir par chaque responsable. En attendant la mise en place de ce règlement financier, nous avons créé des services adéquats en vue de l’élaboration du budget de l’Assemblée nationale. Aussi, en attendant l’adoption de ce texte, j’ai instruit tous les services, j’ai instruit le Bureau de l’Assemblée nationale pour observer strictement les règles de l’exécution du budget. Aujourd’hui, aucune dépense ne peut être engagée, aucun ordonnancement ne peut être engagé sans le visa de la questure de l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale est appelée à donner son avis sur tout ordonnancement avant que les dépenses ne soient engagées. Tout ceci permet d’identifier la responsabilité de chacun, au cas où un problème venait à survenir.

LC : L’Honorable MECKASSOUA aurait été destitué du perchoir pour faits de corruption, de clientélisme, et surtout de dictature à l’Assemblée nationale, selon certains députés. Pourquoi après son départ, l’Assemblée nationale est toujours dans le creux de la vague ?

LNB : On parle de dictature et de creux de la vague. Mais je me demande s’il y a la vague à l’Assemblée Nationale. Pour moi, je n’en vois pas ! Je n’en vois pas parce que lorsqu’on parle de dictature, je ne sais pas si on fait allusion à la gestion des ressources humaines. Et quand on parle de la gestion des ressources humaines, il faut voir deux catégories : nous avons le personnel administratif et les députés. La gestion des députés à l’Assemblée Nationale n’est pas semblable à la gestion des fonctionnaires parlementaires et de ceux de la Fonction publique. C’est surtout à ce sujet que les députés élèvent le ton au sujet de la représentation de notre institution à l’étranger et auprès des institutions. C’est à ce niveau que se pose le problème. A l’Assemblée Nationale, la règle de désignation des représentants est l’élection. C’est par cette voie que le représentant de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour de Justice a été désigné. A défaut d’élection, les députés se concertent pour désigner par consensus un des leurs. C’est à ce niveau que des voix s’élevaient parce que les règles n’étaient pas respectées dans la plupart des cas, et surtout lorsqu’il s’agit de missions à l’étranger. Mais l’idéal est de faire en sorte que les députés désignés ne cumulent les postes de représentants auprès des organisations internationales, sinon on risque de se confronter à un problème de gouvernance. J’ai rencontré et sensibilisé des députés qui cumulaient des mandats de représentation, et nous avons pu dégager des postes qui sont affectés à d’autres députés. Il y a de moins en moins de soulèvement pour cette question.

LC :   Un rapport de la Cour des Comptes épingle la gestion de l’Assemblée Nationale. Vous en tant que Président, aviez-vous une responsabilité dans ces maux qui gangrènent le bon fonctionnement de l’Assemblée ?

LNB : Je puis vous rassurer que le rapport qui est établi par la Cour des Comptes est un rapport qui concerne la gestion de l’Assemblée Nationale dans une période bien définie. Il s’agit de l’année 2016 jusqu’à septembre 2018 avant que je ne sois au perchoir de l’Assemblée Nationale. Je pense qu’on ne peut pas parler de la responsabilité de celui qui n’a pas géré à une période donnée. Néanmoins, je pense que les maux qui gangrènent le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, ces maux c’est ce que je venais de souligner tout à l’heure. Aujourd’hui, on se mobilise, on s’attaquer à ce mode de  mauvaise Gouvernance, nous sommes en train d’apporter des solutions nouvelles. Nous sommes en train de moderniser l’Assemblée Nationale à s’avoir un nouvel organigramme mise en pl ace, un mouvement du personnel, on a choisi des Hommes et des Femmes à la place qu’il faut en tenant compte de leur profil pour mettre à des différents postes. C’est cela la bonne gouvernance, les moyens sont limités, en fonction de ce que nous disposons, nous essayons de mettre l’Assemblée Nationale au niveau de l’Institution Républicaine qu’elle représente aujourd’hui.

LC : Parlant de cette affaire de pot de vin par une entreprise chinoise, êtes-vous aussi concerné que certains de vos collègues dont certains vous pointent du doigt ?

LNB : Merci pour cette question qui me donne l’occasion de parler à l’opinion nationale. Je tiens à relever qu’il n’y a pas d’entreprises chinoises en République Centrafricaine. Que cela soit bien compris par tous ! Nous sommes un Etat souverain. Il ne peut pas y avoir une entreprise chinoise en Centrafrique. Les entreprises qui sont installées en Centrafrique sont des entreprises créées selon les règles du droit centrafricain. Donc, ce sont des entreprises centrafricaines, même si les actionnaires peuvent être des étrangers. Cette précision à toute son importance, parce que sur le plan diplomatique, on peut penser que c’est une organisation gouvernementale chinoise. Ensuite, je voudrais noter que me citer parmi dans cette affaire est quand même surprenant. C’est une initiative parlementaire, puisque les députés ayant été informés que certains de nos collègues auraient été corrompus dans l’examen des dossiers chinois, et avons pris le dossier en main en mettant en place une commission d’enquête. Un législateur ne peut pas être un exemple de corruption ! Nous avons décidé d’instaurer la bonne gouvernance en notre sein, nous les députés ! On n’a pas attendu une quelconque institution pour régler notre problème,  moraliser l’Assemblée nationale et les députés centrafricains. La Commission d’enquête qui a été mise en place a auditionné ceux qu’elle pouvait auditionner. Moi-même, j’ai été auditionné en tant que président de l’Assemblée Nationale. Le Rapport de cette Commission d’enquête a été présenté à tous les députés lors du dernier jour de la session extraordinaire. Les députés ayant estimé que le délai ne permettait pas, et nous avons renvoyé la délibération de ce dossier à la prochaine rentrée parlementaire d’octobre prochain. Les responsabilités ne sont pas encore établies puisque les députés n’ont pas encore délibéré sur la question. Je déplore simplement que l’initiative parlementaire soit accaparée par d’autres institutions. Il en est de même du Rapport parlementaire de la Commission d’enquête sur l’exploitation minière à Bozoum qui provoquerait des dégâts sur l’environnement. En tant que représentation nationale, nous ne pouvons pas nous taire. Ce Rapport qui est un outil interne à l’Assemblée Nationale sera présenté en plénière aux députés pour délibération en vue d’en donner une suite. Le Bureau de l’Assemblée Nationale travaille en fonction du Rapport du gouvernement, et le moment venu, les députés vont délibérer en tenant compte de tous ces éléments. Soyez patient ! J’invite l’opinion nationale à être patiente ! A la prochaine session, les députés vont délibérer sur le Rapport d’enquête parlementaire sans aucune pression.

LC : Sur cette affaire de pot de vin, certains de vos collègues vous citent ?

LNB : Merci pour cette question, il faut des occasions pareilles pour permettre à l’opinion nationale et internationale ‘d’être fixée sur ce qui se fait. Je note tout simplement qu’on on parle d’une entreprise Chinoise, mais il n’y’a pas d’entreprise en RCA Chinoise. Que cela soit bien compris par tous. Nous sommes un état souverain, il ne peut pas avoir une entreprise Chinoise en RCA, des entreprises qui sont installées et crées en Centrafrique, sont des entreprises qui sont créés selon les règles de droit Centrafricain. Donc, c’est une entreprise Centrafricaine et elle est de droit Centrafricain. Les actionnaires peuvent être des étrangers, Chinois, français, allemand, russe etc. ils sont des actionnaires mais l’entreprise est régie par le droit centrafricain. C’est une précision importante parce que sur le plan diplomatique, on peut penser que c’est une organisation gouvernementale chinoise qui se trouve en RCA avec des règles de gestion différentes. Ce n’est pas le cas, c’est une entreprise privée régie par le droit centrafricain. Ensuite, je voulais noter que me citer dans cette affaire, c’est une initiative parlementaire, ce sont des députés centrafricains ayant été informés de ce que certains de nos collègues auront été corrompus dans l’examen des dossiers chinois, nous avons pris le dossier en main, et nous avons mis en place une commission d’enquête parce que ,nous ne pouvons pas admettre qu’étant législateurs, que nous donnions l’exemple de la corruption, et nous avons décidé d’instaurer la bonne gouvernance à notre sein de nous-mêmes les députés. On n’a pas attendu une institution extérieure, nous avons pris l’initiative de régler nous-mêmes et de moraliser l’assemblée nationale, moraliser les députés centrafricains. La commission d’enquête mise en place a auditionné, moi-même j’ai été auditionné en tant que Président de l’assemblée nationale mais le rapport de cette commission d’enquête a été présenté en concertation en plénière à tous les députés lors du dernier jour de la session extraordinaire. Les députés ont estimé que le délai ne permettait pas et nous avons renvoyé la délibération de ce dossier à la prochaine session. Ce que je déplore, c’est que la responsabilité n’est pas encore établie, d’autres institutions s’accaparent du dossier. Je vous informe que c’est pour la première fois que l’assemblé nationale met en place une commission d’enquête parlementaire pour auditionner les députés. Parlons de la corruption, non seulement auditionner les députés mais aller enquêter sur l’exploitation minière qui provoquerait des dégâts sur l’environnement et en tant que représentant du peuple, nous ne pouvant pas nous taire. Cette commission a déposé ce rapport au bureau de l’Assemblée Nationale, il revient au Bureau de l’Assemblée Nationale de l’examiner, par la suite présenter synthèse de la conclusion à la plénière et se sont les députés qui doivent délibérer de la suite à donner.

LC : La suite à donner à votre rapport contredirais quelque peu ce que disent les députés ?

LNB : Le bureau travaille en tenant compte du rapport du gouvernement. Le moment venu les députés vont délibérer en tenant compte de tous ces éléments, soyez patients j’invite l’opinion à être patiente et à la prochaine session les députés vont délibérer sur le rapport de la mission d’enquête parlementaire.

LC : Vous n’allez pas succomber à la pression du gouvernement ?

LNB : Je ne sais pas de quelle pression au contraire, généralement c’est l’assemblée nationale qui contrôle gouvernement ce n’est pas le gouvernement qui contrôle l’assemblée nationale et c’est ça la règle. Vous avez vu comment l’assemblée lors de session interpelle le gouvernement en matière de sécurité etc… Je crois que vous êtes témoins de ce qui se fait.

LC : Certains observateurs pensent que l’Assemblée Nationale est dans son rôle ?

