ÉCHANGES D’INFORMATIONS ASSEMBLÉE NATIONALE/COMITE STRATÉGIQUE DE RECRUTEMENT DES FORCES ARMÉES CENTRAFRICAINES.

, , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a accordé une audience ce mercredi matin aux membres du Comité Stratégique de Recrutement des Forces Armées Centrafricaines (FACA).


L’objet de cette rencontre était d’avoir plus de précisions sur les modalités de ce recrutement tel que voulu par le Chef de l’État, Professeur Faustin Archange TOUADERA et qui a vocation à être inclusif. Mais malheureusement quelques difficultés techniques et organisationnelles l’ont émaillé les mois derniers lors de la phase des épreuves écrites.

Au sortir de ces échanges, Le Lieutenant Colonel, Directeur de Cabinet au Ministère de la Défense Nationale a déclaré :

« Dans la vision du Président de la République, Chef Suprême des Armées, Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA de mettre en place une Armée pluriethnique, républicaine …, un processus de recrutement a été mis en place».

Par ailleurs, l’orateur a précisé que :

« Lors du débat général suivi de vote de la Loi de programmation militaire à l’Assemblée Nationale, il nous a été notifié par les députés d’asseoir une transparence dans ce recrutement et nous sommes venus échanger avec l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale sur ce sujet ».


Monsieur Kenneth GLUCK, Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations-Unies a pour sa part souligné que :

« Nous sommes venus rencontrer le Président de l’Assemblée Nationale ensemble avec les membres du Bureau de l’Assemblée Nationale et aussi les députés de la Commission Défense dans une réunion très amicale pour écouter les soucis exprimés par les députés autour du processus de recrutement. Le Président de l’Assemblée Nationale a suggéré que le Gouvernement prenne en compte les soucis et recommandations des Élus de la nation ».

« Ensemble avec le Directeur de Cabinet du Ministère de la Défense Nationale, nous avons défini les mesures mises en place en vue de valider le processus pour s’assurer que toutes les règles en la matière sont respectées. Ce recrutement est un événement très important pour la République Centrafricaine. Le Gouvernement pour la première fois essaie de faire un recrutement dans toutes les Préfectures et recoins du pays, tout cela pour dire que nous sommes sur le chemin d’une armée inclusive, une armée plus républicaine et une armée ouverte à toutes les filles et à tous les fils de la RCA », a conclu Monsieur GLUCK.


Précisons que cette rencontre s’est déroulée au Salon d’honneur de l’institution en présence de quelques membres du Bureau, du député WAGO, membre de la Commission Défense et quelques membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

CRI DE DÉTRESSE DES MEMBRES DE LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME ET DES LIBERTÉS FONDAMENTALES AU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONA

, , , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a accordé ce jour une audience à une délégation des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales (CNDHLF). Cette délégation est conduite par Madame Françoise DONINGUIN, Vice-présidente de ladite Commission. Lire la suite

RENCONTRE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE AVEC LE PRÉSIDENT DU HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION

, , , ,

L’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a reçu cet après-midi en audience au salon d’honneur de l’institution, Monsieur José Richard POUAMBI, Président du Haut Conseil de la Communication(HCC).


En présence du 2ième Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Mathurin DIMBELET NAKOE, de la 2ième Secrétaire parlementaire, l’Honorable Bernadette GOMBO-SOUANINZI et de Monsieur Alain LAMESSI, Conseiller Spécial du Président de l’Assemblée Nationale.


Au sortir de cette rencontre, le Président du Haut Conseil de la Communication a fait la déclaration suivante à la presse parlementaire :

« Je venais juste d’adresser mes félicitations au Président de l’Assemblée Nationale suite à son élection au perchoir d’abord, et ensuite évoquer avec lui quelques problèmes qui conditionnent l’avenir des médias en République Centrafricaine, notamment la question de l’avant-projet de Loi sur la liberté de Communication ».

Aussi a-t-il poursuivi :

« … Depuis les deux dernières années, le Haut Conseil de la Communication a pris du temps avec l’appui des partenaires notamment l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) pour la relecture de l’Ordonnance 005 sur la liberté de Communication. Vous êtes d’accord avec moi que ce texte contient beaucoup de lacunes, beaucoup de vides juridiques que nos partenaires nous ont aidé à combler ces lacunes, à apporter des modifications nécessaires conformément aux standards internationaux ».

Par ailleurs, le Président du HCC a indiqué que :

« Une fois que le travail est terminé, c’est le Gouvernement qui va s’approprier de ce dossier pour l’examiner avant de l’acheminer au Parlement pour le vote. Il était de notre devoir de rencontrer le Président de l’Assemblée Nationale, de discuter avec lui, lui expliquer le bien fondé de ce texte, que ce texte soit voté un peu plus rapidement au niveau du Parlement ».

Par ailleurs, Monsieur POUAMBI a ajouté :

« On se dirige inéluctablement vers les élections générales de 2021, il va falloir qu’on puisse disposer d’un texte pour pouvoir réguler efficacement l’espace médiatique centrafricain et c’est pour cette raison que j’ai expliqué cela au Président de l’Assemblée Nationale et quelques députés pour qu’ils prennent conscience de la nécessité de disposer ce document, qu’ils fassent un travail de lobbying et auprès des partenaires, et auprès du Gouvernement, aussi bien des députés pour pouvoir voter ce texte en l’état et permettre au Haut Conseil de la Communication de réguler efficacement ».

Évoquant les difficultés de son institution, Le Président du HCC déclare :

« Beaucoup sont ceux-là qui ne connaissent pas les difficultés que le Haut Conseil de la Communication traverse. La Loi n’a pas prévu une seule sanction dans l’Ordonnance 005 mais, beaucoup parmi nos compatriotes veulent que le HCC puisse sanctionner. Mais sanctionner quoi et sur quelle base ? Le HCC ne peut pas prendre des sanctions, puisse que la loi n’a pas prévu et si nous prenons des sanctions celles-ci seront attaquées devant le Conseil d’Etat et cela risque de fragiliser le Haut Conseil de la Communication » a-t-il martelé.

