FIN DES TRAVAUX DE LA 74ième SESSION DU COMITE EXECUTIF DE L’UPA A BANGUI

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Après 48 heures d’intenses travaux à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, les lampions se sont éteints ce vendredi 14 juin 2019 sur la 74ième Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA).

La cérémonie a été présidée par lePrésident en exercice du Comité Exécutif de l’UPA, Alassane BALA SAKANDE, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina-Faso en présence de son homologue, Président de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, Laurent MOUSSA NGON-BABA.

Plusieurs personnalités politico-diplomatiquesde la sphère nationale et internationale ont également fait le déplacement du Palais du peuple où la clôture des travaux a été marquée d’abord par la désignation des membres du Comité de l’UPA et la désignation de deux rapporteurs pour la prochaine session. Il s’agit de l’Ivoirien Amédée DIBAYI DODO et du Ghanéen IDRISS AROUNA.

La lecture du rapport général des travaux a été faite par Monsieur IDI GADO BOUBACAR, Secrétaire Général du bureau Exécutif de l’UPA, lequel rapport a subi quelques amendements, suivies des recommandations et des motions de remerciements au Président de la République, Chef de l’Etat Professeur Faustin Archange TOUADERA et au Président de l’Assemblée Nationale, Laurent MOUSSA NGON-BABA.

Une déclaration de soutien de l’UPA à l’Accord de Khartoum signé à Bangui le 06 février dernier a été lue par une femme parlementaire, déclaration après laquelle, le Président en exercice du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine, l’honorable Alassane BALA SAKANDE a prononcé son allocution de clôture en ces termes :

Excellence Monsieur Laurent MOUSSA NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, cher frère, cher ami ;

Distingués chefs de délégations ;

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Nous voici à présent au terme des travaux de la 74ième Session du Comité Exécutif de notre organisation. Après deux (02) riches et intenses journées, c’est avec un réel sentiment de satisfaction que je voudrais renouveler mes sincères remerciements à toutes et à tous pour votre fructueuse participation et pour l’ambiance conviviale qui ont caractérisé nos travaux.

J’ai personnellement apprécié le climat de sincérité et de fraternité dans lequel nos travaux se sont déroulés. Cela vient confirmer mon propos introductif à cette conférence au sujet des valeurs qui nous lient et qui doivent toujours continuer à nous guider dans nos rapports.

L’UPA, ce n’est pas seulement une organisation interparlementaire, c’est une famille et  les sessions que nous tenons ont valeur d’arbre à palabre qui nous rassemble et qui nous permet de concilier nos positions et nos convictions, de nous réconcilier, réfléchir et d’agir dans l’unité.

La présente session en est une illustration parfaite au regard de ce que nous avons vécu ensemble durant ces deux jours et au regard des résultats auxquels nous sommes parvenus tous ensemble.

En tant que parlementaires, nous sommes cette sève qui nourrit les instances de l’UPA et qui fait vivre notre organisation.

C’est pourquoi, au moment où nous devons nous donner rendez-vous pour la prochaine session, je voudrais réitérer encore  une fois notre appel, l’appel de cette 74ième session, à l’ensemble des parlements membres non à jour de leurs cotisations afin qu’ils donnent un signal fort de leur attachement aux idéaux de notre organisation.

Pour cela, nous devons chacun assurer un plaidoyer fort au sein de nos parlements respectifs car la force et le souffle de notre union en dépendent.

Le riche débat que nous avons eu hier sur les statuts et le règlement intérieur de notre organisation, au-delà de la nécessité de mettre à jour nos textes, ont révélé également un besoin réel de leur appropriation. C’est pourquoi, je vous invite tous à vous replonger dans nos textes dans la perspective inévitable de leur ajustement au contexte actuel et aux enjeux de l’heure.

Distingués chefs de délégations ;

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Je l’ai mentionné à l’ouverture de nos travaux : cette session est le fruit de l’engagement des autorités parlementaires centrafricaines et de l’accompagnement de l’Exécutif, malgré un contexte socioéconomique difficile. C’est pourquoi, en votre nom à tous chers collègues, je voudrais leur renouveler nos vifs remerciements pour toutes les bonnes conditions de travail qui nous ont été offertes.

Je n’oublie pas les acteurs qui sans être dans cette salle ont fait un travail remarquable d’organisation de la présente session. Je veux parler ici des membres du comité d’organisation et de tous les acteurs qui se sont impliqués d’une manière ou d’une autre à la réussite des présentes assises.

Je souhaite  à toutes et à tous un bon retour dans vos pays respectifs.

Sur ce, je déclare close la 74ième Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine.

Je vousremercie

Shoukran

O’Brigado

Thank you

Le clou de la cérémonie a été la conférence de presse conjointe co-animée parle Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Alassane BALA SAKANDE,Président du Comité Exécutif de l’UPA, et son homologue Président de l’Assemblée Nationale de Centrafrique, l’honorable Laurent MOUSSA NGON-BABA, Président du comité d’organisation de cette 74ème Session de l’Union.

Un dineroffert par le Président MOUSSA NGON-BABA en l’honneur de tous les parlementaires participants a été offerten la salle de banquet de l’Assemblée Nationale, sanctionnant ainsi ces assises de Bangui.

une délégation des pays Européens, Membres du conseil de sécurité de l’ONU, reçue par le président Laurent NGON-BABA

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordé ce jeudi 13 juin 2019, une audience à une forte délégation des pays européens, membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, conduite par Monsieur Jean-Marc SERE-CHARLET, Directeur Adjoint des Nations-Unies au Ministère français de l’Europe et des Affaires Etrangères en mission de travail en terre centrafricaine.

La rencontre qui s’est déroulée dans la salle 208 de l’Assemblée Nationale a permis aux deux parties d’engager des discussions sur la situation sécuritaire de la République Centrafricaine.

Répondant aux questions de la presse parlementaire, Monsieur SERE-CHARLET a affirmé: « Je suis ici à la tête d’une délégation des pays européens du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et nous venons rencontrer les partenaires centrafricains pour comprendre la Minusca, la mission des Nations-Unies pour être la plus efficace possible au service de la paix ».

 « L’Accord du 06 février est avant tout un accord important, un premier pas vers la pacification et qu’il est important que toute la communauté internationale se mobilise en soutien du Gouvernement centrafricain pour réussir la paix », a indiqué l’orateur.

S’agissant de la suite à donner à cette rencontre avec le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur SERE-CHARLET a déclaré: « Cinq (5) Etats Européens sont membres du Conseil de Sécurité, ils ont une responsabilité imminente en terme de rédaction du mandat, d’adaptation du mandat de la Minusca aux réalités centrafricaines et avoir un mandat efficace, c’est une condition pour la réussite de la mission ».

