Biographie – Mandat – Cabinet – Compte rendu réunion

LES ETATS-UNIS DISPOSES A APPUYER L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR LEGIFERER EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ÊTRES HUMAINS

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce jeudi après-midi 20 octobre 2019, Monsieur Benjamin  P. WISELOGLE, responsable du Bureau de surveillance et de lutte contre la traite des personnes au Département d’Etat Américain en séjour de travail  du 07 au 11 du mois encours qu’accompagnait Madame Lucy TAMLYN, Ambassadrice des USA en poste à Bangui.

Apporter l’appui des Etats-Unis pour la lutte contre des traitements dégradants et humiliants en Centrafrique et solliciter l’Assemblée Nationale à légiférer dans ce domaine ont été au centre des échanges entre les deux parties comme l’a indiqué la diplomate américaine Lucy TAMLYN : « Nous venons d’être reçus par le Président de l’Assemblée Nationale,nous sommes venus avec un représentant du Département d’Etat, c’est lui l’expert en matière de la lutte contre la traite des êtres humains et nous avons échangé par rapport à ce sujet avec le Président et toute son équipe, les hauts dirigeants de l’Assemblée ».

« On a évoqué l’aspect global de ce fléau mais aussi les aspects particuliers ici en République Centrafricaine. D’abord il ya la question de l’enrôlement des enfants par les groupes armés, l’exploitation sexuelle des enfants et le travail forcé », a poursuivi Madame TAMLYN qui a précisé que : «  Ce que je retiens de notre audience avec le Président de l’Assemblée Nationale, c’est sa volonté ferme de lutter contre ce fléau ».

 Aussi, a-t-elle ajouté : « Je lui ai assuré que le Gouvernement et les institutions de la République Centrafricaine ne sont pas seuls dans cette campagne mais, quenous sommes ensemble », avant de conclure : Les Etats Unis vont accompagner le Gouvernement et l’aider à lutter contre ce fléau sous toutes ses formes ».

Ont pris part aux côtés du Président de l’Assemblée Nationale à cette audience, le Premier vice-président, Jean Symphorien MAPENZI, le 2ème Vice-président, Mathurin DIMBELET NAKOE, l’honorable Emilie Béatrice EPAYE, Présidente de la Commission « Affaires Etrangères » ainsi que quelques membres du Cabinet.

LES MEMBRES DU COMITE DES SANCTIONS DE L’ONU EN VISITE DE TRAVAIL A L’ASSEMBLEE NATIONALE

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C’est ce mercredi 02 octobre 2019 en la salle 208 de l’Assemblée Nationale que le numéro 1 de l’institution parlementaire, l’Honorable Laurent NGON-BABA a pris langue pendant près de trois quarts d’heure avec les membres du Comité des Sanctions des Nations-Unies en séjour du 1er au 04 du mois en cours en terre centrafricaine.

Sous la conduite de l’Ambassadeur Léon HOUADJA KACOU ADOM, Président dudit Comité, l’objectif de cette mission à lui confiée est de recueillir  des informations de première main sur l’application effective des sanctions imposées par les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, principalement l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine.

Au sortir de cette séance de travail, l’émissaire de l’ONU, Monsieur HOUADJA KACOU ADOM peu prolixe, a eu à faire la déclaration suivante devant la presse parlementaire : « Cette visite a pour objet de rencontrer les autorités centrafricaines, pour voir ensemble avec elles comment nous mutualisons nos efforts et en fusionnant nos énergies, nous pouvons aller de l’avant, sur la voie de sortie de crise ».

Aussi, l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale a ajouté : « Nous avons eu des informations, des conseils du Président Laurent NGON-BABA et nous avons pris le pouls de la volonté des Centrafricains de sortir de la situation difficile dans laquelle le pays se trouve puisse que, qui mieux que les représentants du peuple pouvait nous faire sentir justement le pouls de la population centrafricaine ».

« Nous retournons à New-York, nous en tenions compte, nous avons une revue des sanctions au 31 décembre, après le Rapport du Secrétaire Général des Nations-Unies, après le Rapport des autorités centrafricaines et après celui évidemment du patron de la Minusca, nous évaluerons tout ça et nous avons bon espoir que nous avançons dans la bonne direction, vers la levée totale des sanctions frappant ce pays frère qu’est la République Centrafricaine » a-t-il martelé.

Il est à noter que l’embargo sur les armes en direction des autorités centrafricaines a été imposé au lendemain de la prise de pouvoir la coalition ex-séléka le 24 mars 2013 par le biais de la Résolution 2127. Plusieurs autres Résolutions ont été imposées par le Conseil de Sécurité et prorogées depuis le mois de février jusqu’au 31 Janvier 2020 en dépit de quelques assouplissements notamment celui intervenu le 12 septembre dernier à savoir la Résolution 2488.

OUVERTURE DE LA 2ème SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE 2019

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Convoquée du  1er octobre au 29 décembre prochain, c’est ce mardi, 1er jour du mois en cours que s’est ouverte à l’hémicycle de la Représentation Nationale, la deuxième Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année 2019, communément appelée Session Budgétaire.

La cérémonie présidée par l’honorable Laurent NGON-BABA, Chef du Parlement Centrafricain s’est déroulée en présence du Premier Ministre Firmin NGREBADA assisté de Madame Eugénie Lucienne NGBONDO, Ministre chargée des relations avec les institutions de la République.

Ont également fait le déplacement de l’Assemblée Nationale, plusieurs personnalités parmi lesquellesles représentants des institutions républicaines, les membres du cabinet de la Présidence de la République, ceux de l’Assemblée Nationale, les membres du cabinet de la Primature, les ambassadeurs, représentants des institutions et organismes internationaux en poste à Bangui ainsi que quelques leaders des partis politiques.

Pour la circonstance, le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a prononcé son allocution en ces termes :

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

             Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations internationales ;

Les Présidents des Cours et Tribunaux;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis Politiques et des Organisations Syndicales ;

Mesdames et Messieurs les Membres des Cabinets de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale et de la Primature ;

Monsieur le 2ème Vice-Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

Madame la Vice-Présidente de l’OFCA ;

Messieurs les Représentants des Confessions Religieuses ;

Distingués invités ;

Mesdames, Messieurs ;

            À l’entame de cette deuxième session ordinaire 2019, j’ai une pensée émue pour la population martyre de Birao dans la Vakaga, qui vient hélas, de subir les pires atrocités, comme conséquence d’un affrontement opposant deux groupes armés. Les morts et les blessés se comptent par dizaines, des quartiers entiers sont détruits, des habitations sont incendiées, des provisions et biens sont partis en fumée, les populations traumatisées sont jetées en pâture, errant de lieu en lieu.

            En outre, nous déplorons la disparition des éléments de la MINUSCA lors du crash d’un hélicoptère au moment de son atterrissage à l’aérodrome de Bouar.

            Je ne saurais aussi passer sous silence la disparition d’un Grand Homme d’Etat français en l’occurrence le Président Jacques CHIRAC qui a autant fait pour l’Afrique.

            Je vous prie, Mesdames et Messieurs, de vous lever et d’observer une minute de silence enla mémoire de tous ces disparus.

            Je vous remercie.

            Distingués Députés,

            Au nom de tous les Députés de la Nation, et en mon nom propre, je condamne avec vigueur ces crimes odieux, perpétrés contre les paisibles citoyens de Birao et d’ailleurs, par les Ennemis de la paix. J’exige que les auteurs et complices de ces forfaits abominables soient pourchassés, arrêtés et traduits en justice.

            Mesdames et Messieurs,

            Je ne doute pas un seul instant que tout comme moi, vous êtes convaincus, que ces drames à répétition pouvaient bien être évités si la restauration de la paix demeure l’objectif poursuivi par tous les Signataires de l’Accord du 6 février 2019.

            C’est pourquoi, je voudrais ici renouveler très solennellement mon exhortation à toutes les parties au dit accord, en général et en particulier aux groupes armés à garder intacteleur détermination du 6 février 2019 et leur foi dans la réconciliation nationale et le rétablissement de la paix dans notre pays.

            Distingués invités ;

En dépit de cette situation sécuritaire qui révèlede graves déloyautés chez certains Groupes armés, l’on note des avancées certaines sur le terrain, depuis la signature de l’Accord du 6 février 2019.

            A l’issue de la première réunion d’évaluation de l’Accord de Paix et de Réconciliation après 6 mois de sa signature, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSCA, Monsieur MANKEUR NDIAYE a sonné la fin de la récréation en déclarant sous un ton de fermeté que la MINUSCA ne tolèrera plus les violations de l’Accord.

            C’est justement ce ton qu’attendait la population et Monsieur le Représentant Spécial, les Elus de la Nation comptent sur votre appui pour le retour de la paix.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis politiques et des Organisations syndicales ;

Mesdames, Messieurs ;

            Il vous souviendra que face à la détérioration de la situation sécuritaire dans notre pays au cours du second semestre de l’année dernière, c’est d’ici que nous avions lancé en date du 23 novembre 2018,  notre Cri d’alarme à l’adresse du Conseil de Sécurité et du Comité des sanctions des Nations Unies pour la levée totale et immédiate de l’embargo sur les armes et munitions en direction des Forces Armées Centrafricaines (FACA), afin de donner à l’Etat le moyen, d’assurer au mieux la protection de la population civile avec l’appui de la MINUSCA.

            Il me plaît donc aujourd’hui, de reconnaître, Mesdames et Messieurs, qu’en écho à notre Cri d’alarme, le Conseil de Sécurité a adopté, le 12 septembre dernier, une Résolution portant le numéro 2488 qui assouplit l’embargo sur les armes à destination des FACA. Cette Résolution, votée à l’unanimité par les cinq membres permanents du Conseil, traduit l’esprit de solidarité de l’ensemble de ces Etats à l’égard du peuple centrafricain.

            Par conséquent, je voudrais, ici-même, au nom de l’ensemble des Députés de la Nation et en mon nom personnel, remercier toutes les parties qui ont contribué à cette heureuse Résolution. Mais je réitère en même temps notre Appel pour la levée totale, inconditionnelle et immédiate de l’embargo sur les armes et munitions en faveur des FACA.

            Honorables Députés, Chers collègues ;

            Chaque fois que les conditions sécuritaires sur les routes et dans nos contrées l’avaient permis, l’intersession a été mise à profit par les uns et les autres, pour la restitution des travaux effectués au cours de la dernière session à la population. Ainsi les contacts avec la population sont maintenus dans certains cas et renforcés dans d’autres, car pour bien la représenter, il est indispensable de demeurer à son écoute.

            Mais outre ces missions classiques, il arrive qu’à titre individuel ou au niveau institutionnel, les Députés soient sollicités par des citoyens pour intervenir sur diverses questions dont le règlement contribuerait à l’apaisement. C’est en rapport avec cette situation que le Bureau de l’Assemblée Nationale a reçu de la coordination de EZINGO BIANI un mémorandum sur la situation de notre pays, le lundi 30 septembre 2019.

            Les Députés auront à l’examiner et en aviseront.

            C’est ici l’occasion pour moi d’encourager nos concitoyens à suivre la voie de la concertation, du dialogue pour le règlement de nos différends.

            Dans le domaine de la diplomatie parlementaire, notre Représentation Nationale a pris une part active à trois importantes rencontres internationales :

1°)       Le 2ème Forum International sur le Développement du Parlementarisme à Moscou les 1er et 2 juillet dernier au cours duquel d’importantes questions telles que la sécurité et la stabilité internationales ont fait l’objet de discussions approfondies ;

2)       La Réunion parlementaire Russie-Afrique le 3 juillet qui a jeté les bases du premier grand Sommet Russie-Afrique qui se tiendra au cours de ce mois d’octobre 2019 à Sotchi ;

3)          La 45ème Session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (A.P.F) qui s’est tenue à Abidjan du 5 au 9 juillet 2019. C’est au cours de cette importante session, que le projet de faire de notre institution un parlement numérique, a été validé.

            Les Collègues Députés, membres des organisations parlementaires Régionales ont continué à tenir leurs sessions.

            Concernant les relations internationales, j’ai reçu depuis notre dernière session, plusieurs visites et accordé nombre d’audiences à des personnalités de haut rang. Il s’agit notamment de l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, du Représentant Résident de la Banque Mondiale, de la Représentante de l’Union Européenne, de la Représentante de l’Institut Républicain International avec résidence à Kinshasa, ainsi que du Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme au Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme à Genève.

            Avec ces personnalités, nous avons échangé sur ce qu’il y a lieu de faire pour renforcer notre coopération dans la perspective du développement démocratique, économique, social et culturel de notre pays.

            Au cours de l’intersession qui vient de s’achever, pour la première fois depuis que les Nations Unies ont adoptée par une résolution l’institution d’une Journée Internationale de la Démocratie depuis 2007, notre Assemblée Nationale a célébrée cette journée avec éclat en Centrafrique.  Cette Journée vise à promouvoir la démocratie, à la renforcer et à la consolider.

            Je voudrais, encore une fois, adresser mes sincères remerciements aux Députés qui, malgré l’intersession ont bien voulu marquer leur intérêt en participant massivement aux activités de ladite journée.

            Il en est de même à tous ceux qui ont répondu à notre appel et en particulier à la presse.

            Honorables Députés, Chers Collègues,

            La présente Session appelée généralement session budgétaire est destinée à examiner les prévisions en recettes et dépenses de l’Etat pour l’exercice 2020.

            Au terme de l’Article 82 alinéa 3 de la Constitution du 30 mars 2016, je cite : « Déposé par le Gouvernement avant l’ouverture de la seconde Session Ordinaire et au plus tard le 15 septembre, le budget est arrêté par une Loi dite des Finances, avant le commencement de l’exercice nouveau. Cette Loi ne peut comprendre que les dispositions  d’ordre financier » fin de citation.

            Pour l’exercice 2018, les Elus de la Nation par ma voix avaient exprimés leur satisfaction et adressé leurs félicitations au Gouvernement à travers le Ministre des Finances et du Budget pour avoir respecté le délai constitutionnel dans le dépôt du projet de Loi.

            Cette année, ce projet nous parvient le 30 septembre, c’est-à-dire hors délai mais justifié par les contraintes de discussions avec les Institutions Internationales financières qui accompagnent le Gouvernement dans la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre de son programme.

            Pour cela, les Elus de la Nation encouragent le Gouvernement à reprendre désormais l’élan qui a été pris pour une meilleure gouvernance dans la gestion financière.

            La loi des Finances prend toujours en compte les priorités de l’Etat, à savoir, la relance économique, la réduction de la pauvreté et l’assainissement  des finances publiques.

            A cet égard, j’encourage le Gouvernement à une plus grande maitrise de la fiscalité, à l’assainissement des exonérations fiscalo-douanières ainsi que la mobilisation des ressources extérieures.

            Mais, je ne saurais passer sous silence la nécessité de réduire les dépenses, sur procédure exceptionnelle et de mettre davantage de transparence et de respect des dispositions du Code des Marchés Publics et des délégations de Services publics.

            A ce sujet, Monsieur le Premier Ministre, je voudrais attirer l’attention de votre Gouvernement sur un certain nombre de pratiques notamment la violation flagrante des dispositions du Statut Général de la Fonction Publique par certains Hauts Cadres des Finances devenus des fournisseurs et prestataires de services directement ou indirectement au détriment des opérateurs économiques.