RETOUR SUR CERTAINES ACTUALITÉS PARLEMENTAIRES DES JEUDI 20 ET VENDREDI 21 DÉCEMBRE 2018

, , , ,

I- SENSIBILISATION DES DÉPUTES SUR LES TEXTES DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE

L’hémicycle de l’Assemblée Nationale a abrité dans la matinée du jeudi 20 Décembre 2018, une journée de sensibilisation des Élus de la Nation sur le fonctionnement de la Haute Cour de Justice.

La séance est présidée par l’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale en présence de Monsieur José Christian LOUNDOMON, Président de la Haute Cour de Justice.

Au programme, quatre thème sont été développés à savoir :

1- Le rôle de l’Assemblée Nationale dans le fonctionnement de la Haute Cour de Justice, présenté par le Juge Joseph BINDOUMI. Selon l’orateur, le Parlement Centrafricain (l’Assemblée Nationale et le Sénat) est membre de la Haute Cour de Justice (HCJ). Le Juge BINDOUMI a entretenu les Élus de la Nation sur le mécanisme de la Constitution qui a prévu en ses articles 122 et suivants, la mise en place des Institutions dont la Haute Cour de la Justice. Outre les Juges Magistrats, trois Députés y siègent. Mais quels sont ceux qui sont passibles devant cette Haute Cour de Justice?Répondant, le Juge BINDOUMI a précisé que ce sont :le Chef de l’État,les Ministres, les Députés, les Sénateurs.

Pour être passible devant cette Cour, il faut, entre autres, violer le serment, commettre de l’homicide politique, l’affairisme, l’entretient des milices, toutes actions contraires aux intérêts supérieurs de la nation etc.


2- Le Juge Alain GBAZIALE pour sa part a éclairé les députés sur la poursuite des parlementaires, auteurs des infractions, justiciables de la Haute Cour de Justice. Juridiction particulière, sa composition est hybride : Magistrats professionnels, parlementaires qui sont des législateurs. Cependant, les actes passibles devant la Haute Cour de Justice sont : l’intelligence ou la collusion avec une puissance étrangère est un acte de haute trahison, complot, coup d’État, tentative de coup d’Etat, insurrection, l’affairisme, etc.


3- Pour sa part, le Juge Arsène SENDE a tenu en haleine les élus de la Nation sur le thème :La procédure de saisine de la Haute Cour de Justice. Pour le Magistrat, la Haute Cour de la Justice est une très grande Institution de par la qualité de ses justiciables, il a noté en passant que le Premier Ministre est aussi dans le lot des justiciables de cette Cour.A la question qui peut déclencher une poursuite, le Juge explique que c’est d’abord le Procureur Général auprès de qui les justiciables déposent plaintes contre le Président de la République, un Ministre, un Député, un Sénateur etc. mais il remonte ladite plainte au Président de la République qui l’instruit aux fins d’engager la poursuite mais il ne prend pas la décision de son propre chef. Il est aussi important de savoir qu’il n’y a que des peines fermes à la Haute Cour de Justice, aucune peine en sursis n’est prononcée devant cette juridiction et ses décisions sont exécutoires, pas susceptibles de recours.


4- Le dernier thème est axé sur :Immunité Parlementaire,et présenté parle Juge Denis MODEMADE qui a d’emblée indiqué que l’heure est grave et c’est tout l’intérêt de cette journée d’échange. Pour l’orateur l’Immunité parlementaire est consignée dans les articles 118 et 119 de la Loi n°17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine en ce qui concerne les députés. L’article 67 de la Constitution dispose que : «Les membres du Parlement jouissent de l’Immunité parlementaire. Aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché ou arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions». De ce point de vue, a poursuivi le Juge, un député peut déférer devant un Juge civil. un autre député qui ne paye pas ses employés peut être poursuivi après avis de citation devant un Juge des Prud’hommes etc.

Des échanges très fructueux à travers des questions-réponses ont ponctué cette rencontre avant que le Président de l’Assemblée Nationale ne donne la parole au Président de la Haute Cour de Justice pour ses mots de remerciements à l’endroit des Députés. Le Haut magistrat LOUNDOMON a témoigné du grand intérêt que les Députés ont accordé à cette journée.


II- L’Observatoire PHAROS informe l’Assemblée Nationale sur ses activités.

Monsieur Jean-Arnold CLAIRMOND, Président de l’Observatoire FAROS, a été reçu dans ce vendredi 21 décembre 2018 dans l’après-midi par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Moussa Laurent NGON BABA.

Monsieur CLAIRMOND a saisi cette opportunité pour remettre au Président de l’Assemblée Nationale quelques exemplaires de son rapport d’activités qui sera par la suite distribué aux Élus de la Nation.
Au sortir de cette rencontre Monsieur CLAIRMOND a répondu aux questions de la presse parlementaire en ces termes:

«Depuis 2015, notre Observatoire a produit un rapport sur la crise centrafricaine, ses dimensions culturelles et religieuses, par la suite a travaillé sur les questions de Justice et Impunité. Il a présenté le 03 octobre dernier au Gouvernement centrafricain et aux partenaires internationaux un rapport sur la manière de mettre les victimes de la crise au centre de la reconstruction et de la réconciliation.

Je venais faire la connaissance du nouveau Président de l’Institution et c’est naturel que nous soyons en relation avec lui. Il m’a invité à présenter le rapport aux députés, résultat d’une année de travail, on a parlé de notre structure, la relation que l’Assemblée Nationale souhaite conserver avec l’Observatoire PHAROS.

Les députés ont un rôle essentiel entre la population centrafricaine et les responsables politiques de ce pays, ce sont eux qui sont en contact direct avec la population et quand on sait que dans cette population, il y a eu de très nombreuses victimes de la crise centrafricaine depuis 2012 à aujourd’hui, et même antérieurement, leur dire qu’ils ont la responsabilité pour faire remonter le cri des victimes, leurs sentiments d’abandon et en même temps leur volonté de participer au travail de réconciliation et de réparation dans ce pays. Les victimes disent : nous avons absolument besoin du gouvernement centrafricain pour qu’il vienne à notre secours, qu’il apporte la justice.