« La France ne ménage pas son soutien à la République Centrafricaine et continuera à le faire. Les modalités peuvent évoluer, la France est présente et il y a des militaires français qui sont présents à M’poko, la France est également présente dans l’EUTM, la France est présente dans la Minusca, je crois vraiment que c’est l’action de la communauté internationale qui doit soutenir la République Centrafricaine et la France prendra ses responsabilités et sera toujours aux côtés de la République Centrafricaine, soyez-en persuadés », a conclu l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Jean-Marc SERE-CHARLET.

Ouverture officielle à Bangui de la 74ème Session du Comité Executif de l’UPA

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La 74ème Session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), s’est ouverte ce jeudi 13 juin 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. La République Centrafricaine, pays hôte de ces assises qui vont durer 48 heures est devenue le point de convergence et d’attention particulière de plus d’une quarantaine de parlements du continent africain qui ont fait le déplacement de Bangui.

Députés et sénateurs se sont mobilisés à l’ouverture des travaux présidés par Monsieur Alassane BALA SAKANDE, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina-Faso et Président en exercice du Comité Exécutif de l’UPA, aux côtés de qui, on notait la présence de son homologue Président de l’Assemblée Nationale de Centrafrique, Laurent NGON-BABA.

La délégation gouvernementale a été conduite par le Ministre de l’Energie, Herbert Gontran DJONO AHABA, représentant le Premier Ministre empêché. Les Présidents des institutions républicaines, le corps diplomatique et consulaire, les représentants des organismes et institutions internationales et autres personnalités de marque invitées ont rehaussé de leur présence ladite cérémonie.

Deux allocutions ci-dessous, prononcées par le chef du Parlement centrafricain, Laurent NGON-BABA et son homologue du Burkina-Faso, Alassane BALA SAKANDE, Président en exercice de l’Union Parlementaire Africaine ont émaillé cette cérémonie d’ouverture :

Allocution de L’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de L’Assemblée Nationale à l’Ouverture de la 74ème  Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) à Bangui (RCA)

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Président du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine;

Honorables Présidents des Chambres des Parlements, ou leurs Représentants, membres de L’Union Parlementaire Africaine

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Parlementaire Africaine ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de mission Diplomatique et Consulaire, et les Représentants des Organisations internationales ;

Honorables Parlementaires de l’Union Parlementaire Africaine ;

Honorables Députés de la Nation, Chers Collègues ;

Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis politiques et des Organisations de la Société civile. 

Distingués invités ;

Mesdames, Messieurs,

            L’Assemblée Nationale Centrafricaine est honorée d’abriter à Bangui la 74ème session du Comité Exécutif ainsi que la 42ème Conférence de l’Union Parlementaire Africaine (U.P.A).

Aussi, est-ce avec un immense plaisir que je souhaite à toutes et à tous, membres des Délégations des Parlementaires, Fonctionnaires africains, et Amis, une cordiale bienvenue au pays de ZO KWE ZO.

            Au-delà de la rotation habituelle et statutaire des pays organisateurs des sessions du Comité exécutif et de la Conférence de l’Union Parlementaire Africaine, le choix de la République centrafricaine pour abriter les présentes assises, est pour nous une grande marque de solidarité et le signe d’une amitié sincère que nous apprécions à leurs justes valeurs.

Cela dit, votre venue ici Honorables Députés, Mesdames et Messieurs les Participants, chers amis, révèle un grand attachement à notre pays et à notre organisation commune, l’Union Parlementaire Africaine (U.P.A.). Et, nous vous en sommes reconnaissants.

Honorable Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Président du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine ;

Honorables Présidents des Chambres des Parlements, ou leurs Représentants, membres de l‘Union Parlementaire africaine

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement

Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Parlementaire Africaine

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de mission diplomatique et consulaire, at les Représentants des Organisations internationales.

Distingués invités

Mesdames, Messieurs,

            Les présentes assises se tiennent au moment où la République centrafricaine a entrepris le renforcement de sa jeune démocratie et la relance de son économie.

            La République Centrafricaine, comme beaucoup d’autres pays africains, est confrontée à de nombreux défis que sont l’insécurité alimentée par le terrorisme, les grandes violations de droits de l’homme, la dégradation de l’environnement, la violence à l’égard des groupes vulnérables (femmes et enfants), etc. autant d’obstacles, qui freinent le développement de nos pays et l’épanouissement de nos populations.

            C’est en faisant face à ces défis que notre pays a pu renouer avec l’ordre constitutionnel par l’adoption d’une nouvelle Constitution, l’élection d’un nouveau Président de la République, Son Excellence Le Professeur Faustin Archange TOUADERA, les élections des Députés et la mise en place des nouvelles Instituions.

            Aujourd’hui, grâce à la bienveillante entremise de la Communauté internationale et plus particulièrement de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’union Africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale, un Accord de Paix a été signé à Bangui, le 6 février 2019 entre les Groupes armés et le Gouvernement, sous la clairvoyance de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat.

            A la suite de cet accord, est mis en place un Gouvernement inclusif ayant obtenu la confiance des Elus, et qui a pour mission de mettre en œuvre les mesures devant ramener la paix et la quiétude, telles que souhaitées par la population. En dépit de toutes les difficultés conjoncturelles, l’espoir d’un retour définitif de la paix est désormais permis.

            Il a fallu nous organiser pour apporter des solutions durables au bénéfice de nos populations, en mettant avant tout en commun nos forces, nos atouts et nos expériences.

Honorables Députés ;

Distingués invités

Mesdames, Messieurs;

            L’intégration régionale en Afrique est un enjeu fondamental pour nos peuples. Elle est pour nous, un impératif catégorique, en ce qu’elle constitue la condition de survie de nos populations, dans un environnement de plus en plus hostile.

C’est pourquoi, en tant que Représentants de nos peuples, nous devons à côté du pouvoir exécutif, œuvrer inlassablement, à rétablir la paix partout où sévissent des foyers de tension, à restaurer la dignité internationale de l’Afrique et à approfondir les relations amicales et fraternelles qui lient nos peuples aux autres peuples du monde.

            Sur ce point précis, je note avec satisfaction que notre institution a fort opportunément, adopté, au cours de ses dernières sessions qui se sont tenues à Ouagadougou (Burkina Faso), à Bujumbura (Burundi) et à Abuja (Nigeria), des résolutions et recommandations allant dans le sens de la lutte contre le terrorisme.