            Je rappelle en outre que l’année 2020 est une année électorale et que l’organe en charge de la conduite des opérations électorales l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) ne pourrait réussir correctement sa mission que si les ressources humaines, financières et matérielles dont elle a besoin, sont mises à sa disposition, dans le délai prévu. Pour cette raison et pour éviter tout glissement préjudiciable de calendrier, j’exhorte le Gouvernement à doter cet organe de tous les moyens nécessaires à la réalisation de cette importante mission. L’Assemblée Nationale, quant à elle, répondra toujours présente à l’appel du devoir.

            Au cours de cette session, l’Assemblée Nationale aura aussi à examiner plusieurs autres projets de Loi en instance d’examen.

            Autant de projets de Loi dont l’adoption et la promulgation impacteraient positivement l’essor de relèvement démocratique, économique et social de notre pays.

            Conformément à l’alinéa 2 de l’article 130 de la Loi n°17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, le Bureau doit au début de chaque session ordinaire présenter un rapport sur ses activités et sa gestion au plus tard cinq (05) jours à compter de la date d’ouverture de la session ordinaire.

            Pour la première fois, ce devoir a été accompli au début de la première session de l’année en cours avec  grande satisfaction.

            Je voudrais donc rassurer les Collègues que ça sera le cas pour la présente session.

            Au cours de cette session qui s’annonce,  les Députés auront à renouer avec les séances des questions orales ou écrites au Gouvernement ainsi que de son interpellation sur des sujets qui préoccupent la population.

            Au regard de ce volume de travail, j’exhorte tous les Députés de la Nation à mettre les bouchées doubles. Je leur recommande de l’assiduité et de la rigueur dans l’examen et l’adoption des textes, et ce, aussi bien dans les différentes commissions permanentes que pendant les plénières de façon à doter notre pays d’instruments juridiques performants.

            Je tiens à l’assiduité car, faute de son respect, les articles 114 à 117 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale sont là pour régner.

            Sur ce, Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales, Mesdames et Messieurs, je déclare ouverte la deuxième Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale de l’Année 2019.

            Je vous remercie pour votre attention.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE LAURENT NGON-BABA, AU CHEVET DE LA POPULATION DE LA NANA-MAMBERE

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Du 21 au 28 septembre 2019, le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a effectué une mission parlementaire dans la Préfecture de la Nana-Mambéré.

 Cette mission  lui a permis de présider aux côtés du Ministre de la Santé et de la Population, Docteur Pierre SOMSE le dimanche 22, la cérémonie de remise officielle d’une ambulance à l’hôpital du district de Baboua-Aba. Ceci, au travers du projet d’assistance sanitaire d’urgence en RCA financé par le Gouvernement japonais.

La cérémonie a eu lieu à la maison des jeunes de Baboua en présence des autorités politico-administratives et militaires. Nombreuses ont été les populations autochtones  venues immortaliser l’événement car, au grand jamais, ce centre de formation  n’ait été doté d’ambulance.

Faisant d’une pierre deux coups, le député de la circonscription de Baboua 1 en a profité pour remettre aux autorités municipales et notables des cinq communes quelques exemplaires du Code Electoral, de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en Centrafrique ou encore la Constitution du 30 mars 2016 en vue de leur appropriation par la population.

Ce déplacement a  ensuite offert l’opportunité au Président de l’Assemblée Nationale de rendre visite au jardin d’enfants de Baboua qui héberge les enfants des communautés chrétienne et musulmane, symbole de cohésion sociale et du vivre-ensemble, le secteur scolaire où il a remis des fournitures aux 19 directeurs d’écoles. Au lycée de Baboua, l’honorable NGON-BABA a remis quatre ordinateurs de bureau en sus des accessoires, une imprimante et un mini groupe électrogène dans l’optique de préparer les élèves des classes de Terminale, à se familiariser aux outils informatiques. Puis, celui-ci a été sur le site de Zalingo situé à trois kilomètres de la ville, lequel site abrite plus de cinq cent retournés peulhs, venus du Cameroun.  Ces derniers qui habitent dans des abris de fortune et ayant perdu tout leur cheptel tentent de se refaire une vie.

Il est à noter qu’outre la ville de Baboua centre, Laurent NGON-BABA et toute la délégation qui l’a accompagné a pris la direction de la Commune de Cantonnier qui fait frontière avec la ville camerounaise de Garoua-Boulai, en traversant et en s’arrêtant au niveau de plusieurs  villages tels que : Ndiba, Zoukombo, Foro, croisement Koundé et Béloko où l’accueil a été chaleureux. A Cantonnier, le Président de l’Assemblée Nationale, Député de la 1ère circonscription de Baboua tenu un grand meeting qui a drainé toutes les couches sociales. Ainsi, au nom de ses administrés, le maire de la commune a souligné les questions sécuritaires sur le corridor Bangui-Béloko-Garoua-Boulai, le chômage des jeunes et la problématique de l’électrification de ladite commune alors que de l’autre côté du Cameroun, il y a de l’électricité 24 heures sur 24 heures.

Sur le chemin de retour, la deuxième personnalité du pays, l’honorable Laurent NGON-BABA, a remis le vendredi 27 septembre 2019 les mêmes équipements informatiques au Lycée Moderne de Bouar là où il avait fréquenté de la 6ème en Terminale, dernière étape avant ses études universitaires, avant de tenir dans l’après-midi à la mairie de Bouar, une réunion regroupant les notables. Réunion qui lui a donné l’occasion d’évoquer avec ses interlocuteurs sa vision de la Nana-Mambéré, son développement, le système scolaire, l’éducation des filles avec en toile de fond la loi sur la parité et surtout la rentrée académique 2019-2020 qui semble être timide dans la localité.

Des audiences accordées à différentes couches de la population ont également jalonné le parcours du député de Baboua 1, Laurent NGON-BABA.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ECHANGE AVEC LA PRESSE SUR LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NG0N-BABA a été ce lundi après-midi 16 septembre 2019 face aux professionnels des medias pour donner une conférence de presse relative à la célébration du 130ème anniversaire de la Journée Internationale de la Démocratie (JID).

En présence des Présidents des institutions républicaines, des Députés de la Nation, des membres du cabinet de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale, de la Primature, quelques membres du Gouvernement, Ambassadeurs, Représentants des institutions et organismes internationaux, partenaires sociaux et maires d’arrondissements de Bangui, le Président Laurent NGON BABA a épluché les valeurs de la démocratie en remontant le temps avec la Conférence de La Baule de 1990. Puis, l’orateur a répondu de manière convaincante aux préoccupations de ses interlocuteurs. Lesquelles préoccupations ont été axées sur la marche de la démocratie au sein de l’Assemblée Nationale, sa perception de ce concept, l’exercice de la démocratie après les années de turbulence, le retour à la légalité Constitutionnelle, suite aux élections présidentielle et législatives de 2015-2016, la Constitution du 30 mars 2016, la mise en place des institutions et certaines affaires qui ont défrayé les chroniques des journaux sur l’institution parlementaire avec en toile de fond, le présumé acte de corruption d’un député.

Avant de se prêter aux questions des journalistes, l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a prononcé son propos liminaire en ces termes:

  • Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;
  • Honorables Députés, chers Collègues ;
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet de la Présidence, de l’Assemblée Nationale et de la Primature ;
  • Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ;
  • Mesdames et Messieurs les Acteurs de la Vie politique et sociale ;
  • Très chers Amis, Professionnels des médias ;
  • Distingués Invités ;
  • Mesdames et Messieurs.

    L’Union Interparlementaire, composée de 179 Parlements de par le monde et 12 membres associés, le tout pour une population de 6 milliards 500 millions des personnes, célèbre le 15 septembre de chaque année, la Journée Internationale de la Démocratie, instaurée par la Résolution des Nations Unies en 2007. L’objectif est de renforcer et de consolider la Démocratie dont la déclaration universelle a été adoptée en 1997 par l’Union Interparlementaire au Caire en Egypte.

   En effet, la Démocratie, idéal universellement reconnue,  fondé sur les valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques vise essentiellement à promouvoir la dignité et les droits fondamentaux du citoyen, à assurer la justice sociale, à promouvoir le développement économique et social de la collectivité, à renforcer la cohésion de la société ainsi que la quiétude nationale et créer un climat propice à la paix internationale.

   La Démocratie repose sur l’existence des institutions judicieusement structurées qui fonctionnent comme un corps avec des normes et des règles, selon la volonté de la société toute entière, pleinement consciente de ses droits et responsabilités. Les institutions démocratiques ont pour rôle d’arbitrer les tensions et de maintenir l’équilibre entre ces aspirations concurrentes que sont la diversité et l’uniformité, l’individuel et le collectif, dans le but de renforcer la cohésion et le vivre ensemble.

   C’est dans cette optique que le peuple centrafricain a œuvré avec détermination pour le retour à l’ordre constitutionnel par l’adoption de la nouvelle constitution du 30 mars 2016 à l’issue de laquelle un nouveau Président de la République a été élu, qu’une nouvelle Assemblée Nationale a été installée ainsi que des nouvelles Institutions de la République.

   La célébration de cette journée s’inscrit dans le cadre de la campagne parlementaire mondiale du 130ème anniversaire, qui vise à atteindre 46.000 parlementaires du monde.

   Cette célébration traduit l’engagement de chaque parlement en particulier et l’Union Interparlementaire en général de promouvoir la paix et du développement, et atteste leur conviction pour le renforcement du processus de démocratisation et ses institutions représentatives.

   C’est à ce titre que l’Assemblée Nationale Centrafricaine, membre de l’Union interparlementaire ne saurait se soustraire à ce rituel démocratique et célèbre pour la première fois les 15 et 16 septembre 2019, sous le thème ‘’DEMOCRATIE ET PAIX’’, cette Journée Internationale de la Démocratie, à l’instar des Assemblées de cet espace démocratique, d’où cette importante rencontre qui nous réunit ici à l’hémicycle de la Maison du Peuple, épicentre de la démocratie en République Centrafricaine.

   A cette occasion, j’exhorte tous les démocrates à œuvrer sans relâche pour la promotion des valeurs démocratiques et à leur diffusion auprès d’un grand nombre de nos compatriotes et de prohiber le recours à tout autre moyen non conventionnel dans l’exercice des droits et libertés des citoyens.

  J’invite tous les Compatriotes de toutes couches sociales à œuvrer ensemble pour la sauvegarde de la démocratie, de la paix, dans une totale cohésion afin de préserver l’unité nationale, le tout dans un esprit de participation active avec nos partenaires techniques ainsi que les pays amis.

   La célébration de cette Journée Internationale de la Démocratie nous permet aujourd’hui de vulgariser cet idéal démocratique par des échanges avec les acteurs de la vie politique, sociale, et les professionnels des medias qui sont aussi des acteurs de la démocratie et de la promotion de la paix.

  Je suis particulièrement heureux pour échanger avec vous sur la ‘’démocratie et la paix’’, thème retenu pour cette journée.

Je vous remercie

L’ASSEMBLEE NATIONALE CENTRAFRICAINE CELEBRE LE 130ème ANNIVERSAIRE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

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Le Parlement centrafricain s’associe à l’Union Interparlementaire (IUP) pour célébrer ce 15 septembre 2019, la Journée Internationale de la Démocratie. Et c’est la toute première fois que la République Centrafricaine célèbre cette journée autour du thème national : « Démocratie et Paix ».

Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a, à cette occasion prononcé son discours y relatif en ces termes :

Centrafricaines,

Centrafricains,

Bien chers Compatriotes,

            Depuis septembre 1997, au Caire (Egypte),  l’Union Interparlementaire (UIP) a adopté la Déclaration Universelle sur la Démocratie.

Par la suite, l’UIP a lancé la Journée Internationale de la Démocratie qui a été instaurée par la Résolution des Nations Unies en 2007 dont l’objectif est de renforcer et de consolider la Démocratie.

La Démocratie, comme l’indique la Déclaration Universelle sur la Démocratie, je cite : « la Démocratie est un idéal universellement reconnu et un objectif fondé sur des valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques. Elle est donc un droit fondamental du citoyen, qui doit être exercé dans des conditions de liberté, d’égalité, de transparence et de responsabilité, dans le respect de la pluralité des opinions et dans l’intérêt  commun ». Fin de citation.

            Cette célébration traduit l’engagement de chaque Parlement en particulier et de l’UIP en général en faveur de la paix et du développement.

            Elle atteste que leur conviction pour le renforcement du processus de démocratisation et ses institutions représentatives contribuent grandement à la préservation de la paix.

            L’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, Membre de l’Union Interparlementaire (UIP), qui partage cette conviction et cet engagement ne saurait donc se soustraire à ce rituel démocratique.

            C’est à ce titre qu’elle  célèbre pour la première fois, les 15 et 16 septembre 2019, la Journée Internationale de la Démocratie à l’instar des Assemblées de cet espace d’expression démocratique.

            Cette célébration qui commémore également le 130ème anniversaire de l’UIP démontre à suffisance l’enracinement séculaire de la démocratie dans cet espace imaginé et créé par ses auteurs pour l’expression de la volonté des Peuples à travers leurs Représentants.

Chers Compatriotes,

            Notre Parlement place cette célébration sous le signe : « Démocratie et Paix », thème qui cadre parfaitement avec le contexte centrafricain.

            Nous sommes à la recherche quotidienne de la paix et de la sécurité en vue de vivre et vaquer librement à nos occupations. Ce sont donc ces valeurs démocratiques qui doivent nous pousser à nous engager davantage, chacune et chacun, par tous les temps, à œuvrer pour la reconstruction de notre pays et  son développement.

            C’est avec une fierté renouvelée que notre Parlement revendique aujourd’hui son appartenance à cette grande famille mondiale.

            A titre de rappel, l’Union Interparlementaire est composée de 179 Parlements de par le monde et 12 Membres Associés, le tout représentant plus de 6,5 milliards de personnes.

            En unissant autant de Parlements, c’est-à-dire de Représentants des Peuples, l’Union Interparlementaire unit effectivement les Citoyens.

            L’occasion ainsi offerte permet à notre pays, la République Centrafricaine de faire un bilan, à tout le moins à grands traits, de sa longue marche vers la démocratie.

            C’est au cours des années 1970 et 1990 que l’aspiration à la Démocratie du Peuple centrafricain a eu raison de la dictature et de la pensée unique et a laissé libre cours au multipartisme par lequel l’expression populaire a commencé à prendre corps et à se porter en faveur de la paix, de la justice et du développement.

            Depuis lors, c’est de façon démocratique et cyclique que le Peuple centrafricain adopte les règles juridiques qui le guident et choisit ses dirigeants et Représentants dans les sphères de décision et de gestion de sa destinée.

Cependant, durant les dernières décennies, la République Centrafricaine a connu des moments difficiles rendant parfois mitigée la marche vers la Démocratie.

            Le recours à des moyens illégaux a failli prendre le dessus. Mais, le peuple centrafricain, avec courage et abnégation a résisté aux tentations et s’est déterminé à œuvrer pour le retour à l’ordre constitutionnel par l’adoption de la nouvelle Constitution du 30 mars 2016.

C’est dans cet esprit qu’un nouveau Président de la République    a été élu, qu’une nouvelle Assemblée Nationale a été installée ainsi que des nouvelles institutions de la République.

            Cette marche en avant ne s’est pas faite sans obstacles, car avec la résurgence des violences commises par les groupes armés, le processus du dialogue et de la réconciliation nationale a été engagé avec l’appui de la communauté internationale ayant débouché sur l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale du 06 février 2019.

