LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE A LA 10ème SESSION ORDINAIRE DU FORUM DES PARLEMENTS DE LA CIRGL

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La capitale burundaise accueille du 04 au 07 décembre la 10ème Session Ordinaire de l’Assemblée plénière du Forum des Parlements des pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs (FP-CIRGL) au tour du thème : « Coopération pour la prévention des conflits ».

Invité pour la circonstance, le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine, l’honorable Laurent NGON-BABA, s’est envolé de Bangui le mercredi 04 décembre, à destination de Bujumbura au Burundi en vue de prendre part activement à ces assises interparlementaires regroupant 12 pays dont la République Centrafricaine.

L’Assemblée plénière de cette  10ème Session sera beaucoup plus axée sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire dans les Etats membres de la CIRGL ; comment soutenir les efforts des gouvernements des Etats membres en proie à l’insécurité et aux conflits armés pour un règlement pacifique de leurs crises ; réfléchir sur la coopération pour la prévention des conflits dans la région des Grands Lacs en mettant un accent particulier sur le rôle des Parlements.

L’Assemblée plénière de la CIRGL est l’organe suprême du Forum. Elle est compétente pour délibérer  sur toutes les questions relevant de la compétence du FP-CIRGL.

LA LOI DE FINANCES 2020, ADOPTEE PAR LES DEPUTES

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Le Projet de Loi de Finances pour l’exercice 2020 est adopté par les élus de la Nation. Sur 118 députés présents à l’hémicycle, 104 ont porté leurs Voix pour,  14  voix contre,  zéro  bulletin nul et  zéro abstention, c’est le résultat de vote qui a sanctionné le débat général qui a occupé toute la journée de ce 29 novembreà l’Assemblée Nationale.Par ce vote, la 2ème Session Ordinaire de l’année, également appelée Session Budgétaire, a atteint le point culminant de ses activités.

Il faut noter que ce Projet de Loi a été élaboré dans un contexte caractérisé par les accords de paix et de réconciliation entre les groupes armés et le Gouvernement dans sa quête de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’Etat, du retour de la paix et de la cohésion sociale, de la dissolution du gouvernement et de formation d’une nouvelle équipe gouvernementale passant de 34 à 39 ministres et de la prise en compte de certaines dispositions liées aux élections groupées de 2020-2021

On retiendra pour cette Loi de Finances 2020, qu’elle est estimée à près de 283 milliards de Francs CFA, dont 143,50 milliards en ressources propres et 139,49 milliards en ressources extérieures.Le ministre de finances et du budget Henri Marie DONDRA a livré à chaud ses impressions au micro de la presse parlementaire en ces termes: « Je pense que la démocratie a prévalu. Il a fallu qu’il ait toutes les questions sur la méthodologie, comment le budget a  était élaboré, tout ce qui a sous tendu la préparation de ce budget. Il y a eu toutes les questions qui ont été posées par les élus de la Nation. C’est pour moi une très grande satisfaction. Il y a eu l’opposition qui s’est exprimé, ceux de la majorité aussi qui se sont exprimés et je pense que c’est quelque chose qu’il fallait  vraiment saluer parce que c’est encore une fois la démocratie qui a prévalu ».

Le membre du gouvernement en charge des Finances et du Budget souligne également les innovations contenues dans cette nouvelle Loi de Finances : « Le niveau de repartions au niveau de ce budget vous allez vous rendre compte que ce qui a beaucoup préoccupé le président de la république c’est d’abord les secteurs sociaux. Il fallait justement un accord sur les secteurs sociaux puisque sur le deux cents quatre-vingt-trois milliards (283.000000000) environ arrêté au titre du budget de l’année 2020, nous consacrons pratiquement 43 % de ce budget aux secteurs sociaux notamment la santé et l’éducation. Franchement c’est quelque chose qui est fortement apprécié par rapport à toutes les lois de finances qui ont été votées. Un accent particulier a été mis justement sur les secteurs sociaux parce que vous le savez aujourd’hui, sans l’éducation nous ne pouvons en aucune manière soutenir nos jeunes qui doivent être former. Il faut construire aussi des hôpitaux, former des médecins pour justement nous permettre de relancer un peut la machine économique et le développement.  Je ne peux être que très fier de se choix qui a été fait par le Président de la République par le Gouvernement sur l’autorité du Premier Ministre et notamment aussi la compréhension des  Députés de la Nation qui ont bien voulu voté ce budget autour de 88% ».

LAURENT NGON-BABA DE RETOUR A BANGUI APRES LES SOMMETS PARLEMENTAIRES DE L’UPA A DJIBOUTI

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La 75ème Session du Comité Exécutif;  et à la 42ème Conférence des Présidents d’Assemblées Parlementaires Nationales de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), se sont tenues du 25 au 29 novembre 2019 à Djibouti.

Des sujets portés au menu de ces deux sommets parlementaires de Djibouti, ont surtout été axés sur l’importance de la contribution des jeunes à la promotion de la démocratie, de la paix, de la sécurité et de l’état de droits dans les pays africains d’une part, et d’autre part sur la promotion d’une économie diversifiée et de transformation locale des produits de base en vue de l’emploi des femmes et des jeunes.

Parallèlement à ces sommets, le Comité des Femmes Parlementaires de l’UPA s’est réuni le 27 novembre et a examiné le thème lié au rôle des parlements dans la réduction du taux de mortalité maternelle et néonatale en Afrique.

Parti de Bangui le 24 novembre dernier, c’est le 28 novembre dans la soirée que le Président de l’Assemblée Nationale a regagné le pays après avoir pris part à ces deux sommets parlementaires de l’UPA. Le N°1 du Parlement Centrafricain regagne ainsi le pays un jour avant la fin des travaux, car interpellé par l’urgence de la tenue le 29 novembre à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale Centrafricaine du débat général sur le Projet de Loi de Finances 2020.

Interrogé à sa descente d’avion à l’aéroport Bangui M’poko par la Presse Parlementaire, Laurent NGON-BABA revient sur les points culminants qui ont fait l’objet de ces deux sommets parlementaires de l’UPA:« Bangui avait accueilli  ici même la 74ème Session de l’Union Parlementaire Africaine, ainsi que la 41ème Session de Comité Exécutif de l’UPA. Vous vous rappelez comment les parlementaires avaient œuvré ici à Bangui pour le renforcement de la Démocratie de la bonne  gouvernance et surtout par des déclarations qu’ils ont faites pour accompagner la République Centrafricaine dans la gestion de la crise en ce moment. La 75ème Session est convoquée donc à Djibouti, ainsi que la 42ème session du comité exécutif. Djibouti est placé sur le signe de la place de la jeunesse dans le développement, de la place de la jeunesse dans la gestion de la crise de l’Etat de droit et de renforcement de la Gouvernance, parce que le constat réel démontre que généralement, c’est la jeunesse qui est beaucoup d’avantage utilisée pendant la crise, et il est question de faire en sorte que les parlementaires contribuent à l’amélioration des conditions de vies de la jeunesse à travers les textes des lois. En accompagnant le gouvernement à travers les différents stratégies et le programme de développement en faveur de la jeunesse. C’est sur ces questions que les parlementaires de l’Union Parlementaire Africaine se sont retrouvés avec plusieurs Président de l’Assemblée Nationale et des Sénats, et donc je reviens de Djibouti après avoir participé à cette importante session ».

A rappeler que la 74ème Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine avait été organisée avec succès du 13 au 14 juin 2019 par l’Assemblée Nationale Centrafricaine à Bangui.

AUDIENCE ACCORDEE PAR LE 1er VICE-PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE AU DIRECTEUR D’AFRIQUE ET DE L’OCEAN INDIEN DU QUAI D’ORSAY

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Le 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, entouré de  quelques membres du Bureau et du Cabinet, a reçu ce 27 novembre en audience au salon d’honneur de son Institution, le Directeur d’Afrique et de l’Océan Indien au Quai d’Orsay monsieur Rémi MARECHAUX, qu’accompagnait le sous-directeur d’Afrique Centrale monsieur Hotman EL KACHTOUL, tous deux en visite de travail du 25 au 28 novembre à Bangui.

L’accord de paix et de réconciliation nationale signé le 6 février dernier entre le Gouvernement et les groupes armés, et les prochaines échéances électorales ont été les sujets portés au menu des échanges entre les deux parties.

Interrogé par la Presse Parlementaire à sa sortie de cette audience, le Directeur d’Afrique et de l’Océan Indien Rémi MARECHAUX, souligne l’action de la France en Centrafrique à travers un nouveau cadre d’échanges entre les deux pays tout en mettant en exergue, le rôle que devrait jouer les partenaires de la République Centrafricaine au seuil des nouvelles échéances et face aux accords de paix, ainsi que celui réservé au législateur: « Il a été question de deux choses : informer la Représentation Nationale de l’action de la France en république centrafricaine comme j’ai l’occasion de le faire avec le chef de l’état ce matin, mais surtout discuter du rôle que l’assemblée  nationale joue et va jouer à l’avenir sur  la mise en œuvre de l’accord du 6 février en ce qui concerne la décentralisation, notamment  ce qui concerne la préparation des élections.Le Premier Vice-président entouré des membres du Bureau a bien voulu partagé avec nous les priorités de l’Assemblée Nationale et la contribution du législateur à la mise en œuvre de l’accord de paix. Donc comme je l’ai dit au président de la république, nous sommes assurés au niveau des Nations Unies que le nouveau mandat de la MUNUSCA qui vient d’être adopté a comporté un appui de la MUNUSCA au processus électoral ».

« Par ailleurs avec nos partenaires de l’Union Européenne, nous apporterons une contribution financière au budget des élections donc on fait notre part.Le reste c’est aux autorités, aux acteurs centrafricains de le faire. Le législateur  a notamment sa responsabilité », a conclu monsieur MARECHAUX.

LES DEPUTES VOTENT PAR ACCLAMATION LE PROJET DE LOI PORTANT ORGANISATION DE L’AIDE LEGALE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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L’Assemblée Nationale en 2ème Session Ordinaire de l’année 2019, a été saisie entre autres textes par le Gouvernement, du Projet de Loi portant Organisation de l’Aide légale en République Centrafricaine. L’examen de ce Projet de Loi a ensuite été confié à la Commission Institutions, Démocratie, Judiciaire et Affaires Administratives sous la présidence de l’honorable Roland Achille BANGUE-BETANGAI. Les travaux y relatif se sont déroulés du 16 octobre au 04 novembre et ont été ouverts en plénière ce 25 novembre sur un débat général sanctionné par un vote par acclamation dudit projet de Loi.

Du rapport de ladite Commission lu par l’honorable Denis MODEMADE rapporteur, il ressort de l’exposé de motif que ce Projet de Loi défendu par le Ministre de la Fonction Publique Jean-Christophe NGUINZA, en lieu et place de son collègue de la justice empêché, vise à renforcer le cadre juridique en matière de l’assistance judiciaire en République Centrafricaine, tant en matière pénale que civile, longtemps régit par l’arrêté N°113 du 12 avril 1962, devenu obsolète et même tombé en désuétude.

Ce Projet de Loi sur l’Aide légale en République Centrafricaine présente en outre l’avantage de mettre à la disposition de la population, des services d’aide juridique en matière de conseils, des orientations et pour le règlement des conflits par la médiation.

Interrogé par la Presse Parlementaire à l’issu de ce vote positif des députés, le Ministre Jean Christophe NGUINZA parle d’une avancée concrète pour les centrafricains face à la justice :

« C’est une impression de joie parce que ça rentre dans l’arsenal juridique de notre pays. Cette loi permettra a nos concitoyens qui sont démunis, qui n’ont pas de moyen pour pouvoir se faire assister par des avocats lors des procès, donc le gouvernement a pensé qu’il était utile sinon impérieux de mettre en place un dispositif légal qui pourrait suppléer au carence des lois. Il n’y a pas une loi en teneur, même certaines dispositions qui ont été prises par le Gouvernement, les différents gouvernements et qui relevaient une certaine carence dans la prise en charge. C’est pourquoi le ministre de la justice a initié ce projet de loi que nous avons débattu âprement et qui reste une innovation,une avancée concrète pour nos concitoyens qui pourront se faire assister lorsqu’ils auront affaire à la justice. Donc pour nous, nous avons cette impression de joie et que nous allons aussi remercier la chambre de la représentation nationale qui a compris l’enjeu et la nécessité de voté cette loi ».

Précisons que ce Projet de Loi qui vient d’être voté par les députés est structuré en six (6) chapitres et soixante-douze (72) articles. Outre le chapitre I qui est réservé aux dispositions générales, les chapitres II et III sont consacrés aux définitions et aux principes de base. Les chapitres IV et V quant à eux, traitent des composantes de l’Aide légale ainsi que des organes de coordination et de gestion de l’Aide légale. Enfin, le chapitre VI traite des dispositions transitoires et finales.

RETOUR A BANGUI DU PRESIDENT LAURENT NGON-BABA APRES LE FORUM DES PARLEMENTAIRES DE LA CEEAC A BRAZZAVILLE

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Parti de Bangui le 18 novembre dernier pour Brazzaville la capitale congolaise, où il a pris part du 19 au 21 novembre au Forum des Parlementaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),  sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, c’est le 22 novembre dans l’après-midi que le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a regagné la capitale centrafricaine.

Le N°1 du Parlement Centrafricain qui a pris part  activement aux travaux de ce Forum Brazzavillois de la CEEAC,s’est prêté dès sa descente d’avion à l’Aéroport Bangui M’poko aux questions de la Presse Parlementaire, en mettant en exergue les grandes lignes qui ont jalonnées cette rencontre des parlementaires sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

 

L’honorable Laurent NGON-BABAest revenu sur l’importance de ce Forum Brazzavillois de la CEEAC : « C’est un forum important pour la vie de l’homme. Le salut de notre sous-région repose sur l’agriculture. La sous-région est bouleversée par des conflits tels que notre pays avec des conflits armés, politico-militaires qui ne permettent pas à la population de bénéficier d’une nutrition meilleure ».

Laurent NGON-BABA a souligné les causes de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition dans la sous-région et le but de ce Forum des Parlementaires de la CEEAC : « Les différents rapports démontrent que la sous-région est frappée de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition et notamment notre pays aussi, et il fallait se mobiliser pour améliorer les conditions de vie de la population a travers l’agriculture afin d’améliorer son alimentation et sa nutrition. Lorsqu’il y a la guerre les personnes sont déplacées, réfugiées, les conditions de vie deviennent précaires. Tous ces facteurs participent à la malnutrition des populations. C’est pour cela que les parlementaires de la sous-région avec l’initiative du Parlement du Congo avec l’appuis de l’Organisation des Nation Unies pour l’Agriculture (FAO), l’OMS, l’UNICEF, et le PAM ont organisé ce tout premier Forum à Brazzaville pour réunir les parlementaires et les impliquer sur leur mobilisation afin de jouer un rôle important et d’assurer désormais la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

«  Le parlementaire a un rôle à jouer dans la mise en œuvre de la  politique nationale, d’abord au niveau de l’élaboration de la stratégie politique du gouvernement, il revient aux parlementaires de veiller à ce que les questions de la sécurité alimentaire et nutritionnelle soit en bonne place, il en est de même lorsque les ressources doivent être affectées pour la mise en œuvre des différents programmes à travers le budget nationale », a ajouté le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine qui poursuit : « Les députés sont appelé à veiller à ce que les ressources soit affectés à la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Mais vous savez, la question de l’alimentation et de la nutrition sont des questions transversales. Lorsque nous parlons de la santé de  nutrition il fallait être en santé pour permettre de faire l’agriculture et pour avoir une agriculture productive, il faut être en paix, il faudrait que le contexte de sécurité soit stable, il faudrait aussi qu’il ait des routes pour permettre l’écoulement des produits. c’est donc une question transversale et nous devons en faire en sorte que toutes ces questions soit abordées de manière à ce que désormais nous veillons sur la sécurité alimentaire parce que c’est une question préoccupante aujourd’hui dans la région, et pour cela, le Forum de Brazzaville a été une rencontre de réveil en quelque sorte, une prise de conscience au niveau parlementaire ».