            C’est ici pour moi l’occasion de réitérer au nom de tous les Députés centrafricains, mes vives et chaleureuses félicitations, à l’honorable Alassane BALA SAKANDE, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Président du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine, et Monsieur IDI Gado Boubacar, Secrétaire Général de l’Union Parlementaire Africaine.

            Cependant, il importe de constater que les menaces à la paix et au bien-être de nos populations, sont multiformes. Par conséquent, nous devons prendre en compte ces différentes formes de terreur dans une résolution globale.

Mon souhait le plus ardent, à cet égard, est qu’à l’issue de nos travaux, nous adoptions une résolution dans le sens d’un plus grand engagement de nos Etats à lutter contre les Groupes armés qui réduisent à néant, les efforts de nos pays pour une meilleure satisfaction des besoins de nos populations.

            C’est sur ces mots d’espoir, que je vous souhaite un très agréable séjour dans la capitale centrafricaine, Bangui la Coquette.

            Vive l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine.

            Vive la Coopération interparlementaire.

             Pour que Vive l’Union Parlementaire Africaine.

                                                ***     ***    ***

Discours de l’Honorable Alassane BALA SAKANDE, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Président du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine, à l’ouverture de la 74ème Session dudit Comité à Bangui en RCA.

Excellence Monsieur Laurent Moussa NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine ;

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions ;

Distingués Chefs des délégations ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

Honorables Parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

En prenant la parole à l’entame des travaux de cette 74ème Session, permettez-moi de réitérer en votre nom à tous, au nom de l’ensemble des membres de l’Union Parlementaire Africaine, nos sentiments profonds de gratitude à la République Centrafricaine pour l’honneur et l’amitié qu’elle nous fait en abritant les présentes assises.

Vous donnez à voir que la légendaire hospitalité africaine n’est ni un mythe, ni un conte de fée. Elle reste inoxydable en Centrafrique.

Etant les représentants du peuple dans toutes ses composantes, cette reconnaissance va d’abord au peuple frère de la Centrafrique dont nous saluons le courage et la détermination face aux défis socioéconomiques actuels et avec qui nous partageons l’aspiration urgente à la paix et à un développement durable.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

La tenue de cette session ici, dans la belle ville de Bangui est aussi le fruit d’un engagement, celui des autorités parlementaires centrafricaines à œuvrer au sein de notre organisation commune à la réalisation des objectifs qui nous ont toujours rassemblés dans notre quete de démocratie, de liberté et de paix.

C’est pourquoi, je voudrais en votre nom à tous chers collègues, reconnaitre et saluer les efforts de notre frère Laurent Moussa NGON-BABA, qui, à peine installé dans son fauteuil de Président de l’Assemblée Nationale, a aussi pris à bras le corps, le dossier de l’organisation de cette 74ème session de notre comité.

Excellence Monsieur le Président, cher ami, cher frère, organiser une telle réunion de haut niveau n’est pas chose aisée et nous le savons tous. C’est pourquoi, je vous pris de recevoir et d’accepter les vifs remerciements de nos délégations respectives.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

La tenue de la présente session à Bangui, est le témoignage d’une volonté incarnée au sommet, malgré un contexte national difficile, par son Excellence Monsieur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, et porté par une vision, celle de réussir le renouveau démocratique amorcé par la Centrafrique depuis les élections présidentielles de 2016, et de garantir aux institutions républicaines un espace d’expression et de consolidation.

Aussi, m’est-il particulièrement agréable de lui rendre un hommage appuyé pour les efforts sans cesse consentis en faveur de la paix et de la concorde nationale, et de lui formuler nos vœux sincères de réussite dans la lourde et délicate mission qu’il conduit avec tant d’engagement.

A ces hommages, j’associe l’ensemble des membres du Gouvernement qui l’accompagne et qui, chaque jour, travaillent à renforcer la lueur qui se répand de manière irréversible sur la terre bénie de la Centrafrique.

Distingués chefs des délégations ;

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Depuis la tenue à Abuja le 8 novembre 2018 de la 73ème réunion de notre Comité Exécutif, c’est bien la première fois que nous nous retrouvons.

A cet égard, je voudrais adresser mes vives félicitations aux députés nouvellement élus ou réélus et qui font leur entrée au sein de l’Union Parlementaire Africaine.

Je leur souhaite à tous et à toutes, la bienvenue et leur formule mes vœux de succès dans leur mission à l’international.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

En accédant à la Présidence de l’Union à la faveur de la 41ème conférence des Présidents, je prenais l’engagement de placer mon mandat sous le double signe de la consolidation des acquis et la conduite des réformes pour renforcer l’image, le rôle et le positionnement de notre organisation sur la scène internationale.

L’heure n’est pas au bilan à cette session certes, mais l’opportunité et le cadre imposent de faire un survol des actions majeures initiées depuis la session d’Abuja en novembre 2018.

Ainsi, faisant suite à l’annonce des réformes esquissées dans mon discours inaugural d’Abuja, j’ai, pour le compte du groupe national du Burkina Faso porté l’initiative de faire des propositions d’amendements aux statuts de l’UPA. Le projet a été transmis au Secrétaire Général Monsieur Idi GADO ABOUBACAR ici présent qui avait la responsabilité de vous le communiquer, si ce n’est pas déjà fait.

Ce projet prend en compte les préoccupations suivantes :

  • Le renforcement de la prise en compte du genre et de la problématique de la jeunesse dans les instances de l’UPA,
  • La formalisation de la présidence tournante du Comité Exécutif selon les régions géographiques,
  • L’ouverture du statut d’observateur de l’UPA aux parlements et institutions parlementaires non africains avec en toile de fond le renforcement du réseau de partenariat de notre organisation sur la scène internationale.

S’agissant de ce dernier point, il me plait de porter à votre connaissance l’intérêt porté par la Shura de l’Etat du Qatar, d’obtenir le statut de membre observateur au sein de l’UPA. C’est dans cet esprit que nous avons signé de commun accord un mémorandum d’entente à l’occasion d’une visite officielle que j’ai effectué à Doha avec le Secrétaire Général de l’UPA, du 29 au 3 avril 2019, sur invitation des autorités qataries.

Cette visite nous a offert l’opportunité d’examiner avec les autorités qataries, les axes éventuels de coopération qui toucheront aussi bien le renforcement institutionnel que les échanges de bonnes pratiques.

A ce titre, avec le Secrétariat Général, trois fiches de micros-projets portant respectivement sur la modernisation du site web de l’UPA, la création d’un département en charge du développement du partenariat et du développement institutionnel, la rénovation des locaux de notre organisation ont été soumis aux autorités du Qatar. Ces projets sont à mettre en lien avec notre volonté de renforcer la capacité opérationnelle de l’UPA, ainsi que son rayonnement sur la scène internationale.