            Considéré comme le moins mauvais des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres, le régime démocratique garantit aux citoyens la pleine jouissance de leurs libertés et de l’exercice de leurs droits.

            Les instruments juridiques internationaux auxquels notre pays a librement souscrit matérialisent cette volonté.

            En le disant, je pense entre autres à la Déclaration Universelle des Nations Unies du 10 décembre 1948 relative aux Droits de l’Homme et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et du Peuple de 1981.

            L’idéal démocratique vers lequel le peuple centrafricain aspire légitimement dépend du rythme de son édification et de la volonté des acteurs à y parvenir. Pour cela, il faut en être convaincu.

            J’exhorte tous les démocrates à œuvrer sans relâche pour la promotion des valeurs démocratiques et à leur diffusion auprès d’un grand nombre de nos compatriotes et de prohiber le recours à tout moyen non conventionnel dans l’exercice des droits et liberté des citoyens.

            J’exhorte également tous les Compatriotes de toutes couches sociales à œuvrer ensemble pour la sauvegarde de la démocratie, de la paix, dans une totale cohésion afin de préserver l’unité nationale, le tout dans un esprit de collaboration active avec nos partenaires techniques ainsi que les pays amis.

            Quant aux élus de la nation que nous sommes, nous serons toujours guidés, comme par le passé, par les éléments qui caractérisent la Démocratie dans l’examen et l’adoption des textes ainsi que l’exercice des prérogatives parlementaires.

            Je ne saurai terminer mes propos sans remercier les partenaires internationaux qui nous accompagnent sur le chemin de l’édification et de la consolidation de la Démocratie en République Centrafricaine.

            De même, je me dois de rendre un hommage mérité au peuple centrafricain que nous représentons pour sa lutte constante et son abnégation dans l’enracinement de la Démocratie dans notre pays.

            Vive la Coopération parlementaire internationale,

            Vive la Démocratie,

            Je vous remercie.

L’OIF SOLLICITE L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR LA PRISE EN COMPTE DE LA CNDHLF DANS LE BUDGET 2020

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA s’est entretenu ce vendredi 13 septembre 2019 avec Monsieur Michel FORST, Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme qu’accompagnait, Madame Delphine COUVEINHES MATSUMOTO, Spécialiste de programme « Promotion et Protection des Droits de l’Homme » de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en séjour de travail en terre centrafricaine.

L’émissaire onusien Michel FORST entend, à travers cette visite auprès du Numéro 1 du Parlement centrafricain évoquer avec lui la situation des Droits de l’Homme de manière beaucoup plus large et plaider en faveur de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales dépourvue de moyens conséquents pour qu’ au prochain examen et adoption de la Loi de Finances 2020, qu’elle soit prise en compte au même titre que les autres institutions de la République.

Au sortir de cette entrevue avec le Président NGON-BABA, le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme, Monsieur FORST s’est exprimé devant la presse parlementaire en ces termes : « Cette visite se situe dans le cadre d’un appui apporté par l’Organisation Internationale de la Francophonie (IOF), au renforcement des institutions de la République. Nous sommes venus travailler avec les partenaires techniques et financiers et avec le Gouvernement au renforcement des capacités de la Commission Nationale des Droits de l’Hommes et des Libertés Fondamentales. Depuis que nous avons commencé ces entretiens à la fois avec la société civile mais aussi le Gouvernement et maintenant le Parlement, on sent une vraie volonté politique de la part des partenaires d’avancer plus loin et construire les institutions dont l’Etat a besoin pour assurer pleinement la mise en œuvre de l’Accord de paix ».

Aussi, a-t-il ajouté : « Pour la Francophonie comme pour les Nations-Unies, une institution nationale des Droits de l’Homme comme la CNDHLF est un élément clé de la restauration de l’Etat de droit et nous avons expliqué d’abord à la Commission Nationale comment elle pouvait mieux exister dans le paysage politique en menant des missions d’investigation, de recherche, de publication sur les droits fondamentaux dans le pays, et comment l’Etat pouvait progressivement renforcer par des moyens techniques, financiers la place  qu’elle joue dans le paysage politique. Ce qui est important, c’est que l’Etat reconnaisse la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales comme une institution de l’Etat au même titre que les autres institutions de la République Centrafricaine et dote la CNDHLF des moyens lui permettant d’assurer pleinement sa mission ».

« Nous repartons aujourd’hui de Bangui rassurés et confiants par les engagements qu’ont pris à la fois, le Chef du Gouvernement mais également le Président de l’Assemblée Nationale », a souligné monsieur Michel FORST.

LE REDHAC PLAIDE POUR L’ADOPTION PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE DE LA LOI PORTANT PROMOTION ET PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS EN CENTRAFRIQUE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce mercredi 11 septembre 2019, une délégation des membres du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale(REDHAC), conduite par le Professeur Rémy NGOY LUMBU, Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme et Point Focal sur les représailles à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en séjour de travail en République Centrafricaine.

Cette visite auprès du numéro 1 de la Représentation Nationale Centrafricaine visait à mener ensemble avec lui, une réflexion dans une approche holistique afin de pouvoir doter les Défenseurs des Droits de l’Homme d’un texte de loi efficace assurant leur protection. Autrement dit, il s’agissait pour le Professeur NGOY LUMBU de plaider pour que l’Assemblée Nationale puisse adopter la loi portant ‘’Promotion et Protection des Défenseurs des Droits Humains en République Centrafricaine comme il l’a confirmé au micro de la presse parlementaire : « Je suis venu voir l’autorité parlementaire, la deuxième personnalité de la République Centrafricaine parce que je suis venu dans une mission de plaidoyer pour pouvoir demander au Parlement de devoir au cours de ces prochaines sessions, à la discrétion du Président de l’Assemblée Nationale pour voir dans quelle mesure le Parlement pourrait examiner, soit une proposition de loi si jamais les députés adoptent le texte que nous allons emmener,  soit le texte passe par le Gouvernement sur la protection des défenseurs des droits humains ».

 « La République Centrafricaine est Etat-Partie à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et c’est dans ce cadre-là que l’Union Africaine, ensemble avec l’Organisation des Nations Unies sont en train de chercher à créer un cadre légal partout en Afrique. Un cadre légal qui protège les Défenseurs des Droits de l’Homme dans leur propre pays pour les activités qui sont les leurs, lorsqu’ils travaillent dans leur propre pays », a ajouté monsieur NGOY LUMBU.

« En Afrique jusqu’alors, trois pays ont adopté ces lois. Ces pays sont la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso et le Mali en Afrique de l’Ouest et nous commençons des plaidoyers en Afrique Centrale », a indiqué Monsieur NGOY LUMBU qui précise: « Le premier pays est la République Centrafricaine et c’est la raison pour laquelle le texte est préparé et rédigé par les Défenseurs des Droits de l’Homme eux-mêmes et validé par eux. Il était de mon  devoir en tant que Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme de venir remettre ce texte officiellement à l’autorité parlementaire et le lui en faire part ».

«  Nous avons eu des messages assez sympathiques et positifs de sa part tout en indiquant toutes les voies et moyens que nous pouvons mobiliser pour que ce texte soit rapidement examiné par l’Assemblée Nationale, ce qui fera de la RCA un pays ami des défenseurs des droits de l’homme et premier pays en Afrique Centrale si jamais le texte était adopté d’ici aux prochaines sessions de l’Assemblée parlementaire », a-t-il conclu.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée au Salon d’honneur de l’Assemblée Nationale en présence des honorables Jean Symphorien MAPENZI et Henri VIGNER MYLLA, respectivement 1er et 2ème Vice-présidents ainsi que des membres du Cabinet.

Y ont également pris part aux cotés du Professeur Rémy NGOY LUMBU, Madame Maximilienne NGO MBE, Directrice Exécutive de REDHAC, Maitre Bruno Hyacinthe GBIEGBA, Conseiller juridique  pour ne citer que ces personnalités.

INTERVIEW DU PRESIDENT LAURENT NGON-BABA AU JOURNAL «LE CITOYEN»

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«Nous sommes en train de moderniser et de moraliser l’Assemblée nationale».

Arrivé au perchoir de l’Assemblée nationale vers fin octobre 2018 à la faveur de la destitution d’Abdou Karim MECKASSOUA, Laurent NGON-BABA (LNB) qui assure depuis cette date le magistère de président de cette institution, s’est prêté au jeu de questions-réponses du journal «Le Citoyen (LC)». Le numéro 1 du Parlement centrafricain, élu par ses pairs dans un contexte effervescent lors des élections à l’Assemblée Nationale, notamment des coups de feu tirés dans l’hémicycle par un député, parle de ce qu’est aujourd’hui cette institution qui connassait des scandales financiers à répétition. D’autres sujets d’intérêt national ont également été au cœur de l’entretien avec l’honorable Laurent Ngon-Baba, tout comme des questions liées à son avenir politique, ainsi que sa capacité à gerer trois responsabilités dont il est le detenteur.

LC : Laurent NGON-BABA, Bonjour !

LNB : Bonjour, monsieur le journaliste !

LC : Vers fin octobre 2018, vous avez été élu président de l’Assemblée nationale par vos pairs dans des conditions particulièrement agitées. Avec votre élection, quelles étaient vos priorités, et quelle est l’image que vous imprimez à cette institution ?

LNB : Merci beaucoup ! Je voudrais d’abord vous féliciter pour l’intérêt que vous portez à l’Assemblée nationale qui, sans nul doute, permet à l’opinion nationale et aux lecteurs du journal «Le Citoyen» d’être situés sur le fonctionnement de cette institution et sur ce qu’elle fait. Effectivement, vers fin octobre et début novembre 2018, j’ai été élu président de l’Assemblée nationale. J’ai été élu, comme vous le dites, dans des circonstances très agitées. Et quand j’ai été élu, je me suis dit qu’il faut d’abord tirer les enseignements des griefs que les députés portaient contre mon prédécesseur. Ce qui m’intéressait, ce sont les griefs liés à notre institution, c’est-à-dire l’Assemblée nationale. Et j’ai retenu les points essentiels de ces griefs qui se résumaient en seul mot, à savoir la «mal gouvernance» au niveau de l’Assemblée nationale. Est-ce que l’Assemblée nationale était gérée sous le principe de la bonne gouvernance, puisque les députés notaient beaucoup plus la mauvaise gestion, au plan administratif et financier, des biens meubles ou immeubles. Pour cela, il fallait donc fixer les priorités. D’abord, il fallait avoir des collaborateurs déterminés et engagés à m’accompagner dans ma mission. Je voudrais parler de collaborateurs administratifs. Mais il était impératif de définir un cadre organique de l’Assemblée nationale, puisque l’organigramme n’existait pas. J’ai, en priorité, amené mes collègues membres du Bureau à se pencher sur la mise en place d’un nouvel organigramme. C’est ce qui a été fait, avant que le mouvement du personnel ne s’ensuive : le mouvement du personnel au niveau du Secrétariat général, de l’Administration générale et au niveau de mon Cabinet. C’est un travail continu, puisque nous venons tout dernièrement de procéder au mouvement des chefs de bureau.

A côté de l’organigramme, il fallait régler le problème de la mauvaise gestion financière. On s’est attaqué à l’élaboration du règlement financier qui constitue la règle de base de la gestion de la comptabilité, de l’ordonnancement des dépenses pour ainsi fixer les règles de l’exécution du budget affecté à l’Assemblée nationale. Tout ce travail qui a été entamé a été suspendu pour question d’impératif de vote de loi. Mais il a été repris pour permettre de finaliser le règlement financier afin de permettre à asseoir des règles de gestion financière à l’Assemblée nationale qui imposent des formalités à remplir par chaque responsable. En attendant la mise en place de ce règlement financier, nous avons créé des services adéquats en vue de l’élaboration du budget de l’Assemblée nationale. Aussi, en attendant l’adoption de ce texte, j’ai instruit tous les services, j’ai instruit le Bureau de l’Assemblée nationale pour observer strictement les règles de l’exécution du budget. Aujourd’hui, aucune dépense ne peut être engagée, aucun ordonnancement ne peut être engagé sans le visa de la questure de l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale est appelée à donner son avis sur tout ordonnancement avant que les dépenses ne soient engagées. Tout ceci permet d’identifier la responsabilité de chacun, au cas où un problème venait à survenir.

LC : L’Honorable MECKASSOUA aurait été destitué du perchoir pour faits de corruption, de clientélisme, et surtout de dictature à l’Assemblée nationale, selon certains députés. Pourquoi après son départ, l’Assemblée nationale est toujours dans le creux de la vague ?

LNB : On parle de dictature et de creux de la vague. Mais je me demande s’il y a la vague à l’Assemblée Nationale. Pour moi, je n’en vois pas ! Je n’en vois pas parce que lorsqu’on parle de dictature, je ne sais pas si on fait allusion à la gestion des ressources humaines. Et quand on parle de la gestion des ressources humaines, il faut voir deux catégories : nous avons le personnel administratif et les députés. La gestion des députés à l’Assemblée Nationale n’est pas semblable à la gestion des fonctionnaires parlementaires et de ceux de la Fonction publique. C’est surtout à ce sujet que les députés élèvent le ton au sujet de la représentation de notre institution à l’étranger et auprès des institutions. C’est à ce niveau que se pose le problème. A l’Assemblée Nationale, la règle de désignation des représentants est l’élection. C’est par cette voie que le représentant de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour de Justice a été désigné. A défaut d’élection, les députés se concertent pour désigner par consensus un des leurs. C’est à ce niveau que des voix s’élevaient parce que les règles n’étaient pas respectées dans la plupart des cas, et surtout lorsqu’il s’agit de missions à l’étranger. Mais l’idéal est de faire en sorte que les députés désignés ne cumulent les postes de représentants auprès des organisations internationales, sinon on risque de se confronter à un problème de gouvernance. J’ai rencontré et sensibilisé des députés qui cumulaient des mandats de représentation, et nous avons pu dégager des postes qui sont affectés à d’autres députés. Il y a de moins en moins de soulèvement pour cette question.

LC :   Un rapport de la Cour des Comptes épingle la gestion de l’Assemblée Nationale. Vous en tant que Président, aviez-vous une responsabilité dans ces maux qui gangrènent le bon fonctionnement de l’Assemblée ?

LNB : Je puis vous rassurer que le rapport qui est établi par la Cour des Comptes est un rapport qui concerne la gestion de l’Assemblée Nationale dans une période bien définie. Il s’agit de l’année 2016 jusqu’à septembre 2018 avant que je ne sois au perchoir de l’Assemblée Nationale. Je pense qu’on ne peut pas parler de la responsabilité de celui qui n’a pas géré à une période donnée. Néanmoins, je pense que les maux qui gangrènent le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, ces maux c’est ce que je venais de souligner tout à l’heure. Aujourd’hui, on se mobilise, on s’attaquer à ce mode de  mauvaise Gouvernance, nous sommes en train d’apporter des solutions nouvelles. Nous sommes en train de moderniser l’Assemblée Nationale à s’avoir un nouvel organigramme mise en pl ace, un mouvement du personnel, on a choisi des Hommes et des Femmes à la place qu’il faut en tenant compte de leur profil pour mettre à des différents postes. C’est cela la bonne gouvernance, les moyens sont limités, en fonction de ce que nous disposons, nous essayons de mettre l’Assemblée Nationale au niveau de l’Institution Républicaine qu’elle représente aujourd’hui.