« Nous avons adopté une déclaration dite déclaration de Brazzaville sur la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cette déclaration comporte des engagements des parlementaires pour aller justement dans cet objectif. Nous avons par ailleurs mis en place un réseau qu’on ’appelle ‘’Alliance Parlementaire dans la Sous-région de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale’’ pour permettre de mobiliser, de coopérer entre les états membres et notamment les parlements afin que les actions soit coordonner sur cette question pour combattre la faim et assurer une nutrition meilleure et la sécurité alimentaire. Voilà l’essentiel de notre rencontre de Brazzaville », a conclu le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricain, Laurent NGON-BABA.

Précisons que d’après le rapport SOFI (State Of Food Insecurity) publié par la FAO, l’UNICEF, le PAM, l’OMS et le FIDA, plus de 820 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde parmi lesquels plus de 250 millions se trouvent en Afrique subsaharienne dont 42.7 millions en Afrique Centrale, soit 26 % de la population de la région.

LE PROJET DE LOI PORTANT CODE DE L’ARTISANAT ADOPTE PAR LES DEPUTES

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Les députés ont adopté ce 21 novembre 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, par acclamation et après amendements, le projet de Loi portant Code de l’Artisanat de la République Centrafricaine.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale, conformément aux dispositions de l’article 32 alinéa 2 de la Loi N°17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, après avoir prononcé la recevabilité dudit projet, a confié son examen de fond à la Commission Production, Ressources Naturelles et Environnement. Les travaux se sont ensuite déroulés du 05 au 18 novembre sous la présidence du vice-président de ladite commission l’honorable Mathurin MASSIKINI, pour être soumis ce 21 novembre en plénièreaux votes des députés après débats.

Défendu par le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel Terab Moussa ABOUA MOALOUD, cette Loi devra afficher une amélioration de l’environnement législatif et réglementaire en créant un cadre juridique dans lequel des programmes cohérents devront être adoptés pour que l’artisanat centrafricain soit un facteur de croissance économique, de valorisation culturelle et un élément essentiel de réduction de la pauvreté et d’un développement durable au niveau national.

Il faut souligner que le secteur de l’artisanat pourrait constituer des ressources naturelles susceptibles de jouer un rôle important dans l’économie nationale, en termes de création d’emplois et des réponses aux besoins de marchés mais ce secteur est confronté à l’absence d’un cadre juridique et réglementaire conséquent, et d’une véritable politique de promotion et d’instruments d’appui à la modernisation de la production et à la qualité des produits, alors que l’artisanat joue un rôle non négligeable dans l’économie et à la cohésion sociale.

Sorti de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale satisfait, le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel Terab Moussa ABOUA MOALOUD qui répondait aux questions de la Presse Parlementaire, a déclaré :

« Je remercie beaucoup les honorables députés de la nation pour ce vote par acclamation.  L’artisanat centrafricain en général tirera le bénéfice de ce vote et c’est pour nous un motif de fierté, car c’est pour nous, le premier projet de Loi que nous avons soumis aux députés et qui vient d’être adopté. Il ne nous reste plus qu’à descendre sur le terrain pour sensibiliser les artisans sur le bien-fondé de ce code de l’artisanat ».

« Désormais, le secteur de l’artisanat est couvert d’un acte législatif, juridique et règlementaire. Ce code nous permettra également de bien distinguer et de faire la différence entre l’exploitation artisanal, semi-mécanisée et industrielle », a conclu le membre du gouvernement.

Le Président de l’Assemblée Nationale en déplacement à Brazzaville

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA après un agenda particulièrement chargé la semaine dernière, s’est envolé ce lundi 18 novembre à destination de Brazzaville la capitale congolaise, où il prend actuellement part au Forum des Parlementaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Placé sous le thème « Une vision commune pour une alimentation et une nutrition améliorées à travers une agriculture durable », le forum de Brazzaville est organisé sous le patronage du président de la République du Congo, Denis SassouNGuesso, avec le concours des Agences du Système des Nations Unies notamment la FAO, l’UNICEF, l’OMS et le PAM.
D’après le rapport SOFI (State Of Food Insecurity) publié par la FAO, l’UNICEF, le PAM, l’OMS et le FIDA, plus de 820 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde parmi lesquels plus de 250 millions se trouvent en Afrique subsaharienne dont 42.7 millions en Afrique Centrale, soit 26 % de la population de la région.
Cinq (5) sous-thèmes gravitent tout autour du thème centrale à savoir : le droit à une alimentation et une nutrition suffisante, sûre et saine ; le législateur face à la problématique de la lutte contre la malnutrition; le rôle du parlementaire dans l’investissement et le financement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle; le parlementaire et la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle et les alliances parlementaires comme outils de mobilisation et de communication inter-acteurs.
Aux côtés de ses pairs de la CEEAC, le N°1 du parlement Centrafricain Laurent NGON-BABA prend actuellement part activement aux travaux de ce Forum Brazzavillois qui se sont ouverts ce 19 novembre pour s’achever le 22 novembre 2019.

Les Députés à l’école du leadership éthique responsable

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L’hémicycle de l’Assemblée Nationale a servi de cadre ce 14 novembre 2019, à la tenue d’un séminaire de renforcement des capacités des élus de la Nation sur le leadership éthique responsable, porté sur la prévention de la corruption.

Ce séminaire atelier de formation organisé par le Centre International pour le Développement et l’Ethique du Leadership (CIDEL) et l’International Projects, est axé sur la formation des leaders dignes qui inspirent confiance et dont les capacités doivent être renforcées en sagesse, en conviction et caractères exemplaires.

L’objectif est également de sensibiliser les députés sur la nécessité de prendre conscience de leurs responsabilités élevées dans la maitrise des problèmes liés à la bonne gouvernance, à l’intérêt public et aux besoins fondamentaux de la population.

La cérémonie d’ouverture des travaux qui s’est déroulée en présence de quelques membres du gouvernement, ceux du cabinet de l’Assemblée Nationale,  des Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques Consulaires et Représentants des Organisations internationales, a permis au Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA de prononcer son discours d’ouverture en ces termes :

 

« Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

 

Madame le Ministre chargé des Relations avec les Institutions

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

 

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique Consulaire et Représentants des Organisations internationales,

Honorables Députés, Chers collègues

Mesdames et Messieurs les Membres du cabinet de l’Assemblée Nationale

C’est avec un réel plaisir que j’interviens ici pour l’ouverture des travaux de ce Séminaire de renforcement des capacités des Députés sur le leadership éthique et responsable avec pour thème ‘’le Pouvoir du caractère et la Prévention de la Corruption’’.

De façon générale, le renforcement des capacités des Députés est une condition perpétuelle à un bon exercice de la Démocratie. Et ce séminaire sur le leadership éthique axé sur le pouvoir du caractère et le leadership responsable, est d’autant plus opportun qu’il porte sur la Prévention de la Corruption. Organisé par le CIDEL en faveur de l’Elite de la Nation et axé sur des valeurs qui militent pour le développement de notre pays, il s’accorde parfaitement au vœu de M. le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA.

Ce Séminaire sur le leadership éthique et le contrôle de la corruption, a pour objectif de sensibiliser les Députés sur la nécessité de prendre conscience de leurs responsabilités vis-à-vis des intérêts de la population, de travailler dans le sens de gagner la confiance du public, et d’être avisé sur la nécessité d’un leadership fondé sur l’éthique, la responsabilité, la redevabilité, l’imputabilité et la culture des résultats.

De ce fait, il travaille à promouvoir des leaders Femmes et Hommes de caractère, qui ont non seulement une vision claire et saine de la marche à suivre, mais aussi la confiance de la population.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale en marquant son accord pour l’organisation de ce séminaire, entend également mettre à la disposition des Honorables Députés, le moyen de renforcer leurs capacités dans les missions de contrôle de la corruption. Il s’agit non seulement du contrôle de l’action du Gouvernement, mais aussi de notre propre auto-contrôle. Afin que nulle part, ne prospère la Corruption.

Honorables députés, chers collègues

Je ne saurais terminer mes propos sans remercier solennellement, le Centre International pour le Développement de l’éthique du leadership (CIDEL) et associés qui ont eu à cœur de nous proposer les termes de référence, et surtout d’avoir mis à notre disposition l’équipe technique pour animer ce séminaire. Qu’ils trouvent tous ici, l’expression de notre gratitude.

Quant à vous heureux participants, chers collègues, je vous exhorte à participer assidument à ce séminaire, afin que les objectifs de perfectionnement indiqués ci-haut, soient tous pleinement atteints.

Il ne me reste qu’à vous souhaiter pleins succès dans vos travaux.

Je déclare ouvert le Séminaire sur le leadership éthique responsable.

Je vous remercie ».

 

Le N° 1 du Parlement Centrafricain préside la 3ème Rencontre Internationale de Bangui

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La 3ème édition de la Rencontre Internationale de Bangui autour d’un petit déjeuner de prière sur le thème évocateur de « l’Amour du prochain » s’est déroulée le 12 novembre 2019 à l’Hotel Ledger sous la présidence du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

‘’Le petit déjeuner de prière’’ d’après le député Rudolf Decker venu d’Allemagne pour la circonstance, est aujourd’hui une tradition dans les pays comme la République Démocratique du Congo, la Russie; les Etats-Unis d’Amériques, le Japon et l’Australie.

 

Ce rendez-vous de la capitale centrafricaine a pour but de réunir autour d’une table les hommes politiques, les parlementaires, les religieux et plusieurs autres acteurs de la vie sociopolitique et culturelle, afin de procéder à la recherche des solutions aux problèmes qui minent la République Centrafricaine depuis plusieurs décennies en vue d’asseoir une cohésion sociale et le vivre ensemble dans le pays.


Dans son discours d’ouverture des travaux prononcé dans la matinée, le N°1 du parlement centrafricain Laurent NGON-BABA a souligné : «  l’histoire d’un pays…est toujours faite de période de vache maigre et de période de vache grasse… l’histoire d’autres pays nous apprend que les capacités et les influences des hommes ne suffisent pas toujours à surmonter les crises qu’ils subissent, bien souvent la solution réside dans l’acceptation par l’élite d’une certaine humilité et la reconnaissance ».

« Seul Dieu peut frayer la voie vers la solution définitive, garantir la stabilité nationale, le vivre ensemble et la paix durable pour un développement harmonieux », a ajouté le Président NGON-BABA qui a prononcé ses mots de clôture tard dans la soirée en ces termes:

 

« Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique Consulaire et Représentants des Organisations internationales,

Mesdames et Messieurs les Membres des Cabinets de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale et de la Primature,

Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui,

Mesdames et Messieurs les Leaders politiques, Syndicaux, Communautaires et Religieux,

Mesdames et Messieurs les Représentants des différents corps socio – professionnels,

 

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Chers Frères et Sœurs,

 

Nous voici arrivés à la fin de cette journée mémorable. Une journée pleine de partage et d’amour.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, ces Petits Déjeuners de Prière se sont imposés dans beaucoup de pays, comme des occasions uniques pour apaiser les esprits, pour panser les plaies intérieures, et pour désarmer les cœurs des différentes parties au conflit, par le recours de tous à Dieu. Car Dieu seul a la maîtrise des cœurs des êtres humains. Parlant de Lui–même, il dit dans le Saint Coran « Si tu avais dépensé tout ce qui est sur terre, tu n’aurais pas pu concilier leurs cœurs, mais c’est Allah qui les a conciliés »[1]. Et c’est pourquoi, réconcilier des belligérants est un acte particulièrement louable. Le Prophète Mohammad a considéré qu’il est bien plus important que prier, jeûner et faire l’aumône.

 

Chers Frères et Sœurs,

A travers nos échanges, il se vérifie que Dieu en sait plus que nous–mêmes sur la solution qui nous convient. Et nous avons donc vu juste en recourant à Lui, avec l’instauration de ce Petit Déjeuner de Prière en 2017. La signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019, accord inclusif qui préserve les fondements de l’Etat, est le témoignage vivant de ce que les Fils et Filles de ce pays sont capables de surmonter leurs divergences pour l’intérêt de leur pays. Certes, des incidents malheureux continuent de jalonner le parcours.

Néanmoins, nous continuerons de mettre en œuvre avec bonne foi et de toutes nos forces, les termes de cet Accord et d’inciter les Groupes armés à faire de même. Ainsi, par la volonté de Dieu le Tout–Puissant, nous arriverons à surmonter cette crise et à relancer le développement économique et social de notre pays.

Nous sommes persuadés qu’au sortir de la rencontre d’aujourd’hui, les Participants s’engagent à promouvoir l’Amour du Prochain auprès des différentes composantes de la population centrafricaine.

Plaise à Dieu que nos invocations soient exaucées, et que par Sa force qui surpasse toute autre force, Il établisse la sécurité et assoie la paix et le développement dans notre pays. Amine.

Tout en déclarant close la 3ème Edition de la Rencontre Internationale de Bangui, je souhaite à chacun et à chacune de vous, Bon retour dans sa famille respective.

Je vous remercie ».

 

LE GOUVERNEMENT NGREBADA FACE AUX QUESTIONS DES ELUS DE LA NATION

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Le Premier Ministre Firmin NGREBADA et son gouvernement ont été ce 13 novembre 2019, les hôtes des élus de la Nation dans une séance de questions au Gouvernement à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Cet exercice qui fait partie des moyens parlementaires de contrôle de l’action gouvernementale et de communication entre le législatif et l’exécutif a permis au Premier Ministre et aux membres du Gouvernement de répondre point par point aux questions des députés liées surtout à la sécurité, aux infrastructures routières, à l’urbanisation, aux catastrophes naturelles qui frappent actuellement le pays, bref, des questions touchant d’une manière générale au social et à la sécurité du centrafricain.

Répondant aux questions sur l’organisation de la Journée Mondiale de l’Alimentation et de la Femme Rurale dont la célébration a été reportée à deux reprises, le Premier Ministre a déclaré : « Le gouvernement a pris des dispositions nécessaires afin que cette célébration puisse avoir lieu. Des dispositions sont prises a travers la mobilisation de quelques compagnies des forces armées Centrafricaines et d’un détachement de forces  sécurités intérieures qui sont déjà présentes a Bambari. Ces forces travailles bien entendu en étroite collaboration avec la MUNUSCA pour que la célébration de cette journée se passe en toute sécurité ».