C’est dans cette même dynamique que j’ai abordé le renforcement de la coopération entre notre organisation et la République de Chine à la faveur d’une visite officielle bilatérale que j’ai effectué à Pékin en mars 2019, sur invitation du Président de l’Assemblée Populaire de Nationale Chine. Avec lui, j’ai évoqué l’idée d’un forum parlementaire Chine-Afrique qui pourrait être envisagé sous l’égide de l’UPA et du parlement chinois.

Avec le Président de la Shura du royaume d’Arabie Saoudite à qui j’ai rendu visite à sa demande, du 1er au 6 mai 2019, je n’ai pas manqué de souligner la même nécessité de renforcer nos relations d’amitié et de coopération à travers des programmes concrets de partenariat.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Comme je l’avais mentionné tantôt, l’heure n’est pas encore au bilan puisque la 42ème conférence des Présidents nous donnera l’opportunité de le faire dans les détails. Mais ce survol était nécessaire, non pas seulement pour rassurer sur l’état de santé de notre organisation, mais pour apporter un éclairci sur le potentiel et les perspectives de notre organisation dans son élan de renforcement de son positionnement sur la scène internationale en général et sur l’échiquier parlementaire international en particulier.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Si la présente session est exclusivement consacrée à l’examen des documents de gestion de l’UPA, ainsi qu’à l’élaboration du projet d’ordre du jour de la 42ème conférence et de la 75ème Session du Comité Exécutif, elle nous offre également une opportunité renouvelée, de nous enrichir mutuellement de nos expériences respectives et de partager ce cadre qui doit toujours nous rappeler le sens et l’esprit de famille qui fondent notre organisation.

Cet esprit doit, plus que jamais, être omniprésent dans un contexte mondial où les problématiques sécuritaires environnementale et économique commandent un renforcement de solidarité et de la coopération entre les nations qui passent aussi et surtout par un multilatéralisme parlementaire.

L’UPA entant qu’organisation panafricaniste a tout son sens dans une telle dynamique et elle doit assurer le rôle qui est le sien. Mais elle n’y parviendra que lorsque nous, parlementaires membres, lui en donnerons la capacité et les moyens nécessaires qui ne tiennent en réalité qu’à deux conditions :

  • La première est l’effectivité de la participation de l’ensemble des Etats et organisations membres aux instances et sessions de l’UPA. Sur ce point, il convient de rappeler que notre organisation compte à ce jour 41 parlements membres. Mais combien sont-ils les parlements qui répondent présents aux instances de l’UPA ?
  • La deuxième condition est le paiement dans les requis des contributions financières au fonctionnement de l’UPA. A ce sujet, s’il est heureux de constater en 2018 une relative amélioration des versements des différentes cotisations, notamment en ce qui concerne les arriérés, les montants annuellement recouvrés depuis plus de trois ans n’ont jamais dépassé 55%. Le fonctionnement de notre organisation est affecté par la faiblesse de nos contributions.

C’est le lieu pour moi de saisir ce cadre solennel, pour réitérer l’appel qui a toujours été lancé en faveur d’une plus grande participation des membres à la vie de notre Union.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Avant de clore mon propos je voudrais une fois de plus réitérer nos vifs remerciements aux autorités centrafricaines, pour l’accueil combien chaleureux et pour l’hospitalité dont nous n’avons cessé d’être l’objet depuis notre arrivée ici à Bangui.

Sur ce, je déclare ouverte la 74ème session du comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine.

Je vous remercie

Shoukran

O’Brigado

Thank you

Arrivée à Bangui des délégations pour la 74ème session de l’UPA

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La 74ème Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), se tient du  13 au 14 juin 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale Centrafricaine.  Pour cela, l’Aéroport International de Bangui M’poko a connu depuis le 11 et ce, jusqu’au 13 de ce mois, un véritable ballet aérien parlementaire.

C’est dans ce contexte que le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine, Laurent NGON-BABA avec un soutien sans faille de ses plus proches collaborateurs a accueilli ce mardi 11 juin pas moins de trois délégations parmi les quelles, celle du Burkina-Faso conduite par son homologue Président de l’Assemblée Nationale, ALASSANE BALA SAKANDE, Président en exercice du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine.

Après quelques échanges d’amabilités au Salon d’honneur présidentiel de l’aéroport entre les honorables NGON-BABA et ALASSANE BALA SAKANDE, ce dernier face à la caméra et au micro a tenu livrer ses impressions à chaud en ces termes : « C’est un plaisir de retrouver mon frère Président de l’Assemblée Nationale de la Centrafrique. Pour moi, c’est la première fois que je viens ici et j’ose espérer en tout cas que nous allons pouvoir travailler dans des bonnes conditions parce qu’avec l’accueil dont nous avons fait l’objet, je peux en tout cas dire que comme on le dit chez nous avec ces choses dès le début, on sait et on présage d’un avenir radieux pour nos travaux ».

« Avec les autres délégations qui vont arriver, nous allons travailler dans des meilleures conditions et nous profitons de votre caméra ou de votre micro pour dire bonjour au peuple centrafricain et vous avez également le bonjour du peuple ami et frère du Burkina-Faso  au peuple centrafricain », a conclu Monsieur BALA SAKANDE.

Retenez qu’au nombre des nouveaux arrivants pour la matinée de ce mercredi matin, il y avaient les délégations de la Gambie, du Mali, du Sénégal, du Maroc, de l’Algérie, du Ghana, du Zimbabwe, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Nigeria.

 Dans l’après-midi même de ce mercredi 12, la délégation du Cameroun et celle de la Guinée Equatoriale conduite par Monsieur Santiago NSOBEYA EFUMAN NCHAMA, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale qui sont arrivées à bord de la Compagnie Kenya Airways.

D’autres délégations sont attendues demain, jour de la cérémonie d’ouverture des travaux à savoir entre autres l’Angola, le Gabon  et les deux  Congo.

L’experte independante de l’ONU ,reçue par le Président de l’Assemblée Nationale.

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a conféré ce vendredi 07 juin 2019 au cours d’une audience qui s’est déroulée au salon d’honneur de l’institution avec Madame Marie-Thérèse KEITA BOCOUM, Experte Indépendante des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique.

En visite de travail de dix (10) jours en Centrafrique, l’émissaire de l’ONU en a profité pour s’entretenir avec le Président de l’Assemblée Nationale sur plusieurs sujets parmi lesquels, l’évaluation des questions des droits de l’homme post Accord de Khartoum.