LC : Parlant de cette affaire de pot de vin par une entreprise chinoise, êtes-vous aussi concerné que certains de vos collègues dont certains vous pointent du doigt ?

LNB : Merci pour cette question qui me donne l’occasion de parler à l’opinion nationale. Je tiens à relever qu’il n’y a pas d’entreprises chinoises en République Centrafricaine. Que cela soit bien compris par tous ! Nous sommes un Etat souverain. Il ne peut pas y avoir une entreprise chinoise en Centrafrique. Les entreprises qui sont installées en Centrafrique sont des entreprises créées selon les règles du droit centrafricain. Donc, ce sont des entreprises centrafricaines, même si les actionnaires peuvent être des étrangers. Cette précision à toute son importance, parce que sur le plan diplomatique, on peut penser que c’est une organisation gouvernementale chinoise. Ensuite, je voudrais noter que me citer parmi dans cette affaire est quand même surprenant. C’est une initiative parlementaire, puisque les députés ayant été informés que certains de nos collègues auraient été corrompus dans l’examen des dossiers chinois, et avons pris le dossier en main en mettant en place une commission d’enquête. Un législateur ne peut pas être un exemple de corruption ! Nous avons décidé d’instaurer la bonne gouvernance en notre sein, nous les députés ! On n’a pas attendu une quelconque institution pour régler notre problème,  moraliser l’Assemblée nationale et les députés centrafricains. La Commission d’enquête qui a été mise en place a auditionné ceux qu’elle pouvait auditionner. Moi-même, j’ai été auditionné en tant que président de l’Assemblée Nationale. Le Rapport de cette Commission d’enquête a été présenté à tous les députés lors du dernier jour de la session extraordinaire. Les députés ayant estimé que le délai ne permettait pas, et nous avons renvoyé la délibération de ce dossier à la prochaine rentrée parlementaire d’octobre prochain. Les responsabilités ne sont pas encore établies puisque les députés n’ont pas encore délibéré sur la question. Je déplore simplement que l’initiative parlementaire soit accaparée par d’autres institutions. Il en est de même du Rapport parlementaire de la Commission d’enquête sur l’exploitation minière à Bozoum qui provoquerait des dégâts sur l’environnement. En tant que représentation nationale, nous ne pouvons pas nous taire. Ce Rapport qui est un outil interne à l’Assemblée Nationale sera présenté en plénière aux députés pour délibération en vue d’en donner une suite. Le Bureau de l’Assemblée Nationale travaille en fonction du Rapport du gouvernement, et le moment venu, les députés vont délibérer en tenant compte de tous ces éléments. Soyez patient ! J’invite l’opinion nationale à être patiente ! A la prochaine session, les députés vont délibérer sur le Rapport d’enquête parlementaire sans aucune pression.

LC : Sur cette affaire de pot de vin, certains de vos collègues vous citent ?

LNB : Merci pour cette question, il faut des occasions pareilles pour permettre à l’opinion nationale et internationale ‘d’être fixée sur ce qui se fait. Je note tout simplement qu’on on parle d’une entreprise Chinoise, mais il n’y’a pas d’entreprise en RCA Chinoise. Que cela soit bien compris par tous. Nous sommes un état souverain, il ne peut pas avoir une entreprise Chinoise en RCA, des entreprises qui sont installées et crées en Centrafrique, sont des entreprises qui sont créés selon les règles de droit Centrafricain. Donc, c’est une entreprise Centrafricaine et elle est de droit Centrafricain. Les actionnaires peuvent être des étrangers, Chinois, français, allemand, russe etc. ils sont des actionnaires mais l’entreprise est régie par le droit centrafricain. C’est une précision importante parce que sur le plan diplomatique, on peut penser que c’est une organisation gouvernementale chinoise qui se trouve en RCA avec des règles de gestion différentes. Ce n’est pas le cas, c’est une entreprise privée régie par le droit centrafricain. Ensuite, je voulais noter que me citer dans cette affaire, c’est une initiative parlementaire, ce sont des députés centrafricains ayant été informés de ce que certains de nos collègues auront été corrompus dans l’examen des dossiers chinois, nous avons pris le dossier en main, et nous avons mis en place une commission d’enquête parce que ,nous ne pouvons pas admettre qu’étant législateurs, que nous donnions l’exemple de la corruption, et nous avons décidé d’instaurer la bonne gouvernance à notre sein de nous-mêmes les députés. On n’a pas attendu une institution extérieure, nous avons pris l’initiative de régler nous-mêmes et de moraliser l’assemblée nationale, moraliser les députés centrafricains. La commission d’enquête mise en place a auditionné, moi-même j’ai été auditionné en tant que Président de l’assemblée nationale mais le rapport de cette commission d’enquête a été présenté en concertation en plénière à tous les députés lors du dernier jour de la session extraordinaire. Les députés ont estimé que le délai ne permettait pas et nous avons renvoyé la délibération de ce dossier à la prochaine session. Ce que je déplore, c’est que la responsabilité n’est pas encore établie, d’autres institutions s’accaparent du dossier. Je vous informe que c’est pour la première fois que l’assemblé nationale met en place une commission d’enquête parlementaire pour auditionner les députés. Parlons de la corruption, non seulement auditionner les députés mais aller enquêter sur l’exploitation minière qui provoquerait des dégâts sur l’environnement et en tant que représentant du peuple, nous ne pouvant pas nous taire. Cette commission a déposé ce rapport au bureau de l’Assemblée Nationale, il revient au Bureau de l’Assemblée Nationale de l’examiner, par la suite présenter synthèse de la conclusion à la plénière et se sont les députés qui doivent délibérer de la suite à donner.

LC : La suite à donner à votre rapport contredirais quelque peu ce que disent les députés ?

LNB : Le bureau travaille en tenant compte du rapport du gouvernement. Le moment venu les députés vont délibérer en tenant compte de tous ces éléments, soyez patients j’invite l’opinion à être patiente et à la prochaine session les députés vont délibérer sur le rapport de la mission d’enquête parlementaire.

LC : Vous n’allez pas succomber à la pression du gouvernement ?

LNB : Je ne sais pas de quelle pression au contraire, généralement c’est l’assemblée nationale qui contrôle gouvernement ce n’est pas le gouvernement qui contrôle l’assemblée nationale et c’est ça la règle. Vous avez vu comment l’assemblée lors de session interpelle le gouvernement en matière de sécurité etc… Je crois que vous êtes témoins de ce qui se fait.

LC : Certains observateurs pensent que l’Assemblée Nationale est dans son rôle ?

LNB : Ceux qui disent ça ignore tout simplement le fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Ils ne savent pas comment l’Assemblée Nationale fonctionne.

LC : Parlant justement de pression, certains observateurs pensent que c’est le président TOUADERA qui vous a offert le perchoir, et de ce fait, vous ne disposeriez d’assez de marche de manœuvre. N’est-ce pas une manière de fragiliser l’Assemblée Nationale dans son rôle ?

LNB : Ceux qui disent ça ignorent tout simplement le fonctionnement de l’Assemblée nationale, et je le dis à haute voix. Pourquoi je le dis à haute voix ? Dire que le perchoir m’a été offert par le Président TOUADERA, c’est autant dire que c’était le cas avec celui qui m’a précédé. Ce qui compte aujourd’hui, c’est de voir comment l’homme travaille sur le terrain. La véritable question, c’est de savoir si j’affaiblis l’Assemblée Nationale aujourd’hui. Je suis là depuis novembre 2018, autant de textes ont été adoptés, autant de décisions ont été adoptées en plénière. Est-ce que l’opinion nationale a constaté un affaiblissement de l’Assemblée Nationale ? Je ne pense pas ! Quand j’ai parlé du fonctionnement de l’Assemblée Nationale, le Président de l’Assemblée Nationale assure l’administration de l’Assemblée nationale. Il a le pouvoir de présider les travaux de l’Assemblée Nationale. Ce que vous devez retenir, et c’est important, les décisions de l’Assemblée Nationale sont prises en plénière par l’ensemble des députés qui adoptent les décisions à la majorité des voix. Cela est différent de la manifestation de l’opinion d’un député qui, dans la rue ou dans un journal, donne son opinion qui n’engage que lui et non l’Assemblée Nationale. Avez-vous remarqué dans les débats à l’Assemblée Nationale que le Président NGON-BABA a cherché à affaiblir l’Assemblée ou cherché à se pencher du côté du gouvernement ou du Président de la République ? Je vous donne l’exemple du Code Electoral qui a été transmis par le Gouvernement à l’Assemblée Nationale. En quoi le Président NGON-BABA a affaibli l’Assemblée Nationale ? Mon rôle n’est pas d’affaiblir l’Assemblée Nationale, mais de faire en sorte que la cohésion existe au sein de l’institution. Et cette cohésion existe ! Vous avez vu des textes importants qui ont été débattus et adoptés par l’assemblée Nationale, par tous les députés quel que soit leur configuration politique. Vous avez la majorité, l’opposition, tous s’engagent dans l’intérêt du peuple centrafricain, ils adoptent ces textes. Je crois que l’exercice de la démocratie dans ce cadre-là et pour cette période-là, je peux dire qu’il est satisfaisant.

LC : Parlant de la cohésion comme vous venez de le dire, quelles sont vos relations avec les autres membres du bureau en particulier les personnalités proches du pouvoir ou bien du MCU?

LNB : C’est là où j’exerce mon pouvoir administratif, C’est là ou j’exerce mon pouvoir discrétionnaire. En tant que Président je dois veiller à la cohésion de l’équipe du bureau de l’assemblée nationale. Vous pouvez constater lors des séances je suis entouré par mes collaborateurs. Je veille à ce que chacun joue son rôle sous mon contrôle et je pense qu’il m’est difficile de faillir. Je veille à ce que la discipline règne au niveau du bureau de l’Assemblé Nationale et pour le moment je dis que c’est la discipline qui règne. Je veille au respect des règles de fonctionnement de l’Assemblée Nationale.

LC : Vous n’avez pas affaire à des supers députés ?

LNB : Ils peuvent se faire supers députés ailleurs mais lorsque nous sommes ensemble, nous sommes en tant que bureau ou membres du bureau censés être régis par le principe de collégialité. Nous débattons des questions, nous arrêtons des décisions ensemble par concertation et dans les débats purement démocratiques, nous arrêtons les décisions pour le fonctionnement de l’Assemblée pour l’intérêt du peuple centrafricain et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

LC : Parlant un peu de la sécurité, on vient de procéder à une évaluation a mis parcours de l’accord de paix et de réconciliation. En tant que Président de l’assemblée nationale, quelle lecture faite vous de sa mise en œuvre après sa signature le 06 Février dernier?

LNB : Quand on parle de l’accord de paix et de réconciliation du 06 février 2019, il s’agit d’une question délicate alors que tout l’espoir du peuple centrafricain se fondait sur cet accord. Nous les députés, nous sommes élus de la nation, nous sommes là pour défendre les intérêts de la population, nous sommes les portes paroles de la population. C’est dire que si ça ne marche pas, par exemple dans ma circonscription je dois être préoccupé et porter cela vite à l’attention du gouvernement, cherché à avoir des solutions. L’accord était une voie attendue par le peuple centrafricain. Six mois après, il y’a eu cette réunion. On a ressenti une accalmie après cet accord, n’eût été l’évènement de Paoua par les éléments de SIDIKI et vous avez suivi les réactions de l’assemblée nationale. On a interpellé le gouvernement Centrafricain. J’ai pris bonne note de l’engagement de la Minusca à travers son chef qui a haussé le ton. Nous députés, disons merci à la Minusca de donner ce ton et nous espérons que ce ton sera traduit sur l’autel.

LC : Sur l’engagement de la Minusca, on voit bien que ce n’est pas la première fois que la Minusca parle sur ce ton. De fois où face à des situations de péril la Minusca renvoie plutôt la balle dans le camp du gouvernement. Pensez-vous vraiment que c’est la fin du laxisme de la Minusca ?

LNB : Je continue à être optimiste. Je dis une fois n’est pas coutume. Si à l’époque la Minusca le faisait il y’a des nouvelles donnes. Aujourd’hui la Minusca a fait cette déclaration publique à travers son chef. Il faudrait d’abord croire en cela. J’espère que cela sera traduit sur le terrain pour permettre à la population centrafricaine innocente de retrouver la voie de la paix définitive.

LC : D’aucuns disent que vous êtes un super Président, à l’assemblée nationale, au sein de votre partie le PAD et au sein du comité d’organisation du pèlerinage. Est-ce qu’il vous arrive à abandonner l’une de ses responsabilités ?

LNB : Tout dépend des aptitudes de tout un chacun. Face à ces charges est ce que les acteurs ont noté mes faiblesses, je ne pense pas. Ce qui es important c’est ce qu’on évolue dans les cadres diversifiés. Politiquement je suis le leader de ce parti politique, c’est le Parti d’Action pour le Développement. Je ne suis pas Président du PAD après le perchoir, c’est avant le perchoir de l’Assemblée Nationale. Je suis le Président de ce parti et c’est à ce titre là que je travaillais au Gouvernement, que je siégeais à l’Assemblée Nationale en tant que Premier Vice-président en 2011 à 2013. Ce sont des charges que j’ai eues avant que je ne sois Président de l’Assemblée Nationale. Il en est de même du comité national chargé de l’organisation du pèlerinage à la Mecque. Avant d’être un homme politique, j’ai choisi d’abord d’être croyant. J’ai préféré croire à Dieu, je suis la créature de Dieu. Toutes les actions sont guidées par les règles de la morale religieuse et ensuite de la bonne gouvernance et c’est grâce à la religion que j’ai ce comportement aujourd’hui. C’est la culture et c’est cette culture qui a fait qu’en 2014-2015 dans la communauté musulmane lorsqu’il y’avait des problèmes de gestion des pèlerins, parce qu’il y’en avait qui en faisait des activités commerciales au dos des pèlerins alors que non, ce cadre est une question de confiance. Le pèlerin vous remet l’argent, vous accomplissez des missions précises et vous organisez de telle manière que le pèlerin, le musulman qui a payé le frais de pèlerinage pour se rendre à la Mecque, pour accomplir le rite du Hadj, pour demander pardon à Dieu, pour demander à Dieu d’aider la République Centrafricaine. C’est le Gouvernement qui a fait des consultations auprès des Imans que mon nom a été proposé et mon nom a été retenu. C’est ainsi que j’ai été désigné comme Président du comité national pour le pèlerinage depuis 2015.

LC :   Est-ce qu’il n’y’a pas de durée pour votre mandat ?

LNB : Le texte c’est un décret de 2012 qui a créé le comité national pour le pèlerinage, suivi d’un arrêté de mise en application. Le texte dit que le bureau du pèlerinage à un mandat de deux ans renouvelable, ce n’est pas renouvelable une fois c’est-à-dire que dès lors que la gestion n’est pas retenue, dès lors qu’on n’a pas de griefs vis-à-vis des gestionnaires. On ne change pas une équipe qui gagne. Je voudrais tout simplement dire que jusque-là, l’organisation du pèlerinage n’a pas connu d’insuffisance et je le sais, aller auprès de ceux qui ont effectué le pèlerinage à la Mecque vous les interrogez. Aujourd’hui dans la communauté c’est la paix.