Nous savons que le Président TOUADERA a comme slogan, ‘’IMPUNITE ZERO’’, nous le prenons au mot, il faut que JUSTICE soit faite, et que ceux qui nous entourent, sachent leurs responsabilités dans les crimes qu’ils ont commis et les reconnaissent. Bref, c’est tout à fait naturel que nous puissions venir vers les députés pourle dire, et qu’ils entendent cette attente qui vient de la part des victimes.

Je dirai enfin que c’est un honneur pour moi de présenter ce projet en même temps que le programme ‘’MBAYE TI E’’ que nous avons préparé. Nous avons fait nous-même les panneaux sur les origines historiques sur la République centrafricaine et Vincent MAMBACHAKA et l’ESPACE LINGA TERE l’a présenté pendant plusieurs mois à Bangui et dans l’Ombella-M’Poko avec un succès fantastique auprès des jeunes. On nous demande d’aller plus loin dans le pays pour exposer ce programme, il a présenté en plus un jeu scénique pour montrer aux jeunes et aux moins jeunes de réfléchir sur ce que signifie être CITOYEN CENTRAFRICAIN, vraiment c’est un HONNEUR et une GRANDE JOIE pour moi d’être là pour cette occasion ».


Rappelons que PHAROS est une structure qui travaille depuis plusieurs années sur des questions de pluralisme culturel et religieux.

Vote du projet de Loi portant Programmation Militaire 2019-2023

, , , , , ,

Le projet de Loi portant Programmation Militaire 2019-2023, a été voté hier 18 décembre 2018 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, par les honorables députés par acclamation, après avoir fait l’objet d’un débat sous la supervision de l’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale.

Lire la suite

LES DEPUTES DOTENT LA RCA D’UNE LOI DE PROGRAMMATION MILITAIRE 2019-2023

, , , , , , ,

C’est aujourd’hui que les Elus de la Nation ont débattu et adopté par acclamation, le Projet de Loi portant Programmation Militaire 2019-2023.

L’objectif principal recherché est de doter les Forces Armées Centrafricaines (FACA) des moyens nécessaires pour l’exécution de leurs missions régaliennes et républicaines par la mise en place de crédits budgétaires idoines.

Rencontre avec le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, chargé des affaires politiques et de la protection civile.

, , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu ce jour en audience dans son Cabinet de travail, Monsieur Kenneth GLUCK, Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, chargé des affaires politiques et de la protection civile.

Lire la suite

Rencontre avec le Représentant résident de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) auprès de la République Centrafricaine

, , ,

Docteur Samuel FUNCAM AZU’U, Représentant résident de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) auprès de la République Centrafricaine a été reçu en tête-à-tête ce jour par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA.

Lire la suite

AUDIENCE PAN/MEMBRES DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

, , , ,

Dans le cadre du renforcement du partenariat entre les Institutions républicaines, le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a accordé en ce jour, jeudi 13 décembre 2018, une audience au Président du Conseil Economique et Social, Monsieur Alfred TAINGA POLOKO, assisté de ses collaborateurs.

Lire la suite

AUDIENCE PAN/ BANQUE MONDIALE

, , ,

Le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale pour la République Centrafricaine, Monsieur Jean Christophe CARRET à la rencontre du Président de l’Assemblée Nationale pour réaffirmer et renouveler le soutien de l’institution financière en faveur du pays.

Lire la suite

AUDIENCE PAN/DÉLÉGATION UE

, , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce mardi 11 décembre 2018 une forte Délégation de l’Union Européenne conduite par Son Excellence l’Ambassadeur Samuela ISOPI, Haute Représentante des 28 auprès de la République Centrafricaine.

Lire la suite

du Livre de Condoléances ouvert, suite au décès du Président George H. W. Bush

,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON BABA, s’est rendu en cette matinée à la Résidence de l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique auprès de la République Centrafricaine, pour la signature du Livre de Condoléances ouvert, suite au décès du Président George H. W. Bush, décès survenu le 30 novembre 30 novembre 2018, à Houston, au Texas.

Retour du PAN de la IXème Session ordinaire du Forum des Parlements de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs.

, , ,

Après une semaine d’absence de Bangui, le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Laurent NGON BABA est rentré ce dimanche 09 décembre 2018, de retour de mission en République Démocratique du Congo, dans le cadre de la IXème Session ordinaire du Forum des Parlements de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs.

Durant cette session, il a été question de traiter des dossiers concernant la Paix, la Sécurité, la Démocratie, la Bonne Gouvernance, les Questions humanitaires et sociales dans les 12 pays de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs.

Quatre résolutions ont été adoptées pour le Burundi, la République Centrafricaine (RCA), la République Démocratique du Congo et le Soudan du Sud.

Pour ce qui est de la RCA, les Honorables Parlementaires des 12 pays de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs ont eux aussi demandé à ce que l’embargo dont est frappé le pays soit totalement levé.

La République Centrafricaine, au travers du Président de l’Assemblée Nationale, qui a assuré la présidence en exercice pour une durée d’une année le Forum des Parlements de la Région des Grands Lacs, a passé le relais au Président du Parlement de la République du Congo, lors de cette Session ordinaire.

Nous reviendrons plus en détail sur les différentes résolutions adoptées.

Le Président de l’Assemblée Nationale a été accueilli à sa descente d’avion par le 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, le Directeur de Cabinet et quelques membres dudit Cabinet.

AUDIENCE PAN/AMBASSADEUR ERIC GERARD, HAUT REPRÉSENTANT DE LA FRANCE

,

Son Excellence Eric GERARD, Ambassadeur Haut Représentant de la République Française auprès de la République Centrafrique a eu un tête-à-tête ce jeudi 29 novembre 2018 avec le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA.


Pour le diplomate français, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Eric GERARD :

« C’est une rencontre pour faire connaissance. L’on s’était promis de se rencontrer parce que je n’avais pas pu être là lorsque les Membres du G5 étaient venus à la rencontre du nouveau Président. J’étais moi-même en France, donc je tenais à le rencontrer personnellement et échanger sur tout le travail que l’on accomplit ensemble ».