« S’agissant de l’occupation de KOLO, ERBA, et BOHONG après hésitation et atermoiement des ‘’3R’’ et suite au pressions subies, ce mouvement a finalement accepté de revenir au processus DDRR tel que  prévu par l’accord  politique pour la paix et la réconciliation du 06 février 2019. C’est ainsi que du 04 au 09 novembre 2019, l’unité du programme national d’exécution du DDRR sous la supervision du ministre en charge du DDRR assisté en parti par le ministre de la sécurité publique a procédé au désarmement du groupe des ‘’3R’’ en présence des autorités locales et de la MUNUSCA. Le sieur ABBAS Sidiki, chef du groupe les ‘’3R’’ a renoncé a la rébellion et s’active a faire son propre désarmement et à soutenir personnellement le reste du processus. Il n’ya pas eu de menace proférer à l’endroit du gouvernement ni par UPC ni par le MPC. Les informations qui nous sont parvenues font état d’une mise en garde du MPC de ALKATIM à l’ endroit du ‘’3R’’ de SIDIKI concernant les actes de violation de l’accord politique pour la paix et la réconciliation. Le gouvernement aussi bien que les GARANTS et  facilitateurs sont entrain de travailler pour sensibiliser les groupes armés au respect de leur engagement. Il n’appartient pas a un groupe armé de recourir a la force contre un autre », a expliqué le Premier Ministre qui ajoute : « S’agissant des cas des trois bourses d’études indument octroyées après vérification de tous les arrêtés d’attributions de bourses dument signés en 2017, 2018, 2019 il ressort que les trois noms mentionnés dans la question de la représentation nationale ne figure sur aucun de ses  arrêtés sur le fonctionnement administratif des préfectures et sous préfectures le gouvernement a inscris dans ses priorités le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendu du territoire nationale ».

  Le Chef du Gouvernement, après son intervention introductive et des réponses aux questions qui ont permis aux députés d’avoir un regard assez panoramique sur la situation sécuritaire du pays en général, a ensuite cédé la tribune parlementaire aux ministres qui se sont succédés pour donner des réponses de manière sectorielle chacun en ce qui le concerne.

Ce jeu des questions-réponses entre élus de la Nation et membres du Gouvernement s’est déroulé sous la houlette du Président du Parlement Centrafricain Laurent NGON-BABA.

 

RETOUR A BANGUI DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE APRES LE 30ème ANNIVERSAIRE DE LA CHUTE DU MUR DE BERLIN

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Laurent NGON-BABA qu’accompagnait Jean Louis NDAMA, député de Kaga-Bandoro, a regagné Bangui dans l’après midi du 11 novembre 2019, après avoir pris part à la commémoration le 9 novembre dernier du 30ème anniversaire de la chute du mur de  Berlin dans la capitale allemande.

En effet, le monde se rappelle encore de cette nuit du 09 au 10 novembre dans laquelle le fameux mur de Berlin, symbole de la guerre froide qui séparait l’Allemagne de l’Ouest (RFA) de l’Allemagne de l’Est (RDA) a été détruit. Du coup, l’on a assisté à la réunification des deux Allemagnes (RFA-RDA), et à l’issue de laquelle plusieurs familles alors séparées et reparties de part et d’autre de la frontière se sont retrouvées dans une liesse inédite.

Interrogé à sa descente d’avion à l’aéroport Bangui M’poko par la Presse Parlementaire, le N°1 de la Représentation Nationale, invité de marque de ce 30ème anniversaire qui a été appelé à prononcer en cette circonstance historique un discours liminaire en tant que conférencier, a déclaré:

« C’est vraiment un événement historique parce que le 9 novembre 1989 a été marqué dans l’histoire de l’Europe par la chute du mur de Berlin. Le mur de Berlin a chuté pas par la volante politique des hommes mais par la volonté de la jeunesse, et surtout la jeunesse de l’Allemagne de l’EST qui à un moment donné avait décidé que l’Allemagne soit unique et un seul. C’est  ainsi que la jeunesse s’est mobilisée a la surprise de tout le monde pour démolir le mur de Berlin qui a séparé l’Allemagne de l’EST de l’Allemagne de l’Ouest. Depuis cette date, l’Allemagne est devenue un et un seul. La chute du mur de Berlin est le un symbole de l’unité, la chute du mur de Berlin est devenu le symbole de la cohésion et après 30 ans, cet événement a été organisé pour s’interroger sur l’impact de la chute du mur de Berlin sur le monde entier ».

 Etant l’un des deux présidents parlementaires de l’Afrique conviés à cet événement, le Président Laurent NGON-BABA s’interroge et affirme: « On a mesuré en quelque sorte l’impact de cet événement sur le monde entier. La question fondamentale c’est de savoir est ce que toutes les barrières sont levées dans le monde ?  Est ce qu’aujourd’hui il existe la cohésion entre les Etats du monde ? Y’a  t-il encore des groupements des  sectarismes dans le monde ? Toutes les interventions venaient pour répondre a ces interrogations et j’ai saisi l’occasion pour dire justement qu’en ce qui concerne notre pays la république Centrafricaine avec tout ce que nous connaissons, nous remarquons tout simplement que toutes les barrières ne sont pas encore levées. Parce que le monde entier ne s’est pas mobilisé au coté de la république centrafricaine. Il y’a les Nations Unis certes mais tous les Etats ne se sont pas mobilisés entièrement au coté de la République Centrafricaine ».

« Cela veut dire que l’unité du monde recherchée par la chute du mur de Berlin n’est pas encore totalement  atteinte. Le monde entier doit œuvrer pour aller dans ce sens la. Voila en gros l’idée principale qui a mobilisé le monde autour de cet événement à Berlin qui est devenue aujourd’hui Berlin-l’Allemagne, Allemagne un seul », a conclu le Président de l’Assemblée Nationale, honorable Laurent NGON-BABA.

A noter pour l’accueil du Président de l’Assemblée Nationale à l’aéroport international Bangui M’poko, la présence de quelques membres du Bureau conduits par le 1er Vice-président l’honorable Jean Symphorien MAPENZI et ceux du cabinet sous la houlette du Directeur de Cabinet monsieur Bachir Walidou MODIBO.

DES ECHANGES PRELIMINAIRES ENTRE LE FMI ET L’ASSEMBLEE NATIONALE SUR UN NOUVEAU PROGRAMME AVEC LA RCA

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  Une séance de travail placée sous la houlette de l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a regroupé autour de la table ce mercredi 06 novembre 2019 en la salle 208 de l’institution, les membres du bureau, ceux du cabinet, cadres de l’administration parlementaire et une délégation du Fonds Monétaire International(FMI), en mission de quelques jours en Centrafrique.

Conduite par Monsieur Edouard MARTIN, l’ordre du jour de cette réunion de travail a porté sur les discussions préliminaires engagées par le FMI avec la partie centrafricaine dans l’optique d’aboutir à la conclusion d’un nouveau programme de réformes économiques et structurelles du pays pour les trois(03)prochaines années.

Edouard MARTIN, chef de mission du Fonds Monétaire International pour la RCA a fait la déclaration suivante à l’issue de ces échanges : « Nous sommes ici dans le cadre de la mission pour discuter du programme de réformes économiques et structurelles du pays pour les trois années à venir qui pourrait être appuyé par un nouvel accord dans le cadre de la facilité élargie de crédit(FEC) ».

 « Nous avions un programme qui avait été signé en 2016 qui a expiré au mois de juillet dernier. Par conséquent, nous essayons de voir ce que nous pourrions avoir. Nous sommes venus échanger avec les membres de l’Assemblée Nationale pour discuter de développement récent des besoins qui pourraient être mis en œuvre à la fin de ce programme », a poursuivi le chef de mission Edouard MARTIN qui ajoute : « …c’est une politique budgétaire saine qui soit avec une hausse de recettes qui permet vraiment de financer de dépenses de façon viable toutes les dépenses prioritaires, les dépenses humanitaires, les dépenses sociales, les dépenses d’infrastructures sécuritaires » .

 « Nous discutons aussi des réformes structurelles, pour de nouveau cadre légal pour les entreprises publiques, pour les limitations des dommages intérêts, pour les licenciements abusifs, on aimerait voir aussi des progrès en terme de gouvernance », a précisé l’argentier du FMI.

Ce nouveau cadre de discussions intervient à un moment où le FMI et la RCA viennent de boucler la 6ème et dernière revue au titre de la Facilité Elargie de Crédit.

LE NOUVEL AMBASSADEUR DE LA GUINEE-EQUATORIALE PRESENTE SES CIVILITES AU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a accordé ce jour, mardi 05 novembre 2019, une audience à Monsieur Narciso EDU NSUE, nouvel Ambassadeur de la Guinée-Equatoriale accrédité auprès de la République Centrafricaine.

Accompagné du 2ème Secrétaire, Monsieur Faustino ESONO OBIANG, le diplomate Equato-Guinéen qui effectuait ainsi sa toute première visite de courtoisie auprès du Président de l’Assemblée Nationale  était venu lui présenter comme l’exige la tradition diplomatique ses civilités et amabilités et, ensemble les deux personnalités ont exalté l’excellence des relations d’amitié et de coopération tout azimut entre Bangui et Malabo.

Au sortir de l’audience, le 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, Mathurin DIMBELET NAKOE s’est confié à la presse parlementaire en ces termes « C’est la première fois qu’il arrive à l’Assemblée Nationale. Vous savez qu’il est de coutume que lorsqu’un nouvel Ambassadeur arrive dans son pays d’accréditation, il rencontre toutes les autorités notamment le Ministre des affaires Etrangères, le Président de la République chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée Nationale ensuite le Premier Ministre et vers la fin les  membres du Gouvernements. Je pense que c’est ce rituel-là, qu’il a respecté, en venant  aujourd’hui rencontrer le Président de l’Assemblée Nationale qui a bien voulu me demander de l’assister ».

 « J’ai été très enchanté parce que Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Guinée-Equatoriale nous a fait savoir que lorsque son pays avait demandé à rentrer dans la CEMAC notre pays avait vraiment favorisé leur entrée dans cette organisation sous régionale et ils en sont reconnaissants vis à vis du peuple centrafricain et vis à vis du Gouvernement et étant dans la CEMAC, organisation sous régionale avec la République Centrafricaine », a poursuivi l’orateur.

«  Il garde ce grand souvenir là et ils sont très fiers d’appartenir à cette grande organisation sous régionale et ils continuent toujours de considérer que la RCA  est un pays frère de la Guinée Équatoriale et que le peuple Centrafricain  est donc un peuple frère », a fait savoir le 2ème Vice-président Mathurin DIMBELET NAKOE qui précise que : « Monsieur EDU NSUE est très content d’être affecté à Bangui comme Ambassadeur. Selon ce dernier, sans doute sa mission sera accomplie dans de très bonnes conditions étant donné qu’il est dans un Etat frère ».

 

LE GOUVERNEMENT INTERPELLE POUR LA TROISIEME FOIS PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Suite à certains sujets qui intéressent la vie de la nation,  l’Assemblée Nationale dans son mécanisme de contrôle de l’action gouvernementale est amenée à interpeller le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Firmin NGREBADA ce mercredi 30 octobre 2019 ce, en l’espace de cinq(05) mois.

La séance aux fins d’interpellation tenue  à l’hémicycle du Parlement centrafricain a été conduite par son Président Laurent NGON-BABA en présence de quelques membres du Gouvernement.

Trois points motivent cette interpellation dont l’exposé des motifs a été lu par la Premier Secrétaire Parlementaire, l’honorable Bernard DILLAH: La Sécurité, la catastrophe naturelle que subissent actuellement les populations de la capitale et des provinces et la gouvernance diplomatique.

Cet exposé des motifs est libellé ainsi qu’il suit :

‘’Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

La Représentation Nationale interpelle ce jour votre Gouvernement, conformément aux dispositions des articles 89 de la Constitution du 30 mars 2016 et 89 tiret 6 de la Loi Organique N°17.011 du 14 mars 2017, portant son Règlement Intérieur sur trois (03) sujets majeurs : la sécurité, les inondations et la gouvernance diplomatique.

  • Sur la situation sécuritaire

La Représentation nationale, préoccupée par la poursuite des violences, meurtres perpétrées contre les populations et les affrontements armés entre les groupes rebelles signataires de l’Accord de paix pour la Réconciliation en RCA  du 6 février 2019, s’interroge une fois de plus sur sa mise en œuvre effective.

En effet, plusieurs mois après son entrée en vigueur, la situation sécuritaire de la Nation demeure toujours précaire. Après une accalmie notable les combats ont repris dans la VAKAGA entre Groupes Rebelles du FPRC  et du MLCJ le mois dernier. Les pillages et destructions qui s’en sont suivis, ont eu pour conséquences le déplacement de plus de 10 000 personnes.

Dans le Haut Mbomou, les éléments d’Ali DARASSA ont investis tous les villages sous le fallacieux prétexte de sensibiliser sur l’accord  de  KARTHOUM, alors que c’est au Gouvernement qu’il revient cette mission de sensibilisation.

La localité de BAMBOUTI échapperait même au contrôle du Gouvernement.

Par ailleurs, le groupe rebelle 3R dirigé par SIDIKI aurait pris des engagements fermes pour rester dans le processus de l’accord en acceptant le désarmement de ces éléments.

La Représentation Nationale soucieuse du retour progressif de la paix  suite à la signature de l’Accord de KHARTOUM par toutes les parties prenantes et la Communauté internationale, voudrait, à travers cette interpellation, que vous apportiez des informations fiables sur la situation sécuritaire de la République Centrafricaine en général et de fixer le peuple sur le niveau d’engagement des groupes armés.

 

  • Sur les catastrophes

A Bangui, comme en province, les quartiers et localités riverains du fleuve Oubangui  sont victimes d’une catastrophe naturelle, une inondation de grande envergure.

La submersion de l’eau de l’Oubangui a fait plusieurs dégâts  inestimables.  Des familles entières sont sans abris, déplacées et exposées à des épidémies opportunistes.

Face à ces évènements tragiques et préoccupants, les Elus de la Nation voudraient savoir  les mesures prises dans l’immédiat pour assister les sinistrés de l’inondation de certains quartiers de Bangui et des provinces ainsi que les solutions appropriées pour parer à cette Catastrophe naturelle.

  • Sur la gouvernance diplomatique

Enfin, Monsieur le Premier Ministre, les Elus du peuple aimeraient savoir les raisons réelles du limogeage de vos plus proches collaborateurs en l’occurrence votre Directeur de Cabinet qui aurait signé des Accords engageant le Gouvernement.

Tels sont, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les éléments de l’interpellation de ce jour’’.

  A l’invitation du Président de l’Assemblée Nationale, Firmin NGREBADA, Premier Ministre dans son propos liminaire, a apporté quelques éléments de réponse quant aux motifs de la présente interpellation.

Selon le Chef du Gouvernement, l’Assemblée Nationale a raison de s’interroger sur la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et réconciliation car effectivement certains groupes armés et pourtant signataires dudit Accord à l’exemple de l’UPC qui le violent tout en occupant des nouvelles localités notamment le Haut-Mbomou.  L’orateur a indiqué que la rébellion des 3R en revanche, a manifesté sa volonté d’appliquer l’Accord et s’est dit accepter le processus DDR.

En outre, Monsieur NGREBADA a annoncé le déploiement des FACA dans le Haut-Mbomou avec pour base Bambouti.

S’agissant des inondations, il a indiqué qu’à l’heure actuelle, 4000 ménages à Bangui soit 25 mille personnes sont sans abris et en provinces, il est fait état de 1700 ménages soit 9000 personnes et que le Gouvernement a mis en place une cellule stratégique pour leurs venir en aide.