LC : Merci honorable, votre mot de la fin

LNB : Je voudrais remercier le journal Le Citoyen et je souhaite que cela soit fait pour l’ensemble des organes de presse d’avoir voulu se rapprocher de moi, pour avoir directement mon opinion sur les questions qui concernent notre pays. On a besoin de communiquer. Je pense que la bonne manière de se communiquer c’est de se rapprocher, d’aller à la source des informations pour s’avoir ce qui se fait. Vous avez noté que beaucoup de choses se disent sur l’assemblée nationale mais beaucoup de ses choses se disent à tort mais lorsque vous venez à l’assemblée nationale vous trouverez que l’Assemblée Nationale es une autre image différente de ce que certains présentent à l’extérieur. Je suis fier de l’assemblée nationale aujourd’hui, je suis fier de ce que font les députés. Les députés ont pris conscience que la vie de la nation, est entre leurs mains et c’est pourquoi lorsqu’il y’a des sessions extraordinaires qui sont convoquées, s’ils sont en intersession, à mon appel, à l’appel du Chef de l’Etat ils répondent présents.

LC : Est-ce que vous serez candidat à la prochaine élection Présidentielle ?

LNB : Quand on parle des partis politiques, il y’a des organes compétents pour prendre des décisions et  il faudrait que le congrès d’un parti politique se réunisse comme pour le PAD pour introniser les candidats aux élections législatives et se prononcer sur l’élection présidentielle. Le moment n’est pas encore venu. Je ne fais pas dictature, ce sont les militants du PAD qui vont se prononcer et qui vont décider de l’avenir politique du PAD. Mais c’est le résultat électoral du parti qui traduit le positionnement du parti. Je suis heureux de voir aujourd’hui qu’à l’assemblée nationale, vous savez combien nous avons des partis à l’assemblée nationale, 17 sont représentés et vous savez combien il y’a des partis en République centrafricaine, plus de 80 aujourd’hui. Le PAD fait partie des 17 partis représentés à l’Assemblée Nationale. La preuve NGON-BABA est à l’Assemblée Nationale. Je pense que d’ici là, nous nous préparons pour aborder les prochaines échéances. S’agissant de l’alliance avec le MCU, non je n’ai pas d’alliance avec le MCU et le PAD a toujours œuvré dans l’intérêt du peuple centrafricain.

Propos recueillis par Eddy DOUALI

LES NOUVEAUX MEMBRES ELUS DU BUREAU POLITIQUE DU MDD EN VISITE DE COURTOISIE AUPRES DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce jour mercredi 28 août 2019, Monsieur Brice Rufin MOLOMADON, Président du Mouvement pour la Démocratie et le Développement (MDD) de feu ancien Président de la République David DACKO qu’accompagnaient quelques nouveaux membres du bureau politique.

En visite de courtoisie pour échanges de civilités et présentation de la nouvelle équipe dirigeante du parti au numéro 1 de la Représentation Nationale, Monsieur MOLOMADON a affirmé mettre à profit cet instant pour faire avec lui le tour de l’actualité politique, sociale et sécuritaire du pays.

Monsieur MOLOMADON, au sortir de l’entrevue a déclaré : « Depuis le mois de juin 2019, le MDD a organisé son 3ème Congrès et à l’issue de ce Congrès, il y a eu une nouvelle équipe dirigeante. C’est ainsi qu’on a souhaité rencontrer le Président de l’Assemblée Nationale pour lui présenter ce bureau étant donné que nous avons un membre du parti qui siège à l’Assemblée Nationale ».

Le patron du MDD a en outre indiqué ce qui suit : « Nous sommes aussi venus faire le point sur l’actualité politique de l’heure notamment, on a parlé un peu de l’Accord de Khartoum, du rapport de la Cour des Comptes sur la gestion de l’Assemblée Nationale, le Code Electoral promulgué ces jours-ci bref, on a fait le tour de tous ces points ».

Il importe de préciser que l’audience s’est déroulée au Cabinet de l’Assemblée Nationale en présence du 3ème Vice-président du Bureau de l’institution, Henri VIGNER MYLLA et Monsieur Alain LAMECY, Conseiller politique.

L’ACTUALITE CENTRAFRICAINE AU MENU DES ECHANGES ENTRE LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET L’AMBASSADRICE DE L’UNION EUROPEENNE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce mardi 27 août 2019, Madame Samuela ISOPI, Ambassadrice de l’Union Européenne accréditée auprès de la République Centrafricaine.

Dans le cadre des échanges réguliers entre l’UE et les institutions républicaines du pays, Madame ISOPI a affirmé évoquer avec son hôte  des questions ayant trait à l’actualité centrafricaine : « C’était notre premier entretien de la rentrée et nous avons pu faire le point sur l’actualité en particulier l’actualité qui concerne l’Assemblée Nationale en vue de l’ouverture de la session parlementaire d’octobre. Nous avons également fait le point sur l’engagement de l’Union Européenne et j’ai informé le Président de l’Assemblée Nationale et ses plus proches collaborateurs des derniers développements internes en termes d’engagements et d’appuis que l’UE prévoit apporter à la République Centrafricaine ».

« Nous avons échangé sur certains sujets tels que la mise en œuvre de l’Accord de paix, le processus électoral, la situation sécuritaire et l’engagement du Gouvernement et de l’Union Européenne dans ce domaine » , a ajouté la diplomate de l’Union Européenne.

Ont pris part à cette audience aux côtés du Président de l’Assemblée Nationale, le 2ème Vice-président de l’institution, le député Mathurin DIMBELET NAKOE, Monsieur Modibo Bachir WALIDOU, Directeur de Cabinet, le Conseiller Diplomatique, Monsieur Dieudonné KOMBO-YAYA ainsi que le Conseiller en charge des questions économiques et financières, Monsieur Rémy YAKORO.

VISITE DE COURTOISIE DU NOUVEAU REPRESENTANT RESIDENT DE LA BANQUE MONDIALE AU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Depuis sa prise de fonction officielle en Centrafrique courant ce mois août 2019, c’est ce lundi 26 que Monsieur Han FRAETERS, nouveau Représentant Résident du Groupe de la Banque Mondiale a effectué dans la matinée une visite de courtoisie auprès du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

Venu présenter ses civilités et amabilités, Monsieur FRAETERS a saisi l’opportunité qui lui a été offerte pour saluer le rôle important que joue l’Assemblée Nationale dans le processus du retour de la paix comme il le confirme devant la presse parlementaire : « Nous avons eu une réunion pour se connaitre, une réunion cordiale au cours de laquelle, nous avons parlé du rôle crucial et central que joue l’Assemblée Nationale dans la normalisation de ce pays et surtout que la Banque Mondiale est là pour le besoin d’appuyer la République Centrafricaine. Elle est un partenaire pour renforcer les capacités de l’Assemblée Nationale de jouer ce rôle central dans le processus de paix ».

 « Au niveau de l’Assemblée Nationale, nous avons déjà fait des formations et avec le Président de l’Assemblée Nationale, on a parlé de ce que nous pourrions faire dans le futur. Dans le passé, nous avons appuyé l’Assemblée Nationale dans le suivi du processus budgétaire, à l’analyse du document de Budget », a poursuivi Monsieur FRAETERS qui précise que : « La Banque Mondiale a appuyé l’Assemblée Nationale à jouer son rôle conformément à l’article 60 de la Constitution du 30 mars 2015 concernant les décisions qui affectent les ressources naturelles ».

 Monsieur HAN FRAETERS, Représentant Résident de nationalité belge a été nommé le 1er juillet dernier et a précédemment occupé plusieurs postes au sein du Groupe de la Banque Mondiale.

Titulaire d’un master en philosophie et d’un diplôme d’études supérieures en Sciences de l’Information de l’Université Catholique de Louvain, Hans FRAETERS, avant son arrivée à la Banque Mondiale, était spécialiste en transformation numérique du secteur éducatif en Europe. Il a collaboré étroitement avec les gouvernements, divers opérateurs de l’enseignement public et privé dans des nombreux pays européens afin de mettre en œuvre les politiques de numérisation et de coopération de la commission européenne.

L’audience faut-il le préciser s’est déroulée en présence de Monsieur Modibo Bachir WALIDOU, Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, des Messieurs Dieudonné KOMBO-YAYA et Rémy YAKORO, respectivement Conseiller Diplomatique et Conseiller en matière des Finances.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE PRESENT AUX OBSEQUES DE DOCTEUR BERNARD VOYEMAKOA

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a présidé ce vendredi 23 Août 2019 à l’Université de Bangui, la cérémonie marquant les obsèques officielles du défunt Docteur en Droit Bernard VOYEMAKOA, décédé le 14 août dernier à l’hôpital de l’Amitié des suites d’une longue maladie.

Plusieurs personnalités parmi lesquelles le Président de la République, le Premier Ministre, les Présidents des institutions, parents amis et connaissances ont tenu à rendre un dernier témoignage à l’illustre disparu pour ses bons et loyaux services à la nation centrafricaine.

Des témoignages se sont succédés et l’on retiendra de l’oraison funèbre prononcée par le Doyen de la Faculté des Sciences Juridique et Politique Monsieur Augustin KONGATOUAKOSSANZO que Monsieur Bernard VOYEMAKOA, connu en milieu universitaire sous le sobriquet de VOY fut un travailleur consciencieux, souriant, charitable, rigoureux, un homme humble et sans histoire. De son vivant, il avait occupé des hautes fonctions administratives et juridictionnelles.

Le clou de la cérémonie funéraire a été la remise de la toge aux parents, suivis des dépôts des gerbes de fleurs par ordre protocolaire et le recueillement avant que la dépouille mortelle ne soit transférée à l’Autorité Nationale des Elections, lieu où il avait travaillé comme Commissaire Electoral.

Marié, père de six enfants et grand père de huit petits fils, Monsieur VOYEMAKOA est mort à l’âge de 62 ans.

Il est à noter que le regretté Docteur Bernard VOYEMAKOA fut Enseignant-Chercheur, Maître de Conférence à l’Université de Bangui et formateur de plusieurs cadres centrafricains.

LE PREMIER VICE-PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE AU CONTACT DES MEMBRES DU COMITE NATIONAL DE LUTTE CONTE LE SIDA

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Le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI a accordé ce vendredi 09 août 2019, une audience à une délégation des conseillers du Comité National de Lutte contre le VIH/Sida, conduite par Madame Marceline SEREMANDJI.

L’engagement de l’Assemblée Nationale aux côtés du CNLS en vue d’entreprendre une grande campagne de sensibilisation dans l’optique de freiner la propagation de cette pandémie du siècle sur toute l’étendue du territoire national a été au centre des entretiens entre les deux parties comme l’a confirmé Madame Marie Solange PAGONENDJI-NDAKALA, membre du cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, conseillère en charge de la famille et de la population: « Cette réunion fait suite aux deux engagements qu’avait pris le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA. D’abord lors d’une soirée de gala avec Madame Brigitte TOUADERA. Il a été question de voir comment inscrire dans le budget de l’Etat centrafricain des financements des Organisations Non Gouvernementales pour la lutte contre le Sida ».

Puis, elle a indiqué que : « Le Deuxième engagement du Président NGON-BABA a été lors de la cérémonie de présentation du Plan d’accélération de la lutte contre le VIH/Sida 2019-2021, cérémonie présidée par le Chef de l’Etat, Son Excellence le Président de la République et à cette occasion, le Président de l’Assemblée Nationale a été la première personnalité à s’engager et à engager tous les autres députés pour la lutte contre le VIH/Sida ».

« Il fallait que nous puissions opérationnaliser cela et ce que nous sommes en train de faire en nous rapprochant du CNLS qui a répondu favorablement à notre invitation. C’est ainsi que le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale Jean Symphorien MAPENZI qui a présidé cette rencontre a pris un certain nombre d’engagements dans le même sens que ceux du Président de l’Assemblée Nationale », a ajouté Madame PAGONENDJI-NDAKALA qui précise que : « D’ici la rentrée budgétaire d’octobre 2019, les députés pourront être sensibilisés, formés pourquoi pas faire un plaidoyer auprès d’eux pour qu’on puisse redynamiser les comités préfectoraux de lutte contre le VIH/Sida car, ce n’est qu’à partir des comités préfectoraux que nous pourrons espérer atteindre les Objectifs du Développement Durable en vue d’infléchir la courbe de la propagation du Sida à l’horizon 2021».

L’AMBASSADEUR DU SOUDAN EN POSTE A BANGUI, REçU PAR LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA, a reçu en tête à tête dans son Cabinet de travail, ce mercredi 31 Juillet  2019, Monsieur Abdel Raouf ALI AMIR, Ambassadeur de la République du Soudan accrédité auprès de la République Centrafricaine.

En visite de courtoisie, le diplomate Soudanais en a profité pour échanger avec le Président de l’Assemblée Nationale sur des sujets de Coopération qui existe depuis plusieurs décennies entre les deux pays, le processus de paix et de réconciliation sans occulter la situation politique actuelle au Soudan : « C’est un grand remerciement d’être accueilli par le Président de l’Assemblée Nationale, afin d’échanger sur les questions de relations bilatérales qui lient nos deux pays ».

 « J’ai rassuré le Président de l’Assemblée du soutien du Gouvernement de Transition du Soudan aux côtés de la République Centrafricaine dans le processus de paix et réconciliation tenu au Soudan et paraphé à Bangui, pour enfin parvenir à une solution de paix durable et de sécurité sur toute l’étendue du territoire Centrafricain », a poursuivi l’ambassadeur Abdel Raouf Ali AMIR qui souligne que: « la situation que vit le Soudan pendant sa transition pour préparer une élection dans les jours à venir doit servir d’exemple au le peuple Centrafricain pour l’avenir de leur cher et beau pays ».

A noter que le Soudan et la République Centrafricaine sont deux pays voisins qui entretiennent des très bonnes relations de coopération et d’amitié depuis plusieurs décennies. Les derniers pourparlers entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés qui se sont déroulés au Soudan, ont été sanctionnés par un accord de paix et de réconciliation paraphé à Khartoum le 5 février 2019 et signé le lendemain à Bangui.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE SIGNE LE LIVRE DE CONDOLEANCES EN LA MEMOIRE DU REPRESENTANT RESIDENT DE LA BAD

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA s’est rendu ce 31 juillet 2019 au Ministère des Affaires Etrangères pour témoigner de sa reconnaissance et saluer la mémoire de Monsieur Joël TOKINDANG- SIBAYE,  Représentant résident de la Banque Africaine de Développement (BAD) à l’occasion de la cérémonie de signature du livre de condoléances ouvert à cet effet.

Le défunt  TOKINDANG- SIBAYE que la mort brutale est venue arracher le 23 juillet à Bangui, fut l’une des personnalités qui ont rendu des bons et loyaux services à la République Centrafricaine en vue de son relèvement.

Précédé des 1er, 2ème et 3ème  Vice -présidents sur le hall du Ministère des  Affaires Etrangères où est dressée une chapelle ardente, le numéro 1 de la Représentant Nationale, Laurent NGON-BABA a eu à consigner ce qui suit :

« La mort brutale de notre frère TOKINDANG SIBAYE Joël, digne fils du Tchad, Représentant de la Banque Africaine de Développement en République Centrafricaine, le 23 juillet 2019 est une bien triste nouvelle qui nous laisse sans voix.

L’Afrique toute entière perd ainsi un digne fils, un ami sincère sur qui elle pouvait encore compter en cette période difficile de son histoire.