Puis, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Eric GERARD a ajouté :

« La Représentation Nationale a un rôle essentiel, comme les institutions d’ailleurs et que chacune ou chaque partie doit pouvoir œuvrer au relèvement du pays. Il y a beaucoup de choses qui sont en cours, notamment dans les domaines de développement économique et autres. Le pays travaille beaucoup, il est important que l’on puisse l’accompagner. Je le disais l’autre jour, la France reste engagée à haut niveau pour la défense du pays, je ne veux pas rentrer dans des chiffres, ce sont plusieurs milliards de francs CFA tous les ans en aide multilatérale et bilatérale et c’est aussi des gens qui participent à cela. Je pense que c’est bien d’échanger là-dessus et c’est bon d’entendre les autorités pour savoir si l’on est dans la bonne direction”


“C’est un partenariat » a précisé l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale avant de conclure en ces termes : « Je crois que dans toute construction, dans tout relèvement, il faut réfléchir en partenariat. C’est vraiment ensemble que l’on arrivera à faire des choses ».


Retenons que l’Ambassadeur Eric GERARD, ancien Commandant du GIGN (Groupent d’Intervention de la Gendarmerie Nationale), a pris ses fonctions en Centrafrique, le 10 Août 2018. Il a servi comme Consul Général de France à Marrakech au Maroc et à Alger en Algérie.

AUDIENCE PAN/ DÉLÉGATION INSTITUT REPUBLICAIN INTERNATIONAL (IRI)

, , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu en audience, ce jour, une délégation de l’Institut Républicain International, IRI, conduite par le Chargé de Programme, Monsieur Hugues MARSAC, en mission de travail en Centrafrique.

Lire la suite

Échange avec Monsieur David BROWNSTEIN, Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Centrafrique.

, , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu en tête-à-tête ce samedi, 24 novembre 2018, dans son cabinet, Monsieur David BROWNSTEIN, Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Centrafrique.

Lire la suite

AUDIENCE PAN/ORGANISATEURS DE LA RENCONTRE INTERNATIONALE DE BANGUI

,

Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Laurent NGON-BABAM, a reçu en audience ce jour, mardi 13 novembre 2018, la délégation des organisateurs de la Rencontre Internationale de Bangui, communément appelée “Journée de Prière” conduit par Monsieur Maxime BALALOU, Ministre-Directeur de Cabinet Adjoint du Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Lire la suite

Rencontre avec la délégation du Forum des Ambassadeurs des pays africains accrédités auprès de la République Centrafricaine.

, ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu ce jeudi 15 novembre 2018, en audience, une forte délégation du Forum des Ambassadeurs des pays africains accrédités auprès de la République Centrafricaine. Ladite délégation a été conduite par le Doyen des Ambassadeurs, Son Excellence MOSTAFA HALFAOUI, Ambassadeur du Royaume du Maroc.

Lire la suite

AUDIENCE PAN/COMMISSAIRES DE L’ANE

, ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu ce 15 jour, en audience, Madame Marie-Madeleine N’KOUET HOORNAERT, Présidente de l’Autorité Nationale des Elections(ANE), assistée de quelques Commissaires et membres de cet organe en charge de l’organisation des élections en Centrafrique.

Lire la suite

SIGNATURE DU LIVRE DE CONDOLÉANCES SUITE AU DÉCÈS DE L’HONORABLE NADIA BEA

, , ,

Décédée le 07 novembre dernier en France, des suites de maladie, c’est ce jeudi 15 novembre 2018 qu’est organisée sur l’Esplanade de l’Assemblée Nationale, la cérémonie de signature du Livre de Condoléances en mémoire de l’Honorable Nadia-Christine BEA.

Lire la suite

AUDIENCE PAN/AMBASSADEUR DE LA RÉPUBLIQUE D’AFRIQUE DU SUD

, , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu cet après-midi mardi 13 Novembre 2018, en audience, Son Excellence BONISWA RAMALEBANA, Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud accrédité auprès de la République Centrafricaine.

Lire la suite

Rencontre avec Son Excellence, Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, Chef du Gouvernement assisté de Mme Eugénie Lucienne NGBONDO, Ministre Chargée des Relations avec les Institutions.

, ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu en ce début d’après-midi du lundi 12 novembre 2018, en audience, Son Excellence, Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Celui-ci était assisté de Mme Eugénie Lucienne NGBONDO, Ministre Chargée des Relations avec les Institutions.

Lire la suite

Rencontre avec Docteur GUY-Eugène DEMBA, Président de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance (HABG)

,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu en tête ce lundi 12 Novembre 2018 dans son Cabinet, puis de manière plus élargie au Salon d’honneur de l’institution, Docteur GUY-Eugène DEMBA, Président de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance (HABG) assisté de ses plus proches collaborateurs.

Le Président de la HABG, Docteur DEMBA au sortir de cette rencontre a fait la déclaration suivante à la presse parlementaire et nationale :

« Effectivement, c’est la première fois depuis l’élection du nouveau Président de l’Assemblée Nationale que nous venons, en tout cas mon institution la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance se présente ici ».

Puis a-t-il ajouté : « Premièrement pour le féliciter pour sa brillante élection qu’il a bien méritée et c’est ce que nous avions fait ; deuxièmement pour essayer de remettre donc sur les selles la mission que la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance avait dépêchée auprès de l’Assemblée Nationale aux fins d’investiguer sur les soupçons de malversations financières dont on avait écho à un certain moment. Donc, il fallait revitaliser cette mission là, lui trouver une salle pour son installation et lui permettre d’accélérer son travail et de le mener à bout ; troisièmement, de faire un plaidoyer auprès du Président de l’Assemblée Nationale pour avoir un regard sur le budget de l’institution pour l’année 2018-2019 ».


Il est à noter que prenaient part à cette audience, le Deuxième Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Mathurin DIMBELET NAKOE, Monsieur Laurent GOMINA-PAMPALI, Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale et Monsieur Robert REGANDE, Secrétaire Général Adjoint de l’Assemblée Nationale.