Au sortir de l’entrevue avec son hôte, Madame KEITA BOCOUM a déclaré : « La mission que j’entreprends en RCA intervient quelques mois après la signature de l’Accord de paix qui est un élément très positif mais très important qui était très attendu qui enfin, a été réalisé avec les efforts de tous et de sacrifice aussi ».

 « Il est très important que les acquis prévus par cet Accord puissent se réaliser et que la population centrafricaine voit enfin les dividendes de la paix et nous nous sommes entretenus sur cette question avec le Président de l’Assemblée Nationale », a-t-elle ajouté.

Parlant des volets justice et sécurité, Madame KEITA BOCOUM apprécie les efforts en cours en ces termes : «  Nous nous sommes entretenus aussi d’un progrès dans le cadre de la justice transitionnelle. En même temps qu’avait été  installée ici la Cour Pénale Spéciale, on a vu un progrès des institutions qui garantissent l’état de droit qu’est la République. On a vu aussi la mise en place de la Réforme du Secteur de la Sécurité avec la formation des  premiers éléments des FACA, la formation de la police, des gendarmes auxquelles participent les femmes qui est une excellente chose, je pense qu’il porte la Centrafrique dans le concert des Nations modernes ».

« Nous avons vu il y a quelques jours l’inauguration des consultations en vue de la création de la Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation et je pense que c’est un élément très important qui répond à un des aspects de la justice transitionnelle qui est le droit à la vérité », a indiqué l’oratrice qui souligne : « La population a le droit de savoir ce qui s’est passé et surtout les victimes ont le droit de savoir ce qui s’est passé, et les réparations auxquelles elles sont en droit de s’attendre pour pouvoir enfin aller tranquillement vers la réconciliation le cœur léger. Ce qu’il faut aujourd’hui, ce que tous les centrafricains aillent au concert de réconciliation le cœur léger ».

D’après l’experte indépendante des Nations-Unies, les attaques qui ont eu lieu à Paoua il y a quelques semaines après la signature d’un Accor où la majorité des gros signataires ont signé, il est incompréhensible et inadmissible que les éléments de certains groupes signataires puissent commettre ces attaques. C’est absolument condamnable.

Prenaient part aux côtés du Président NGON-BABA à cette audience, Jean Symphorien MAPENZI et Mathurin DIMBELET NAKOE, respectivement Premier et 2ième Vice-présidents de l’Assemblée Nationale et quelques membres du cabinet du Président de l’institution parlementaire.

Madame Denise BROWN reçue par le Président de l’Assemblée Nationale

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordé ce jeudi 06 juin 2019 une audience à Madame Denise BROWN, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies chargée des affaires humanitaires en poste à Bangui.

Depuis sa prise de fonction, Madame BROWN est venue rendre une visite de courtoisie au Président de l’Assemblée Nationale et échanger avec lui sur quelques sujets, comme elle l’a affirmé à la presse parlementaire et nationale au sortir de cette audience : « Je suis dans le pays il y a six semaines et je n’ai pas eu l’occasion d’échanger avec le Président de l’Assemblée Nationale. C’était l’objectif de la visite. Je l’ai surtout parlé de mes visites à l’intérieur du pays où j’étais à Obo, Bangassou, Kaga-Bandoro, à Bria et je vais la semaine prochaine à Zémio et Alindao. Tout ceci dans le but de mieux connaitre le pays en écoutant la population, de comprendre les difficultés auxquelles elle fait face et voir quelles sont les solutions à apporter ».

S’agissant des programmes de redressement d’urgence en Centrafrique, elle a déclaré : « 60% de la population centrafricaine ont besoin d’une assistance quotidienne, que ce soit au niveau des vivres, l’accès à l’eau potable. En 2018 nous avons eu 50% de financement qui était demandé mais, on n’arrive pas à atteindre tout le monde ».

« Je vais continuer dans le même sens que mon prédécesseur Madame NAJAT ROCHDI, à rechercher des financements. L’assistance humanitaire n’est pas la charité, c’est le volet social de la société qui tient au moins un million de personnes par mois et c’est essentiel pour le bien de la population de continuer l’assistance humanitaire », a indiqué Madame BROWN.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence du 2ième et du 3ième Vice-présidents respectivement les honorables Mathurin DIMBELET NAKOE et HENRI Mylla VIGNER, ainsi que les membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

Sachez également que Madame BROWN a été nommée au mois de mars  dernier par le Secrétaire Général des Nations-Unies en qualité de Représentante Spéciale pour la Minusca et coordinatrice des affaires humanitaires. Nantie d’expériences professionnelles d’au moins deux décennies dans les affaires humanitaires, elle a travaillé au Programme Alimentaire Mondial (PAM) et servi le Niger, la Somalie, le Kenya, l’Afghanistan et l’Irak.

Le Député CDU Franck HEINRICH de la BUNDESTAG réçu par Le Président de l’Assemblée Nationale

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Monsieur Franck HEINRICH, membre de la Bundestag en mission de travail de quelques jours en terre centrafricaine a été reçu ce jeudi 30 mai 2019, jour de l’Ascension par le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

S’imprégner de la situation de crise que traverse la République Centrafricaine marquée par des violences entretenues par certains groupes armés et pourtant signataires de l’Accord paix et de réconciliation nationale de Khartoum et le renforcement des liens de coopération interparlementaire entre l’Assemblée Nationale et le Parlement Allemand ont été au cœurs des échanges comme l’a souligné le député CDU de la Chancelière Angela Merkel : « J’ai parlé avec mes collègues députés centrafricains et le Président de l’Assemblée Nationale dans l’optique d’approfondir les relations entre les deux Assemblées Nationales, Allemande et Centrafricaine mais aussi, pour approfondir la situation de la République Centrafricaine en général ».

Puis, il a poursuivi en ces termes : « Pour moi, il était très important de connaitre la situation et les défis du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale pour parvenir à la paix et la sécurité. Je suis là pour renforcer le partenariat avec l’Assemblée Nationale en lui apportant une assistance future de l’Allemagne ».

Concernant l’appui de l’Union Européenne à la RCA, l’orateur a précisé que : « L’Allemagne soutient les projets de l’UE parce qu’elle est la plus grosse contributrice de cette structure mais, de manière bilatérale, l’Allemagne soutient les ONG comme OXFAM, Médecins Sans Frontières qui sont à pied d’œuvre en Centrafrique ».