Je mesure tout le poids de cette perte immense qui occasionne assurément un grand vide pour la BAD, pour notre pays, la République Centrafricaine ainsi que pour son pays, le Tchad.

Au nom des Elus de la Nation Centrafricaine et en mon nom personnel, je leur présente mes sincères condoléances les plus attristées et leur témoigne toute ma reconnaissance et ma sympathie.

Que le Très Haut, le Tout Miséricordieux, pardonne ses péchés et l’accepte dans son paradis ».

                                        Honorable Laurent NGON-BABA

                                      Président de l’Assemblée Nationale

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ACCORDE UNE AUDIENCE A L’AMBASSADEUR DE LA CHINE EN POSTE A BANGUI

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA, a reçu en audience ce mardi 30 Juillet  2019, Monsieur CHENG-DONG, Ambassadeur de la République Populaire de Chine accrédité auprès de la RCA.

Le Diplomate Chinois de retour à Bangui après s’être rendu à la conférence des Ambassadeurs et  Consuls généraux de son pays et qui est venu échanger avec le Président de l’Assemblée Nationale,  a réaffirmé l’engagement de la Chine aux côtés de la RCA.

Au sortir de l’audience, l’Ambassadeur CHENG-DONG devant la presse parlementaire a déclaré : « Il y a deux semaines, je suis absent de la Centrafrique pour être en Chine en vue de participer à une conférence des Ambassadeurs et  Consuls généraux et maintenant il y a quelques jours je suis rentré. C’est dans ce cadre là que l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale me convoque pour discuter des relations de coopération entre nos deux pays».

 « Cette coopération est toujours dans un bel élan, mais il y a quelques actes qui tentent de l’emboiter. Prenons le cas de Bozoum avec des rapports qui circulent dans les médias et en ma qualité d’Ambassadeur et de Représentant du Gouvernement Chinois, la première proposition est que si les Chinois ont commis des fautes, le Gouvernement Chinois et l’Ambassade de Chine ne doivent pas protéger sans principe ces actes, nous respectons la loi Centrafricaine et nous demandons à nos compatriotes d’en faire autant », a souligné le diplomate chinois.

Pour l’Ambassadeur CHEN-DONG: « ce qui s’est produit, est une affaire commerciale même s’il y a une enquête parlementaire, ceci ne doit pas ternir l’image de nos relations de coopération, en d’autre terme, quelqu’un veut diaboliser la Chine à travers nos diverses relations. Car l’histoire de nos relations témoigne que la Chine a été toujours aux côtés de la RCA pendant les moments les plus difficiles ».

« Vous êtes maintenant dans le processus de paix, les relations sont entrain de monter en puissance, avec beaucoup de projets en vue, notamment, la signature dans les tous prochains jours de l’accord de construction d’un champ solaire en RCA », a fait savoir le Diplomate Chinois qui précise: « je suis prêt à dialoguer avec les parlementaires Centrafricains parce qu’il  y a trop de malentendus et ce que disent les médias n’encouragent pas un climat propice au développement du pays ».

A noter que l’audience qui a eu lieu au Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, s’est déroulée en présence du Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI et Monsieur Dieudonné KOMBO-YAYA, Conseiller Diplomatique du Président de l’Assemblée Nationale.

DIALOGUE FRANC ENTRE LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LE PERSONNEL ADMINISTRATIF

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a tenu ce mercredi 24 juillet 2019 à l’hémicycle de l’institution parlementaire une importante réunion avec l’ensemble des cadres et agents relevant  de différentes entités sous tutelle.

Redynamiser toutes les structures pour une prise de conscience professionnelle, l’ardeur et l’assiduité au travail tout en respectant les heures légales, et instaurer un cadre d’échanges permanent pour l’amélioration des conditions de vie du personnel, maillon essentiel en appui aux élus de la nation dans leurs tâches de représentants légitimes du peuple, tels ont été les objectifs assignés à cette rencontre.

Cette réunion intervient en une période d’intersession et à un moment où l’Assemblée Nationale, dans un passé récent, a été l’épicentre de plusieurs grands événements tels que l’organisation du séminaire interparlementaire de l’Association Parlementaire de la Francophonie (APF), la 74ème Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) ou encore sa convocation en sessions ordinaire et extraordinaire successives, ce qui, d’ailleurs n’a pas permis au numéro 1 de la Représentation Nationale d’être au contact de son personnel.

Devant ses collègues députés, membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, l’honorable NGON-BABA a d’abord félicité le personnel pour avoir répondu massivement présent à cette séance de travail avant d’indiquer ses priorités parmi lesquelles, celles de doter la maison d’un nouvel organigramme, dorénavant chose faite. Puis, il a été suivi du mouvement des cadres et agents de l’administration parlementaire et celui des personnalités, membres de son Cabinet.

Autres points à mettre à l’actif du Président Laurent NGON-BABA en 7 mois de présidence de l’Assemblée Nationale, la mise sur pied de la commission paritaire en charge de traiter la carrière du personnel en termes d’avancement, de reclassement et de titularisation. A cela s’ajoute la commission d’harmonisation de salaires et d’indemnités des cadres et agents.

Le Président de l’Assemblée Nationale a souhaité que chaque personnel à différent niveau de responsabilité puisse s’assumer.

Il est à noter qu’au cours de cette réunion, quelques cadres sont intervenus pour apporter des précisions sur les frais de session alloués selon qu’il s’agisse des sessions ordinaires dont le personnel ne reçoit qu’un taux forfaitaire contrairement aux textes en vigueur  ou extraordinaires et, pour se préoccuper des régimes de pensions au niveau de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

Et le clou de cette rencontre a été des engagements pris par le Président de l’institution parlementaire, Laurent NGON-BABA, pour rendre effectives les conclusions des différentes commissions qu’il a mises en place pour signer dans les jours à venir, les arrêtés d’avancement, de reclassement et de titularisation, attendus avec impatience par les fonctionnaires parlementaires :

« Dans les jours à venir, quand bien même les résultats des travaux des commissions paritaires sur tout ce qui concerne la maison du peuple, même s’il ne sont pas validés, moi, en tant que Président de l’Assemblée Nationale NGON-BABA,  je  vais tout valider. »

Ce qui a conduit à une pluie d’applaudissement montrant à suffisance la satisfaction totale du personnel.

Tout en remerciant le personnel, le Président de l’Assemblée Nationale a fait quelques exhortations : « A chaque fois quand je viens et que vous êtes au bureau entrain de travailler, cela me réjouit plutôt que de le déserter en laissant des chaises vides et que les ordinateurs sont là sans utilisateurs, ça me prend la tête, je tombe malade et je me dis qu’en face de moi, ce sont des ennemis ».

« Quiconque ne travaille pas, devient mon ennemi, par conséquent restons unis et travaillons la main dans la main dans un esprit de famille », a-t-il conclu avant de souhaiter bonne journée de travail à tous.

Monsieur Sallet NADONA BOMINGUENDE, chef de service des séances à l’Assemblée Nationale a livré ses impressions : « Je sors satisfait de cette réunion en tant que personnel de l’Assemblée Nationale, parce que sur les cinq points de revendications qui ont été formulées par le Syndicat (SYNAPARC), je crois que presque tous les points trouveront de solutions, comme l’a promis le Président  les jours qui vont suivre soit par le Bureau de l’Assemblée Nationale ou le Président de l’Assemblée Nationale lui-même. Je suis vraiment satisfait, ravi de cette situation et je demanderai au personnel de l’Assemblée Nationale de continuer dans sa mission de service public en vue de rendre notre institution noble ».

LE DEPUTE ET HOMME D’AFFAIRES CAMEROUNAIS ALBERT KOUINCHE REçU PAR PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE

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Arrivé dimanche à Bangui dans le cadre d’une visite professionnelle, le député de la Région du Koungh-Khi à l’Ouest du Cameroun, Albert KOUINCHE a été ce lundi 22 juillet 2019, l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

En visite de courtoisie pour présenter ses civilités au Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable KOUINCHE a affirmé échanger avec le N°1 de la Représentation Nationale sur les opportunités de réaliser certains projets multi domaniaux, créateurs d’emplois en vue du relèvement de la République Centrafricaine.

Au sortir de l’audience, Monsieur KOUINCHE sous sa double casquette a déclaré : « Je suis arrivé en Centrafrique depuis dimanche, je dois dire dans le cadre de mes activités professionnelles, professionnelles en ce sens qu’avant d’être député, je suis opérateur économique et par conséquent, en marge de cette visite, et comme je suis député de la nation, il était normal que je vienne rendre une visite de courtoisie au très honorable Président de l’Assemblée Nationale qui, est d’ailleurs le collègue de mon patron du Parlement, le très honorable CAVAYE YEGUIE ».

 « J’ai rendu compte au Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA de ce que j’ai fait depuis et c’est normal parce que ce sont nos patrons (Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine et son collègue du Cameroun), nous avons échangé au sujet des projets que j’entends réaliser ici et j’ai tenu aussi à lui exprimer mes remerciements et mon soutien par rapport à l’appui qu’il apporte à EXPRESS UNION Centrafrique, lequel appui est apporté par tout le Gouvernement centrafricain » a poursuivi l’honorable KOUINCHE qui conclut : « Je repars d’ici tout satisfait et je transmettrai au très honorable CAVAYE YEGUIE, les salutations de son frère, de son collègue ».

Ont pris part à cette audience aux côtés du Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Rémy YAKORO, Conseiller en matière des Finances et Monsieur Christophe NDOUBA, Chargé de Mission aux Organisations Parlementaires.

FIN DE LA 2ème SESSION EXTRAORDINAIRE 2019

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Initialement convoquée du 26 juin au 10 juillet, puis prolongée du 11 au 20 juillet 2019, la Session Extraordinaire de l’Assemblée Nationale a pris fin ce samedi 20 juillet de l’année en cours.

La cérémonie organisée à l’hémicycle sous la présidence de Laurent NGON-BABA, en sa qualité de Président de l’institution parlementaire, s’est déroulée en présence du Premier Ministre, Firmin NGREBADA, assisté de quelques membres de son Gouvernement parmi lesquels Madame Eugénie Lucienne NGBONDO, Ministre Chargée des Relations avec les Institutions de la République.

Les Présidents des institutions, les Représentants des différentes couches socio-professionnelles, les Ambassadeurs, Chefs des Missions diplomatiques, Postes Consulaires et les Représentants des Organismes Internationaux ont eux aussi fait  le déplacement du Palais du peuple, temple de la démocratie  centrafricaine.

Après la lecture du Décret convoquant l’Assemblée Nationale en Session Extraordinaire faite par le Député Bernard DILLAH, Premier Secrétaire Parlementaire, le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a prononcé son allocution de circonstance en ces termes :

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; 

Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique, Postes Consulaires et Représentants des Organisations Internationales ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet de la Présidence, de l’Assemblée Nationale et de la Primature ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis politiques et des Organisations syndicales ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

 

Le 29 mai 2019, ici même dans l’hémicycle où se cristallisent les opinions et les débats de la Représentation nationale sur la destinée de notre Pays, je laissais entrevoir dans mon discours de clôture de la Première Session Ordinaire de 2019, l’éventualité d’un rappel des Honorables Députés en Session Extraordinaire en vue d’examiner d’importants textes de Loi pour lesquels le temps a fait défaut.

C’est ainsi que Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, dans sa vision d’une gestion efficiente des affaires de la Nation pour une meilleure gouvernance a, par Décrets dont lecture vient de vous être donnée, convoqué l’Assemblée Nationale en session extraordinaire du 26 juin au 10 juillet 2019, puis du 10 au 20 juillet 2019.

Cette session extraordinaire successive prend aujourd’hui fin. Aussi, voudrais-je souhaiter au nom de l’ensemble des Honorables Députés et en nom propre, la bienvenue aux distinguées et différentes personnalités invitées à la présente cérémonie de clôture.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique, Postes Consulaires et Représentants des Organisations Internationales ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

            La session extraordinaire qui prend ainsi fin, inscrit à son bilan l’adoption de :

  • la Loi rectificative des Finances 2019, le 12 juillet 2019;
  • la Loi portant création de l’Office de coton, le 15 juillet 2019;
  • et enfin la loi portant Code électoral de la République Centrafricaine après le contrôle de constitutionnalité par la Cour Constitutionnelle, le 19 juillet 2019.

L’adoption de ces textes est le résultat d’un travail acharné et résolu, à porter au mérite des Honorables Députés qui, d’abord dans les Commissions, puis en Plénière ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Je voudrais en féliciter très sincèrement mes Honorables Collègues et les encourager à maintenir le même cap d’abnégation pour les tâches futures.

Les textes adoptés à l’occasion de cette session extraordinaire, sont soit des textes nécessaires au relèvement économique de notre pays , à savoir, le Collectif Budgétaire et  la loi portant création de l’Office de coton soit des textes en rapport avec l’actualité politique, en l’occurrence, le Code Electoral.

Parlant du collectif budgétaire, il est fondé sur la mise en œuvre de l’Accord de Paix et de Réconciliation du 06 Février 2019, la déclaration de politique générale du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, du 29 avril 2019, la persistance de l’insécurité dans certaines régions du pays et la nécessité de prendre en compte la loi de Programmation militaire, intervenues après l’adoption de la Loi des Finances 2019.

Concernant le Code Electoral, il n’est un secret pour personne, que notre pays se dirige à grands pas vers des élections générales, à l’horizon 2020–2021. Il convient donc pour les Institutions républicaines, de créer toutes les conditions propices à favoriser la tenue d’élections libres, justes et démocratiques.

Pour ce faire, l’esprit du consensus a prédominé dans l’examen et l’adoption du Code Electoral suite à la décision de la Cour Constitutionnelle.

Je voudrais saisir opportunément cette occasion pour féliciter le Gouvernement au nom de la Représentation nationale, pour les efforts fournis dans le cadre des réformes des Finances publiques ayant conduit le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (F.M .I) à valider la 6ème revue avec la République Centrafricaine, soutenue par la Facilité Elargie de Crédit.

Cependant, quelques projets de Loi importants en cours d’examen dans les commissions compétentes seront inscrits à l’ordre du jour de la prochaine session. Je pense notamment aux :

  • projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité Nationale des Elections(ANE) ;
  • projet de loi portant Cadre institutionnel et financier applicables aux entreprises et établissements publics ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

Au moment où s’achève notre Session extraordinaire, nous notons avec satisfaction la mobilisation du Gouvernement et des partenaires pour la vulgarisation de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation d’une part, et la Consultation populaire à la base pour la mise en place de la Commission, Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation d’autre part.

Aussi, il y a des raisons de croire au retour progressif de la paix, eu égard aux échos qu’on enregistre sur le plan de la démobilisation et du désarmement des Groupes armés ainsi que de la mise en place des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (U.S.M.S) regroupant des éléments des Forces Armées Centrafricaines (F.A.C.A) et des Groupes armés, sous le commandement de l’Etat-Major des FACA. Pourvu que nous intégrions tous, dans notre schéma de pensée, la nécessaire acceptation fraternelle de nos frères, et gardions à l’esprit l’importance de ces activités pour le retour de la paix dans notre pays.

Je ne saurais terminer mes propos sans évoquer les sujets qui défraient la chronique et qui toucheraient à l’exploitation des ressources minières par certaines sociétés et à la moralité de certains Elus de la Nation.