CÉRÉMONIE DES OBSÈQUES OFFICIELLES DE MADAME NDONGAMI ZEZE SANDRA, CONSEILLÈRE, SECRÉTAIRE PARTICULIÈRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a assisté à la cérémonie des obsèques officielles de Mme Sandra NDONGAMI ZEZE, Conseillère, Secrétaire particulière du Président de la République, Chef de l’Etat qui lui-même a rehaussé par sa présence ladite cérémonie.

Née le 10 juin 1980, Mme Sandra NDONGAMI ZEZE est décédée le 24 octobre 2018 des suites de maladie en OUGANDA.

Mariée et mère de 3 enfants, la défunte a été décorée à titre posthume à la Dignité de Grand Officier dans l’Ordre National de la Reconnaissance Centrafricaine.

RENCONTRE PAN/MEMBRES DU COMITÉ DE PRÉVENTION DE CRISE 3ème ARRONDISSEMENT DE BANGUI

,

Les membres du Comité de Prévention de Crise du 3ème Arrondissement (CPC) de la ville de Bangui, sous la conduite de son Président El Hadji ATAHIROU BALA DODO, sont venus présenter leurs civilités, ce jour 07 Novembre 2018, à l’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale.

Interrogé par la Presse parlementaire et nationale, le Vice-président du CPC, Monsieur Aroune AMALAS AMLAS a déclaré:

« J’estime pour ma part que c’est naturel quand il y a des nouveaux ou de nouvelles personnalités élues à la tête des institutions de la République, il faut se rapprocher d’eux, premièrement pour une visite de courtoisie, les féliciter et deuxièmement leur présenter le Comité de Prévention de Crise du 3ème Arrondissement de Bangui, ce que le Comité fait pour la paix au KM5 et sur l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine ».

En poursuivant, l’orateur a indiqué ce qui suit :

« En fonction des disponibilités de l’Honorable Président NGON-BABA, le Comité de Prévention de Crise est disposé à recevoir ses conseils et orientations, notamment comment établir une collaboration pour que les “choses” marchent, comment apporter d’une manière globale la paix qui nous manque, qui manque au peuple Banguissois et Centrafricain en général. Je pense que ce serait la meilleure chose .

Le Président de l’Assemblée Nationale est une homme d’Etat et la porte d’un homme d’Etat n’est pas fermée. A mon avis, c’est un Monsieur réceptif et c’est ce genre de collaboration que nous recherchons pour l’avenir de ce pays, pour la paix surtout, c’est ce que nous sommes entrain de rechercher » a-t-il ajouté.

Retour de mission du PAN : Assemblée du Comité Exécutif du Forum des Parlements de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL)

, ,

Arrivée du Président de l’Assemblée Nationale (PAN) cet après-midi à l’Aéroport Bangui MPOKO, en provenance de Kinshasa et Brazzaville où l’Honorable Karim MECKASSOUA a séjourné depuis près de deux semaines.

Il était en mission officielle dans le cadre de l’Assemblée du Comité Exécutif du Forum des Parlements de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) présidée par l’Honorable Gina SANZE.

Comme il l’a annoncé au micro des professionnels des médias présents, deux points importants ont été à l’ordre du jour:
– La question relative au statut d’anciens Chefs d’Etat;
– La mise en place d’une stratégie commune pour répondre à la problématique des groupes armés non conventionnels qui sévissent dans la zone des 12 pays Membres de la CIRGL. Celle-ci devrait être portée par les Parlements de la dite-région.

C’est dans un Rapport “brillamment et excellemment” soutenu que le Professeur Jean-François AKANDJI a abordé ces deux questions.

De plus, depuis plus de dix ans, le constat a été fait selon lequel la CIRGL travaille de son côté et le Forum des Parlements de la CIRGL oeuvre lui aussi de son côté.

Aussi, le PAN a plaidé devant Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Président en exercice de la CIRGL, pour un travail en synergie et de concert entre la CIRGL et le Forum des Parlements de la CIRGL.

Le Directeur de la Communication de l’Assemblée Nationale a également posé au PAN la question de savoir ce qu’il pensait de la Conférence qui avait été organisée par le 2ème Vice-Président de l’Assemblée Nationale durant son absence.

Celui-ci a répondu qu’il restera en hauteur mais a déploré qu’une corporation et Institution puissent avoir été indexées. Il s’est réjoui de constater que certains membres du Bureau de l’Assemblée Nationale n’ont pas participé à cette Conférence de Presse

Étaient venus attendre l’Honorables Karim MECKASSOU, Président de l’Assemblée Nationale, des Honorables Députés du Chemin de l’Espérance, des Membres de son Cabinet et autres agents et cadres de l’Assemblée Nationale.

RENCONTRE ENTRE LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET LA PRESSE

, , , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Karim MECKASSOUA, a reçu ce jour, dans l’hémicycle, les professionnelles des médias, tant nationaux qu’internationaux, avec qui il a échangé à bâton rompu pendant plus d’une heure et trente minutes, autour des questions d’actualité centrafricaines passées ou présentes, liées à sa personne et/ou à l’Assemblée Nationale.

Dans ses propos liminaires, il a ainsi été question pour lui d’aborder la problématique des rumeurs concernant sa personne, de son évacuation sanitaire en France, de gestion financière au sein de l’Assemblée Nationale, de la question de sa destitution, de DDRR (Désarmement, Démobilisation, Rapatriement et Reconversion et Rapatriement) et du prochain dialogue à venir.

Les journaliste ont quant à eux poser toutes les questions que nous pouvons lire dans les journaux de la place autours des thématiques relevées dans les propos du Président de l’Assemblée Nationale.

Le PAN a rassuré les médias que dorénavant cet exercice se ferait une fois par mois.

Cet échange chaleureux qui s’est déroulé dans un bon climat a été clôturé par un cocktail offert aux professionnels des médias.

PROPOS LIMINAIRES DE L’HONORABLE KARIM MECKASSOUA FACE A LA PRESSE

, , , , , , , , ,

Mesdames et Messieurs les professionnels de la presse et des médias,
Mes Chers Compatriotes,

Me voici de retour, sur notre terre de Centrafrique et dans l’enceinte de notre Palais du Peuple.