Enfin, sur le limogeage de ses plus proches collaborateurs, en l’occurrence le Directeur de Cabinet et le Chef de cabinet particulier, Firmin NGREBADA répond en disant que cette question relève du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat qui ne mérite pas de commentaire mais sauf respect pour les élus de la nation, il a ajouté que les faits reprochés à ces deux personnalités constituent des manquements graves au devoir de leur charge.

Retenez qu’après l’intervention du Premier Ministre, le Président NGON-BABA a ouvert les débats par les interventions des trois groupes parlementaires le MLPC, l’URCA et le MCU en plus d’une vingtaine d’autres interventions à titre individuel.

  Ainsi, les préoccupations des députés ont été beaucoup plus axées sur les mesures pour contraindre par la force militaire certains groupes armés qui écument certaines localités, foulent aux pieds l’accord de Khartoum et défient l’autorité de l’Etat. De vives voix les députés ont été unanimes pour compatir à la situation des sinistrés et lancer un appel à la solidarité nationale et internationale en vue d’une assistance.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE AFFICHE SA SOLIDARITE AUX VICTIMES DES INONDATIONS DANS LES 6ème ET 2ème ARRONDISSEMENTS DE BANGUI

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Témoigner de sa solidarité et apporter un réconfort moral, tel a été le sens ce jeudi après-midi, 24 octobre 2019 de la visite effectuée par l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale auprès des populations des 6ème et 2ème arrondissements de Bangui, victimes de la montée brusque des eaux du fleuve Oubangui ayant entrainé des inondations à grande échelle.

Sous un soleil de plomb à son arrivée sur le terrain de football Maya-Maya au quartier Mandja-Otto, site qui abrite quelques deux mille sans abris, le Président de l’Assemblée Nationale a été accueilli par le 1er  Vice-président de la municipalité du 6ème, Monsieur Sosthène CHEF et Augustin TO-SAH-BE-NZA, député de la localité en présence d’une foule impressionnante. Puis, s’en était suivie une visite des locaux des sinistrés avant que le visiteur ne puisse constater l’étendue des dégâts marqués par des maisons d’habitation inondées à perte de vue et où certaines victimes se déplacent en piroguespour aller récupérer ou sauver ce qui peut l’être.

Au niveau de CICI dans le 2ème arrondissement, plus de 300 personnes exposées aux piqûres des moustiques ont trouvé refuge dans un bâtiment abandonné par son propriétaire. Ce qui n’a pas laissé indifférent le numéro du Parlent centrafricain en bon père de famille qui, après avoir délivré un message de soutien et d’espérancea mis la main à la poche.

Le Président de l’Assemblée NationaleLaurent NGON-BABA préoccupé par cette catastrophe naturelle a fait la déclaration suivante : « Nous sommes en pleine saison de pluie surtout pour le mois d’octobre où la saison de pluie tant vers sa fin. Effectivement,  nous venons d’être informé de ce que il y’a  une inondation forte dans les 2ème et  6ème arrondissements de Bangui. Etant Président de l’Assemblée Nationale, député et représentant de la population, nous ne pouvons  rester insensibles. C’est ainsi qu’avec les membres du Bureau, les membres de mon cabinet nous sommes transportés sur les sites concernés pour nous rendre compte de la réalité des événements ».

« Nous sommes allés dans  le 6ème arrondissement avec le député de la dite circonscription à savoir l’honorable TO-SAH-BE-NZA, par ailleurs nous sommes allés dans le 2ème arrondissement avec notre collègueMASSIKINI ensemble, nous avons vu dans quelle situation se trouvait la population. Les maisons envahies d’eau, les enfants qui, aujourd’hui devraient être à l’école, sont abandonnés, sont dans la nature avec des effets scolaires bref,  disons ils sont abandonnés. Nous avons vu des femmes et des hommes qui se plaignent des moustiques, qui se plaignent des abris, qui se plaignent de tout. Aujourd’hui, ils sont démunis de tout et nous sommes venus à leur chevet d’abord en tant que représentant du peuple pour les écouter, d’écouter leurs pleurs, d’écouter leurs préoccupations afin de jouer notre rôle de représentant de la nation. C’est ainsi que nous les avons d’abord encouragés  parce qu’il faut encourager tes semblables lors qu’ils se trouvent dans une telle situation, ce qui a été fait », a indiqué le Président de l’Assemblée Nationale avant d’ajouter que : «  Dans un deuxième temps nous avons recueilli leur besoins et ça nous permet aujourd’hui nous élus de la nation d’exercer notre rôle. Rôle de représentant auprès des institutions concernées à savoir en premier lieu le Gouvernement avec qui nous devons prendre attache pour voir à quel niveau d’intervention se trouve-t-il. Ensuite il n’y a pas que le Gouvernement, nous devons aussi prendre attache avec les partenaires, les pays amis àla République Centrafricaine, les organisations qui peuvent intervenir dans ce domaine afin d’aider très rapidement et dans un bref délai la population concernée ».

« La population est dans une situation de tristesse aujourd’hui » a-t-il conclu.

Ont accompagné le Président de l’Assemblée Nationale dans ce déplacement, les 1er, 2ème et 4ème Vice-présidents, respectivement les honorables Jean Symphorien MAPENZI, Mathurin DIMBELET NAKOE et Dieudonné Marien DJEME ainsi que quelques membres du Cabinet.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE REÇOIT LES COMPLIMENTS DU COLLECTIF DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DE CENTRAFRIQUE(CPMEC)

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a, à l’occasion de l’ouverture de la deuxième Session Ordinaire le 1er Octobre attiré l’attention du Gouvernement sur un certain nombre de pratiques notamment la violation flagrante des dispositions du Statut Général de la Fonction Publique par certains Hauts Cadres du Ministère des Finances devenus des fournisseurs et prestataires de services, directement ou indirectement au détriment des opérateurs économiques.

Suite à cette interpellation, des voix s’élèvent pour apprécier positivement un tel courage politique et c’est le cas du Collectif des Petites et Moyennes Entreprises de Centrafrique (CPMEC) qui vient d’adresser au N° 1 de la Représentation Nationale une lettre de félicitation dont la teneur ci-dessous en fac-similé :

lettre de félicitation CPMEC

LES ETATS-UNIS DISPOSES A APPUYER L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR LEGIFERER EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ÊTRES HUMAINS

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce jeudi après-midi 20 octobre 2019, Monsieur Benjamin  P. WISELOGLE, responsable du Bureau de surveillance et de lutte contre la traite des personnes au Département d’Etat Américain en séjour de travail  du 07 au 11 du mois encours qu’accompagnait Madame Lucy TAMLYN, Ambassadrice des USA en poste à Bangui.

Apporter l’appui des Etats-Unis pour la lutte contre des traitements dégradants et humiliants en Centrafrique et solliciter l’Assemblée Nationale à légiférer dans ce domaine ont été au centre des échanges entre les deux parties comme l’a indiqué la diplomate américaine Lucy TAMLYN : « Nous venons d’être reçus par le Président de l’Assemblée Nationale,nous sommes venus avec un représentant du Département d’Etat, c’est lui l’expert en matière de la lutte contre la traite des êtres humains et nous avons échangé par rapport à ce sujet avec le Président et toute son équipe, les hauts dirigeants de l’Assemblée ».

« On a évoqué l’aspect global de ce fléau mais aussi les aspects particuliers ici en République Centrafricaine. D’abord il ya la question de l’enrôlement des enfants par les groupes armés, l’exploitation sexuelle des enfants et le travail forcé », a poursuivi Madame TAMLYN qui a précisé que : «  Ce que je retiens de notre audience avec le Président de l’Assemblée Nationale, c’est sa volonté ferme de lutter contre ce fléau ».

 Aussi, a-t-elle ajouté : « Je lui ai assuré que le Gouvernement et les institutions de la République Centrafricaine ne sont pas seuls dans cette campagne mais, quenous sommes ensemble », avant de conclure : Les Etats Unis vont accompagner le Gouvernement et l’aider à lutter contre ce fléau sous toutes ses formes ».

Ont pris part aux côtés du Président de l’Assemblée Nationale à cette audience, le Premier vice-président, Jean Symphorien MAPENZI, le 2ème Vice-président, Mathurin DIMBELET NAKOE, l’honorable Emilie Béatrice EPAYE, Présidente de la Commission « Affaires Etrangères » ainsi que quelques membres du Cabinet.

PRESENTATION DEVANT L’ASSEMBLEE NATIONALE DU PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’EXERCICE 2020

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a présidé ce lundi 07 octobre 2019 à l’hémicycle, la cérémonie marquant la présentation officielle sans débat  aux élus de la nation comme l’exige la tradition du projet de Loi de Finances 2020.

Une vingtaine de minutes aura permisau Ministre des Finances et du Budget Henri Marie DONDRA,  de dégager les grandes orientations qui sous-tendent   le présent projet de loi. L’argentier du pays a indiqué que le projet de loi de Finances détermine la nature, le montant et les affectations des ressources ainsi que les charges de l’Etat pour l’exercice 2020 tout en ajoutant qu’il vise à doter l’Exécutif des moyens nécessaires à la mise en œuvre de la politique générale du Gouvernement  en matière de développement économique et social.

Le Membre du Gouvernement DONDRA a souligné que ce projet de loi est élaboré dans un contexte caractérisé par :

  • La signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine du 06 février 2019 qui constitue un préalable absolu pour le Gouvernement dans sa quête du rétablissement de la Sécurité, de la restauration de l’autorité de l’Etat, du retour de la paix et de la cohésion sociale ;
  • La dissolution et la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale passant de 34 à 39 membres ;
  • La mise en place de certains dispositifs de mise en œuvre dudit Accord ;
  • La Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en date du 29 avril 2019, devant les élus de la nation ;
  • La prise en compte de certaines dépenses liées aux élections groupées de 2020-2021.

Ainsi,  les grandes masses du projet de loi de Finances 2020 se présentent de la manière suivante :

Les ressources totales sont estimées à 237,8 milliards de FCFA soit une variation de 15,62% par rapport au Collectif Budgétaire 2019 qui fixait les ressources totales de l’Etat à 281.851.445.000 FCFA. Il est à noter que les ressources propres se chiffrent à près de 143 milliards de FCFA décomposés comme suit :

  • Direction Générales des Douanes et des Droits Indirects = 62.958.182.000
  • Direction Générale des Impôts et des Domaines = 56.244.000.000
  • Direction Générales du trésor et de la Comptabilité Publique = 23.795.818.000

Cependant, les charges totales sont estimées à 292 milliards de FCFA soit une hausse de 11,25% par rapport au Collectif Budgétaire qui fixait les charges de l’Etat à 262.494.593.000 FCFA.

Par ailleurs, il est à observer que ces prévisions de ressources et des charges inscrites au projet de la Finances 2020, prévoient un solde global déficitaire de 54,2 milliards de FCFA, soit 3,7% du Produit Intérieur Brut (PIB).

Sachez enfin que c’est la « Commission Economie, Finances et Plan », présidée par l’honorable Martin ZIGUELE qui a la charge d’examiner ledit projet de Loi de Finances 2020 en collaboration avec les Commissions permanentes dans le cadre sectoriel.

LES MEMBRES DU COMITE DES SANCTIONS DE L’ONU EN VISITE DE TRAVAIL A L’ASSEMBLEE NATIONALE

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C’est ce mercredi 02 octobre 2019 en la salle 208 de l’Assemblée Nationale que le numéro 1 de l’institution parlementaire, l’Honorable Laurent NGON-BABA a pris langue pendant près de trois quarts d’heure avec les membres du Comité des Sanctions des Nations-Unies en séjour du 1er au 04 du mois en cours en terre centrafricaine.

Sous la conduite de l’Ambassadeur Léon HOUADJA KACOU ADOM, Président dudit Comité, l’objectif de cette mission à lui confiée est de recueillir  des informations de première main sur l’application effective des sanctions imposées par les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, principalement l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine.

Au sortir de cette séance de travail, l’émissaire de l’ONU, Monsieur HOUADJA KACOU ADOM peu prolixe, a eu à faire la déclaration suivante devant la presse parlementaire : « Cette visite a pour objet de rencontrer les autorités centrafricaines, pour voir ensemble avec elles comment nous mutualisons nos efforts et en fusionnant nos énergies, nous pouvons aller de l’avant, sur la voie de sortie de crise ».

Aussi, l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale a ajouté : « Nous avons eu des informations, des conseils du Président Laurent NGON-BABA et nous avons pris le pouls de la volonté des Centrafricains de sortir de la situation difficile dans laquelle le pays se trouve puisse que, qui mieux que les représentants du peuple pouvait nous faire sentir justement le pouls de la population centrafricaine ».

« Nous retournons à New-York, nous en tenions compte, nous avons une revue des sanctions au 31 décembre, après le Rapport du Secrétaire Général des Nations-Unies, après le Rapport des autorités centrafricaines et après celui évidemment du patron de la Minusca, nous évaluerons tout ça et nous avons bon espoir que nous avançons dans la bonne direction, vers la levée totale des sanctions frappant ce pays frère qu’est la République Centrafricaine » a-t-il martelé.

Il est à noter que l’embargo sur les armes en direction des autorités centrafricaines a été imposé au lendemain de la prise de pouvoir la coalition ex-séléka le 24 mars 2013 par le biais de la Résolution 2127. Plusieurs autres Résolutions ont été imposées par le Conseil de Sécurité et prorogées depuis le mois de février jusqu’au 31 Janvier 2020 en dépit de quelques assouplissements notamment celui intervenu le 12 septembre dernier à savoir la Résolution 2488.

OUVERTURE DE LA 2ème SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE 2019

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Convoquée du  1er octobre au 29 décembre prochain, c’est ce mardi, 1er jour du mois en cours que s’est ouverte à l’hémicycle de la Représentation Nationale, la deuxième Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année 2019, communément appelée Session Budgétaire.

La cérémonie présidée par l’honorable Laurent NGON-BABA, Chef du Parlement Centrafricain s’est déroulée en présence du Premier Ministre Firmin NGREBADA assisté de Madame Eugénie Lucienne NGBONDO, Ministre chargée des relations avec les institutions de la République.

Ont également fait le déplacement de l’Assemblée Nationale, plusieurs personnalités parmi lesquellesles représentants des institutions républicaines, les membres du cabinet de la Présidence de la République, ceux de l’Assemblée Nationale, les membres du cabinet de la Primature, les ambassadeurs, représentants des institutions et organismes internationaux en poste à Bangui ainsi que quelques leaders des partis politiques.

Pour la circonstance, le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a prononcé son allocution en ces termes :

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

             Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations internationales ;

Les Présidents des Cours et Tribunaux;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis Politiques et des Organisations Syndicales ;

Mesdames et Messieurs les Membres des Cabinets de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale et de la Primature ;

Monsieur le 2ème Vice-Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

Madame la Vice-Présidente de l’OFCA ;

Messieurs les Représentants des Confessions Religieuses ;

Distingués invités ;

Mesdames, Messieurs ;

            À l’entame de cette deuxième session ordinaire 2019, j’ai une pensée émue pour la population martyre de Birao dans la Vakaga, qui vient hélas, de subir les pires atrocités, comme conséquence d’un affrontement opposant deux groupes armés. Les morts et les blessés se comptent par dizaines, des quartiers entiers sont détruits, des habitations sont incendiées, des provisions et biens sont partis en fumée, les populations traumatisées sont jetées en pâture, errant de lieu en lieu.