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence du 4ième Vice-président, Dieudonné Marien DJEME, de la députée Bernadette GAMBO SOUANINZI, Présidente du Groupe d’Amitié Centrafrique/Allemagne ainsi que quelques membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

Fin de la première Session Ordinaire 2019

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La Première Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année 2019 après trois (03) mois d’intenses travaux a pris fin ce mercredi 29 mai au cours d’une cérémonie placée sous la houlette du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

Le Premier Ministre Firmin NGREBADA à la tête d’une forte délégation gouvernementale y était présent au même titre que les Présidents des institutions républicaines, diplomates et représentants des organismes internationaux en poste à Bangui, ainsi que des invités de marque.

Après la lecture de l’arrêté  mettant fin à la dite session lue par le Premier Secrétaire Parlementaire Bernard DILLAH, l’occasion a été offerte à l’honorable Président de l’Assemblée Nationale de prononcer son allocution en ces termes :

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Madame et Messieurs les Chefs des Institutions de la République;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique, Postes Consulaires et Représentants des Organisations Internationales ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Madame la Première Vice-Présidente de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

  Alors que nous sommes rassemblés ici et maintenant, pour clôturer nos travaux, le sang des Centrafricains et des étrangers qui vivent sur notre territoire continue, hélas, de couler. La tristesse et la désolation, les interrogations et les incompréhensions envahissent nos cœurs. Par centaines, nos concitoyens terrorisés, ont trouvé refuge dans la brousse, survivant dans des conditions des plus inhumaines.

  Il y a de cela quelques jours, nos compatriotes ont été lâchement assassinés par des bandes armées dans des villages autour de Paoua, Batangafo et à Bohong notamment à Koundjili et à Lemouna.

  Nous déplorons également l’assassinat barbare à Nola de la Sœur Ines Nieves Sancho, de nationalité franco-espagnole, en mission sociale de soutien à nos jeunes filles déscolarisées.

En leur mémoire, je vous prie, Mesdames, Messieurs, de vous lever et d’observer une minute de silence.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Chefs des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de mission diplomatique et Représentants des organisations internationales ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

  Votre présence dans cet hémicycle, lieu emblématique du débat démocratique, au-delà de son aspect protocolaire, marque bien l’intérêt que vous avez toujours accordé au travail parlementaire.

  Je m’en réjouis et tiens à vous en exprimer, au nom de la Représentation Nationale et en mon nom personnel, ma profonde gratitude pour l’honneur que vous nous faites ainsi, en venant prendre part à cette cérémonie. Celle-ci revêt pour nous, vous vous en doutez bien, une importance d’autant plus particulière qu’elle marque la fin de la première session ordinaire, après quatre-vingt-dix jours de travail.

 Cette session qui s’achève, je puis vous assurer, aura tenu toutes les promesses d’un temps politique intense mais bien rempli à marquer d’une pierre blanche dans les annales de notre Parlement.

Le moment est venu de faire le bilan et de partager avec vous les temps forts qui ont émaillé cette session ordinaire au demeurant très féconde avec des activités diverses.

De prime abord, je voudrais évoquer le renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale par les Elus de la Nation le 7 mars 2019 en application des dispositions pertinentes de la Loi organique portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.

Ensuite, dans le domaine législatif, le Bureau de l’Assemblée Nationale a enregistré vingt-deux (22) projets de loi et trois (03) propositions de lois.

A l’issue des examens en commission, sept (7) projets de lois ont été adoptés. Il s’agit notamment :

  • De la loi autorisant la ratification de l’Acte Constitutif de la Conférence Ministérielle Africaine sur la Météorologie (AMCOMET), le 18 avril 2019.

Cette loi crée un cadre en faveur de la coopération, de la sécurité, du développement durable à l’échelle panafricaine, reposant sur une bonne gouvernance et sur les applications science météorologique et de ses disciplines connexes.

  • De la loi portant Code Électoral, le 23 avril 2019.

L’importance de ce code  est évidente car il détermine les conditions et les règles d’organisation des différents scrutins en République Centrafricaine au moment où notre pays s’apprête aux prochaines élections libres, transparentes et acceptables par tous.

  • De la Loi portant Normalisation, Certification, Accréditation et Promotion de la Qualité en République Centrafricaine, le 2 mai 2019.

Cette loi vise à améliorer et renforcer le potentiel économique en matière de normalisation qui est définie comme activité consistant à fournir des documents de référence appelés norme et généralement développée par consensus, contenant les exigences auxquels un produit, procédé ou service doivent se conformer.

  • De la Loi Autorisant la Ratification des Statuts de l’Agence Internationale pour les Énergies Renouvelables (IRENA), le 2 mai 2019.

Cette loi offre à la République Centrafricaine une expérience en matière d’applications pratiques et de politique, un appui sur toutes les questions liées aux énergies renouvelables ainsi qu’une aide en vue de bénéficier du développement et du transfert des connaissances et des technologies.

  • De la Loi autorisant la ratification de la Convention de RAMSAR sur les zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitat des oiseaux d’eaux, le 21 mai 2019.

Cette loi permet à la République Centrafricaine d’élargir son champ de collaboration avec la Communauté internationale ainsi qu’avec les institutions financières de ladite Convention.

  • De la Loi portant cadre juridique de Partenariat Public-Privé en République Centrafricaine.

Cette loi permet à la République Centrafricaine, dont les infrastructures ont subi des effets de crises successives, de réaliser, à travers le Partenariat Public-Privé de solidariser les coûts, promouvoir le secteur privé et relancer l’économie.

  • De la Loi instituant le système de métrologie en République Centrafricaine.

Cette loi permet à la République Centrafricaine, entre autres, de développer la recherche scientifique et technologique, de soutenir l’économie du pays et de créer, développer et maintenir des étalons de référence reconnus.

Par ailleurs, l’Assemblée Nationale, dans le cadre de ses activités liées à l’action gouvernementale a, d’une part,  accordé sa confiance au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, suite à la présentation de son programme de politique générale le 29 avril 2019 et, d’autre part, procédé, le 17 mai 2019, à l’Interpellation du Gouvernement sur les revendications des militaires retraités de 2018.

   Egalement, suite aux violences et assassinats de plusieurs compatriotes perpétrés par les groupes armés dans les Préfectures de l’Ouham et Ouham-Pendé autour de Paoua et Batangafo et à Bohong, et de l’assassinat du chef de secteur scolaire et de son chauffeur aux environs de Batangafo, le Gouvernement a été interpellé le 27 mai 2019.

   A cette occasion, le Premier Ministre, pour répondre aux attentes des Elus de la Nation, a présenté les mesures envisagées contre les auteurs de ces graves violations de l’Accord de paix.