J’ai demandé à vous rencontrer pour exprimer avant toute chose ma joie de me retrouver chez moi et avec les miens, mes compatriotes centrafricains.

Je n’ignore rien des souffrances que notre peuple continue d’endurer, encore aujourd’hui. Les massacres qui se poursuivent, les attaques ciblées contre les hommes de Dieu, etc.

Je sais que nos compatriotes vivent plus que jamais dans la peur pour leurs vies, pour leur intégrité et pour leurs biens.

Je sais qu’ils vivent aussi avec au ventre la peur ou l’espoir des lendemains qu’on leur annonce à travers les projets de Dialogue et de Concertation.

Je sais qu’il ya d’innombrables victimes pour qui je me battrai encore et encore.

Bref je sais que le pays va mal. Et je considère que la place des filles et fils de ce pays est dans les villages et les villes et non dans la brousse ou en exil, mais sur notre terre meurtrie, pour éviter qu’elle ne sombre tout à fait.

En mon absence qu’est-ce que vous n’avez pas entendu ? On vous a dit que j’avais fui le pays par peur d’être arrêté ou par peur d’être destitué ; que j’étais allé préparer un coup d’Etat ; que j’étais parti en détournant l’argent de l’Assemblée Nationale ; que de loin je finançais des opérations de déstabilisation du régime ; et j’en passe. On a même été jusqu’à annoncer que j’étais mort !

Vous savez bien que cela est devenu une habitude dans notre République depuis quelques temps: quand le tonnerre gronde, c’est Meckassoua ; un chien aboie, on crie « Meckassoua » ; n’importe qui commet un crime, on se dépêche de dire « Meckassoua est derrière » ; le voleur vole et va crier lui-même « c’est Meckassoua » ; on fait mal son travail ou on remplit mal sa mission, c’est encore la faute à Meckassoua…

Jusqu’à présent, j’ai gardé le silence. Non pas par faiblesse d’esprit, chers compatriotes, croyez-le bien. Mais parce que je crois dans les vertus du dialogue, parce que j’estime que c’est mon devoir d’homme d’Etat d’apaiser les tensions entre les institutions et les hauts responsables du pays. Le chef de l’Etat lui-même, peut témoigner de mes efforts inlassables pour que s’établissent entre nous et entre nos institutions des relations de coopération à la fois franches et loyales.

Or, vous pouvez le constater vous-mêmes, même mon silence, même ma retenue, on essaie de les retourner contre moi. On vous dit : « voyez vous-mêmes, il ne se défend pas, c’est donc qu’il a bien quelque chose à se reprocher ! ».

Aujourd’hui, j’ai décidé de rompre ce silence et de me libérer de la retenue que j’ai observée jusqu’à présent. Non pas pour attaquer quiconque ! Non pas pour répondre à mes détracteurs ou à ceux qui ont choisi de voir en moi leur ennemi. Non ! Je romps le silence pour m’adresser aux Centrafricains.

J’ai décidé qu’il en serait ainsi, désormais, une fois par mois en période de session parlementaire, et une fois en période d’intersession, parce que j’estime que les centrafricains doivent être informés sur ce que fait leur Représentation Nationale, des projets qu’on y construit, de ce qui s’y passe. Et que nos compatriotes méritent mieux que des rumeurs toxiques.

C’est vous dire donc, chers professionnels de la presse et des médias, que c’est la première fois que nous nous rencontrons mais que ce n’est pas la dernière.

Pour cette première, et avant de commencer nos échanges, je me dois de revenir sur les fameuses rumeurs et sur « l’affaire Meckassoua » qu’elles ont créées de toutes pièces. Et je vais m’adresser à vous en fils du pays qui fait confiance au jugement de nos compatriotes et à leur capacité d’analyse des situations. Je suis convaincu que, une fois qu’ils auront en main toutes les données de cette soit-disant « affaire Meckassoua », nos compatriotes sauront séparer le bon grain de l’ivraie, et distinguer la vérité derrière le tissu de mensonges.

Vous connaissez les principales rumeurs.

On dit quoi ?

On dit d’abord que Meckassoua est un diable étranger parce qu’il est musulman et qu’il est forcément avec les Séléka puisqu’il est musulman comme eux.

Oui, je suis musulman, et je suis centrafricain. Qu’est ce qui pose problème là dedans ? Je sais que mes détracteurs utilisent cela depuis toujours comme une arme contre moi, mais je répète : quel est le problème ?Tous vous connaissez mon engagement pour ce pays, que j’ai servi de longue date, dans différentes fonctions : Directeur de Cabinet, Ministre, Ministre d’Etat, et maintenant Président de l’Assemblée Nationale.Si mes détracteurs veulent dire que dans notre pays tout musulman est étranger, même ceux dont la centrafricanité ne fait pas doute, qu’ils le disent clairement. Nos compatriotes jugeront !

Quant à cette affaire de Séléka. Avez-vous observé que celui qu’on accuse de collusion avec ces groupes est le seul, pendant la campagne électorale de la dernière élection présidentielle, à s’être fait tirer dessus avec ses équipes par des groupes de la Séléka ? Le seul dont la concession a été attaqué et sur qui on a envoyé des équipes Séléka pour le kidnapper ? Et posez-vous la question : avez-vous vu Meckassoua recevoir des chefs Séléka, que ce soit chez lui ou dans son bureau à l’Assemblée nationale ?

L’avez-vous vu les transporter, garantir leur sécurité, et même leur verser de l’argent, privé ou public ?

On dit qu’on en a la preuve. Mais depuis qu’on le crie sur tous les toits et sur toutes les ondes, qu’est-ce qu’on attend pour produire ces preuves devant la justice de notre pays, en laquelle j’ai toute confiance ? Et pourquoi quand moi même je prends l’initiative de saisir la justice, au lieu d’apporter ces preuves qu’on prétend détenir, on préfère enterrer ma plainte ?