            En outre, nous déplorons la disparition des éléments de la MINUSCA lors du crash d’un hélicoptère au moment de son atterrissage à l’aérodrome de Bouar.

            Je ne saurais aussi passer sous silence la disparition d’un Grand Homme d’Etat français en l’occurrence le Président Jacques CHIRAC qui a autant fait pour l’Afrique.

            Je vous prie, Mesdames et Messieurs, de vous lever et d’observer une minute de silence enla mémoire de tous ces disparus.

            Je vous remercie.

            Distingués Députés,

            Au nom de tous les Députés de la Nation, et en mon nom propre, je condamne avec vigueur ces crimes odieux, perpétrés contre les paisibles citoyens de Birao et d’ailleurs, par les Ennemis de la paix. J’exige que les auteurs et complices de ces forfaits abominables soient pourchassés, arrêtés et traduits en justice.

            Mesdames et Messieurs,

            Je ne doute pas un seul instant que tout comme moi, vous êtes convaincus, que ces drames à répétition pouvaient bien être évités si la restauration de la paix demeure l’objectif poursuivi par tous les Signataires de l’Accord du 6 février 2019.

            C’est pourquoi, je voudrais ici renouveler très solennellement mon exhortation à toutes les parties au dit accord, en général et en particulier aux groupes armés à garder intacteleur détermination du 6 février 2019 et leur foi dans la réconciliation nationale et le rétablissement de la paix dans notre pays.

            Distingués invités ;

En dépit de cette situation sécuritaire qui révèlede graves déloyautés chez certains Groupes armés, l’on note des avancées certaines sur le terrain, depuis la signature de l’Accord du 6 février 2019.

            A l’issue de la première réunion d’évaluation de l’Accord de Paix et de Réconciliation après 6 mois de sa signature, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSCA, Monsieur MANKEUR NDIAYE a sonné la fin de la récréation en déclarant sous un ton de fermeté que la MINUSCA ne tolèrera plus les violations de l’Accord.

            C’est justement ce ton qu’attendait la population et Monsieur le Représentant Spécial, les Elus de la Nation comptent sur votre appui pour le retour de la paix.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis politiques et des Organisations syndicales ;

Mesdames, Messieurs ;

            Il vous souviendra que face à la détérioration de la situation sécuritaire dans notre pays au cours du second semestre de l’année dernière, c’est d’ici que nous avions lancé en date du 23 novembre 2018,  notre Cri d’alarme à l’adresse du Conseil de Sécurité et du Comité des sanctions des Nations Unies pour la levée totale et immédiate de l’embargo sur les armes et munitions en direction des Forces Armées Centrafricaines (FACA), afin de donner à l’Etat le moyen, d’assurer au mieux la protection de la population civile avec l’appui de la MINUSCA.

            Il me plaît donc aujourd’hui, de reconnaître, Mesdames et Messieurs, qu’en écho à notre Cri d’alarme, le Conseil de Sécurité a adopté, le 12 septembre dernier, une Résolution portant le numéro 2488 qui assouplit l’embargo sur les armes à destination des FACA. Cette Résolution, votée à l’unanimité par les cinq membres permanents du Conseil, traduit l’esprit de solidarité de l’ensemble de ces Etats à l’égard du peuple centrafricain.

            Par conséquent, je voudrais, ici-même, au nom de l’ensemble des Députés de la Nation et en mon nom personnel, remercier toutes les parties qui ont contribué à cette heureuse Résolution. Mais je réitère en même temps notre Appel pour la levée totale, inconditionnelle et immédiate de l’embargo sur les armes et munitions en faveur des FACA.

            Honorables Députés, Chers collègues ;

            Chaque fois que les conditions sécuritaires sur les routes et dans nos contrées l’avaient permis, l’intersession a été mise à profit par les uns et les autres, pour la restitution des travaux effectués au cours de la dernière session à la population. Ainsi les contacts avec la population sont maintenus dans certains cas et renforcés dans d’autres, car pour bien la représenter, il est indispensable de demeurer à son écoute.

            Mais outre ces missions classiques, il arrive qu’à titre individuel ou au niveau institutionnel, les Députés soient sollicités par des citoyens pour intervenir sur diverses questions dont le règlement contribuerait à l’apaisement. C’est en rapport avec cette situation que le Bureau de l’Assemblée Nationale a reçu de la coordination de EZINGO BIANI un mémorandum sur la situation de notre pays, le lundi 30 septembre 2019.

            Les Députés auront à l’examiner et en aviseront.

            C’est ici l’occasion pour moi d’encourager nos concitoyens à suivre la voie de la concertation, du dialogue pour le règlement de nos différends.

            Dans le domaine de la diplomatie parlementaire, notre Représentation Nationale a pris une part active à trois importantes rencontres internationales :

1°)       Le 2ème Forum International sur le Développement du Parlementarisme à Moscou les 1er et 2 juillet dernier au cours duquel d’importantes questions telles que la sécurité et la stabilité internationales ont fait l’objet de discussions approfondies ;

2)       La Réunion parlementaire Russie-Afrique le 3 juillet qui a jeté les bases du premier grand Sommet Russie-Afrique qui se tiendra au cours de ce mois d’octobre 2019 à Sotchi ;

3)          La 45ème Session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (A.P.F) qui s’est tenue à Abidjan du 5 au 9 juillet 2019. C’est au cours de cette importante session, que le projet de faire de notre institution un parlement numérique, a été validé.

            Les Collègues Députés, membres des organisations parlementaires Régionales ont continué à tenir leurs sessions.

            Concernant les relations internationales, j’ai reçu depuis notre dernière session, plusieurs visites et accordé nombre d’audiences à des personnalités de haut rang. Il s’agit notamment de l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, du Représentant Résident de la Banque Mondiale, de la Représentante de l’Union Européenne, de la Représentante de l’Institut Républicain International avec résidence à Kinshasa, ainsi que du Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme au Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme à Genève.

            Avec ces personnalités, nous avons échangé sur ce qu’il y a lieu de faire pour renforcer notre coopération dans la perspective du développement démocratique, économique, social et culturel de notre pays.

            Au cours de l’intersession qui vient de s’achever, pour la première fois depuis que les Nations Unies ont adoptée par une résolution l’institution d’une Journée Internationale de la Démocratie depuis 2007, notre Assemblée Nationale a célébrée cette journée avec éclat en Centrafrique.  Cette Journée vise à promouvoir la démocratie, à la renforcer et à la consolider.

            Je voudrais, encore une fois, adresser mes sincères remerciements aux Députés qui, malgré l’intersession ont bien voulu marquer leur intérêt en participant massivement aux activités de ladite journée.

            Il en est de même à tous ceux qui ont répondu à notre appel et en particulier à la presse.

            Honorables Députés, Chers Collègues,

            La présente Session appelée généralement session budgétaire est destinée à examiner les prévisions en recettes et dépenses de l’Etat pour l’exercice 2020.

            Au terme de l’Article 82 alinéa 3 de la Constitution du 30 mars 2016, je cite : « Déposé par le Gouvernement avant l’ouverture de la seconde Session Ordinaire et au plus tard le 15 septembre, le budget est arrêté par une Loi dite des Finances, avant le commencement de l’exercice nouveau. Cette Loi ne peut comprendre que les dispositions  d’ordre financier » fin de citation.

            Pour l’exercice 2018, les Elus de la Nation par ma voix avaient exprimés leur satisfaction et adressé leurs félicitations au Gouvernement à travers le Ministre des Finances et du Budget pour avoir respecté le délai constitutionnel dans le dépôt du projet de Loi.

            Cette année, ce projet nous parvient le 30 septembre, c’est-à-dire hors délai mais justifié par les contraintes de discussions avec les Institutions Internationales financières qui accompagnent le Gouvernement dans la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre de son programme.

            Pour cela, les Elus de la Nation encouragent le Gouvernement à reprendre désormais l’élan qui a été pris pour une meilleure gouvernance dans la gestion financière.

            La loi des Finances prend toujours en compte les priorités de l’Etat, à savoir, la relance économique, la réduction de la pauvreté et l’assainissement  des finances publiques.

            A cet égard, j’encourage le Gouvernement à une plus grande maitrise de la fiscalité, à l’assainissement des exonérations fiscalo-douanières ainsi que la mobilisation des ressources extérieures.

            Mais, je ne saurais passer sous silence la nécessité de réduire les dépenses, sur procédure exceptionnelle et de mettre davantage de transparence et de respect des dispositions du Code des Marchés Publics et des délégations de Services publics.

            A ce sujet, Monsieur le Premier Ministre, je voudrais attirer l’attention de votre Gouvernement sur un certain nombre de pratiques notamment la violation flagrante des dispositions du Statut Général de la Fonction Publique par certains Hauts Cadres des Finances devenus des fournisseurs et prestataires de services directement ou indirectement au détriment des opérateurs économiques.

            Je rappelle en outre que l’année 2020 est une année électorale et que l’organe en charge de la conduite des opérations électorales l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) ne pourrait réussir correctement sa mission que si les ressources humaines, financières et matérielles dont elle a besoin, sont mises à sa disposition, dans le délai prévu. Pour cette raison et pour éviter tout glissement préjudiciable de calendrier, j’exhorte le Gouvernement à doter cet organe de tous les moyens nécessaires à la réalisation de cette importante mission. L’Assemblée Nationale, quant à elle, répondra toujours présente à l’appel du devoir.

            Au cours de cette session, l’Assemblée Nationale aura aussi à examiner plusieurs autres projets de Loi en instance d’examen.

            Autant de projets de Loi dont l’adoption et la promulgation impacteraient positivement l’essor de relèvement démocratique, économique et social de notre pays.

            Conformément à l’alinéa 2 de l’article 130 de la Loi n°17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, le Bureau doit au début de chaque session ordinaire présenter un rapport sur ses activités et sa gestion au plus tard cinq (05) jours à compter de la date d’ouverture de la session ordinaire.

            Pour la première fois, ce devoir a été accompli au début de la première session de l’année en cours avec  grande satisfaction.

            Je voudrais donc rassurer les Collègues que ça sera le cas pour la présente session.

            Au cours de cette session qui s’annonce,  les Députés auront à renouer avec les séances des questions orales ou écrites au Gouvernement ainsi que de son interpellation sur des sujets qui préoccupent la population.

            Au regard de ce volume de travail, j’exhorte tous les Députés de la Nation à mettre les bouchées doubles. Je leur recommande de l’assiduité et de la rigueur dans l’examen et l’adoption des textes, et ce, aussi bien dans les différentes commissions permanentes que pendant les plénières de façon à doter notre pays d’instruments juridiques performants.

            Je tiens à l’assiduité car, faute de son respect, les articles 114 à 117 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale sont là pour régner.

            Sur ce, Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales, Mesdames et Messieurs, je déclare ouverte la deuxième Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale de l’Année 2019.

            Je vous remercie pour votre attention.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ECHANGE AVEC LA PRESSE SUR LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NG0N-BABA a été ce lundi après-midi 16 septembre 2019 face aux professionnels des medias pour donner une conférence de presse relative à la célébration du 130ème anniversaire de la Journée Internationale de la Démocratie (JID).

En présence des Présidents des institutions républicaines, des Députés de la Nation, des membres du cabinet de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale, de la Primature, quelques membres du Gouvernement, Ambassadeurs, Représentants des institutions et organismes internationaux, partenaires sociaux et maires d’arrondissements de Bangui, le Président Laurent NGON BABA a épluché les valeurs de la démocratie en remontant le temps avec la Conférence de La Baule de 1990. Puis, l’orateur a répondu de manière convaincante aux préoccupations de ses interlocuteurs. Lesquelles préoccupations ont été axées sur la marche de la démocratie au sein de l’Assemblée Nationale, sa perception de ce concept, l’exercice de la démocratie après les années de turbulence, le retour à la légalité Constitutionnelle, suite aux élections présidentielle et législatives de 2015-2016, la Constitution du 30 mars 2016, la mise en place des institutions et certaines affaires qui ont défrayé les chroniques des journaux sur l’institution parlementaire avec en toile de fond, le présumé acte de corruption d’un député.

Avant de se prêter aux questions des journalistes, l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a prononcé son propos liminaire en ces termes:

  • Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;
  • Honorables Députés, chers Collègues ;
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet de la Présidence, de l’Assemblée Nationale et de la Primature ;
  • Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ;
  • Mesdames et Messieurs les Acteurs de la Vie politique et sociale ;
  • Très chers Amis, Professionnels des médias ;
  • Distingués Invités ;
  • Mesdames et Messieurs.

    L’Union Interparlementaire, composée de 179 Parlements de par le monde et 12 membres associés, le tout pour une population de 6 milliards 500 millions des personnes, célèbre le 15 septembre de chaque année, la Journée Internationale de la Démocratie, instaurée par la Résolution des Nations Unies en 2007. L’objectif est de renforcer et de consolider la Démocratie dont la déclaration universelle a été adoptée en 1997 par l’Union Interparlementaire au Caire en Egypte.

   En effet, la Démocratie, idéal universellement reconnue,  fondé sur les valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques vise essentiellement à promouvoir la dignité et les droits fondamentaux du citoyen, à assurer la justice sociale, à promouvoir le développement économique et social de la collectivité, à renforcer la cohésion de la société ainsi que la quiétude nationale et créer un climat propice à la paix internationale.

   La Démocratie repose sur l’existence des institutions judicieusement structurées qui fonctionnent comme un corps avec des normes et des règles, selon la volonté de la société toute entière, pleinement consciente de ses droits et responsabilités. Les institutions démocratiques ont pour rôle d’arbitrer les tensions et de maintenir l’équilibre entre ces aspirations concurrentes que sont la diversité et l’uniformité, l’individuel et le collectif, dans le but de renforcer la cohésion et le vivre ensemble.

   C’est dans cette optique que le peuple centrafricain a œuvré avec détermination pour le retour à l’ordre constitutionnel par l’adoption de la nouvelle constitution du 30 mars 2016 à l’issue de laquelle un nouveau Président de la République a été élu, qu’une nouvelle Assemblée Nationale a été installée ainsi que des nouvelles Institutions de la République.

   La célébration de cette journée s’inscrit dans le cadre de la campagne parlementaire mondiale du 130ème anniversaire, qui vise à atteindre 46.000 parlementaires du monde.

   Cette célébration traduit l’engagement de chaque parlement en particulier et l’Union Interparlementaire en général de promouvoir la paix et du développement, et atteste leur conviction pour le renforcement du processus de démocratisation et ses institutions représentatives.

   C’est à ce titre que l’Assemblée Nationale Centrafricaine, membre de l’Union interparlementaire ne saurait se soustraire à ce rituel démocratique et célèbre pour la première fois les 15 et 16 septembre 2019, sous le thème ‘’DEMOCRATIE ET PAIX’’, cette Journée Internationale de la Démocratie, à l’instar des Assemblées de cet espace démocratique, d’où cette importante rencontre qui nous réunit ici à l’hémicycle de la Maison du Peuple, épicentre de la démocratie en République Centrafricaine.