LNB : Ceux qui disent ça ignore tout simplement le fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Ils ne savent pas comment l’Assemblée Nationale fonctionne.

LC : Parlant justement de pression, certains observateurs pensent que c’est le président TOUADERA qui vous a offert le perchoir, et de ce fait, vous ne disposeriez d’assez de marche de manœuvre. N’est-ce pas une manière de fragiliser l’Assemblée Nationale dans son rôle ?

LNB : Ceux qui disent ça ignorent tout simplement le fonctionnement de l’Assemblée nationale, et je le dis à haute voix. Pourquoi je le dis à haute voix ? Dire que le perchoir m’a été offert par le Président TOUADERA, c’est autant dire que c’était le cas avec celui qui m’a précédé. Ce qui compte aujourd’hui, c’est de voir comment l’homme travaille sur le terrain. La véritable question, c’est de savoir si j’affaiblis l’Assemblée Nationale aujourd’hui. Je suis là depuis novembre 2018, autant de textes ont été adoptés, autant de décisions ont été adoptées en plénière. Est-ce que l’opinion nationale a constaté un affaiblissement de l’Assemblée Nationale ? Je ne pense pas ! Quand j’ai parlé du fonctionnement de l’Assemblée Nationale, le Président de l’Assemblée Nationale assure l’administration de l’Assemblée nationale. Il a le pouvoir de présider les travaux de l’Assemblée Nationale. Ce que vous devez retenir, et c’est important, les décisions de l’Assemblée Nationale sont prises en plénière par l’ensemble des députés qui adoptent les décisions à la majorité des voix. Cela est différent de la manifestation de l’opinion d’un député qui, dans la rue ou dans un journal, donne son opinion qui n’engage que lui et non l’Assemblée Nationale. Avez-vous remarqué dans les débats à l’Assemblée Nationale que le Président NGON-BABA a cherché à affaiblir l’Assemblée ou cherché à se pencher du côté du gouvernement ou du Président de la République ? Je vous donne l’exemple du Code Electoral qui a été transmis par le Gouvernement à l’Assemblée Nationale. En quoi le Président NGON-BABA a affaibli l’Assemblée Nationale ? Mon rôle n’est pas d’affaiblir l’Assemblée Nationale, mais de faire en sorte que la cohésion existe au sein de l’institution. Et cette cohésion existe ! Vous avez vu des textes importants qui ont été débattus et adoptés par l’assemblée Nationale, par tous les députés quel que soit leur configuration politique. Vous avez la majorité, l’opposition, tous s’engagent dans l’intérêt du peuple centrafricain, ils adoptent ces textes. Je crois que l’exercice de la démocratie dans ce cadre-là et pour cette période-là, je peux dire qu’il est satisfaisant.

LC : Parlant de la cohésion comme vous venez de le dire, quelles sont vos relations avec les autres membres du bureau en particulier les personnalités proches du pouvoir ou bien du MCU?

LNB : C’est là où j’exerce mon pouvoir administratif, C’est là ou j’exerce mon pouvoir discrétionnaire. En tant que Président je dois veiller à la cohésion de l’équipe du bureau de l’assemblée nationale. Vous pouvez constater lors des séances je suis entouré par mes collaborateurs. Je veille à ce que chacun joue son rôle sous mon contrôle et je pense qu’il m’est difficile de faillir. Je veille à ce que la discipline règne au niveau du bureau de l’Assemblé Nationale et pour le moment je dis que c’est la discipline qui règne. Je veille au respect des règles de fonctionnement de l’Assemblée Nationale.

LC : Vous n’avez pas affaire à des supers députés ?

LNB : Ils peuvent se faire supers députés ailleurs mais lorsque nous sommes ensemble, nous sommes en tant que bureau ou membres du bureau censés être régis par le principe de collégialité. Nous débattons des questions, nous arrêtons des décisions ensemble par concertation et dans les débats purement démocratiques, nous arrêtons les décisions pour le fonctionnement de l’Assemblée pour l’intérêt du peuple centrafricain et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

LC : Parlant un peu de la sécurité, on vient de procéder à une évaluation a mis parcours de l’accord de paix et de réconciliation. En tant que Président de l’assemblée nationale, quelle lecture faite vous de sa mise en œuvre après sa signature le 06 Février dernier?

LNB : Quand on parle de l’accord de paix et de réconciliation du 06 février 2019, il s’agit d’une question délicate alors que tout l’espoir du peuple centrafricain se fondait sur cet accord. Nous les députés, nous sommes élus de la nation, nous sommes là pour défendre les intérêts de la population, nous sommes les portes paroles de la population. C’est dire que si ça ne marche pas, par exemple dans ma circonscription je dois être préoccupé et porter cela vite à l’attention du gouvernement, cherché à avoir des solutions. L’accord était une voie attendue par le peuple centrafricain. Six mois après, il y’a eu cette réunion. On a ressenti une accalmie après cet accord, n’eût été l’évènement de Paoua par les éléments de SIDIKI et vous avez suivi les réactions de l’assemblée nationale. On a interpellé le gouvernement Centrafricain. J’ai pris bonne note de l’engagement de la Minusca à travers son chef qui a haussé le ton. Nous députés, disons merci à la Minusca de donner ce ton et nous espérons que ce ton sera traduit sur l’autel.

LC : Sur l’engagement de la Minusca, on voit bien que ce n’est pas la première fois que la Minusca parle sur ce ton. De fois où face à des situations de péril la Minusca renvoie plutôt la balle dans le camp du gouvernement. Pensez-vous vraiment que c’est la fin du laxisme de la Minusca ?

LNB : Je continue à être optimiste. Je dis une fois n’est pas coutume. Si à l’époque la Minusca le faisait il y’a des nouvelles donnes. Aujourd’hui la Minusca a fait cette déclaration publique à travers son chef. Il faudrait d’abord croire en cela. J’espère que cela sera traduit sur le terrain pour permettre à la population centrafricaine innocente de retrouver la voie de la paix définitive.

LC : D’aucuns disent que vous êtes un super Président, à l’assemblée nationale, au sein de votre partie le PAD et au sein du comité d’organisation du pèlerinage. Est-ce qu’il vous arrive à abandonner l’une de ses responsabilités ?

LNB : Tout dépend des aptitudes de tout un chacun. Face à ces charges est ce que les acteurs ont noté mes faiblesses, je ne pense pas. Ce qui es important c’est ce qu’on évolue dans les cadres diversifiés. Politiquement je suis le leader de ce parti politique, c’est le Parti d’Action pour le Développement. Je ne suis pas Président du PAD après le perchoir, c’est avant le perchoir de l’Assemblée Nationale. Je suis le Président de ce parti et c’est à ce titre là que je travaillais au Gouvernement, que je siégeais à l’Assemblée Nationale en tant que Premier Vice-président en 2011 à 2013. Ce sont des charges que j’ai eues avant que je ne sois Président de l’Assemblée Nationale. Il en est de même du comité national chargé de l’organisation du pèlerinage à la Mecque. Avant d’être un homme politique, j’ai choisi d’abord d’être croyant. J’ai préféré croire à Dieu, je suis la créature de Dieu. Toutes les actions sont guidées par les règles de la morale religieuse et ensuite de la bonne gouvernance et c’est grâce à la religion que j’ai ce comportement aujourd’hui. C’est la culture et c’est cette culture qui a fait qu’en 2014-2015 dans la communauté musulmane lorsqu’il y’avait des problèmes de gestion des pèlerins, parce qu’il y’en avait qui en faisait des activités commerciales au dos des pèlerins alors que non, ce cadre est une question de confiance. Le pèlerin vous remet l’argent, vous accomplissez des missions précises et vous organisez de telle manière que le pèlerin, le musulman qui a payé le frais de pèlerinage pour se rendre à la Mecque, pour accomplir le rite du Hadj, pour demander pardon à Dieu, pour demander à Dieu d’aider la République Centrafricaine. C’est le Gouvernement qui a fait des consultations auprès des Imans que mon nom a été proposé et mon nom a été retenu. C’est ainsi que j’ai été désigné comme Président du comité national pour le pèlerinage depuis 2015.

LC :   Est-ce qu’il n’y’a pas de durée pour votre mandat ?

LNB : Le texte c’est un décret de 2012 qui a créé le comité national pour le pèlerinage, suivi d’un arrêté de mise en application. Le texte dit que le bureau du pèlerinage à un mandat de deux ans renouvelable, ce n’est pas renouvelable une fois c’est-à-dire que dès lors que la gestion n’est pas retenue, dès lors qu’on n’a pas de griefs vis-à-vis des gestionnaires. On ne change pas une équipe qui gagne. Je voudrais tout simplement dire que jusque-là, l’organisation du pèlerinage n’a pas connu d’insuffisance et je le sais, aller auprès de ceux qui ont effectué le pèlerinage à la Mecque vous les interrogez. Aujourd’hui dans la communauté c’est la paix.

LC : Merci honorable, votre mot de la fin

LNB : Je voudrais remercier le journal Le Citoyen et je souhaite que cela soit fait pour l’ensemble des organes de presse d’avoir voulu se rapprocher de moi, pour avoir directement mon opinion sur les questions qui concernent notre pays. On a besoin de communiquer. Je pense que la bonne manière de se communiquer c’est de se rapprocher, d’aller à la source des informations pour s’avoir ce qui se fait. Vous avez noté que beaucoup de choses se disent sur l’assemblée nationale mais beaucoup de ses choses se disent à tort mais lorsque vous venez à l’assemblée nationale vous trouverez que l’Assemblée Nationale es une autre image différente de ce que certains présentent à l’extérieur. Je suis fier de l’assemblée nationale aujourd’hui, je suis fier de ce que font les députés. Les députés ont pris conscience que la vie de la nation, est entre leurs mains et c’est pourquoi lorsqu’il y’a des sessions extraordinaires qui sont convoquées, s’ils sont en intersession, à mon appel, à l’appel du Chef de l’Etat ils répondent présents.

LC : Est-ce que vous serez candidat à la prochaine élection Présidentielle ?