Les Elus de la Nation suivent avec la plus grande attention la mise en œuvre des engagements du Gouvernement.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Honorables Députés, Chers(e) Collègues,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

   Dans le domaine de la diplomatie parlementaire, notre Assemblée revendique aujourd’hui son  appartenance à plusieurs Organisations Interparlementaires sous régionales, continentales et mondiales où les Elus de la Nation Centrafricaine ont mené  d’intenses activités.

Nombreux parmi nous ont activement participé aux sessions desdites Assemblées, non seulement pour exprimer et défendre les points de vues de notre Représentation Nationale, mais aussi et surtout pour consolider nos relations avec nos homologues d’autres espaces.

   Ces rencontres favorisent, à n’en point douter, le rapprochement entre les Dirigeants des différents Parlements dans le cadre de la diplomatie parlementaire. Elles jouent un rôle fondamental dans le relèvement des nombreux défis qui se posent au monde.

C’est en cela que notre participation à la 140ème Assemblée de l’Union Interparlementaire à Doha au Qatar, du 06 au 10 avril 2019, est d’un grand intérêt pour la République Centrafricaine. En effet, le thème de ladite Assemblée, intitulé : « Les Parlements, vecteurs de renforcement de l’éducation pour la paix,  la sécurité et l’Etat de droit » sied, à tous les égards pour notre pays qui, est-il besoin de le rappeler, est en situation post-conflit.

   Oui, ce thème nous intéresse particulièrement parce que la question de l’éducation nous concerne tous. En tant que législateurs, nous avons les moyens de créer un cadre juridique et un environnement réglementaire qui puissent garantir non seulement un accès équitable à l’éducation, mais également une éducation de qualité pour tous, c’est-à-dire nos électeurs. Cela est essentiel pour la promotion d’un plus grand respect des valeurs de la démocratie.

  Comme disait Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies, citation : « L’éducation est un droit commun avec l’immense pouvoir de se transformer. Sur sa fondation reposent les pierres angulaires de la liberté, la démocratie et le développement humain ». Fin de citation.

   Les contours de ces valeurs sont si subtiles que nous devons, en tant que vecteurs de renforcement de l’éducation, nous les approprier, les maîtriser, pour mieux assurer leur vulgarisation. Parce que l’Education et la Paix constituent le socle du développement durable à l’horizon 2030.

  La 140ème Assemblée a par ailleurs adopté deux résolutions, dont l’une traite du caractère inacceptable de l’utilisation des mercenaires et de combattants étrangers comme moyen de saper la paix, la sécurité internationale et l’intégrité territoriale des Etats, et de violer les droits de l’homme, et l’autre, porte sur le rôle du libre-échange et de l’investissement dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), particulièrement en matière d’égalité économique et d’infrastructure, d’industrialisation et d’innovation durables.

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Au cours de la Conférence de Doha, l’occasion m’a été donnée d’échanger avec dix-neuf (19) Présidents des Assemblées Nationales et des Sénats venus d’Afrique, d’Amérique, d’Europe et des Caraïbes. Ces rencontres ont été amicales et les échanges fructueux. Nos discussions ont beaucoup plus porté sur des questions  Bilatérales.

  En conclusion de ces échanges, des promesses d’un renforcement de la coopération entre nos différents Parlements ont été faites et des visites réciproques envisagées dans un proche avenir.

Mesdames et Messieurs,

Nous avons également pris part, à Ouagadougou au Burkina Faso, du 26 au 27 avril, à la 11ème Conférence des Présidents d’Assemblée et de Sections de la Région Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. Nous y avons fait le bilan de la situation politique et sociale de nos pays respectifs. Un appel a été lancé à notre communauté d’aider à trouver des solutions dans les pays qui en ont le plus besoins au regard des souffrances des populations engendrées par les diverses violations des droits de l’homme et de l’Etat de droit.

Mesdames et Messieurs,

Nous avons activement participé au Forum de Crans Montana qui s’est tenu à Dakhla au Maroc, du 14 au 17 mars 2019. Le Crans Montana, cette Organisation internationale Non Gouvernementale suisse dont le rayonnement et le prestige sont mondialement établis, a consacré ses travaux à l’Afrique et à la coopération Sud-Sud, notamment en matière d’agriculture, de l’énergie, de l’éducation et des nouvelles technologies.

Nous y avons communiqué le point de vue de notre Représentation Nationale s’agissant de la coopération Sud-Sud auquel nous attachons du prix.

Je dois souligner que ce Forum était placé sous le haut Patronage de Sa Majesté MOHAMMED VI, Roi du Maroc. Il a connu un véritable succès.

Nos Collègues Députés, membres des Organisations parlementaires, ont également participé à plusieurs assemblées à travers le monde notamment :

  • La 53ème session de l’Assemblée Parlementaire ACP-UE en Roumanie en mars 2019 ;
  • La Commission économique, intégration régionale et ressources naturelles du Forum des Parlements des Pays membres de la Conférence sur les Régions des Grands Lacs au Burundi en mars 2019 ;
  • La Commission démocratique et Bonne Gouvernance du Forum des Parlementaires  de la CIRGL en Tanzanie en mars 2019 ;
  • La commission des affaires parlementaires de la Francophonie au Canada en avril 2019 ;
  • La Commission de la coopération et du développement de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie au Cambodge en avril 2019 ;
  • La 2ème session ordinaire de la 5ème législature du Parlement Panafricain en Afrique du Sud en mai 2019 ;
  • La session extraordinaire du Parlement de la CEMAC en Guinée Equatoriale en avril 2019.

   Dans le même temps, d’autres collègues Députés ont pris part à des missions techniques de haut niveau sur le plan bilatéral et multilatéral.

Toujours dans le cadre de nos activités interparlementaires, nous avons accueilli, au sein de notre Assemblée, plusieurs missions des Parlements amis notamment de la France et de la République Populaire de Chine, mais également une mission de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF).

Permettez-moi, Mesdames et Messieurs, de faire un arrêt d’image sur les deux derniers évènements cités ci-dessus.

  La délégation du Parlement chinois, dirigée par Son Excellence Monsieur ZHENG JIABANG, Vice-Président du Comité National de la Conférence Consultative Politique du Peuple chinois(CNCCP) a séjourné à Bangui du 24 au 26 avril 2019.

Les échanges ont été satisfaisants et prometteurs. L’enclenchement de nombreux projets portés sur les questions de développement contribuera assurément  à l’essor de notre pays et de notre peuple après des moments de douleur. Il porte sur l’Energie renouvelable ; la modernisation et la mécanisation de l’agriculture à travers des moyens modernes d’exploitation, pour ne citer que ceux-là.