Sensibles aux pleurs de la population de certaines régions, les Elus de la Nation ont dépêché une Mission d’enquête parlementaire à Bozoum et à Bossangoa afin de faire toute la lumière sur la question. Ladite mission est de retour et a déposé son Rapport qui est en cours d’examen par l’Assemblée Nationale.

S’agissant de la moralité de certains Elus de la Nation qui auraient perçus des facilités dans le cadre de l’examen des dossiers miniers, la Commission d’enquête parlementaire mise en place à cet effet, vient de déposer son rapport à mi-parcours qui fera l’objet de délibération à la prochaine Session.

Autant, l’Assemblée Nationale contrôle le Gouvernement, autant, elle instaure en son sein la Bonne Gouvernance.

Par conséquent, j’invite toute opinion à retenir son souffle et se garder de tout commentaire jusqu’à la conclusion de l’Assemblée Nationale.

Je rappelle que c’est en application des dispositions de la Loi n°17.011 du 11 mars 2019, portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale que ces missions d’enquête ont été déployées.

Honorables Députés,

La parenthèse de la session extraordinaire va se refermer et l’inter session va reprendre ses droits. Vous aurez toute la latitude de repartir dans vos circonscriptions pour rendre compte à vos électeurs.

Votre contribution à cet effet est attendue. Je vous exhorte tous à vous plier à cet exercice, en toute responsabilité.

En vous souhaitant, Honorables Députés, Chers Collègues, un excellent séjour dans vos circonscriptions respectives,

Je déclare close la première session extraordinaire de l’année 2019.

Je vous remercie.

UNE DELEGATION DE L’OIF REçUE PAR LE PRESIDENT L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordé ce jeudi 18 juillet 2019, une audience à une délégation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en mission de travail en République Centrafricaine du 16 au 19 juillet. Cette délégation a été conduite par Monsieur Georges NAKSEU-NGUEFANG, Directeur Affaires Politiques et Bonne Gouvernance de l’OIF en poste à Bangui.

Au centre des échanges, plusieurs sujets ont été abordés par les deux parties comme l’a indiqué à la presse parlementaire, Monsieur NAKSEU-NGUEFANG : « Nous sommes là dans le cadre d’une mission qui a été déployée sur le terrain par Son Excellence, Madame Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire Générale de la Francophonie. Vous savez, à quelle place la République Centrafricaine occupe au sein de cette organisation et, il était de bon temps que nous puissions passer pour rendre une visite de courtoisie qui a été par ailleurs une séance de travail avec le Président de l’Assemblée Nationale qui nous a fait l’honneur de nous recevoir et nous nous pu ensemble passer en revue un certain nombre de questions relatives à la coopération que nous menons avec cette institution ».

« Nous avons également salué le travail mené par l’Assemblée Nationale et nous avons également évoqué quelques perspectives de coopération à moyen et court terme dans le cadre de l’accompagnement de la Francophonie au relèvement de la Centrafrique », a ajouté l’émissaire de l’OIF qui précise : « Nous avons parlé des évolutions enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum et le travail qui reste à faire. Nous avons à la même occasion été très heureux de savoir que la Francophonie qui a déjà apporté un soutien dans le cadre du travail à mener avec d’autres partenaires internationaux surplace, que la Francophonie avait encore des espaces où, elle pourrait apporter une contribution plus utile pour créer une dynamique de dialogue, de concertation permanente qui est un élément fondamental pour le relèvement de la République Centrafricaine ».

Il est à noter que l’audience s’est déroulée au Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale en présence de l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’institution, de Monsieur Modibo Bachir WALIDOU, Directeur de Cabinet et du Chargé de Mission aux Organisations Parlementaires, Monsieur Christophe NDOUBA.

RETOUR A BANGUI DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE APRES LE SOMMET PANAFRICAIN DE BRAZZAVILLE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA qui a pris part au sommet Panafricain  de haut niveau  sur le financement du VIH et de la santé, organisé dans la capitale congolaise du 11 au 12 juillet 2019, a regagné Bangui ce dimanche après-midi, 14 juillet 2019.

Faut-il le rappeler, ce sommet est organisé par le Parlement Panafricain en collaboration avec l’Assemblée Nationale congolaise et l’ONUSIDA.

C’est aux environs de 17 heures 30 minutes, heure locale que l’avion au bord duquel se trouvait le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA, s’est posé sur la piste de l’aéroport international Bangui M’poko.

A sa descente de l’avion, le Chef du Parlement centrafricain a reçu les honneurs militaires des autorités aéroportuaires, puis a été accueilli par le Député Mathurin DIMBELET NAKOE, 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale et des quelques membres de son Cabinet avant d’être conduit au pavillon présidentiel pour des échanges de courtoisie avec ses plus proches collaborateurs.

L’honorable Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a eu l’opportunité de dégager les enjeux de ce sommet Panafricain : « L’invitation de Brazzaville est une invitation avec insistance compte tenu de l’importance du sujet. Le Président du Parlement Panafricain ainsi que le Président de l’Assemblée Nationale du Congo nous ont saisi par écrit pour solliciter notre présence effective à Brazzaville afin de participer au même titre que les autres collègues Présidents des chambres des Parlements, membres du Parlement Panafricain à ce sommet de haut niveau, un haut niveau parce que, ce sont des hautes autorités de la République du Congo qui ont marqué leur présence à l’ouverture de ce sommet ».

Le Président Laurent NGON-BABA ajoute : « Le sommet a regroupé plusieurs Présidents des différentes chambres à savoir, Assemblée Nationale  et Sénat, membres du Parlement Panafricain. Nous avons débattu de la question du Sida et de la santé qui sont des éléments déterminants pour le développement d’un pays. Il faut noter que ce sommet est organisé conjointement par les Nations-Unies, l’ONUSIDA et le Parlement Panafricain avec l’appui de la République du Congo ».

 « A titre de rappel, en février dernier, les Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union Africaine avaient adopté une déclaration en ce qui concerne le financement du VIH/Sida et de la santé pour le développement de l’Afrique », a fait savoir l’honorable Laurent NGON-BABA qui souligne : « Après avoir constaté qu’aujourd’hui, le financement pour la lutte contre le Sida et de la santé constitue une préoccupation essentielle, il faut noter que ce sont beaucoup plus les partenaires au développement, les partenaires financiers et techniques qui appuient les Etats africains dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida. Le moment est venu pour que les Etats se prennent en charge, parce que la question de Sida est une question de population ».

 « Il faudrait que les Etats africains prennent en charge en finançant la lutte contre le Sida et pour ce faire, les représentants de la population que nous sommes les Députés, l’Assemblée Nationale et les Sénateurs devraient se mobiliser pour accompagner le Gouvernement dans la lutte contre le Sida et il est noté un rôle important des Parlements africains pour la lutte contre ce fléau en qui concerne la recherche de financement », a précisé le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine.

 

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE SE REND A BRAZAVILLE POUR LE SOMMET PANAFRICAIN SUR LE FINANCEMENT DU VIH ET DE LA SANTE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA  s’est envolé ce matin du 10 juillet 2019 à destination de Brazzaville au Congo, en vue de prendre part au sommet panafricain  de haut niveau  sur le financement du VIH et de la santé, organisé dans la capitale congolaise du 11 au 12 juillet 2019, par le Parlement Panafricain en collaboration avec l’Assemblée Nationale congolaise et l’ONUSIDA.

Le N°1 de la Représentation Nationale Centrafricaine répond ainsi à l’invitation du Très Honorable Roger NKONDO DANG, Président du Parlement Panafricain.

La Commission Santé, Travail et des Affaires Sociales du Parlement Panafricain qui constitue la cheville ouvrière de l’organisation dudit sommet, est présidée faut-il le préciser, par un parlementaire centrafricain et la présence du Président Laurent NGON-BABA à ce sommet, renforce ainsi d’autre part le rôle de l’Assemblée Nationale Centrafricaine au sein de l’Institution Panafricaine.

La rencontre de Brazzaville vise à outiller les participants sur la nécessité d’apporter une réponse d’urgence à la pandémie du VIH/Sida, véritable frein au développement du continent.

Précisons que le Parlement Panafricain (PAP), organe de l’Union Africaine créé le 18 mars 2004, a pour mission d’assurer la pleine participation des peuples africains au développement économique et à l’intégration du continent, tout en servant de plateforme aux citoyens africains afin qu’ils soient impliqués dans les débats et les prises de décisions concernant les problèmes et les défis auxquels le continent est confronté. Le siège du Parlement se trouve à Midrand en Afrique du Sud.

RETOUR DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DE RUSSIE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a regagné Bangui ce vendredi 05 juillet 2019, après un séjour de près d’une semaine à Moscou où, il a été invité par les autorités gouvernementales et parlementaires russes à prendre part à deux importantes rencontres de haut niveau.

Dans la Capitale russe, le numéro 1 du Parlement centrafricain, Laurent NGON-BABA a pris part activement et consécutivement au 2ème Forum International sur le « Développement du Parlementarisme »du 1er au 2 juillet, puis, le 03 juillet dernier, il a été à la Conférence Parlementaire « Russie-Afrique ».

A sa descente de l’avion à l’aéroport Bangui M’poko, il a été accueilli par une forte délégation de l’Assemblée Nationale, comprenant les membres du Bureau sous la coupe du Premier Vice-président, Jean Symphorien MAPENZI ainsi que les membres du Cabinet.

Devant la presse, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale a fait la déclaration suivante : « L’occasion m’a été donnée de participer au 2ème Forum Mondial sur le Développement du Parlementarisme. Vous savez quand on parle de parlement, nous avons un rôle important à jouer dans le cadre de la diplomatie parlementaire ».

Puis, il a ajouté que : « Tout Parlement a un pouvoir de la diplomatie parlementaire et c’est dans ce cadre que nous avons été invité à Moscou où le continent du monde a été représenté à ce Forum parce qu’il s’agit de renforcer la coopération interparlementaire dans le monde. A l’image de ce qui se fait au niveau de l’Exécutif, vous comprendrez qu’il y a des rencontres des Gouvernements, des Chefs d’Etat dans le monde pour partager les expériences afin de renforcer la coopération car, nous vivons dans un monde globalisé aujourd’hui ».

« Les députés qui sont d’abord les représentants légitimes de la population de chaque Etat devraient se serrer les rangs autour des questions qui préoccupent la population du monde. Ces questions sont des questions de sécurité, de changement climatique, c’est des questions de développement de la jeunesse et du rôle que doit jouer la jeunesse dans le  développement du monde » a indiqué enfin le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA.

LE PREMIER VICE-PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE REÇOIT UN GROUPE D’EXPERTS MANDATES PAR LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU

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Le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI,  s’est entretenu ce jeudi 04 juillet 2019, avec un groupe d’experts commis par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies en mission d’évaluation en République Centrafricaine.

Conduit par Monsieur KELVIN, ce groupe d’experts a sillonné certaines villes du pays pour s’assurer des avancées enregistrées  quant à l’observance par le Gouvernement de l’embargo sur les armes imposé par les Nations-Unis depuis 2013.

Il s’agit également pour ces experts de dresser suite à cette mission, un rapport au Conseil de Sécurité de l’ONU qui décidera de la levée partielle ou totale de l’embargo qui empêche les Forces Armées Centrafricaines de retrouver leur pleine capacité opérationnelle.

Le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI s’est confié à la presse parlementaire en ces termes : « ces experts sont venus écouter les élus de la nation que nous sommes, quelles sont nos préoccupations et nous avons également profité pour leur poser la question de savoir puisse qu’ils étaient à Bouar et ailleurs, et qu’ils ont rencontré le Gouvernement et certains acteurs, quelles étaient leurs impressions ? Quel était selon eux, ce que l’Assemblée Nationale pouvait apporter et c’est ça qui a fait l’objet de nos échanges ».

S’agissant des mesures imposées par les Nations-Unies en cas de non-respect de l’embargo telles que l’interdiction d’importer les armes, de voyage ou de gel des avoirs et présentement du côté des groupes armés qui continuent à s’armer et surarmer, le député MAPENZI a déclaré: « Nous avons dit à nos interlocuteurs pourquoi est-ce que notre armée peut-être mise sous embargo pendant que les groupes armés n’ont pas été mis sous sanction, tout cela a été évoqué. Nous avons aussi suggéré la possibilité d’alléger un peu et surtout de mettre la pression sur les groupes armés pour que les massacres cessent, pour que les gens circulent librement dès lors que, depuis le 06 février 2019, il y a  eu un Accord politique de paix qui a été signé et qui n’a pas été  respecté par certains groupes armés ».

« Les honorables députés ont exprimé leurs préoccupations quant à la libre circulation des biens et des personnes, quant à la situation sécuritaire et nous pensons que cette mission d’évaluation d’experts fera un rapport qui va permettre au Conseil de Sécurité de prendre la bonne décision afin que nous sortions un peu plus de cette situation que nous traversons depuis un moment » a-t-il conclu.

Il est à noter que l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies à la RCA depuis 2013 et renouvelé plusieurs fois reste en vigueur jusqu’au 31 janvier 2020.

Ont pris part à cette audience les députés, Henri Mylla VIGNER, 3ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, Emilie Béatrice EPAYE, Présidente de la Commission Affaires Etrangères, Joël SINFE MOÏDAMSE, Président de la Commission Défense et Cool SONNY BAYONE, représentant du Groupe Parlementaire de la Majorité Présidentielle.

énéral.

LE SECRETAIRE GENERAL DU GROUPE DES ETATS ACP REçU A L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI a reçu ce jeudi 04 juillet 2019, une délégation du Groupe des Etats de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), conduite par Docteur Patrick GOMES, Secrétaire Général de ladite structure qu’accompagnait Monsieur Daniel Emery DEDE, Ambassadeur de la République Centrafricaine auprès du Royaume de Belgique.

L’implication du Groupe des Etats ACP de concert avec l’Assemblée Nationale dans le processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale en Centrafrique et la promotion du secteur privé ont été au centre de cette rencontre comme l’a indiqué Monsieur GOMES : « Nous avons discuté de la meilleure façon pour le Groupe ACP de s’impliquer dans le processus de l’Accord de paix aux côtés de nos imminents parlementaires. Nous voulons qu’il y ait des échanges plus approfondis entre parlementaires. Que beaucoup plus de parlementaires viennent à Bruxelles notamment à l’occasion des sessions de l’Assemblée parlementaire pour qu’ils expliquent davantage aux autres parlementaires l’état actuel de la situation sécuritaire en République Centrafricaine ».

S’agissant du deuxième volet de cette visite de travail en Centrafrique à savoir le cadre économique, le Secrétaire Général du Groupe ACP a répondu en ces termes : « Nous allons mettre un accent particulier dans le nouvel Accord dit post-Cotonou 2020 sur le secteur privé et l’investissement notamment la nécessité de la transformation locale de nos produits c’est-à-dire, industrialiser nos Etats pour donner une plus-value à nos produits et faire évoluer la chaine de valeur ».

« Nous allons suivre étroitement le travail qu’effectuera l’Assemblée Nationale centrafricaine s’agissant essentiellement du secteur privé parce qu’il (secteur privé) ne peut pas évoluer normalement s’il n’y a pas de lois adéquates qui l’encadre », a fait savoir Docteur Patrick GOMES, Secrétaire Général du Groupe des Etats ACP.