LNB : Quand on parle des partis politiques, il y’a des organes compétents pour prendre des décisions et  il faudrait que le congrès d’un parti politique se réunisse comme pour le PAD pour introniser les candidats aux élections législatives et se prononcer sur l’élection présidentielle. Le moment n’est pas encore venu. Je ne fais pas dictature, ce sont les militants du PAD qui vont se prononcer et qui vont décider de l’avenir politique du PAD. Mais c’est le résultat électoral du parti qui traduit le positionnement du parti. Je suis heureux de voir aujourd’hui qu’à l’assemblée nationale, vous savez combien nous avons des partis à l’assemblée nationale, 17 sont représentés et vous savez combien il y’a des partis en République centrafricaine, plus de 80 aujourd’hui. Le PAD fait partie des 17 partis représentés à l’Assemblée Nationale. La preuve NGON-BABA est à l’Assemblée Nationale. Je pense que d’ici là, nous nous préparons pour aborder les prochaines échéances. S’agissant de l’alliance avec le MCU, non je n’ai pas d’alliance avec le MCU et le PAD a toujours œuvré dans l’intérêt du peuple centrafricain.

Propos recueillis par Eddy DOUALI

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE PRESENT AUX OBSEQUES DE DOCTEUR BERNARD VOYEMAKOA

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a présidé ce vendredi 23 Août 2019 à l’Université de Bangui, la cérémonie marquant les obsèques officielles du défunt Docteur en Droit Bernard VOYEMAKOA, décédé le 14 août dernier à l’hôpital de l’Amitié des suites d’une longue maladie.

Plusieurs personnalités parmi lesquelles le Président de la République, le Premier Ministre, les Présidents des institutions, parents amis et connaissances ont tenu à rendre un dernier témoignage à l’illustre disparu pour ses bons et loyaux services à la nation centrafricaine.

Des témoignages se sont succédés et l’on retiendra de l’oraison funèbre prononcée par le Doyen de la Faculté des Sciences Juridique et Politique Monsieur Augustin KONGATOUAKOSSANZO que Monsieur Bernard VOYEMAKOA, connu en milieu universitaire sous le sobriquet de VOY fut un travailleur consciencieux, souriant, charitable, rigoureux, un homme humble et sans histoire. De son vivant, il avait occupé des hautes fonctions administratives et juridictionnelles.

Le clou de la cérémonie funéraire a été la remise de la toge aux parents, suivis des dépôts des gerbes de fleurs par ordre protocolaire et le recueillement avant que la dépouille mortelle ne soit transférée à l’Autorité Nationale des Elections, lieu où il avait travaillé comme Commissaire Electoral.

Marié, père de six enfants et grand père de huit petits fils, Monsieur VOYEMAKOA est mort à l’âge de 62 ans.

Il est à noter que le regretté Docteur Bernard VOYEMAKOA fut Enseignant-Chercheur, Maître de Conférence à l’Université de Bangui et formateur de plusieurs cadres centrafricains.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE SIGNE LE LIVRE DE CONDOLEANCES EN LA MEMOIRE DU REPRESENTANT RESIDENT DE LA BAD

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA s’est rendu ce 31 juillet 2019 au Ministère des Affaires Etrangères pour témoigner de sa reconnaissance et saluer la mémoire de Monsieur Joël TOKINDANG- SIBAYE,  Représentant résident de la Banque Africaine de Développement (BAD) à l’occasion de la cérémonie de signature du livre de condoléances ouvert à cet effet.

Le défunt  TOKINDANG- SIBAYE que la mort brutale est venue arracher le 23 juillet à Bangui, fut l’une des personnalités qui ont rendu des bons et loyaux services à la République Centrafricaine en vue de son relèvement.

Précédé des 1er, 2ème et 3ème  Vice -présidents sur le hall du Ministère des  Affaires Etrangères où est dressée une chapelle ardente, le numéro 1 de la Représentant Nationale, Laurent NGON-BABA a eu à consigner ce qui suit :

« La mort brutale de notre frère TOKINDANG SIBAYE Joël, digne fils du Tchad, Représentant de la Banque Africaine de Développement en République Centrafricaine, le 23 juillet 2019 est une bien triste nouvelle qui nous laisse sans voix.

L’Afrique toute entière perd ainsi un digne fils, un ami sincère sur qui elle pouvait encore compter en cette période difficile de son histoire.

Je mesure tout le poids de cette perte immense qui occasionne assurément un grand vide pour la BAD, pour notre pays, la République Centrafricaine ainsi que pour son pays, le Tchad.

Au nom des Elus de la Nation Centrafricaine et en mon nom personnel, je leur présente mes sincères condoléances les plus attristées et leur témoigne toute ma reconnaissance et ma sympathie.

Que le Très Haut, le Tout Miséricordieux, pardonne ses péchés et l’accepte dans son paradis ».

                                        Honorable Laurent NGON-BABA

                                      Président de l’Assemblée Nationale

DIALOGUE FRANC ENTRE LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LE PERSONNEL ADMINISTRATIF

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a tenu ce mercredi 24 juillet 2019 à l’hémicycle de l’institution parlementaire une importante réunion avec l’ensemble des cadres et agents relevant  de différentes entités sous tutelle.

Redynamiser toutes les structures pour une prise de conscience professionnelle, l’ardeur et l’assiduité au travail tout en respectant les heures légales, et instaurer un cadre d’échanges permanent pour l’amélioration des conditions de vie du personnel, maillon essentiel en appui aux élus de la nation dans leurs tâches de représentants légitimes du peuple, tels ont été les objectifs assignés à cette rencontre.

Cette réunion intervient en une période d’intersession et à un moment où l’Assemblée Nationale, dans un passé récent, a été l’épicentre de plusieurs grands événements tels que l’organisation du séminaire interparlementaire de l’Association Parlementaire de la Francophonie (APF), la 74ème Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) ou encore sa convocation en sessions ordinaire et extraordinaire successives, ce qui, d’ailleurs n’a pas permis au numéro 1 de la Représentation Nationale d’être au contact de son personnel.

Devant ses collègues députés, membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, l’honorable NGON-BABA a d’abord félicité le personnel pour avoir répondu massivement présent à cette séance de travail avant d’indiquer ses priorités parmi lesquelles, celles de doter la maison d’un nouvel organigramme, dorénavant chose faite. Puis, il a été suivi du mouvement des cadres et agents de l’administration parlementaire et celui des personnalités, membres de son Cabinet.

Autres points à mettre à l’actif du Président Laurent NGON-BABA en 7 mois de présidence de l’Assemblée Nationale, la mise sur pied de la commission paritaire en charge de traiter la carrière du personnel en termes d’avancement, de reclassement et de titularisation. A cela s’ajoute la commission d’harmonisation de salaires et d’indemnités des cadres et agents.

Le Président de l’Assemblée Nationale a souhaité que chaque personnel à différent niveau de responsabilité puisse s’assumer.

Il est à noter qu’au cours de cette réunion, quelques cadres sont intervenus pour apporter des précisions sur les frais de session alloués selon qu’il s’agisse des sessions ordinaires dont le personnel ne reçoit qu’un taux forfaitaire contrairement aux textes en vigueur  ou extraordinaires et, pour se préoccuper des régimes de pensions au niveau de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

Et le clou de cette rencontre a été des engagements pris par le Président de l’institution parlementaire, Laurent NGON-BABA, pour rendre effectives les conclusions des différentes commissions qu’il a mises en place pour signer dans les jours à venir, les arrêtés d’avancement, de reclassement et de titularisation, attendus avec impatience par les fonctionnaires parlementaires :

« Dans les jours à venir, quand bien même les résultats des travaux des commissions paritaires sur tout ce qui concerne la maison du peuple, même s’il ne sont pas validés, moi, en tant que Président de l’Assemblée Nationale NGON-BABA,  je  vais tout valider. »

Ce qui a conduit à une pluie d’applaudissement montrant à suffisance la satisfaction totale du personnel.

Tout en remerciant le personnel, le Président de l’Assemblée Nationale a fait quelques exhortations : « A chaque fois quand je viens et que vous êtes au bureau entrain de travailler, cela me réjouit plutôt que de le déserter en laissant des chaises vides et que les ordinateurs sont là sans utilisateurs, ça me prend la tête, je tombe malade et je me dis qu’en face de moi, ce sont des ennemis ».

« Quiconque ne travaille pas, devient mon ennemi, par conséquent restons unis et travaillons la main dans la main dans un esprit de famille », a-t-il conclu avant de souhaiter bonne journée de travail à tous.

Monsieur Sallet NADONA BOMINGUENDE, chef de service des séances à l’Assemblée Nationale a livré ses impressions : « Je sors satisfait de cette réunion en tant que personnel de l’Assemblée Nationale, parce que sur les cinq points de revendications qui ont été formulées par le Syndicat (SYNAPARC), je crois que presque tous les points trouveront de solutions, comme l’a promis le Président  les jours qui vont suivre soit par le Bureau de l’Assemblée Nationale ou le Président de l’Assemblée Nationale lui-même. Je suis vraiment satisfait, ravi de cette situation et je demanderai au personnel de l’Assemblée Nationale de continuer dans sa mission de service public en vue de rendre notre institution noble ».

LE DEPUTE ET HOMME D’AFFAIRES CAMEROUNAIS ALBERT KOUINCHE REçU PAR PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE

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Arrivé dimanche à Bangui dans le cadre d’une visite professionnelle, le député de la Région du Koungh-Khi à l’Ouest du Cameroun, Albert KOUINCHE a été ce lundi 22 juillet 2019, l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

En visite de courtoisie pour présenter ses civilités au Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable KOUINCHE a affirmé échanger avec le N°1 de la Représentation Nationale sur les opportunités de réaliser certains projets multi domaniaux, créateurs d’emplois en vue du relèvement de la République Centrafricaine.

Au sortir de l’audience, Monsieur KOUINCHE sous sa double casquette a déclaré : « Je suis arrivé en Centrafrique depuis dimanche, je dois dire dans le cadre de mes activités professionnelles, professionnelles en ce sens qu’avant d’être député, je suis opérateur économique et par conséquent, en marge de cette visite, et comme je suis député de la nation, il était normal que je vienne rendre une visite de courtoisie au très honorable Président de l’Assemblée Nationale qui, est d’ailleurs le collègue de mon patron du Parlement, le très honorable CAVAYE YEGUIE ».