   A cette occasion, j’exhorte tous les démocrates à œuvrer sans relâche pour la promotion des valeurs démocratiques et à leur diffusion auprès d’un grand nombre de nos compatriotes et de prohiber le recours à tout autre moyen non conventionnel dans l’exercice des droits et libertés des citoyens.

  J’invite tous les Compatriotes de toutes couches sociales à œuvrer ensemble pour la sauvegarde de la démocratie, de la paix, dans une totale cohésion afin de préserver l’unité nationale, le tout dans un esprit de participation active avec nos partenaires techniques ainsi que les pays amis.

   La célébration de cette Journée Internationale de la Démocratie nous permet aujourd’hui de vulgariser cet idéal démocratique par des échanges avec les acteurs de la vie politique, sociale, et les professionnels des medias qui sont aussi des acteurs de la démocratie et de la promotion de la paix.

  Je suis particulièrement heureux pour échanger avec vous sur la ‘’démocratie et la paix’’, thème retenu pour cette journée.

Je vous remercie

L’ASSEMBLEE NATIONALE CENTRAFRICAINE CELEBRE LE 130ème ANNIVERSAIRE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

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Le Parlement centrafricain s’associe à l’Union Interparlementaire (IUP) pour célébrer ce 15 septembre 2019, la Journée Internationale de la Démocratie. Et c’est la toute première fois que la République Centrafricaine célèbre cette journée autour du thème national : « Démocratie et Paix ».

Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a, à cette occasion prononcé son discours y relatif en ces termes :

Centrafricaines,

Centrafricains,

Bien chers Compatriotes,

            Depuis septembre 1997, au Caire (Egypte),  l’Union Interparlementaire (UIP) a adopté la Déclaration Universelle sur la Démocratie.

Par la suite, l’UIP a lancé la Journée Internationale de la Démocratie qui a été instaurée par la Résolution des Nations Unies en 2007 dont l’objectif est de renforcer et de consolider la Démocratie.

La Démocratie, comme l’indique la Déclaration Universelle sur la Démocratie, je cite : « la Démocratie est un idéal universellement reconnu et un objectif fondé sur des valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques. Elle est donc un droit fondamental du citoyen, qui doit être exercé dans des conditions de liberté, d’égalité, de transparence et de responsabilité, dans le respect de la pluralité des opinions et dans l’intérêt  commun ». Fin de citation.

            Cette célébration traduit l’engagement de chaque Parlement en particulier et de l’UIP en général en faveur de la paix et du développement.

            Elle atteste que leur conviction pour le renforcement du processus de démocratisation et ses institutions représentatives contribuent grandement à la préservation de la paix.

            L’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, Membre de l’Union Interparlementaire (UIP), qui partage cette conviction et cet engagement ne saurait donc se soustraire à ce rituel démocratique.

            C’est à ce titre qu’elle  célèbre pour la première fois, les 15 et 16 septembre 2019, la Journée Internationale de la Démocratie à l’instar des Assemblées de cet espace d’expression démocratique.

            Cette célébration qui commémore également le 130ème anniversaire de l’UIP démontre à suffisance l’enracinement séculaire de la démocratie dans cet espace imaginé et créé par ses auteurs pour l’expression de la volonté des Peuples à travers leurs Représentants.

Chers Compatriotes,

            Notre Parlement place cette célébration sous le signe : « Démocratie et Paix », thème qui cadre parfaitement avec le contexte centrafricain.

            Nous sommes à la recherche quotidienne de la paix et de la sécurité en vue de vivre et vaquer librement à nos occupations. Ce sont donc ces valeurs démocratiques qui doivent nous pousser à nous engager davantage, chacune et chacun, par tous les temps, à œuvrer pour la reconstruction de notre pays et  son développement.

            C’est avec une fierté renouvelée que notre Parlement revendique aujourd’hui son appartenance à cette grande famille mondiale.

            A titre de rappel, l’Union Interparlementaire est composée de 179 Parlements de par le monde et 12 Membres Associés, le tout représentant plus de 6,5 milliards de personnes.

            En unissant autant de Parlements, c’est-à-dire de Représentants des Peuples, l’Union Interparlementaire unit effectivement les Citoyens.

            L’occasion ainsi offerte permet à notre pays, la République Centrafricaine de faire un bilan, à tout le moins à grands traits, de sa longue marche vers la démocratie.

            C’est au cours des années 1970 et 1990 que l’aspiration à la Démocratie du Peuple centrafricain a eu raison de la dictature et de la pensée unique et a laissé libre cours au multipartisme par lequel l’expression populaire a commencé à prendre corps et à se porter en faveur de la paix, de la justice et du développement.

            Depuis lors, c’est de façon démocratique et cyclique que le Peuple centrafricain adopte les règles juridiques qui le guident et choisit ses dirigeants et Représentants dans les sphères de décision et de gestion de sa destinée.

Cependant, durant les dernières décennies, la République Centrafricaine a connu des moments difficiles rendant parfois mitigée la marche vers la Démocratie.

            Le recours à des moyens illégaux a failli prendre le dessus. Mais, le peuple centrafricain, avec courage et abnégation a résisté aux tentations et s’est déterminé à œuvrer pour le retour à l’ordre constitutionnel par l’adoption de la nouvelle Constitution du 30 mars 2016.

C’est dans cet esprit qu’un nouveau Président de la République    a été élu, qu’une nouvelle Assemblée Nationale a été installée ainsi que des nouvelles institutions de la République.

            Cette marche en avant ne s’est pas faite sans obstacles, car avec la résurgence des violences commises par les groupes armés, le processus du dialogue et de la réconciliation nationale a été engagé avec l’appui de la communauté internationale ayant débouché sur l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale du 06 février 2019.

            Considéré comme le moins mauvais des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres, le régime démocratique garantit aux citoyens la pleine jouissance de leurs libertés et de l’exercice de leurs droits.

            Les instruments juridiques internationaux auxquels notre pays a librement souscrit matérialisent cette volonté.

            En le disant, je pense entre autres à la Déclaration Universelle des Nations Unies du 10 décembre 1948 relative aux Droits de l’Homme et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et du Peuple de 1981.

            L’idéal démocratique vers lequel le peuple centrafricain aspire légitimement dépend du rythme de son édification et de la volonté des acteurs à y parvenir. Pour cela, il faut en être convaincu.

            J’exhorte tous les démocrates à œuvrer sans relâche pour la promotion des valeurs démocratiques et à leur diffusion auprès d’un grand nombre de nos compatriotes et de prohiber le recours à tout moyen non conventionnel dans l’exercice des droits et liberté des citoyens.

            J’exhorte également tous les Compatriotes de toutes couches sociales à œuvrer ensemble pour la sauvegarde de la démocratie, de la paix, dans une totale cohésion afin de préserver l’unité nationale, le tout dans un esprit de collaboration active avec nos partenaires techniques ainsi que les pays amis.

            Quant aux élus de la nation que nous sommes, nous serons toujours guidés, comme par le passé, par les éléments qui caractérisent la Démocratie dans l’examen et l’adoption des textes ainsi que l’exercice des prérogatives parlementaires.

            Je ne saurai terminer mes propos sans remercier les partenaires internationaux qui nous accompagnent sur le chemin de l’édification et de la consolidation de la Démocratie en République Centrafricaine.

            De même, je me dois de rendre un hommage mérité au peuple centrafricain que nous représentons pour sa lutte constante et son abnégation dans l’enracinement de la Démocratie dans notre pays.

            Vive la Coopération parlementaire internationale,

            Vive la Démocratie,

            Je vous remercie.

L’OIF SOLLICITE L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR LA PRISE EN COMPTE DE LA CNDHLF DANS LE BUDGET 2020

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA s’est entretenu ce vendredi 13 septembre 2019 avec Monsieur Michel FORST, Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme qu’accompagnait, Madame Delphine COUVEINHES MATSUMOTO, Spécialiste de programme « Promotion et Protection des Droits de l’Homme » de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en séjour de travail en terre centrafricaine.

L’émissaire onusien Michel FORST entend, à travers cette visite auprès du Numéro 1 du Parlement centrafricain évoquer avec lui la situation des Droits de l’Homme de manière beaucoup plus large et plaider en faveur de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales dépourvue de moyens conséquents pour qu’ au prochain examen et adoption de la Loi de Finances 2020, qu’elle soit prise en compte au même titre que les autres institutions de la République.

Au sortir de cette entrevue avec le Président NGON-BABA, le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme, Monsieur FORST s’est exprimé devant la presse parlementaire en ces termes : « Cette visite se situe dans le cadre d’un appui apporté par l’Organisation Internationale de la Francophonie (IOF), au renforcement des institutions de la République. Nous sommes venus travailler avec les partenaires techniques et financiers et avec le Gouvernement au renforcement des capacités de la Commission Nationale des Droits de l’Hommes et des Libertés Fondamentales. Depuis que nous avons commencé ces entretiens à la fois avec la société civile mais aussi le Gouvernement et maintenant le Parlement, on sent une vraie volonté politique de la part des partenaires d’avancer plus loin et construire les institutions dont l’Etat a besoin pour assurer pleinement la mise en œuvre de l’Accord de paix ».

Aussi, a-t-il ajouté : « Pour la Francophonie comme pour les Nations-Unies, une institution nationale des Droits de l’Homme comme la CNDHLF est un élément clé de la restauration de l’Etat de droit et nous avons expliqué d’abord à la Commission Nationale comment elle pouvait mieux exister dans le paysage politique en menant des missions d’investigation, de recherche, de publication sur les droits fondamentaux dans le pays, et comment l’Etat pouvait progressivement renforcer par des moyens techniques, financiers la place  qu’elle joue dans le paysage politique. Ce qui est important, c’est que l’Etat reconnaisse la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales comme une institution de l’Etat au même titre que les autres institutions de la République Centrafricaine et dote la CNDHLF des moyens lui permettant d’assurer pleinement sa mission ».

« Nous repartons aujourd’hui de Bangui rassurés et confiants par les engagements qu’ont pris à la fois, le Chef du Gouvernement mais également le Président de l’Assemblée Nationale », a souligné monsieur Michel FORST.

L’ORGANISATION MONDIALE POUR LA PAIX DISPOSEE A COOPERER AVEC L’ASSEMBLEE NATIONALE CENTRAFRICAINE

Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu au cours d’un échange ce mercredi 11 septembre 2019, Monsieur Samuel DELGADO, Président de l’Organisation Mondiale pour la Paix qu’accompagnaient quelques membres de la Fondation ISSA HAYATOU, venus décerner au Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, une récompense pour ses efforts inlassables dans la recherche de la paix en Centrafrique.

A travers cette rencontre, il a été question pour Monsieur DELGADO d’établir un partenariat entre son institution et l’Assemblée Nationale et au-delà appuyer la RCA dans différents projets en vue de son relèvement.

L’hôte du Président de l’Assemblée Nationale au sortir de l’audience a déclaré : « Nous avons parlez des problèmes liés à l’énergie et aux problèmes de santé pour les populations centrafricaines. La base pour travailler tous ces projets, c’est d’ abord l’énergie et la santé sans lesquelles rien ne peut se faire, même pas la paix ».

Pour en arriver là, a souligné que : « D’abord, c’est créé un cadre de convention entre l’Organisation Mondiale pour la paix et la République Centrafricaine. Et puis dans un second temps, développer des projets et les mettre en œuvre pour le développement de la République Centrafricaine », a souligné le Président de l’OMPP.

« C’est très important de bénéficier d’abord de l’appui de l’Assemblée Nationale pour la mise en œuvre de tels projets » a fait savoir Samuel Delgado Président de l’Organisation Mondiale pour la Paix.

L’Organisation Mondiale pour la Paix est basée à Mexico, Capitale du Mexique en Amérique Centrale.

LE REDHAC PLAIDE POUR L’ADOPTION PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE DE LA LOI PORTANT PROMOTION ET PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS EN CENTRAFRIQUE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce mercredi 11 septembre 2019, une délégation des membres du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale(REDHAC), conduite par le Professeur Rémy NGOY LUMBU, Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme et Point Focal sur les représailles à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en séjour de travail en République Centrafricaine.

Cette visite auprès du numéro 1 de la Représentation Nationale Centrafricaine visait à mener ensemble avec lui, une réflexion dans une approche holistique afin de pouvoir doter les Défenseurs des Droits de l’Homme d’un texte de loi efficace assurant leur protection. Autrement dit, il s’agissait pour le Professeur NGOY LUMBU de plaider pour que l’Assemblée Nationale puisse adopter la loi portant ‘’Promotion et Protection des Défenseurs des Droits Humains en République Centrafricaine comme il l’a confirmé au micro de la presse parlementaire : « Je suis venu voir l’autorité parlementaire, la deuxième personnalité de la République Centrafricaine parce que je suis venu dans une mission de plaidoyer pour pouvoir demander au Parlement de devoir au cours de ces prochaines sessions, à la discrétion du Président de l’Assemblée Nationale pour voir dans quelle mesure le Parlement pourrait examiner, soit une proposition de loi si jamais les députés adoptent le texte que nous allons emmener,  soit le texte passe par le Gouvernement sur la protection des défenseurs des droits humains ».

 « La République Centrafricaine est Etat-Partie à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et c’est dans ce cadre-là que l’Union Africaine, ensemble avec l’Organisation des Nations Unies sont en train de chercher à créer un cadre légal partout en Afrique. Un cadre légal qui protège les Défenseurs des Droits de l’Homme dans leur propre pays pour les activités qui sont les leurs, lorsqu’ils travaillent dans leur propre pays », a ajouté monsieur NGOY LUMBU.

« En Afrique jusqu’alors, trois pays ont adopté ces lois. Ces pays sont la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso et le Mali en Afrique de l’Ouest et nous commençons des plaidoyers en Afrique Centrale », a indiqué Monsieur NGOY LUMBU qui précise: « Le premier pays est la République Centrafricaine et c’est la raison pour laquelle le texte est préparé et rédigé par les Défenseurs des Droits de l’Homme eux-mêmes et validé par eux. Il était de mon  devoir en tant que Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme de venir remettre ce texte officiellement à l’autorité parlementaire et le lui en faire part ».

«  Nous avons eu des messages assez sympathiques et positifs de sa part tout en indiquant toutes les voies et moyens que nous pouvons mobiliser pour que ce texte soit rapidement examiné par l’Assemblée Nationale, ce qui fera de la RCA un pays ami des défenseurs des droits de l’homme et premier pays en Afrique Centrale si jamais le texte était adopté d’ici aux prochaines sessions de l’Assemblée parlementaire », a-t-il conclu.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée au Salon d’honneur de l’Assemblée Nationale en présence des honorables Jean Symphorien MAPENZI et Henri VIGNER MYLLA, respectivement 1er et 2ème Vice-présidents ainsi que des membres du Cabinet.

Y ont également pris part aux cotés du Professeur Rémy NGOY LUMBU, Madame Maximilienne NGO MBE, Directrice Exécutive de REDHAC, Maitre Bruno Hyacinthe GBIEGBA, Conseiller juridique  pour ne citer que ces personnalités.

INTERVIEW DU PRESIDENT LAURENT NGON-BABA AU JOURNAL «LE CITOYEN»

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«Nous sommes en train de moderniser et de moraliser l’Assemblée nationale».