A signaler que le 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, Mathurin DIMBELET NAKOE, les députés Steve KOBA, Président du Groupe Parlementaire Cœurs Unis et Davy YAMA de l’Assemblée parlementaire ACP ont assisté à cette audience au même titre que Messieurs Modibo Bachir WALIDOU, Directeur de Cabinet du Président de l’institution et Noël KAMNADJI, Secrétaire Général.

DEPART EN RUSSIE DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Répondant à l’invitation des autorités gouvernementales et parlementaires russes, le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine, Laurent NGON-BABA, dans l’optique de faire rayonner son institution,  s’est envolé de Bangui ce vendredi 28 juin 2019 à destination de Moscou.

Dans la capitale russe, il prendra tout d’abord part aux côtés de ses pairs, Présidents des Parlements, au 2ème Forum International sur le « Développement du Parlementarisme » qui se déroulera du 1er au 2 juillet prochain. Ensuite le 3 juillet, le Président NGON-BABA assistera à la Conférence parlementaire « Russie-Afrique ». Cette conférence se tiendra toujours à Moscou.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE REÇOIT LE RECTEUR DE L’UNIVERSITE DE BANGUI

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce jeudi 27 juin 2019, le Professeur Jean Laurent SYSSA-MAGALE, Recteur de l’Université de Bangui qu’accompagnaient Monsieur Jean KOKIDE, Secrétaire Général de la dite Université et Madame Mariette DETHOUA en sa qualité de Présidente de la commission-Accueil du comité d’organisation de la 41ième Session des Comités Consultatifs Interafricains du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).

L’objectif de cette rencontre est de solliciter du Président NGON-BABA la mise à disposition de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pour servir de cadre à l’organisation de ces assises comme l’indiqué Monsieur SYSSA-MAGALE : « Nous venons présenter nos civilités à l’honorable Président de l’Assemblée Nationale, lui présenter aussi l’état d’avancement des différentes commissions d’organisation de la 41ième Session des Conseils Consultatifs Interafricains. Pour une manifestation comme telle, l’ouverture et la clôture, nous sollicitons l’hémicycle de l’Assemblée Nationale et c’est le patron, le chef en plus l’Assemblée Nationale représente le peuple, nous tenons à l’informer et lui dire un peu ce que nous, en tant camessien, en tant que comité d’organisation, on a ressenti et par rapport à l’organisation qu’on fait, comment est-ce que les choses évoluent ».

 « Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a été très attentif à tout ce que nous lui disons, sa disponibilité à nous recevoir, c’est une très bonne chose, on le remercie et aussi avec les échanges, il nous a dans la mesure où réussi ici l’organisation de la 74ième Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (13 et 14 juin 2019), signifiés que c’est une démarche difficile et il nous a encouragés » a souligné le Professeur Jean Laurent SYSSA-MAGALE.

Il est à noter que ces assises du CAMES se tiendront à Bangui du 04 au 18 juillet 2019 et elles réuniront des enseignements chercheurs, des élites d’Afrique de 19 pays.

Retenez enfin qu’ont pris part à cette audience, les 2ièmeet 4ièmeVice-présidents de l’Assemblée Nationale à savoir Mathurin DIMBELET NAKOE et Dieudonné Marien DJEME et quelques membres du cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

OUVERTURE DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE 2019 DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Aux termes du décret N° 19.163 signé en date du  11 juin  dernier par le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA, l’Assemblée Nationale est convoquée en Session Extraordinaire du 26 juin au 10 juillet 2019 en vue d’examiner et d’adopter un certain nombre de projets de loi parmi lesquels celui portant collectif budgétaire 2019, le projet de loi portant Code Electoral de la RCA après le contrôle de la Constitutionnalité par la Cour Constitutionnelle ou encore le projet de loi organique portant composition, organisation et le fonctionnement de l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

C’est dans ce contexte là que s’est ouverte sous les auspices du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA ce mercredi 26 juin, la présente Session Extraordinaire en présence de Monsieur Henri Marie DONDRA, Ministre des Finances et du Budget, représentant le Premier Ministre, assisté de Monsieur Maxime BALALOU, Ministre Chargé du Secrétariat du Gouvernement.

Nombreux ont été les Présidents des institutions, les Représentants des différentes couches socio-professionnelles, les Ambassadeurs, Chefs des Missions diplomatiques, Postes Consulaires et les Représentants des Organismes Internationaux à faire le déplacement du Palais du peuple, temple de la démocratie  centrafricaine.

Après la lecture du Décret convoquant l’Assemblée Nationale en Session Extraordinairepar le Député Bernard DILLAH, Premier Secrétaire Parlementaire, le numéro 1 du Parlement centrafricain, Laurent NGON-BABA a prononcé son allocution de circonstance en ces termes :

Monsieur le Représentant   Personnel  du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;

Madame le Ministre Chargé des Relations avec les Institutions de la République ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de mission Diplomatique, Consulaire et Représentants des Organisations internationales ;

Honorables Députés de la Nation, Chers Collègues ;

Mesdames et Messieurs les Membres des Cabinets de la Présidence, de l’Assemblée Nationale et de la Primature ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis Politiques et  des Organisations Syndicales;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de saisircette occasion pour vous exprimer ma profonde gratitude pour avoir honoré de votre présence cette cérémonie d’ouverture de la première session extraordinaire de l’Assemblée Nationale en même temps me féliciter de ce que de nombreux Elus du Peuple, ont répondu à l’appel du Devoir.

 

 

Mesdames, Messieurs ;

Distingués Invités,

 

    Le 29 mai dernier, nous avons clôturé la première session ordinaire de l’année en espérant voir chacun de nous se rendre dans sa circonscription pour la restitution des activités parlementaires.

Cependant, les impératifs du moment nous ont interpellés aux fins d’accueillir et d’organiser la 74ème Session de l’Union Parlementaire Africaine (UPA).

Je voudrais à ce sujet me féliciter en vos noms, Honorables Députés, de la Déclaration adoptée à l’occasion de cette 74ème session de l’U.P.A par nos collègues Députés des pays africains frères, Déclaration relative au soutien à l’Accord de Paix du 06 février 2019, aux plus hautes Autorités centrafricaines et notamment à Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat ainsi qu’à l’Appel à la levée de l’embargo sur les armes qui frappe si injustement notre pays.

Mes félicitations vont particulièrement aux Honorables Députés et au personnel administratif, qui ont travaillé jour et nuit pour la parfaite réussite de ces assises.

Aujourd’hui les enjeux de différents projets de textes soumis à notre examen, nous amène à sacrifier une fois de plus une partie de nos vacances parlementaires.

En effet, cinq (05) projets de Lois sont transmis à l’Assemblée Nationale. Il s’agit de :

  • Le projet de Loi de Finances rectificative 2019 ;
  • La Loi portant Code électoral de la République Centrafricaine, après le contrôle de constitutionnalité par la Cour Constitutionnelle ;
  • Le projet de Loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E)
  • Le projet de Loi portant création de l’Office de Coton
  • Le projet de Loi portant organisation du cadre institutionnel, juridique et financier applicable aux entreprises et établissements publics ;

  1. Le projet de Loi relatif au Collectif budgétaire s’explique en ce que depuis l’adoption de la Loi des Finances 2019, des faits et actes majeurs tels que l’adoption de la loi de programmation militaire, la révision à la hausse du crédit alloué pour les élections 2020-2021, la prise en compte des besoins de fonctionnement des départements ministériels nouvellement créés et d’autres organes mis en place en application de l’Accord du 6 février 2019, le blocage momentané de la Route Nationale n°1 appelé couramment Corridor Bangui-Garoua- Boulaï qui constitue la principale voie d’approvisionnement de notre pays, par des éléments armés, pour ne citer que ceux-ci, ont impacté l’exécution du Budget de l’Etat rendant aléatoire la réalisation des prévisions. C’est pourquoi le besoin s’est imposé d’adapter le Budget Dépenses initialement prévu aux nouvelles prévisions de Recettes afin de donner à l’Etat, le moyen de tenir ses engagements.
  1. Au sujet du projet du Code Electoral, conformément aux dispositions de l’article 96 de la Constitution du 30 mars 2016, le Président de la République a déféré le texte adopté par l’Assemblée Nationale, le 23 avril 2019 devant la Cour Constitutionnelle pour son contrôle de constitutionnalité.

La Cour Constitutionnelle, après en avoir délibéré, a rendu sa décision n°006/CC/19 du 05 juin 2019, déclarant certaines dispositions non conformes à la Constitution et reformulant d’autres dispositions.

C’est ici le lieu de préciser que lorsqu’un texte est adopté par l’Assemblée Nationale, le Président de la République, à qui le texte est transmis, dispose d’un délai de quinze (15) jours pour sa promulgation. Ces quinze (15) jours courent à compter de la date de la transmission du texte par le Président de l’Assemblée Nationale au Président de la République. Pendant ce délai, le Président de la République a deux possibilités : soit, il promulgue le texte, soit, il le renvoie à l’Assemblée Nationale pour une deuxième lecture.

Toutefois, s’agissant des Lois organiques, le Président de la République défère obligatoirement le texte devant la Cour Constitutionnelle pour son contrôle de constitutionnalité, avant toute promulgation en application de l’article 26 de la Loi organique n°17.004 du 15 février 2017, portant organisation et fonctionnement de ladite Cour.

La Saisine de la Cour Constitutionnelle suspend le délai de quinze (15) jours.

C’est le cas du présent projet de Code Electoral qui nous revient pour une nouvelle délibération, à la suite de la décision de la Cour Constitutionnelle.

  1. S’agissant du projet de Loi organique sur l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E), la Constitution du 30 mars 2016, prévoit en son article 145 dernier alinéa, qu’une loi organique détermine la composition, l’organisation et le fonctionnement de celle-ci. Ce projet de texte vise donc la constitutionnalisation de cet organe et le renforcement de son statut afin de garantir l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques.
  1. En ce qui concerne le projet de Loi sur l’Office du Coton, il  vise à ériger la Cellule Coton en Office public aux fins d’une gestion efficiente des appuis techniques et financiers qui seront apportés pour la relance de la filière coton. La culture du coton, constitue en effet, une source de revenu dans notre pays. Elle contribue ainsi à l’amélioration de la production vivrière.
  1. Quant au projet de Loi portant organisation du cadre institutionnel, juridique et financier applicable aux entreprises et établissements publics, il vise à réorganiser notre secteur parapublic en tenant compte des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la Loi n°08.011 du 13 février 2008 applicable aux Entreprises et Etablissements publics, en précisant les missions et en renforçant la surveillance des agences, gage de plus de transparence dans la gestion financière.

Dès lors, Honorables Députés, Chers Collègues, vous comprenez pourquoi, le report de certaines missions de longue durée et surtout celles pouvant amputer bon nombre des membres des commissions compétentes dans l’examen de ces textes.

 

Honorables Députés de la Nation, Chers Collègues ;

Mesdames, Messieurs,

 

Je ne doute pas un instant que nous allons tous être très assidus aux travaux en commission et aux débats en séances plénières pour tenir le pari de la présente session extraordinaire.

Tout en souhaitant pleins succès dans nos travaux,

Je déclare ouverte la première session extraordinaire de l’Année 2019.

Je vous remercie.

LA PRESSE PARLEMENTAIRE DOTEE DES MATERIELS TECHNIQUES ET AUDIOVISUELS

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Ouf de soulagement pour le personnel de la Direction de la Communication et des Relations Publiques qui dispose désormais de matériels haut de gamme de travail acquis sur fonds propres de l’Assemblée Nationale et ce, à hauteur d’environ six millions sept cent mille (6.700.000) francs CFA, et grâce à la volonté affichée et sur un leadership du Président de l’Institution Laurent NGON-BABA.

Composés d’un pack caméra, d’un pack appareil photo Sony, de deux enregistreurs, de deux ordinateurs portables et autres accessoires et objets, ces équipements permettent non seulement à la Presse Parlementaire d’être autonome dans son travail professionnel mais aussi de rendre beaucoup plus visibles les activités parlementaires.

La cérémonie symbolique de remise de ces matériels s’est déroulée au salon d’honneur de l’Assemblée Nationale ce mardi 25 juin 2019 en présence des honorables 3ème et 4ème Vice-présidents respectivement Henri Mylla VIGNER et Dieudonné Marien DJEME, du 3ème Questeur, l’honorable Ghislain Magloire MAKANGO.

La délégation du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale a été conduite par son Directeur de Cabinet, Monsieur Bachir Modibo WALIDOU.

Du côté de l’Administration parlementaire, y prenaient part, Monsieur Noël KAMNADJI, Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale et Monsieur Robert RENGANDE, Secrétaire Général Adjoint.

En présentant ces matériels, le Directeur de la Communication et des Relations Publiques Paul-Marin NGOUPANA s’est exprimé en ces termes: « Honorable Président, en accordant une attention particulière à notre demande pour l’obtention de ces matériels, vous et le Bureau de l’Assemblée Nationale posez là un acte qui restera indélébile dans les anales de l’histoire de la presse parlementaire et celle de la législature que vous dirigez ».

« La Presse Parlementaire devra à travers ces matériels qu’elle reçoit prouver qu’elle mérite cette confiance que vous et le Bureau lui affichez, en jouant d’avantage et auprès des Elus de la Nation son rôle de proximité en rendant plus visibles les activités de la Représentation Nationale », a ajouté monsieur NGOUPANA.

Prenant la parole en cette circonstance, le Président de l’Assemblée Nationale a fait la déclaration suivante : « C’est une occasion que je dirais historique de l’Assemblée Nationale centrafricaine. Je dis historique parce que depuis l’existence de l’Assemblée Nationale, pour une première, notre institution est dotée des moyens de communication audiovisuels ».

« Il est reconnu dans les textes théoriquement que l’Assemblée Nationale jouit d’une autonomie administrative et financière, une autorité administrative en réalité, l’Assemblée Nationale ne jouissait pas de cette autonomie puisse qu’en matière de communication à chaque fois, pour chaque événement, pour chaque audience, pour chaque cérémonie, il faut faire appel aux instruments gouvernementaux. A chaque fois, il faut parfois faire appel à des privés pour couvrir les événements parlementaires », a martelé l’honorable NGON-BABA avant de souligner que : «  Mais lorsque vous faites une petite évaluation pour voir la somme de tout ce que l’Assemblée Nationale engage pour mobiliser ces moyens médiatiques, vous comprendrez que pour au moins deux ans, l’Assemblée Nationale pouvait acquérir pour son compte ces équipements de communication ».

Aussi, a-t-il poursuivi : « Nous n’avons pas inventé, c’est à travers tout simplement les moyens que le Gouvernement met à la disposition de l’Assemblée Nationale que nous nous sommes organisés pour prioriser l’acquisition de ces matériels et je pense que désormais, l’Assemblée Nationale est munie de ses moyens pour le bon fonctionnement de notre institution ».

Et l’orateur s’est adressé au Directeur de la Communication et des Relations Publiques en ces termes : « Je saisis cette occasion pour vous interpeller, vous responsable de la communication d’en faire une jouissance en tant que responsable, de bien conserver, de bien faire l’usage de ces équipements dans l’esprit d’une utilisation rationnelle et surtout durable au bénéfice de l’Assemblée Nationale et au bénéfice du peuple centrafricain parce que tout ce que nous faisons c’est dans l’intérêt du peuple centrafricain, cela permet au peuple de savoir si oui ou non, les élus de la nation agissent dans leurs intérêts ».