 « J’ai rendu compte au Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA de ce que j’ai fait depuis et c’est normal parce que ce sont nos patrons (Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine et son collègue du Cameroun), nous avons échangé au sujet des projets que j’entends réaliser ici et j’ai tenu aussi à lui exprimer mes remerciements et mon soutien par rapport à l’appui qu’il apporte à EXPRESS UNION Centrafrique, lequel appui est apporté par tout le Gouvernement centrafricain » a poursuivi l’honorable KOUINCHE qui conclut : « Je repars d’ici tout satisfait et je transmettrai au très honorable CAVAYE YEGUIE, les salutations de son frère, de son collègue ».

Ont pris part à cette audience aux côtés du Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Rémy YAKORO, Conseiller en matière des Finances et Monsieur Christophe NDOUBA, Chargé de Mission aux Organisations Parlementaires.

UNE DELEGATION DE L’OIF REçUE PAR LE PRESIDENT L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordé ce jeudi 18 juillet 2019, une audience à une délégation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en mission de travail en République Centrafricaine du 16 au 19 juillet. Cette délégation a été conduite par Monsieur Georges NAKSEU-NGUEFANG, Directeur Affaires Politiques et Bonne Gouvernance de l’OIF en poste à Bangui.

Au centre des échanges, plusieurs sujets ont été abordés par les deux parties comme l’a indiqué à la presse parlementaire, Monsieur NAKSEU-NGUEFANG : « Nous sommes là dans le cadre d’une mission qui a été déployée sur le terrain par Son Excellence, Madame Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire Générale de la Francophonie. Vous savez, à quelle place la République Centrafricaine occupe au sein de cette organisation et, il était de bon temps que nous puissions passer pour rendre une visite de courtoisie qui a été par ailleurs une séance de travail avec le Président de l’Assemblée Nationale qui nous a fait l’honneur de nous recevoir et nous nous pu ensemble passer en revue un certain nombre de questions relatives à la coopération que nous menons avec cette institution ».

« Nous avons également salué le travail mené par l’Assemblée Nationale et nous avons également évoqué quelques perspectives de coopération à moyen et court terme dans le cadre de l’accompagnement de la Francophonie au relèvement de la Centrafrique », a ajouté l’émissaire de l’OIF qui précise : « Nous avons parlé des évolutions enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum et le travail qui reste à faire. Nous avons à la même occasion été très heureux de savoir que la Francophonie qui a déjà apporté un soutien dans le cadre du travail à mener avec d’autres partenaires internationaux surplace, que la Francophonie avait encore des espaces où, elle pourrait apporter une contribution plus utile pour créer une dynamique de dialogue, de concertation permanente qui est un élément fondamental pour le relèvement de la République Centrafricaine ».

Il est à noter que l’audience s’est déroulée au Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale en présence de l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’institution, de Monsieur Modibo Bachir WALIDOU, Directeur de Cabinet et du Chargé de Mission aux Organisations Parlementaires, Monsieur Christophe NDOUBA.

RETOUR A BANGUI DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE APRES LE SOMMET PANAFRICAIN DE BRAZZAVILLE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA qui a pris part au sommet Panafricain  de haut niveau  sur le financement du VIH et de la santé, organisé dans la capitale congolaise du 11 au 12 juillet 2019, a regagné Bangui ce dimanche après-midi, 14 juillet 2019.

Faut-il le rappeler, ce sommet est organisé par le Parlement Panafricain en collaboration avec l’Assemblée Nationale congolaise et l’ONUSIDA.

C’est aux environs de 17 heures 30 minutes, heure locale que l’avion au bord duquel se trouvait le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA, s’est posé sur la piste de l’aéroport international Bangui M’poko.

A sa descente de l’avion, le Chef du Parlement centrafricain a reçu les honneurs militaires des autorités aéroportuaires, puis a été accueilli par le Député Mathurin DIMBELET NAKOE, 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale et des quelques membres de son Cabinet avant d’être conduit au pavillon présidentiel pour des échanges de courtoisie avec ses plus proches collaborateurs.

L’honorable Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a eu l’opportunité de dégager les enjeux de ce sommet Panafricain : « L’invitation de Brazzaville est une invitation avec insistance compte tenu de l’importance du sujet. Le Président du Parlement Panafricain ainsi que le Président de l’Assemblée Nationale du Congo nous ont saisi par écrit pour solliciter notre présence effective à Brazzaville afin de participer au même titre que les autres collègues Présidents des chambres des Parlements, membres du Parlement Panafricain à ce sommet de haut niveau, un haut niveau parce que, ce sont des hautes autorités de la République du Congo qui ont marqué leur présence à l’ouverture de ce sommet ».

Le Président Laurent NGON-BABA ajoute : « Le sommet a regroupé plusieurs Présidents des différentes chambres à savoir, Assemblée Nationale  et Sénat, membres du Parlement Panafricain. Nous avons débattu de la question du Sida et de la santé qui sont des éléments déterminants pour le développement d’un pays. Il faut noter que ce sommet est organisé conjointement par les Nations-Unies, l’ONUSIDA et le Parlement Panafricain avec l’appui de la République du Congo ».

 « A titre de rappel, en février dernier, les Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union Africaine avaient adopté une déclaration en ce qui concerne le financement du VIH/Sida et de la santé pour le développement de l’Afrique », a fait savoir l’honorable Laurent NGON-BABA qui souligne : « Après avoir constaté qu’aujourd’hui, le financement pour la lutte contre le Sida et de la santé constitue une préoccupation essentielle, il faut noter que ce sont beaucoup plus les partenaires au développement, les partenaires financiers et techniques qui appuient les Etats africains dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida. Le moment est venu pour que les Etats se prennent en charge, parce que la question de Sida est une question de population ».

 « Il faudrait que les Etats africains prennent en charge en finançant la lutte contre le Sida et pour ce faire, les représentants de la population que nous sommes les Députés, l’Assemblée Nationale et les Sénateurs devraient se mobiliser pour accompagner le Gouvernement dans la lutte contre le Sida et il est noté un rôle important des Parlements africains pour la lutte contre ce fléau en qui concerne la recherche de financement », a précisé le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine.

 

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE SE REND A BRAZAVILLE POUR LE SOMMET PANAFRICAIN SUR LE FINANCEMENT DU VIH ET DE LA SANTE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA  s’est envolé ce matin du 10 juillet 2019 à destination de Brazzaville au Congo, en vue de prendre part au sommet panafricain  de haut niveau  sur le financement du VIH et de la santé, organisé dans la capitale congolaise du 11 au 12 juillet 2019, par le Parlement Panafricain en collaboration avec l’Assemblée Nationale congolaise et l’ONUSIDA.

Le N°1 de la Représentation Nationale Centrafricaine répond ainsi à l’invitation du Très Honorable Roger NKONDO DANG, Président du Parlement Panafricain.

La Commission Santé, Travail et des Affaires Sociales du Parlement Panafricain qui constitue la cheville ouvrière de l’organisation dudit sommet, est présidée faut-il le préciser, par un parlementaire centrafricain et la présence du Président Laurent NGON-BABA à ce sommet, renforce ainsi d’autre part le rôle de l’Assemblée Nationale Centrafricaine au sein de l’Institution Panafricaine.

La rencontre de Brazzaville vise à outiller les participants sur la nécessité d’apporter une réponse d’urgence à la pandémie du VIH/Sida, véritable frein au développement du continent.

Précisons que le Parlement Panafricain (PAP), organe de l’Union Africaine créé le 18 mars 2004, a pour mission d’assurer la pleine participation des peuples africains au développement économique et à l’intégration du continent, tout en servant de plateforme aux citoyens africains afin qu’ils soient impliqués dans les débats et les prises de décisions concernant les problèmes et les défis auxquels le continent est confronté. Le siège du Parlement se trouve à Midrand en Afrique du Sud.

RETOUR DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DE RUSSIE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a regagné Bangui ce vendredi 05 juillet 2019, après un séjour de près d’une semaine à Moscou où, il a été invité par les autorités gouvernementales et parlementaires russes à prendre part à deux importantes rencontres de haut niveau.

Dans la Capitale russe, le numéro 1 du Parlement centrafricain, Laurent NGON-BABA a pris part activement et consécutivement au 2ème Forum International sur le « Développement du Parlementarisme »du 1er au 2 juillet, puis, le 03 juillet dernier, il a été à la Conférence Parlementaire « Russie-Afrique ».

A sa descente de l’avion à l’aéroport Bangui M’poko, il a été accueilli par une forte délégation de l’Assemblée Nationale, comprenant les membres du Bureau sous la coupe du Premier Vice-président, Jean Symphorien MAPENZI ainsi que les membres du Cabinet.

Devant la presse, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale a fait la déclaration suivante : « L’occasion m’a été donnée de participer au 2ème Forum Mondial sur le Développement du Parlementarisme. Vous savez quand on parle de parlement, nous avons un rôle important à jouer dans le cadre de la diplomatie parlementaire ».

Puis, il a ajouté que : « Tout Parlement a un pouvoir de la diplomatie parlementaire et c’est dans ce cadre que nous avons été invité à Moscou où le continent du monde a été représenté à ce Forum parce qu’il s’agit de renforcer la coopération interparlementaire dans le monde. A l’image de ce qui se fait au niveau de l’Exécutif, vous comprendrez qu’il y a des rencontres des Gouvernements, des Chefs d’Etat dans le monde pour partager les expériences afin de renforcer la coopération car, nous vivons dans un monde globalisé aujourd’hui ».

« Les députés qui sont d’abord les représentants légitimes de la population de chaque Etat devraient se serrer les rangs autour des questions qui préoccupent la population du monde. Ces questions sont des questions de sécurité, de changement climatique, c’est des questions de développement de la jeunesse et du rôle que doit jouer la jeunesse dans le  développement du monde » a indiqué enfin le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA.

DEPART EN RUSSIE DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Répondant à l’invitation des autorités gouvernementales et parlementaires russes, le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine, Laurent NGON-BABA, dans l’optique de faire rayonner son institution,  s’est envolé de Bangui ce vendredi 28 juin 2019 à destination de Moscou.

Dans la capitale russe, il prendra tout d’abord part aux côtés de ses pairs, Présidents des Parlements, au 2ème Forum International sur le « Développement du Parlementarisme » qui se déroulera du 1er au 2 juillet prochain. Ensuite le 3 juillet, le Président NGON-BABA assistera à la Conférence parlementaire « Russie-Afrique ». Cette conférence se tiendra toujours à Moscou.