Arrivé au perchoir de l’Assemblée nationale vers fin octobre 2018 à la faveur de la destitution d’Abdou Karim MECKASSOUA, Laurent NGON-BABA (LNB) qui assure depuis cette date le magistère de président de cette institution, s’est prêté au jeu de questions-réponses du journal «Le Citoyen (LC)». Le numéro 1 du Parlement centrafricain, élu par ses pairs dans un contexte effervescent lors des élections à l’Assemblée Nationale, notamment des coups de feu tirés dans l’hémicycle par un député, parle de ce qu’est aujourd’hui cette institution qui connassait des scandales financiers à répétition. D’autres sujets d’intérêt national ont également été au cœur de l’entretien avec l’honorable Laurent Ngon-Baba, tout comme des questions liées à son avenir politique, ainsi que sa capacité à gerer trois responsabilités dont il est le detenteur.

LC : Laurent NGON-BABA, Bonjour !

LNB : Bonjour, monsieur le journaliste !

LC : Vers fin octobre 2018, vous avez été élu président de l’Assemblée nationale par vos pairs dans des conditions particulièrement agitées. Avec votre élection, quelles étaient vos priorités, et quelle est l’image que vous imprimez à cette institution ?

LNB : Merci beaucoup ! Je voudrais d’abord vous féliciter pour l’intérêt que vous portez à l’Assemblée nationale qui, sans nul doute, permet à l’opinion nationale et aux lecteurs du journal «Le Citoyen» d’être situés sur le fonctionnement de cette institution et sur ce qu’elle fait. Effectivement, vers fin octobre et début novembre 2018, j’ai été élu président de l’Assemblée nationale. J’ai été élu, comme vous le dites, dans des circonstances très agitées. Et quand j’ai été élu, je me suis dit qu’il faut d’abord tirer les enseignements des griefs que les députés portaient contre mon prédécesseur. Ce qui m’intéressait, ce sont les griefs liés à notre institution, c’est-à-dire l’Assemblée nationale. Et j’ai retenu les points essentiels de ces griefs qui se résumaient en seul mot, à savoir la «mal gouvernance» au niveau de l’Assemblée nationale. Est-ce que l’Assemblée nationale était gérée sous le principe de la bonne gouvernance, puisque les députés notaient beaucoup plus la mauvaise gestion, au plan administratif et financier, des biens meubles ou immeubles. Pour cela, il fallait donc fixer les priorités. D’abord, il fallait avoir des collaborateurs déterminés et engagés à m’accompagner dans ma mission. Je voudrais parler de collaborateurs administratifs. Mais il était impératif de définir un cadre organique de l’Assemblée nationale, puisque l’organigramme n’existait pas. J’ai, en priorité, amené mes collègues membres du Bureau à se pencher sur la mise en place d’un nouvel organigramme. C’est ce qui a été fait, avant que le mouvement du personnel ne s’ensuive : le mouvement du personnel au niveau du Secrétariat général, de l’Administration générale et au niveau de mon Cabinet. C’est un travail continu, puisque nous venons tout dernièrement de procéder au mouvement des chefs de bureau.

A côté de l’organigramme, il fallait régler le problème de la mauvaise gestion financière. On s’est attaqué à l’élaboration du règlement financier qui constitue la règle de base de la gestion de la comptabilité, de l’ordonnancement des dépenses pour ainsi fixer les règles de l’exécution du budget affecté à l’Assemblée nationale. Tout ce travail qui a été entamé a été suspendu pour question d’impératif de vote de loi. Mais il a été repris pour permettre de finaliser le règlement financier afin de permettre à asseoir des règles de gestion financière à l’Assemblée nationale qui imposent des formalités à remplir par chaque responsable. En attendant la mise en place de ce règlement financier, nous avons créé des services adéquats en vue de l’élaboration du budget de l’Assemblée nationale. Aussi, en attendant l’adoption de ce texte, j’ai instruit tous les services, j’ai instruit le Bureau de l’Assemblée nationale pour observer strictement les règles de l’exécution du budget. Aujourd’hui, aucune dépense ne peut être engagée, aucun ordonnancement ne peut être engagé sans le visa de la questure de l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale est appelée à donner son avis sur tout ordonnancement avant que les dépenses ne soient engagées. Tout ceci permet d’identifier la responsabilité de chacun, au cas où un problème venait à survenir.

LC : L’Honorable MECKASSOUA aurait été destitué du perchoir pour faits de corruption, de clientélisme, et surtout de dictature à l’Assemblée nationale, selon certains députés. Pourquoi après son départ, l’Assemblée nationale est toujours dans le creux de la vague ?

LNB : On parle de dictature et de creux de la vague. Mais je me demande s’il y a la vague à l’Assemblée Nationale. Pour moi, je n’en vois pas ! Je n’en vois pas parce que lorsqu’on parle de dictature, je ne sais pas si on fait allusion à la gestion des ressources humaines. Et quand on parle de la gestion des ressources humaines, il faut voir deux catégories : nous avons le personnel administratif et les députés. La gestion des députés à l’Assemblée Nationale n’est pas semblable à la gestion des fonctionnaires parlementaires et de ceux de la Fonction publique. C’est surtout à ce sujet que les députés élèvent le ton au sujet de la représentation de notre institution à l’étranger et auprès des institutions. C’est à ce niveau que se pose le problème. A l’Assemblée Nationale, la règle de désignation des représentants est l’élection. C’est par cette voie que le représentant de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour de Justice a été désigné. A défaut d’élection, les députés se concertent pour désigner par consensus un des leurs. C’est à ce niveau que des voix s’élevaient parce que les règles n’étaient pas respectées dans la plupart des cas, et surtout lorsqu’il s’agit de missions à l’étranger. Mais l’idéal est de faire en sorte que les députés désignés ne cumulent les postes de représentants auprès des organisations internationales, sinon on risque de se confronter à un problème de gouvernance. J’ai rencontré et sensibilisé des députés qui cumulaient des mandats de représentation, et nous avons pu dégager des postes qui sont affectés à d’autres députés. Il y a de moins en moins de soulèvement pour cette question.

LC :   Un rapport de la Cour des Comptes épingle la gestion de l’Assemblée Nationale. Vous en tant que Président, aviez-vous une responsabilité dans ces maux qui gangrènent le bon fonctionnement de l’Assemblée ?

LNB : Je puis vous rassurer que le rapport qui est établi par la Cour des Comptes est un rapport qui concerne la gestion de l’Assemblée Nationale dans une période bien définie. Il s’agit de l’année 2016 jusqu’à septembre 2018 avant que je ne sois au perchoir de l’Assemblée Nationale. Je pense qu’on ne peut pas parler de la responsabilité de celui qui n’a pas géré à une période donnée. Néanmoins, je pense que les maux qui gangrènent le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, ces maux c’est ce que je venais de souligner tout à l’heure. Aujourd’hui, on se mobilise, on s’attaquer à ce mode de  mauvaise Gouvernance, nous sommes en train d’apporter des solutions nouvelles. Nous sommes en train de moderniser l’Assemblée Nationale à s’avoir un nouvel organigramme mise en pl ace, un mouvement du personnel, on a choisi des Hommes et des Femmes à la place qu’il faut en tenant compte de leur profil pour mettre à des différents postes. C’est cela la bonne gouvernance, les moyens sont limités, en fonction de ce que nous disposons, nous essayons de mettre l’Assemblée Nationale au niveau de l’Institution Républicaine qu’elle représente aujourd’hui.

LC : Parlant de cette affaire de pot de vin par une entreprise chinoise, êtes-vous aussi concerné que certains de vos collègues dont certains vous pointent du doigt ?

LNB : Merci pour cette question qui me donne l’occasion de parler à l’opinion nationale. Je tiens à relever qu’il n’y a pas d’entreprises chinoises en République Centrafricaine. Que cela soit bien compris par tous ! Nous sommes un Etat souverain. Il ne peut pas y avoir une entreprise chinoise en Centrafrique. Les entreprises qui sont installées en Centrafrique sont des entreprises créées selon les règles du droit centrafricain. Donc, ce sont des entreprises centrafricaines, même si les actionnaires peuvent être des étrangers. Cette précision à toute son importance, parce que sur le plan diplomatique, on peut penser que c’est une organisation gouvernementale chinoise. Ensuite, je voudrais noter que me citer parmi dans cette affaire est quand même surprenant. C’est une initiative parlementaire, puisque les députés ayant été informés que certains de nos collègues auraient été corrompus dans l’examen des dossiers chinois, et avons pris le dossier en main en mettant en place une commission d’enquête. Un législateur ne peut pas être un exemple de corruption ! Nous avons décidé d’instaurer la bonne gouvernance en notre sein, nous les députés ! On n’a pas attendu une quelconque institution pour régler notre problème,  moraliser l’Assemblée nationale et les députés centrafricains. La Commission d’enquête qui a été mise en place a auditionné ceux qu’elle pouvait auditionner. Moi-même, j’ai été auditionné en tant que président de l’Assemblée Nationale. Le Rapport de cette Commission d’enquête a été présenté à tous les députés lors du dernier jour de la session extraordinaire. Les députés ayant estimé que le délai ne permettait pas, et nous avons renvoyé la délibération de ce dossier à la prochaine rentrée parlementaire d’octobre prochain. Les responsabilités ne sont pas encore établies puisque les députés n’ont pas encore délibéré sur la question. Je déplore simplement que l’initiative parlementaire soit accaparée par d’autres institutions. Il en est de même du Rapport parlementaire de la Commission d’enquête sur l’exploitation minière à Bozoum qui provoquerait des dégâts sur l’environnement. En tant que représentation nationale, nous ne pouvons pas nous taire. Ce Rapport qui est un outil interne à l’Assemblée Nationale sera présenté en plénière aux députés pour délibération en vue d’en donner une suite. Le Bureau de l’Assemblée Nationale travaille en fonction du Rapport du gouvernement, et le moment venu, les députés vont délibérer en tenant compte de tous ces éléments. Soyez patient ! J’invite l’opinion nationale à être patiente ! A la prochaine session, les députés vont délibérer sur le Rapport d’enquête parlementaire sans aucune pression.

LC : Sur cette affaire de pot de vin, certains de vos collègues vous citent ?

LNB : Merci pour cette question, il faut des occasions pareilles pour permettre à l’opinion nationale et internationale ‘d’être fixée sur ce qui se fait. Je note tout simplement qu’on on parle d’une entreprise Chinoise, mais il n’y’a pas d’entreprise en RCA Chinoise. Que cela soit bien compris par tous. Nous sommes un état souverain, il ne peut pas avoir une entreprise Chinoise en RCA, des entreprises qui sont installées et crées en Centrafrique, sont des entreprises qui sont créés selon les règles de droit Centrafricain. Donc, c’est une entreprise Centrafricaine et elle est de droit Centrafricain. Les actionnaires peuvent être des étrangers, Chinois, français, allemand, russe etc. ils sont des actionnaires mais l’entreprise est régie par le droit centrafricain. C’est une précision importante parce que sur le plan diplomatique, on peut penser que c’est une organisation gouvernementale chinoise qui se trouve en RCA avec des règles de gestion différentes. Ce n’est pas le cas, c’est une entreprise privée régie par le droit centrafricain. Ensuite, je voulais noter que me citer dans cette affaire, c’est une initiative parlementaire, ce sont des députés centrafricains ayant été informés de ce que certains de nos collègues auront été corrompus dans l’examen des dossiers chinois, nous avons pris le dossier en main, et nous avons mis en place une commission d’enquête parce que ,nous ne pouvons pas admettre qu’étant législateurs, que nous donnions l’exemple de la corruption, et nous avons décidé d’instaurer la bonne gouvernance à notre sein de nous-mêmes les députés. On n’a pas attendu une institution extérieure, nous avons pris l’initiative de régler nous-mêmes et de moraliser l’assemblée nationale, moraliser les députés centrafricains. La commission d’enquête mise en place a auditionné, moi-même j’ai été auditionné en tant que Président de l’assemblée nationale mais le rapport de cette commission d’enquête a été présenté en concertation en plénière à tous les députés lors du dernier jour de la session extraordinaire. Les députés ont estimé que le délai ne permettait pas et nous avons renvoyé la délibération de ce dossier à la prochaine session. Ce que je déplore, c’est que la responsabilité n’est pas encore établie, d’autres institutions s’accaparent du dossier. Je vous informe que c’est pour la première fois que l’assemblé nationale met en place une commission d’enquête parlementaire pour auditionner les députés. Parlons de la corruption, non seulement auditionner les députés mais aller enquêter sur l’exploitation minière qui provoquerait des dégâts sur l’environnement et en tant que représentant du peuple, nous ne pouvant pas nous taire. Cette commission a déposé ce rapport au bureau de l’Assemblée Nationale, il revient au Bureau de l’Assemblée Nationale de l’examiner, par la suite présenter synthèse de la conclusion à la plénière et se sont les députés qui doivent délibérer de la suite à donner.

LC : La suite à donner à votre rapport contredirais quelque peu ce que disent les députés ?

LNB : Le bureau travaille en tenant compte du rapport du gouvernement. Le moment venu les députés vont délibérer en tenant compte de tous ces éléments, soyez patients j’invite l’opinion à être patiente et à la prochaine session les députés vont délibérer sur le rapport de la mission d’enquête parlementaire.

LC : Vous n’allez pas succomber à la pression du gouvernement ?

LNB : Je ne sais pas de quelle pression au contraire, généralement c’est l’assemblée nationale qui contrôle gouvernement ce n’est pas le gouvernement qui contrôle l’assemblée nationale et c’est ça la règle. Vous avez vu comment l’assemblée lors de session interpelle le gouvernement en matière de sécurité etc… Je crois que vous êtes témoins de ce qui se fait.

LC : Certains observateurs pensent que l’Assemblée Nationale est dans son rôle ?

LNB : Ceux qui disent ça ignore tout simplement le fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Ils ne savent pas comment l’Assemblée Nationale fonctionne.

LC : Parlant justement de pression, certains observateurs pensent que c’est le président TOUADERA qui vous a offert le perchoir, et de ce fait, vous ne disposeriez d’assez de marche de manœuvre. N’est-ce pas une manière de fragiliser l’Assemblée Nationale dans son rôle ?

LNB : Ceux qui disent ça ignorent tout simplement le fonctionnement de l’Assemblée nationale, et je le dis à haute voix. Pourquoi je le dis à haute voix ? Dire que le perchoir m’a été offert par le Président TOUADERA, c’est autant dire que c’était le cas avec celui qui m’a précédé. Ce qui compte aujourd’hui, c’est de voir comment l’homme travaille sur le terrain. La véritable question, c’est de savoir si j’affaiblis l’Assemblée Nationale aujourd’hui. Je suis là depuis novembre 2018, autant de textes ont été adoptés, autant de décisions ont été adoptées en plénière. Est-ce que l’opinion nationale a constaté un affaiblissement de l’Assemblée Nationale ? Je ne pense pas ! Quand j’ai parlé du fonctionnement de l’Assemblée Nationale, le Président de l’Assemblée Nationale assure l’administration de l’Assemblée nationale. Il a le pouvoir de présider les travaux de l’Assemblée Nationale. Ce que vous devez retenir, et c’est important, les décisions de l’Assemblée Nationale sont prises en plénière par l’ensemble des députés qui adoptent les décisions à la majorité des voix. Cela est différent de la manifestation de l’opinion d’un député qui, dans la rue ou dans un journal, donne son opinion qui n’engage que lui et non l’Assemblée Nationale. Avez-vous remarqué dans les débats à l’Assemblée Nationale que le Président NGON-BABA a cherché à affaiblir l’Assemblée ou cherché à se pencher du côté du gouvernement ou du Président de la République ? Je vous donne l’exemple du Code Electoral qui a été transmis par le Gouvernement à l’Assemblée Nationale. En quoi le Président NGON-BABA a affaibli l’Assemblée Nationale ? Mon rôle n’est pas d’affaiblir l’Assemblée Nationale, mais de faire en sorte que la cohésion existe au sein de l’institution. Et cette cohésion existe ! Vous avez vu des textes importants qui ont été débattus et adoptés par l’assemblée Nationale, par tous les députés quel que soit leur configuration politique. Vous avez la majorité, l’opposition, tous s’engagent dans l’intérêt du peuple centrafricain, ils adoptent ces textes. Je crois que l’exercice de la démocratie dans ce cadre-là et pour cette période-là, je peux dire qu’il est satisfaisant.