Mes Chers Compatriotes, ne vous laissez pas abuser. De la même manière qu’on n’est pas Anti-balaka seulement parce qu’on est Chrétien, on n’est pas Séléka seulement parce qu’on est musulman. On est Séléka ou Anti-balaka parce qu’on a posé des actes précis ; parce qu’on a d’une manière ou d’une autre participé au projet de ces groupes, en finançant, en donnant des ordres, en prenant les armes. Je demande à mes détracteurs, et demandez-leur seulement de citer ces actes précis et d’apporter la preuve de cette collaboration. Et vous verrez par vous-mêmes : le dossier est vide. Et plus le dossier est vide, plus on crie fort !

Que dit-on encore ?

On dit en ce qui concerne la période récente, sans avoir peur de se contredire, d’une part, que j’ai fui le pays en bonne santé pour préparer un coup d’Etat avec des étrangers et, d’autre part, que je suis allé mourir à l’étranger.

Le pire c’est que ceux qui disent cela m’ont vu avant que je ne quitte le pays et ont vu dans quel état j’étais avant de prendre ce vol pour la France. Ils ont vu que je ne pouvais quasiment plus marcher. Ils savent que j’ai été évacué sanitairement. Ils savent que mon état était si sérieux que quand, je suis arrivé en France, j’ai été transporté directement de l’aéroport à l’hôpital Cochin, un des plus grands hôpitaux français, et placé immédiatement en soins intensifs pendant plusieurs semaines.

La situation était si compliquée qu’on m’a fait faire des dizaines d’examens et analyses, que j’ai dû consulter les plus grands spécialistes des inflammations et des pieds. Dieu merci, même si je dois refaire des examens de contrôle d’ici peu, maintenant je vais beaucoup mieux.

Et avec tout cela, on m’imagine en train de courir le tout Paris pour fomenter les complots. Comment ? Avec mon lit d’hôpital à roulettes ? Avec les deux cannes sans lesquelles je ne pouvais pas marcher par la suite ? Avec mes tennis et en boitillant ?

Ceci se passe de commentaire.

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Chers compatriotes,

En vérité, ce qui m’a frappé n’était pas une maladie ordinaire. Les médecins eux-mêmes disent que cette infection du pied était tout sauf normal. Tout est possible disent-ils : tout sauf normal. Les analyses se poursuivent et les médecins n’écartent aucune hypothèse, même celle d’un acte malveillant. J’espère que cette dernière hypothèse ne sera pas la bonne, parce que cela voudrait dire que l’esprit de mort s’est saisi du combat politique dans notre pays, que l’adversaire ou simplement le concurrent politique est une bête à abattre.

Mais, je le redis, j’attends encore que les analyses médicales donnent leur verdict.

Quoiqu’il en soit, sachez que je reste et resterai debout, parce que ce en quoi je crois et pour lequel je travaille est plus grand : c’est notre cher pays, la République Centrafricaine ; c’est notre Assemblée Nationale et la voix du peuple qu’elle représente ; c’est notre vivre ensemble qui est le bien le plus précieux de notre pays; et, pour tout dire, c’est le bonheur de chaque centrafricain.

Pour cela, je continuerai à me battre. Me battre, oui ! mais certainement pas avec les armes de la violence et de la calomnie. Je continuerai à me battre avec les armes républicaines de la légalité, de la justice et de la confiance que j’ai en les centrafricains.

Qu’a-t-on dit encore ?

Oh tant de choses, pour lesquelles d’ailleurs on veut me destituer. Une véritable armée, qui a ses généraux au sein même de l’Assemblée Nationale a été mobilisée pour faire la preuve que j’ai manqué aux devoirs de ma charge. Elle cherche encore. Quant à moi, je suis serein.

Récemment, pendant que je me soignais, on prétend encore que j’ai détourné de l’argent, dont 120 millions de FCFA en une opération. Je vous le dis solennellement : non, je n’ai pas détourné, et je n’ai pas pour habitude de le faire. Oui, il s’agit de mensonges éhontés.

Cela dit, parce qu’il y a de graves présomptions de détournement, mon devoir de Président de l’Assemblée nationale est de tout faire pour que la lumière se fasse. Il est aussi de prendre les mesures conservatoires qui s’imposent, le temps que les enquêtes mises en œuvre aboutissent. Mon devoir sera, enfin, une fois les conclusions de ces enquêtes connues, de prendre les mesures qui s’imposent. Le tout dans la transparence.

A ce propos, je vous informe que la Commission de comptabilité et de contrôle de l’Assemblée Nationale, présidée par l’Honorable KOBA, travaille actuellement à faire la lumière sur ces affaires. Je m’en réjouis et je l’encourage à travailler vite, ainsi qu’à aller jusqu’au bout de ses investigations. Il n’est pas exclu que je saisisse aussi la Cour des comptes et la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance.

J’exhorte les uns et les autres à ne pas faire obstacle au travail de ces institutions car la vérité sur ces pratiques doit éclater.

Chers professionnels de la presse et des médias, 
Chers compatriotes,

Je n’ai que trop parlé des rumeurs. Cela était nécessaire parce qu’il faut à un moment ou à un autre crever l’abcès pour permettre à la plaie de se cicatriser. Mais l’essentiel est ailleurs. Elle est dans l’action parlementaire au service du pays. Qu’avons nous fait en deux ans et demie, et quelle est la position de la Représentation Nationale sur les grands enjeux de notre pays ?

Mesdames et Messieurs, je me tiens à votre disposition pour répondre à toutes les questions que vous voudrez poser sur ce travail et sur ces enjeux : qu’il s’agisse du fonctionnement de la représentation nationale, des lois que nous avons adoptées, des rapports de l’Assemblée Nationale avec l’Exécutif, du Plan stratégique de développement de l’Assemblée Nationale, du rôle que joue l’Assemblée nationale dans le processus de signature des contrats sur les ressources naturelles, ou encore sur les questions de paix, de sécurité, de réconciliation et de justice.

Pour amorcer vos questions, permettez que je dise un mot, en guise de conclusion, sur le denier sujet.

La paix, la sécurité, la réconciliation et la justice sont ce que les Centrafricains désirent par dessus tout aujourd’hui ; et donc ce que nos compatriotes attendent avant tout de l’action des pouvoirs publics.