LA PRESSE PARLEMENTAIRE DOTEE DES MATERIELS TECHNIQUES ET AUDIOVISUELS

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Ouf de soulagement pour le personnel de la Direction de la Communication et des Relations Publiques qui dispose désormais de matériels haut de gamme de travail acquis sur fonds propres de l’Assemblée Nationale et ce, à hauteur d’environ six millions sept cent mille (6.700.000) francs CFA, et grâce à la volonté affichée et sur un leadership du Président de l’Institution Laurent NGON-BABA.

Composés d’un pack caméra, d’un pack appareil photo Sony, de deux enregistreurs, de deux ordinateurs portables et autres accessoires et objets, ces équipements permettent non seulement à la Presse Parlementaire d’être autonome dans son travail professionnel mais aussi de rendre beaucoup plus visibles les activités parlementaires.

La cérémonie symbolique de remise de ces matériels s’est déroulée au salon d’honneur de l’Assemblée Nationale ce mardi 25 juin 2019 en présence des honorables 3ème et 4ème Vice-présidents respectivement Henri Mylla VIGNER et Dieudonné Marien DJEME, du 3ème Questeur, l’honorable Ghislain Magloire MAKANGO.

La délégation du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale a été conduite par son Directeur de Cabinet, Monsieur Bachir Modibo WALIDOU.

Du côté de l’Administration parlementaire, y prenaient part, Monsieur Noël KAMNADJI, Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale et Monsieur Robert RENGANDE, Secrétaire Général Adjoint.

En présentant ces matériels, le Directeur de la Communication et des Relations Publiques Paul-Marin NGOUPANA s’est exprimé en ces termes: « Honorable Président, en accordant une attention particulière à notre demande pour l’obtention de ces matériels, vous et le Bureau de l’Assemblée Nationale posez là un acte qui restera indélébile dans les anales de l’histoire de la presse parlementaire et celle de la législature que vous dirigez ».

« La Presse Parlementaire devra à travers ces matériels qu’elle reçoit prouver qu’elle mérite cette confiance que vous et le Bureau lui affichez, en jouant d’avantage et auprès des Elus de la Nation son rôle de proximité en rendant plus visibles les activités de la Représentation Nationale », a ajouté monsieur NGOUPANA.

Prenant la parole en cette circonstance, le Président de l’Assemblée Nationale a fait la déclaration suivante : « C’est une occasion que je dirais historique de l’Assemblée Nationale centrafricaine. Je dis historique parce que depuis l’existence de l’Assemblée Nationale, pour une première, notre institution est dotée des moyens de communication audiovisuels ».

« Il est reconnu dans les textes théoriquement que l’Assemblée Nationale jouit d’une autonomie administrative et financière, une autorité administrative en réalité, l’Assemblée Nationale ne jouissait pas de cette autonomie puisse qu’en matière de communication à chaque fois, pour chaque événement, pour chaque audience, pour chaque cérémonie, il faut faire appel aux instruments gouvernementaux. A chaque fois, il faut parfois faire appel à des privés pour couvrir les événements parlementaires », a martelé l’honorable NGON-BABA avant de souligner que : «  Mais lorsque vous faites une petite évaluation pour voir la somme de tout ce que l’Assemblée Nationale engage pour mobiliser ces moyens médiatiques, vous comprendrez que pour au moins deux ans, l’Assemblée Nationale pouvait acquérir pour son compte ces équipements de communication ».

Aussi, a-t-il poursuivi : « Nous n’avons pas inventé, c’est à travers tout simplement les moyens que le Gouvernement met à la disposition de l’Assemblée Nationale que nous nous sommes organisés pour prioriser l’acquisition de ces matériels et je pense que désormais, l’Assemblée Nationale est munie de ses moyens pour le bon fonctionnement de notre institution ».

Et l’orateur s’est adressé au Directeur de la Communication et des Relations Publiques en ces termes : « Je saisis cette occasion pour vous interpeller, vous responsable de la communication d’en faire une jouissance en tant que responsable, de bien conserver, de bien faire l’usage de ces équipements dans l’esprit d’une utilisation rationnelle et surtout durable au bénéfice de l’Assemblée Nationale et au bénéfice du peuple centrafricain parce que tout ce que nous faisons c’est dans l’intérêt du peuple centrafricain, cela permet au peuple de savoir si oui ou non, les élus de la nation agissent dans leurs intérêts ».

UNE DELEGATION DE l’UNION EUROPEENNE AU CONTACT DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce jour mardi 25 juin 2019 Monsieur David HACQUIN, Expert Sectoriel-Gouvernance à l’Agence Belge de Développement (ENABEL) qu’assistaient Monsieur Martin PELEMAN, Directeur Adjoint des Services de la chambre au Parlement Fédéral Belge et Monsieur Junior MUKE de l’Institut Internationale pour la Démocratie et l’Assistance Electorale (IDEA international), en mission pour l’Union Européenne.

Monsieur HACQUIN et sa suite, dans le cadre du partenariat UE/RCA,  ont eu l’opportunité d’échanger avec leur hôte sur le processus électoral en République Centrafricaine et surtout envisager une coopération multiforme avec l’Assemblée Nationale.

Au sortir de l’audience, David HACQUIN au micro de la presse parlementaire a rompu le silence pours’exprimer sur le programme d’appui à la démocratie de l’Union Européenne: «  C’est un programme que l’Union Européenne souhaite mettre en œuvre pour accompagner et soutenir le processus électoral en priorité et puis, pour le cas échéant accompagner l’Assemblée Nationale. La question d’accompagnement de l’Assemblée Nationale est pour le moment en discussions. Nous sommes en train de réfléchiraux activités qui seront menées en nous en discuterons avec l’Union Européenne le moment venu ».

L’audience s’est déroulée en présence du 2ièmeVice-président de la Représentation Nationale, Mathurin DIMBELET NAKOE, le Premier Secrétaire ParlementaireBernard DILLAH, quelques membres du cabinet et de l’Administration de l’Assemblée Nationale.

LE RESEAU DES VEUVES DE CENTRAFRIQUE REÇU PAR LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordé ce jour jeudi 20 juin 2019, une audience aux membres du Réseau des Veuves de Centrafrique conduits par Madame Martine HOTTO, Coordonnatrice dudit réseau.

A travers cette rencontre, ces mamans veuves sont venues auprès du N°1 de la Représentation Nationale pour l’informer des activités à elles menées en prélude aux manifestations relatives à la Journée Internationale des Veuves, célébrée le 23 juin de chaque année.

 La Coordonnatrice du Réseau des Veuves de Centrafrique, Madame HOTTO en témoigne de la substance de cette audience devant la presse parlementaire : « Nous sommes venues voir le Président de l’Assemblée Nationale à propos de la Journée Internationale des Veuves qui sera célébrée le 23 juin prochain. Et en prélude à cela, le réseau va organiser des campagnes de sensibilisation parce que le thème de cette année parle de la Protection et des droits des femmes ».

Aussi a-t-elle poursuivi : «  Le Réseau des veuves avec les femmes juristes, nous allons descendre dans quatre arrondissements de Bangui à savoir les 4ième, 3ième, 6ième et 7ième pour sensibiliser nos sœurs sur leurs droits parce que vous-êtes sans ignorer que dans notre pays, beaucoup de veuves ne connaissent pas leurs droits, raison pour laquelle, elles sont trainées en justice, elles sont spoliées ».

« Nous voulons faire d’une pierre deux coup en commençant par la sensibilisation et le dernier jour, c’est-à-dire le jour j, le 23 juin, nous allons organiser un grand culte d’action de grâces au niveau de la FATEB pour faire appel à nos leaders religieux : un prête, un imam, un pasteur pour venir nous édifier sur ce que disent la bible et le coran sur les veuves », a martelé Madame Martine HOTTO.

L’audience s’est déroulée au Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale en présence de Monsieur Modibo BACHIR WALIDOU, Directeur de Cabinet et la Conseillère en matière de Population, Madame Marie Solange PAGONENDJI-NDAKALA.

L’experte independante de l’ONU ,reçue par le Président de l’Assemblée Nationale.

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a conféré ce vendredi 07 juin 2019 au cours d’une audience qui s’est déroulée au salon d’honneur de l’institution avec Madame Marie-Thérèse KEITA BOCOUM, Experte Indépendante des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique.

En visite de travail de dix (10) jours en Centrafrique, l’émissaire de l’ONU en a profité pour s’entretenir avec le Président de l’Assemblée Nationale sur plusieurs sujets parmi lesquels, l’évaluation des questions des droits de l’homme post Accord de Khartoum.

Au sortir de l’entrevue avec son hôte, Madame KEITA BOCOUM a déclaré : « La mission que j’entreprends en RCA intervient quelques mois après la signature de l’Accord de paix qui est un élément très positif mais très important qui était très attendu qui enfin, a été réalisé avec les efforts de tous et de sacrifice aussi ».

 « Il est très important que les acquis prévus par cet Accord puissent se réaliser et que la population centrafricaine voit enfin les dividendes de la paix et nous nous sommes entretenus sur cette question avec le Président de l’Assemblée Nationale », a-t-elle ajouté.

Parlant des volets justice et sécurité, Madame KEITA BOCOUM apprécie les efforts en cours en ces termes : «  Nous nous sommes entretenus aussi d’un progrès dans le cadre de la justice transitionnelle. En même temps qu’avait été  installée ici la Cour Pénale Spéciale, on a vu un progrès des institutions qui garantissent l’état de droit qu’est la République. On a vu aussi la mise en place de la Réforme du Secteur de la Sécurité avec la formation des  premiers éléments des FACA, la formation de la police, des gendarmes auxquelles participent les femmes qui est une excellente chose, je pense qu’il porte la Centrafrique dans le concert des Nations modernes ».

« Nous avons vu il y a quelques jours l’inauguration des consultations en vue de la création de la Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation et je pense que c’est un élément très important qui répond à un des aspects de la justice transitionnelle qui est le droit à la vérité », a indiqué l’oratrice qui souligne : « La population a le droit de savoir ce qui s’est passé et surtout les victimes ont le droit de savoir ce qui s’est passé, et les réparations auxquelles elles sont en droit de s’attendre pour pouvoir enfin aller tranquillement vers la réconciliation le cœur léger. Ce qu’il faut aujourd’hui, ce que tous les centrafricains aillent au concert de réconciliation le cœur léger ».