LC : Parlant de la cohésion comme vous venez de le dire, quelles sont vos relations avec les autres membres du bureau en particulier les personnalités proches du pouvoir ou bien du MCU?

LNB : C’est là où j’exerce mon pouvoir administratif, C’est là ou j’exerce mon pouvoir discrétionnaire. En tant que Président je dois veiller à la cohésion de l’équipe du bureau de l’assemblée nationale. Vous pouvez constater lors des séances je suis entouré par mes collaborateurs. Je veille à ce que chacun joue son rôle sous mon contrôle et je pense qu’il m’est difficile de faillir. Je veille à ce que la discipline règne au niveau du bureau de l’Assemblé Nationale et pour le moment je dis que c’est la discipline qui règne. Je veille au respect des règles de fonctionnement de l’Assemblée Nationale.

LC : Vous n’avez pas affaire à des supers députés ?

LNB : Ils peuvent se faire supers députés ailleurs mais lorsque nous sommes ensemble, nous sommes en tant que bureau ou membres du bureau censés être régis par le principe de collégialité. Nous débattons des questions, nous arrêtons des décisions ensemble par concertation et dans les débats purement démocratiques, nous arrêtons les décisions pour le fonctionnement de l’Assemblée pour l’intérêt du peuple centrafricain et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

LC : Parlant un peu de la sécurité, on vient de procéder à une évaluation a mis parcours de l’accord de paix et de réconciliation. En tant que Président de l’assemblée nationale, quelle lecture faite vous de sa mise en œuvre après sa signature le 06 Février dernier?

LNB : Quand on parle de l’accord de paix et de réconciliation du 06 février 2019, il s’agit d’une question délicate alors que tout l’espoir du peuple centrafricain se fondait sur cet accord. Nous les députés, nous sommes élus de la nation, nous sommes là pour défendre les intérêts de la population, nous sommes les portes paroles de la population. C’est dire que si ça ne marche pas, par exemple dans ma circonscription je dois être préoccupé et porter cela vite à l’attention du gouvernement, cherché à avoir des solutions. L’accord était une voie attendue par le peuple centrafricain. Six mois après, il y’a eu cette réunion. On a ressenti une accalmie après cet accord, n’eût été l’évènement de Paoua par les éléments de SIDIKI et vous avez suivi les réactions de l’assemblée nationale. On a interpellé le gouvernement Centrafricain. J’ai pris bonne note de l’engagement de la Minusca à travers son chef qui a haussé le ton. Nous députés, disons merci à la Minusca de donner ce ton et nous espérons que ce ton sera traduit sur l’autel.

LC : Sur l’engagement de la Minusca, on voit bien que ce n’est pas la première fois que la Minusca parle sur ce ton. De fois où face à des situations de péril la Minusca renvoie plutôt la balle dans le camp du gouvernement. Pensez-vous vraiment que c’est la fin du laxisme de la Minusca ?

LNB : Je continue à être optimiste. Je dis une fois n’est pas coutume. Si à l’époque la Minusca le faisait il y’a des nouvelles donnes. Aujourd’hui la Minusca a fait cette déclaration publique à travers son chef. Il faudrait d’abord croire en cela. J’espère que cela sera traduit sur le terrain pour permettre à la population centrafricaine innocente de retrouver la voie de la paix définitive.

LC : D’aucuns disent que vous êtes un super Président, à l’assemblée nationale, au sein de votre partie le PAD et au sein du comité d’organisation du pèlerinage. Est-ce qu’il vous arrive à abandonner l’une de ses responsabilités ?

LNB : Tout dépend des aptitudes de tout un chacun. Face à ces charges est ce que les acteurs ont noté mes faiblesses, je ne pense pas. Ce qui es important c’est ce qu’on évolue dans les cadres diversifiés. Politiquement je suis le leader de ce parti politique, c’est le Parti d’Action pour le Développement. Je ne suis pas Président du PAD après le perchoir, c’est avant le perchoir de l’Assemblée Nationale. Je suis le Président de ce parti et c’est à ce titre là que je travaillais au Gouvernement, que je siégeais à l’Assemblée Nationale en tant que Premier Vice-président en 2011 à 2013. Ce sont des charges que j’ai eues avant que je ne sois Président de l’Assemblée Nationale. Il en est de même du comité national chargé de l’organisation du pèlerinage à la Mecque. Avant d’être un homme politique, j’ai choisi d’abord d’être croyant. J’ai préféré croire à Dieu, je suis la créature de Dieu. Toutes les actions sont guidées par les règles de la morale religieuse et ensuite de la bonne gouvernance et c’est grâce à la religion que j’ai ce comportement aujourd’hui. C’est la culture et c’est cette culture qui a fait qu’en 2014-2015 dans la communauté musulmane lorsqu’il y’avait des problèmes de gestion des pèlerins, parce qu’il y’en avait qui en faisait des activités commerciales au dos des pèlerins alors que non, ce cadre est une question de confiance. Le pèlerin vous remet l’argent, vous accomplissez des missions précises et vous organisez de telle manière que le pèlerin, le musulman qui a payé le frais de pèlerinage pour se rendre à la Mecque, pour accomplir le rite du Hadj, pour demander pardon à Dieu, pour demander à Dieu d’aider la République Centrafricaine. C’est le Gouvernement qui a fait des consultations auprès des Imans que mon nom a été proposé et mon nom a été retenu. C’est ainsi que j’ai été désigné comme Président du comité national pour le pèlerinage depuis 2015.

LC :   Est-ce qu’il n’y’a pas de durée pour votre mandat ?

LNB : Le texte c’est un décret de 2012 qui a créé le comité national pour le pèlerinage, suivi d’un arrêté de mise en application. Le texte dit que le bureau du pèlerinage à un mandat de deux ans renouvelable, ce n’est pas renouvelable une fois c’est-à-dire que dès lors que la gestion n’est pas retenue, dès lors qu’on n’a pas de griefs vis-à-vis des gestionnaires. On ne change pas une équipe qui gagne. Je voudrais tout simplement dire que jusque-là, l’organisation du pèlerinage n’a pas connu d’insuffisance et je le sais, aller auprès de ceux qui ont effectué le pèlerinage à la Mecque vous les interrogez. Aujourd’hui dans la communauté c’est la paix.

LC : Merci honorable, votre mot de la fin

LNB : Je voudrais remercier le journal Le Citoyen et je souhaite que cela soit fait pour l’ensemble des organes de presse d’avoir voulu se rapprocher de moi, pour avoir directement mon opinion sur les questions qui concernent notre pays. On a besoin de communiquer. Je pense que la bonne manière de se communiquer c’est de se rapprocher, d’aller à la source des informations pour s’avoir ce qui se fait. Vous avez noté que beaucoup de choses se disent sur l’assemblée nationale mais beaucoup de ses choses se disent à tort mais lorsque vous venez à l’assemblée nationale vous trouverez que l’Assemblée Nationale es une autre image différente de ce que certains présentent à l’extérieur. Je suis fier de l’assemblée nationale aujourd’hui, je suis fier de ce que font les députés. Les députés ont pris conscience que la vie de la nation, est entre leurs mains et c’est pourquoi lorsqu’il y’a des sessions extraordinaires qui sont convoquées, s’ils sont en intersession, à mon appel, à l’appel du Chef de l’Etat ils répondent présents.

LC : Est-ce que vous serez candidat à la prochaine élection Présidentielle ?

LNB : Quand on parle des partis politiques, il y’a des organes compétents pour prendre des décisions et  il faudrait que le congrès d’un parti politique se réunisse comme pour le PAD pour introniser les candidats aux élections législatives et se prononcer sur l’élection présidentielle. Le moment n’est pas encore venu. Je ne fais pas dictature, ce sont les militants du PAD qui vont se prononcer et qui vont décider de l’avenir politique du PAD. Mais c’est le résultat électoral du parti qui traduit le positionnement du parti. Je suis heureux de voir aujourd’hui qu’à l’assemblée nationale, vous savez combien nous avons des partis à l’assemblée nationale, 17 sont représentés et vous savez combien il y’a des partis en République centrafricaine, plus de 80 aujourd’hui. Le PAD fait partie des 17 partis représentés à l’Assemblée Nationale. La preuve NGON-BABA est à l’Assemblée Nationale. Je pense que d’ici là, nous nous préparons pour aborder les prochaines échéances. S’agissant de l’alliance avec le MCU, non je n’ai pas d’alliance avec le MCU et le PAD a toujours œuvré dans l’intérêt du peuple centrafricain.

Propos recueillis par Eddy DOUALI

LES NOUVEAUX MEMBRES ELUS DU BUREAU POLITIQUE DU MDD EN VISITE DE COURTOISIE AUPRES DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce jour mercredi 28 août 2019, Monsieur Brice Rufin MOLOMADON, Président du Mouvement pour la Démocratie et le Développement (MDD) de feu ancien Président de la République David DACKO qu’accompagnaient quelques nouveaux membres du bureau politique.

En visite de courtoisie pour échanges de civilités et présentation de la nouvelle équipe dirigeante du parti au numéro 1 de la Représentation Nationale, Monsieur MOLOMADON a affirmé mettre à profit cet instant pour faire avec lui le tour de l’actualité politique, sociale et sécuritaire du pays.

Monsieur MOLOMADON, au sortir de l’entrevue a déclaré : « Depuis le mois de juin 2019, le MDD a organisé son 3ème Congrès et à l’issue de ce Congrès, il y a eu une nouvelle équipe dirigeante. C’est ainsi qu’on a souhaité rencontrer le Président de l’Assemblée Nationale pour lui présenter ce bureau étant donné que nous avons un membre du parti qui siège à l’Assemblée Nationale ».

Le patron du MDD a en outre indiqué ce qui suit : « Nous sommes aussi venus faire le point sur l’actualité politique de l’heure notamment, on a parlé un peu de l’Accord de Khartoum, du rapport de la Cour des Comptes sur la gestion de l’Assemblée Nationale, le Code Electoral promulgué ces jours-ci bref, on a fait le tour de tous ces points ».

Il importe de préciser que l’audience s’est déroulée au Cabinet de l’Assemblée Nationale en présence du 3ème Vice-président du Bureau de l’institution, Henri VIGNER MYLLA et Monsieur Alain LAMECY, Conseiller politique.

L’ACTUALITE CENTRAFRICAINE AU MENU DES ECHANGES ENTRE LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET L’AMBASSADRICE DE L’UNION EUROPEENNE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce mardi 27 août 2019, Madame Samuela ISOPI, Ambassadrice de l’Union Européenne accréditée auprès de la République Centrafricaine.

Dans le cadre des échanges réguliers entre l’UE et les institutions républicaines du pays, Madame ISOPI a affirmé évoquer avec son hôte  des questions ayant trait à l’actualité centrafricaine : « C’était notre premier entretien de la rentrée et nous avons pu faire le point sur l’actualité en particulier l’actualité qui concerne l’Assemblée Nationale en vue de l’ouverture de la session parlementaire d’octobre. Nous avons également fait le point sur l’engagement de l’Union Européenne et j’ai informé le Président de l’Assemblée Nationale et ses plus proches collaborateurs des derniers développements internes en termes d’engagements et d’appuis que l’UE prévoit apporter à la République Centrafricaine ».

« Nous avons échangé sur certains sujets tels que la mise en œuvre de l’Accord de paix, le processus électoral, la situation sécuritaire et l’engagement du Gouvernement et de l’Union Européenne dans ce domaine » , a ajouté la diplomate de l’Union Européenne.

Ont pris part à cette audience aux côtés du Président de l’Assemblée Nationale, le 2ème Vice-président de l’institution, le député Mathurin DIMBELET NAKOE, Monsieur Modibo Bachir WALIDOU, Directeur de Cabinet, le Conseiller Diplomatique, Monsieur Dieudonné KOMBO-YAYA ainsi que le Conseiller en charge des questions économiques et financières, Monsieur Rémy YAKORO.

VISITE DE COURTOISIE DU NOUVEAU REPRESENTANT RESIDENT DE LA BANQUE MONDIALE AU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Depuis sa prise de fonction officielle en Centrafrique courant ce mois août 2019, c’est ce lundi 26 que Monsieur Han FRAETERS, nouveau Représentant Résident du Groupe de la Banque Mondiale a effectué dans la matinée une visite de courtoisie auprès du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

Venu présenter ses civilités et amabilités, Monsieur FRAETERS a saisi l’opportunité qui lui a été offerte pour saluer le rôle important que joue l’Assemblée Nationale dans le processus du retour de la paix comme il le confirme devant la presse parlementaire : « Nous avons eu une réunion pour se connaitre, une réunion cordiale au cours de laquelle, nous avons parlé du rôle crucial et central que joue l’Assemblée Nationale dans la normalisation de ce pays et surtout que la Banque Mondiale est là pour le besoin d’appuyer la République Centrafricaine. Elle est un partenaire pour renforcer les capacités de l’Assemblée Nationale de jouer ce rôle central dans le processus de paix ».

 « Au niveau de l’Assemblée Nationale, nous avons déjà fait des formations et avec le Président de l’Assemblée Nationale, on a parlé de ce que nous pourrions faire dans le futur. Dans le passé, nous avons appuyé l’Assemblée Nationale dans le suivi du processus budgétaire, à l’analyse du document de Budget », a poursuivi Monsieur FRAETERS qui précise que : « La Banque Mondiale a appuyé l’Assemblée Nationale à jouer son rôle conformément à l’article 60 de la Constitution du 30 mars 2015 concernant les décisions qui affectent les ressources naturelles ».

 Monsieur HAN FRAETERS, Représentant Résident de nationalité belge a été nommé le 1er juillet dernier et a précédemment occupé plusieurs postes au sein du Groupe de la Banque Mondiale.

Titulaire d’un master en philosophie et d’un diplôme d’études supérieures en Sciences de l’Information de l’Université Catholique de Louvain, Hans FRAETERS, avant son arrivée à la Banque Mondiale, était spécialiste en transformation numérique du secteur éducatif en Europe. Il a collaboré étroitement avec les gouvernements, divers opérateurs de l’enseignement public et privé dans des nombreux pays européens afin de mettre en œuvre les politiques de numérisation et de coopération de la commission européenne.

L’audience faut-il le préciser s’est déroulée en présence de Monsieur Modibo Bachir WALIDOU, Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, des Messieurs Dieudonné KOMBO-YAYA et Rémy YAKORO, respectivement Conseiller Diplomatique et Conseiller en matière des Finances.