J’écoute nos populations et j’entends deux préoccupations majeures du moment.

La première concerne le DDRR. Nous savons tous que pour réussir le DDRR, il faut trois éléments : de l’argent, une logistique bien pensée, et une ferme volonté politique. Or que constatons nous ? Que les financements sont disponibles (ou en voie d’être rendus disponibles,) grâce à nos partenaires techniques et financiers et à des pays amis, mais que le dispositif est aujourd’hui en panne à cause des deux autres éléments. Or l’Assemblée n’a eu de cesse depuis le début de la législature de demander qu’on clarifie les choses, qu’on y introduise de la rigueur et du contrôle et, surtout un ministre qui rend compte, devant la représentation nationale. Elle n’a pas été suivie. Si elle l’avait été, je suis convaincu que nous n’en serions pas là.

La deuxième préoccupation est, vous le savez, le dialogue de sortie de crise. J’entends bien ce qui se dit ici et là sur l’Initiative de paix de l’Union africaine.

Je voudrais seulement rappeler ici qu’avant l’initiative africaine, exactement trois (3) mois avant la feuille de route de Libreville, il y a eu une initiative de notre Assemblée Nationale; une initiative qui recommandait à l’Exécutif une approche équilibrée et centrafricaine articulant dialogue et lutte contre l’impunité, le tout en plaçant les victimes au centre. Cette initiative a été rejetée soi-disant pour ne pas faire concurrence à l’Initiative africaine.

Parce qu’il fallait faire bloc dans la recherche d’une solution de sortie de crise, l’Assemblée Nationale s’est finalement ralliée à l’Initiative africaine, mais pas sans demander que la dimension justice et lutte contre l’impunité soit renforcée.

Sur le processus en cours je voudrais dire essentiellement deux choses. Premièrement que, dès lors qu’on a voulu l’Initiative africaine comme seul chemin pour une sortie de crise, nul ne peut comprendre qu’on prenne dans le même temps des initiatives parallèles.

Je voudrais dire, deuxièmement, que l’Assemblée nationale n’a pas changé de cap et n’entend pas en changer. Depuis l’initiative parlementaire elle est engagée sur le terrain pour construire la paix, sur la base des principes retenus dans cette initiative. Cette action parlementaire pour la paix sera poursuivie et amplifiée.

Chers professionnels de la presse et des médias, 
Chers compatriotes,

Je n’ai été que trop long pour ces propos liminaires. Je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions. Sentez-vous libres de les poser en Sango comme en Français.

Je vous remercie.

Rencontre avec le nouveau Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad(CBLT), Monsieur MAMMAM NUHU

, , ,

Le président de l’Assemblée Nationale (PAN), Honorable Karim MECKASSOUA a reçu en audience, ce mardi, en son cabinet, le nouveau Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad(CBLT), Monsieur MAMMAM NUHU arrivé dimanche soir dans la Capitale centrafricaine.

Monsieur MAMMAM qui est venu présenter ses civilités au PAN, l’a remercié du soutien de la RCA pour sa nomination et lui a expliqué sa feuille de route en tant que Secrétaire Exécutif de la CBLT.

Nous avons pu noter la présence du Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche de la RCA, Monsieur Lambert MOUKOVE LISSANE qui accompagnait le Secrétaire Exécutif de la CBLT.

Le Président de l’Assemblée Nationale avait quant à lui à ses côtés, l’Honorable Emilie Béatrice EPAYE, Présidente de la Commission Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale, le Conseiller juridique du PAN Jean-François AKANDJI-KOMBE et son Conseiller diplomatique Dieudonné KOMBOT-YAYA.

Interrogé par la Presse Parlementaire sur le projet de transfert des eaux de l’Oubangui vers le Lac Tchad, le Secrétaire Exécutif de la CBLT, MAMMAM NUHU, a affirmé qu’il a évoqué le sujet avec son hôte de marque : 
« On connait la position de la RCA, il n’y a pas de problème. J’ai demandé au Parlement centrafricain de continuer de faire le plaidoyer auprès de la communauté internationale, de la Région du CICOS, pour soutenir le projet » a-t-il déclaré avant de poursuivre : 
« Nous avons enregistré des avancées et nous sommes à la deuxième phase des études de faisabilité sous la conduite de deux sociétés sur financement de la Chine et de l’Italie. La Chine a donné 1 Million 800 Cents Mille Dollars et le gouvernement italien a promis de nous donner un appui dans l’ordre de 1 Million 500 Mille Euros. Les deux sociétés vont bientôt commencer ces études ».

Rappelons que la République Centrafricaine n’a pas encore ratifié les principes fondamentaux de la CBLT créée le 22 Mai 1964. Son Plan directeur a quant à lui été adopté en 1990.

ECHANGE DES INFORMATIONS ENTRE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LE PANEL DES FACILITATEURS DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA FEUILLE DE ROUTE DE L’INITIATIVE AFRICAINE POUR LA PAIX EN RCA

, , , , , ,

L’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale a accordé cet après-midi une audience à la délégation du Panel des Facilitateurs de la mise en œuvre de la Feuille de route de l’Initiative Africaine pour la Paix et la Réconciliation en Centrafrique.

Conduite par l’Ambassadeur Moussa Bédializoum NEBIE, Président de ce Panel et Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la RCA, la délégation est venue faire le compte rendu de sa mission en RCA auprès des groupes armés et solliciter le soutien du Président de l’Assemblée Nationale afin de mener à bien son travail.

Ayant séjourné du 19 au 30 Mars dernier dans certaines régions du pays, le Panel a réaffirmé son engagement et sa disponibilité à conduire ce processus politique à terme c’est-à-dire, réunir le Gouvernement et les groupes armés autour des points de revendications.

Face à la presse à la fin de l’audience, l’Ambassadeur Moussa Bédializoum NEBIE a promis qu’avant de quitter Bangui, il donnera une conférence de presse pour mieux informer l’opinion sur sa mission.

Le Président de l’Assemblée Nationale était assisté de quelques Députés, membres du Bureau et membres de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale ainsi que de certains des membres de son Cabinet.