D’après l’experte indépendante des Nations-Unies, les attaques qui ont eu lieu à Paoua il y a quelques semaines après la signature d’un Accor où la majorité des gros signataires ont signé, il est incompréhensible et inadmissible que les éléments de certains groupes signataires puissent commettre ces attaques. C’est absolument condamnable.

Prenaient part aux côtés du Président NGON-BABA à cette audience, Jean Symphorien MAPENZI et Mathurin DIMBELET NAKOE, respectivement Premier et 2ième Vice-présidents de l’Assemblée Nationale et quelques membres du cabinet du Président de l’institution parlementaire.

Madame Denise BROWN reçue par le Président de l’Assemblée Nationale

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordé ce jeudi 06 juin 2019 une audience à Madame Denise BROWN, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies chargée des affaires humanitaires en poste à Bangui.

Depuis sa prise de fonction, Madame BROWN est venue rendre une visite de courtoisie au Président de l’Assemblée Nationale et échanger avec lui sur quelques sujets, comme elle l’a affirmé à la presse parlementaire et nationale au sortir de cette audience : « Je suis dans le pays il y a six semaines et je n’ai pas eu l’occasion d’échanger avec le Président de l’Assemblée Nationale. C’était l’objectif de la visite. Je l’ai surtout parlé de mes visites à l’intérieur du pays où j’étais à Obo, Bangassou, Kaga-Bandoro, à Bria et je vais la semaine prochaine à Zémio et Alindao. Tout ceci dans le but de mieux connaitre le pays en écoutant la population, de comprendre les difficultés auxquelles elle fait face et voir quelles sont les solutions à apporter ».

S’agissant des programmes de redressement d’urgence en Centrafrique, elle a déclaré : « 60% de la population centrafricaine ont besoin d’une assistance quotidienne, que ce soit au niveau des vivres, l’accès à l’eau potable. En 2018 nous avons eu 50% de financement qui était demandé mais, on n’arrive pas à atteindre tout le monde ».

« Je vais continuer dans le même sens que mon prédécesseur Madame NAJAT ROCHDI, à rechercher des financements. L’assistance humanitaire n’est pas la charité, c’est le volet social de la société qui tient au moins un million de personnes par mois et c’est essentiel pour le bien de la population de continuer l’assistance humanitaire », a indiqué Madame BROWN.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence du 2ième et du 3ième Vice-présidents respectivement les honorables Mathurin DIMBELET NAKOE et HENRI Mylla VIGNER, ainsi que les membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

Sachez également que Madame BROWN a été nommée au mois de mars  dernier par le Secrétaire Général des Nations-Unies en qualité de Représentante Spéciale pour la Minusca et coordinatrice des affaires humanitaires. Nantie d’expériences professionnelles d’au moins deux décennies dans les affaires humanitaires, elle a travaillé au Programme Alimentaire Mondial (PAM) et servi le Niger, la Somalie, le Kenya, l’Afghanistan et l’Irak.

Le Député CDU Franck HEINRICH de la BUNDESTAG réçu par Le Président de l’Assemblée Nationale

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Monsieur Franck HEINRICH, membre de la Bundestag en mission de travail de quelques jours en terre centrafricaine a été reçu ce jeudi 30 mai 2019, jour de l’Ascension par le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

S’imprégner de la situation de crise que traverse la République Centrafricaine marquée par des violences entretenues par certains groupes armés et pourtant signataires de l’Accord paix et de réconciliation nationale de Khartoum et le renforcement des liens de coopération interparlementaire entre l’Assemblée Nationale et le Parlement Allemand ont été au cœurs des échanges comme l’a souligné le député CDU de la Chancelière Angela Merkel : « J’ai parlé avec mes collègues députés centrafricains et le Président de l’Assemblée Nationale dans l’optique d’approfondir les relations entre les deux Assemblées Nationales, Allemande et Centrafricaine mais aussi, pour approfondir la situation de la République Centrafricaine en général ».

Puis, il a poursuivi en ces termes : « Pour moi, il était très important de connaitre la situation et les défis du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale pour parvenir à la paix et la sécurité. Je suis là pour renforcer le partenariat avec l’Assemblée Nationale en lui apportant une assistance future de l’Allemagne ».

Concernant l’appui de l’Union Européenne à la RCA, l’orateur a précisé que : « L’Allemagne soutient les projets de l’UE parce qu’elle est la plus grosse contributrice de cette structure mais, de manière bilatérale, l’Allemagne soutient les ONG comme OXFAM, Médecins Sans Frontières qui sont à pied d’œuvre en Centrafrique ».

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence du 4ième Vice-président, Dieudonné Marien DJEME, de la députée Bernadette GAMBO SOUANINZI, Présidente du Groupe d’Amitié Centrafrique/Allemagne ainsi que quelques membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

Audience accordée à Madame Pramila PATTEN par le Président de l’Assemblée Nationale

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Madame Pramila PATTEN, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies chargée des questions des violences sexuelles en période de conflit a été reçue aujourd’hui en audience ce mercredi 29 mai 2019 par le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

En présence des honorables Jean Symphorien MAPENZI et Mathurin DIMBELET NAKOErespectivement 1er et 2ième Vice-présidents, de la Présidente de la Commission Population, Genre, Santé, Affaires Sociales et Droit Humanitaire, Madame Rachel NINGA WONG-MALLO, et de quelques membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, les échanges entre les deux personnalités se sont focalisés sur l’Accord de Khartoum et les questions de violences sexuelles devenues monnaie courante en temps de crise.

L’émissaire onusienne Madame PATTEN au sortir de cette rencontre avec son hôte a résumé l’essentiel des sujets à la table des échanges : « Nous avons eu une discussion très fructueuse, transparente, j’ai d’abord félicité le Président de l’Assemblée Nationale sur l’Accord de paix, sachant très bien que la situation demeure très difficile mais je l’ai encouragé en le rassurant du soutien des Nations Unies, du Secrétaire Général, de mon bureau dans la mise en œuvre de l’Accord. Je lui ai surtout exhorté à faire de sorte que les femmes puissent participer activement à la mise en œuvre de l’Accord de paix ».

Madame PATTENa affirmé : « J’ai proposé au Président de l’Assemblée Nationale le service de mon bureau, l’équipe d’experts sur l’état de droit et les violences sexuelles, tout ce qui porte sur le cadre législatif nécessaire pour lutter contre les violences sexuelles liées au conflit ».

« J’ai partagé avec l’honorable Président de l’Assemblée Nationale le contenu du communiqué conjoint que j’ai co-signé avec le Gouvernement, communiqué conjoint axé sur l’importance d’interpeller tous les auteurs de violences sexuelles et d’apporter justice et réparation aux femmes et aussi l’importance d’apporter une prestation holistique et multisectorielle aux victimes des violences sexuelles », a-t-elle ajouté.

L’Ambassadeur de la fédération de Russie reçu par le Président de l’Assemblée nationale

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu aujourd’hui mardi 28 mai 2019 en audience dans son cabinet de travail, Monsieur Vladimir TITORENKO, Ambassadeur de la Fédération de Russie accrédité auprès de la République Centrafricaine.

L’audience qui s’est déroulée en présence de Monsieur Dieudonné KOMBO-YAYA, Conseiller diplomatique du Président de l’Assemblée Nationale et d’Isidore DOKODO, Chargé de Mission en matière de Défense, ont permis aux deux personnalités d’évoquer des sujets d’intérêt commun entre Bangui et Moscou.

Le diplomate russe TITORENKO au sortir de ce long entretien qui a duré près d’une heure de temps a fait la déclaration suivante : « Nous avons discuté avec le Président de l’Assemblée Nationale sur sa prochaine visite à Moscou où, il participera à la Conférence parlementaire internationale. Cette Conférence se situe dans le cadre des préparatifs du Sommet Russie/Afrique qui se tiendra à Sotchi en Russie au mois d’octobre 2019 ».

 Le diplomate russe a  indiqué: « Nous avons aussi discuté d’autres sujets en particulier, les derniers événements notamment les massacres commis par le groupe armé 3R à Paoua, et comment la Russie peut jouer un rôle pour apporter son soutien au peuple centrafricain. J’ai expliqué à Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale que nous avons beaucoup d’expériences en matière de lutte contre le terrorisme parce que je considère que c’est un acte de terrorisme perpétré contre le peuple centrafricain et nous condamnons fortement ces tueries ».

« Nous avons deux accords avec la RCA dans le domaine militaire mais, il y a peut-être incompréhension dans ce qui est dans ces accords. Il n’y a pas de possibilité d’intervention des troupes russes directement dans les combats parce qu’il y a ici la MINUSCA qui doit travailler dans ce domaine mais notre objectif, c’est de renforcer les Forces Armées Centrafricaines », a précisé l’Ambassadeur TITORENKO.

 « Nous attendons l’arrivée de la deuxième tranche de la livraison d’armes russes à l’armée nationale. Je crois que l’arrivée est prévue dans deux semaines », a conclu le diplomate Russe. 

Le nouveau Répresentant de l’UA à Bangui, réçu par le Président de l’Assemblée nationale

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Le nouveau représentant de l’Union Africaine en poste à Bangui, l’ambassadeur Matias Bertino MATONDO a été reçu ce jeudi 23 mai par le Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Laurent NGON BABA.

Reçu en tête à tête, l’ambassadeur MATONDO qui a pris ses fonctions dans la capitale centrafricaine depuis une vingtaine de jours, et qui est venu rendre une visite de courtoisie au N° 1 de la Représentation Nationale, a saisi cette opportunité pour échanger avec celui-ci, sur l’accord de paix et de réconciliation de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier. Le diplomate de l’Union Africaine qui a tenu à féliciter tout particulièrement le peuple centrafricain et les acteurs de la Société Civile pour cet accord, s’est exprimé devant la presse parlementaire au sortir de cette entrevue en ces termes: « Je suis venue voir le Président d l’Assemblée Nationale, pour voir dans quelle mesure l’Assemblée Nationale peut contribuer à la mise en œuvre de cet accord ».

« On doit reconnaitre que c’est un accord qui n’est pas totalement parfait comme toute œuvre humaine, mais c’est en ce moment, la pièce dont on dispose, c’est l’instrument à la disposition des centrafricains et des partenaires de la République Centrafricaine, pour qu’on puisse essayer de tourner cette page qui perdure depuis vingt ans », a affirmé le nouveau Représentant de l’Union Africaine en Centrafrique, l’ambassadeur Matias Bertino MATONDO.

RETOUR DU PRESIDENT LAURENT NGON BABA DE OUAGADOUGOU

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA assisté de l’honorable Dorothée TIYANGOU,  2ième Questeur et Monsieur David TOUBARO, Directeur Général de la Coopération a regagné Bangui ce dimanche soir 28 avril 2019, après avoir pris part activement à la 11ième Conférence des Présidents d’Assemblées et des Sections de l’Association des Parlementaires Francophones (APF), zone Afrique, tenue du 25 au 27 avril dernier dans la capitale Burkinabé.

Accueilli à sa descente d’avion par l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale qui conduisait la délégation des membres du Bureau de l’institution parlementaire en présence des membres du Cabinet ainsi que les hauts cadres de l’Administration parlementaire, l’honorable Laurent NGON-BABA a dévoilé à la presse parlementaire et nationale ce qui avait constitué l’essentiel des points inscrits à l’ordre du jour de ces assises : « La Conférence des Présidents de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie vient d’avoir lieu à Ouagadougou, elle a lieu en prélude aux Assemblées annuelles des Parlements de la Francophonie qui aura lieu à Abidjan en Côte d’ivoire en juillet prochain. Mais avant Abidjan, il y aura la réunion de Rabat au Maroc. La réunion de Rabat a pour mission de déterminer le nombre de postes à répartir aux Etats-membres, aux parlements-membres du Parlement de la Francophonie.  Comme on le dit, la Conférence des Présidents à une mission de définir et d’arrêter l’ordre du jour des Assemblées ».

Le N° 1 de la Représentation Nationale Centrafricaine a déclaré: « L’espace francophone travaille en ce moment, de manière à enrichir et à renforcer la coopération parlementaire et j’ai saisi l’occasion de participer à cette Conférence des Présidents de manière à contribuer à l’adoption de l’ordre du jour que nous aurions à examiner et à Rabat et à Abidjan ».

« Vous savez aussi qu’en juin, la RCA recevra la Session de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) et vous savez que c’est une occasion pour moi d’aller lancer un appel à la paix à l’endroit des Présidents des Assemblées, de manière à ce qu’ils prennent part massivement à cette Session de Bangui de juin prochain » a indiqué le Chef du Parlement centrafricain ».

 L’orateur a par ailleurs mis à profit son séjour ouagalais pour conférer avec ses compatriotes : « J’ai saisi l’occasion pour rencontrer la colonie centrafricaine de Ouagadougou. C’est une colonie nombreuse, nous avons beaucoup d’étudiants centrafricains, nous avons des stagiaires douaniers qui sont à Ouagadougou, et nous avons des réfugiés ».

Face à la colonie centrafricaine de Ouagadougou, le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON BABA a saisi l’occasion  pour l’informer de tout ce qui se fait dans le cadre du retour de la paix, notamment, l’accord de paix de Khartoum, la mise en place d’un Gouvernement inclusif et  le dernier vote du Code Electoral qui est très important. L’honorable NGON BABA s’est adressé tout particulièrement aux étudiantes à qui il a adressé ses encouragements, et les a informé davantage pour qu’elles donnent un intérêt  particulier à leurs études, afin d’être représentatives dans les prochaines échéances électorales en RCA et dans les différentes structures de décisions de leur pays la République Centrafricaine.

Visite en Centrafrique de son excellence ZHENG JIANBANG

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA assisté de Madame Sylvie BAÏPO TEMON, Ministre des Affaires Etrangères et de Monsieur CHENG DONG, Ambassadeur de Chine en poste à Bangui, a accueilli ce mercredi 24 avril 2019, l’arrivée de Son Excellence ZHENG JIANBANG, Vice-président du Comité Consultatif de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois (CCPC), en visite d’amitié et de  travail de 72 heures en terre centrafricaine.

A sa descente d’avion, l’hôte de marque du pays a reçu les honneurs militaires, puis salué les personnalités membres du Bureau de l’Assemblée Nationale et du Cabinet du Président NGON-BABA avant de se retirer au Salon d’honneur présidentiel de l’aéroport où, il a échangé quelques amabilités avec le Président de l’Assemblée Nationale.

Peu de temps après, Monsieur ZHENG a été reçu en audience par le Président de l’Assemblée Nationale au Salon d’honneur, puis les deux personnalités ont pris la direction de l’hémicycle pour une séance de travail avec les honorables députés, ponctuée par deux allocutions.

Monté sur la tribune parlementaire, Son Excellence le Vice-président du CCPC a fait la déclaration suivante : « Je suis honoré de conduire la délégation chinoise qui est venue  ici à l’Assemblée Nationale. Le Gouvernement et le peuple chinois attachent une importance particulière à l’Accord de paix que le peuple centrafricain est en train de mettre en œuvre. A cet égard, la Chine espère de manière sincère que votre pays et votre peuple s’engageront sur une voie de développement et de paix ».

En réponse, le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable NGON-BABA, s’est exprimé en ces termes: « Permettez-moi d’abord de vous souhaiter au nom de tous mes collègues députés de la nation, la bienvenue en terre centrafricaine et singulièrement au sein de la maison du peuple. Excellence, votre visite nous honore particulièrement car notre  pays est la 2ième étape de votre tournée africaine de l’année 2019 après le Rwanda. Je me félicite de l’existence depuis environ 60 ans, d’excellentes relations entre nos deux pays en dépit d’un moment d’égarement conjoncturel dans les années 80, très vite corrigé ».

 « Votre pays reste la République Populaire de Chine  avec laquelle, nous avançons la main dans la main. Son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat ne cesse de réaffirmer l’unité de la République Populaire de Chine dans toutes les instances internationales et nationales », a poursuivi le Président de l’Assemblée Nationale.

« Ces Excellentes relations sont aussi visibles entre nos deux Parlements. Le Groupe d’Amitié Centrafrique/Chine en constitue l’un des éléments fondamentaux. La visite que j’effectuerai très prochainement dans votre pays, à l’invitation de mon homologue participera au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre nos deux institutions et surtout contribuera à l’enrichissement de la jeune démocratie centrafricaine » a fait savoir l’honorable Président Laurent NGON-BABA.

Il est à noter que le clou du passage du Vice-président ZHENG JIANBANG à l’Assemblée Nationale a été la visite guidée de l’exposition internationale en commémoration au 40ième anniversaire de la politique chinoise de la réforme et de l’ouverture, et du 70ième anniversaire de la fondation de la République Populaire de Chine dans le hall de l’Assemblée Nationale.

ÉCHANGES D’INFORMATIONS ASSEMBLÉE NATIONALE/COMITE STRATÉGIQUE DE RECRUTEMENT DES FORCES ARMÉES CENTRAFRICAINES.

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a accordé une audience ce mercredi matin aux membres du Comité Stratégique de Recrutement des Forces Armées Centrafricaines (FACA).


L’objet de cette rencontre était d’avoir plus de précisions sur les modalités de ce recrutement tel que voulu par le Chef de l’État, Professeur Faustin Archange TOUADERA et qui a vocation à être inclusif. Mais malheureusement quelques difficultés techniques et organisationnelles l’ont émaillé les mois derniers lors de la phase des épreuves écrites.

Au sortir de ces échanges, Le Lieutenant Colonel, Directeur de Cabinet au Ministère de la Défense Nationale a déclaré :

« Dans la vision du Président de la République, Chef Suprême des Armées, Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA de mettre en place une Armée pluriethnique, républicaine …, un processus de recrutement a été mis en place».

Par ailleurs, l’orateur a précisé que :

« Lors du débat général suivi de vote de la Loi de programmation militaire à l’Assemblée Nationale, il nous a été notifié par les députés d’asseoir une transparence dans ce recrutement et nous sommes venus échanger avec l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale sur ce sujet ».


Monsieur Kenneth GLUCK, Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations-Unies a pour sa part souligné que :

« Nous sommes venus rencontrer le Président de l’Assemblée Nationale ensemble avec les membres du Bureau de l’Assemblée Nationale et aussi les députés de la Commission Défense dans une réunion très amicale pour écouter les soucis exprimés par les députés autour du processus de recrutement. Le Président de l’Assemblée Nationale a suggéré que le Gouvernement prenne en compte les soucis et recommandations des Élus de la nation ».

« Ensemble avec le Directeur de Cabinet du Ministère de la Défense Nationale, nous avons défini les mesures mises en place en vue de valider le processus pour s’assurer que toutes les règles en la matière sont respectées. Ce recrutement est un événement très important pour la République Centrafricaine. Le Gouvernement pour la première fois essaie de faire un recrutement dans toutes les Préfectures et recoins du pays, tout cela pour dire que nous sommes sur le chemin d’une armée inclusive, une armée plus républicaine et une armée ouverte à toutes les filles et à tous les fils de la RCA », a conclu Monsieur GLUCK.


Précisons que cette rencontre s’est déroulée au Salon d’honneur de l’institution en présence de quelques membres du Bureau, du député WAGO, membre de la Commission Défense et quelques membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

CRI DE DÉTRESSE DES MEMBRES DE LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME ET DES LIBERTÉS FONDAMENTALES AU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONA

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a accordé ce jour une audience à une délégation des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales (CNDHLF). Cette délégation est conduite par Madame Françoise DONINGUIN, Vice-présidente de ladite Commission. Lire la suite

RENCONTRE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE AVEC LE PRÉSIDENT DU HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION

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L’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a reçu cet après-midi en audience au salon d’honneur de l’institution, Monsieur José Richard POUAMBI, Président du Haut Conseil de la Communication(HCC).


En présence du 2ième Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Mathurin DIMBELET NAKOE, de la 2ième Secrétaire parlementaire, l’Honorable Bernadette GOMBO-SOUANINZI et de Monsieur Alain LAMESSI, Conseiller Spécial du Président de l’Assemblée Nationale.


Au sortir de cette rencontre, le Président du Haut Conseil de la Communication a fait la déclaration suivante à la presse parlementaire :

« Je venais juste d’adresser mes félicitations au Président de l’Assemblée Nationale suite à son élection au perchoir d’abord, et ensuite évoquer avec lui quelques problèmes qui conditionnent l’avenir des médias en République Centrafricaine, notamment la question de l’avant-projet de Loi sur la liberté de Communication ».

Aussi a-t-il poursuivi :

« … Depuis les deux dernières années, le Haut Conseil de la Communication a pris du temps avec l’appui des partenaires notamment l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) pour la relecture de l’Ordonnance 005 sur la liberté de Communication. Vous êtes d’accord avec moi que ce texte contient beaucoup de lacunes, beaucoup de vides juridiques que nos partenaires nous ont aidé à combler ces lacunes, à apporter des modifications nécessaires conformément aux standards internationaux ».

Par ailleurs, le Président du HCC a indiqué que :

« Une fois que le travail est terminé, c’est le Gouvernement qui va s’approprier de ce dossier pour l’examiner avant de l’acheminer au Parlement pour le vote. Il était de notre devoir de rencontrer le Président de l’Assemblée Nationale, de discuter avec lui, lui expliquer le bien fondé de ce texte, que ce texte soit voté un peu plus rapidement au niveau du Parlement ».

Par ailleurs, Monsieur POUAMBI a ajouté :

« On se dirige inéluctablement vers les élections générales de 2021, il va falloir qu’on puisse disposer d’un texte pour pouvoir réguler efficacement l’espace médiatique centrafricain et c’est pour cette raison que j’ai expliqué cela au Président de l’Assemblée Nationale et quelques députés pour qu’ils prennent conscience de la nécessité de disposer ce document, qu’ils fassent un travail de lobbying et auprès des partenaires, et auprès du Gouvernement, aussi bien des députés pour pouvoir voter ce texte en l’état et permettre au Haut Conseil de la Communication de réguler efficacement ».

Évoquant les difficultés de son institution, Le Président du HCC déclare :

« Beaucoup sont ceux-là qui ne connaissent pas les difficultés que le Haut Conseil de la Communication traverse. La Loi n’a pas prévu une seule sanction dans l’Ordonnance 005 mais, beaucoup parmi nos compatriotes veulent que le HCC puisse sanctionner. Mais sanctionner quoi et sur quelle base ? Le HCC ne peut pas prendre des sanctions, puisse que la loi n’a pas prévu et si nous prenons des sanctions celles-ci seront attaquées devant le Conseil d’Etat et cela risque de fragiliser le Haut Conseil de la Communication » a-t-il martelé.

RETOUR SUR CERTAINES ACTUALITÉS PARLEMENTAIRES DES JEUDI 20 ET VENDREDI 21 DÉCEMBRE 2018

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I- SENSIBILISATION DES DÉPUTES SUR LES TEXTES DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE

L’hémicycle de l’Assemblée Nationale a abrité dans la matinée du jeudi 20 Décembre 2018, une journée de sensibilisation des Élus de la Nation sur le fonctionnement de la Haute Cour de Justice.

La séance est présidée par l’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale en présence de Monsieur José Christian LOUNDOMON, Président de la Haute Cour de Justice.

Au programme, quatre thème sont été développés à savoir :

1- Le rôle de l’Assemblée Nationale dans le fonctionnement de la Haute Cour de Justice, présenté par le Juge Joseph BINDOUMI. Selon l’orateur, le Parlement Centrafricain (l’Assemblée Nationale et le Sénat) est membre de la Haute Cour de Justice (HCJ). Le Juge BINDOUMI a entretenu les Élus de la Nation sur le mécanisme de la Constitution qui a prévu en ses articles 122 et suivants, la mise en place des Institutions dont la Haute Cour de la Justice. Outre les Juges Magistrats, trois Députés y siègent. Mais quels sont ceux qui sont passibles devant cette Haute Cour de Justice?Répondant, le Juge BINDOUMI a précisé que ce sont :le Chef de l’État,les Ministres, les Députés, les Sénateurs.

Pour être passible devant cette Cour, il faut, entre autres, violer le serment, commettre de l’homicide politique, l’affairisme, l’entretient des milices, toutes actions contraires aux intérêts supérieurs de la nation etc.


2- Le Juge Alain GBAZIALE pour sa part a éclairé les députés sur la poursuite des parlementaires, auteurs des infractions, justiciables de la Haute Cour de Justice. Juridiction particulière, sa composition est hybride : Magistrats professionnels, parlementaires qui sont des législateurs. Cependant, les actes passibles devant la Haute Cour de Justice sont : l’intelligence ou la collusion avec une puissance étrangère est un acte de haute trahison, complot, coup d’État, tentative de coup d’Etat, insurrection, l’affairisme, etc.


3- Pour sa part, le Juge Arsène SENDE a tenu en haleine les élus de la Nation sur le thème :La procédure de saisine de la Haute Cour de Justice. Pour le Magistrat, la Haute Cour de la Justice est une très grande Institution de par la qualité de ses justiciables, il a noté en passant que le Premier Ministre est aussi dans le lot des justiciables de cette Cour.A la question qui peut déclencher une poursuite, le Juge explique que c’est d’abord le Procureur Général auprès de qui les justiciables déposent plaintes contre le Président de la République, un Ministre, un Député, un Sénateur etc. mais il remonte ladite plainte au Président de la République qui l’instruit aux fins d’engager la poursuite mais il ne prend pas la décision de son propre chef. Il est aussi important de savoir qu’il n’y a que des peines fermes à la Haute Cour de Justice, aucune peine en sursis n’est prononcée devant cette juridiction et ses décisions sont exécutoires, pas susceptibles de recours.


4- Le dernier thème est axé sur :Immunité Parlementaire,et présenté parle Juge Denis MODEMADE qui a d’emblée indiqué que l’heure est grave et c’est tout l’intérêt de cette journée d’échange. Pour l’orateur l’Immunité parlementaire est consignée dans les articles 118 et 119 de la Loi n°17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine en ce qui concerne les députés. L’article 67 de la Constitution dispose que : «Les membres du Parlement jouissent de l’Immunité parlementaire. Aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché ou arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions». De ce point de vue, a poursuivi le Juge, un député peut déférer devant un Juge civil. un autre député qui ne paye pas ses employés peut être poursuivi après avis de citation devant un Juge des Prud’hommes etc.

Des échanges très fructueux à travers des questions-réponses ont ponctué cette rencontre avant que le Président de l’Assemblée Nationale ne donne la parole au Président de la Haute Cour de Justice pour ses mots de remerciements à l’endroit des Députés. Le Haut magistrat LOUNDOMON a témoigné du grand intérêt que les Députés ont accordé à cette journée.


II- L’Observatoire PHAROS informe l’Assemblée Nationale sur ses activités.

Monsieur Jean-Arnold CLAIRMOND, Président de l’Observatoire FAROS, a été reçu dans ce vendredi 21 décembre 2018 dans l’après-midi par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Moussa Laurent NGON BABA.

Monsieur CLAIRMOND a saisi cette opportunité pour remettre au Président de l’Assemblée Nationale quelques exemplaires de son rapport d’activités qui sera par la suite distribué aux Élus de la Nation.
Au sortir de cette rencontre Monsieur CLAIRMOND a répondu aux questions de la presse parlementaire en ces termes:

«Depuis 2015, notre Observatoire a produit un rapport sur la crise centrafricaine, ses dimensions culturelles et religieuses, par la suite a travaillé sur les questions de Justice et Impunité. Il a présenté le 03 octobre dernier au Gouvernement centrafricain et aux partenaires internationaux un rapport sur la manière de mettre les victimes de la crise au centre de la reconstruction et de la réconciliation.

Je venais faire la connaissance du nouveau Président de l’Institution et c’est naturel que nous soyons en relation avec lui. Il m’a invité à présenter le rapport aux députés, résultat d’une année de travail, on a parlé de notre structure, la relation que l’Assemblée Nationale souhaite conserver avec l’Observatoire PHAROS.

Les députés ont un rôle essentiel entre la population centrafricaine et les responsables politiques de ce pays, ce sont eux qui sont en contact direct avec la population et quand on sait que dans cette population, il y a eu de très nombreuses victimes de la crise centrafricaine depuis 2012 à aujourd’hui, et même antérieurement, leur dire qu’ils ont la responsabilité pour faire remonter le cri des victimes, leurs sentiments d’abandon et en même temps leur volonté de participer au travail de réconciliation et de réparation dans ce pays. Les victimes disent : nous avons absolument besoin du gouvernement centrafricain pour qu’il vienne à notre secours, qu’il apporte la justice.

Nous savons que le Président TOUADERA a comme slogan, ‘’IMPUNITE ZERO’’, nous le prenons au mot, il faut que JUSTICE soit faite, et que ceux qui nous entourent, sachent leurs responsabilités dans les crimes qu’ils ont commis et les reconnaissent. Bref, c’est tout à fait naturel que nous puissions venir vers les députés pourle dire, et qu’ils entendent cette attente qui vient de la part des victimes.

Je dirai enfin que c’est un honneur pour moi de présenter ce projet en même temps que le programme ‘’MBAYE TI E’’ que nous avons préparé. Nous avons fait nous-même les panneaux sur les origines historiques sur la République centrafricaine et Vincent MAMBACHAKA et l’ESPACE LINGA TERE l’a présenté pendant plusieurs mois à Bangui et dans l’Ombella-M’Poko avec un succès fantastique auprès des jeunes. On nous demande d’aller plus loin dans le pays pour exposer ce programme, il a présenté en plus un jeu scénique pour montrer aux jeunes et aux moins jeunes de réfléchir sur ce que signifie être CITOYEN CENTRAFRICAIN, vraiment c’est un HONNEUR et une GRANDE JOIE pour moi d’être là pour cette occasion ».


Rappelons que PHAROS est une structure qui travaille depuis plusieurs années sur des questions de pluralisme culturel et religieux.

Vote du projet de Loi portant Programmation Militaire 2019-2023

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Le projet de Loi portant Programmation Militaire 2019-2023, a été voté hier 18 décembre 2018 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, par les honorables députés par acclamation, après avoir fait l’objet d’un débat sous la supervision de l’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale.

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LES DEPUTES DOTENT LA RCA D’UNE LOI DE PROGRAMMATION MILITAIRE 2019-2023

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C’est aujourd’hui que les Elus de la Nation ont débattu et adopté par acclamation, le Projet de Loi portant Programmation Militaire 2019-2023.

L’objectif principal recherché est de doter les Forces Armées Centrafricaines (FACA) des moyens nécessaires pour l’exécution de leurs missions régaliennes et républicaines par la mise en place de crédits budgétaires idoines.