La conséquence immédiate de cette visite est le voyage d’échange effectué par cinq (5) de nos collègues en Chine, du 11 au 16 mai 2019, dans le cadre du Groupe d’amitié Centrafrique-Chine.

  Pour sa part, la mission de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, conduite par Monsieur Jacques KRABAL, Député de la République Française et Secrétaire Général Parlementaire de ladite Assemblée a, quant à elle, séjourné dans notre pays les 15 et 16 mai 2019. Cette mission a animé, ici même dans cet hémicycle, un important séminaire interparlementaire qui a porté sur l’autonomie des Assemblées Parlementaires et ses implications pratiques et a procédé à l’évaluation des besoins de l’Assemblée Nationale en vue d’avoir une base de donnés pour la recherche de financement.

Mesdames et Messieurs,

Dans le domaine des relations internationales, Nous avons reçu, au sein de la Représentation Nationale, plusieurs personnalités notamment :

  • SEM l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine ;
  • SEM l’Ambassadeur de la Fédération de Russie ;
  • Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSCA ;
  • Le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour l’Afrique Centrale ;

Le Commissaire Paix et Sécurité de l’Union Africaine, le Secrétaire Général adjoint des Nations Unies en charge du Maintien de la Paix et le Directeur Général de la Commission de l’Union Européenne ;

  • La Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU sur les violences sexuelles.

Avec ces personnalités, nous avons échangé sur le renforcement de la coopération avec chacun des pays et organisations qu’elles représentent.

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Chers Collègues Députés ;

Mesdames et Messieurs ;

J’ai également eu une activité extraparlementaire. En effet, j’ai eu l’honneur de représenter personnellement SE le Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat,  au Sommet Extraordinaire de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) qui s’est tenu le 13 avril 2019 à Ndjamena au Tchad.

  Ce Sommet, qui est le tout premier depuis la révision le 16 février 2013 du Traité de la CEN-SAD, a pris deux importantes décisions. Il s’agit de :

  • La délocalisation provisoire du siège de la CEN-SAD de Tripoli à Ndjamena au regard de la situation d’insécurité qui prévaut actuellement en Libye en général et à Tripoli en particulier.
  • La nomination d’un Secrétaire Exécutif (et non plus un secrétaire Général) et de son adjoint pour un mandat de quatre (4) ans. Le premier poste revient au Niger et le second au Maroc.

  Le Sommet a par ailleurs adopté une Déclaration relative à la situation de la paix et de la sécurité dans l’espace sahélo-saharien. Nous avons bien entendu fait un exposé sur la situation en République Centrafricaine.

Unanimement, le Sommet a décidé d’appuyer tous les pays de l’espace sahélo-saharien à consolider la paix, à renforcer la démocratie et l’Etat de droit pour favoriser un développement harmonieux de l’économie.

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Chefs des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

  Cette session s’achève dans un contexte national marqué principalement par la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum.

  En effet, en faisant du retour effectif de la paix en République Centrafricaine la priorité de l’action gouvernementale, le Président de la République, le Professeur

Faustin Archange TOUADERA, a fait  et réussi le pari du bon sens et du réalisme politique.

Il a ainsi apporté une réponse concrète au besoin premier et lancinant du peuple centrafricain : la paix. Rien que la paix !

  On ne le dira jamais assez : c’est la paix qui conditionne le développement économique et social de notre pays.

C’est la paix qui renforce la sécurité de la Nation.

C’est la paix qui détermine l’unité du peuple.

  De ce point de vue, la paix est une exigence incontournable. De là découle une autre évidence que je veux rappeler ici : la paix n’est jamais donnée à l’avance. Elle se construit pas à pas, étape après étape, grâce à l’engagement et à la contribution des uns et des autres et surtout grâce à l’action conjuguée de tous.

C’est un processus plus ou moins long qui se nourrit de la bonne volonté de tous les protagonistes. A ce sujet Madame Dorothy THOMSON, journaliste et commentatrice politique américaine disait avec pertinence, je cite : « la paix doit être créée pour être maintenue. C’est le produit de la foi, de la force, de l’énergie, de la volonté, de la sympathie, de la justice, de l’imagination et du triomphe des principes. Elle ne sera jamais réalisée par la passivité ». Fin de citation.

  J’ai l’intime conviction que l’Accord de Paix de Khartoum participe de cette volonté unanime de créer les conditions d’un retour rapide, effectif et définitif de la paix dans notre pays.

Comme vous pouvez le constater, il s’agit là d’une étape importante, d’un moment déterminant pour notre avenir.

Mais cet Accord ne saurait être considéré comme un point d’achèvement. Bien au contraire, c’est le point de départ d’un processus plus ou moins long et plus ou moins difficile, semé d’embûches et parsemé d’obstacles que nous devons surmonter avec courage. Néanmoins il permet l’espoir d’un lendemain meilleur et ouvre de nouvelles perspectives à notre pays.

L’expérience a montré que c’est lorsqu’un tel Accord est signé que le plus difficile reste à faire. Pour tout dire, sa mise en œuvre requiert une ferme volonté et beaucoup de vigilance.

En vérité, tout homme responsable qui a donné sa parole d’honneur se doit de la respecter car cela l’engage.

   C’est bien dans ce sens que, pour sa part, le Président de la République, Chef de l’État, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, a nommé un nouveau Premier Ministre qui a mis en place un Gouvernement inclusif. Par ailleurs, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) se déploient progressivement sur le terrain au grand bonheur de la population à Paoua, à Bambari, à Bangassou, à Sibut et, dernièrement, à Kaga-Bandoro.

Nous aurions souhaité que toutes les parties prenantes à cet Accord eussent fait les mêmes efforts et respecté leurs engagements.

Malheureusement, force est de constater un regain injustifié d’actes de violence et des exactions, une persistance incompréhensible d’assassinats crapuleux et des tueries de paisibles citoyens, une volonté manifeste de faire de plus en plus du mal.

Si l’objectif visé par les auteurs de ces crimes est de torpiller l’Accord de Khartoum, j’aime autant leur dire qu’ils ne réussiront pas.

  C’est ici pour moi l’occasion de lancer un vibrant appel aux groupes armés qui ne sont pas encore entrés dans la dynamique de la réconciliation nationale véritable de déposer les armes et de prendre résolument le train de la paix et de la réconciliation. Après, il sera tard.

  C’est l’occasion pour nous, Elus de la Nation, d’adresser nos encouragements à certains groupes armés qui commencent à prendre conscience de la souffrance de la population civile  innocente en condamnant les auteurs des violences de ces dernières semaines.

Nous Députés, représentants du Peuple, espérons que dorénavant, tous les groupes armés constitueront un front commun contre tout auteur d’une telle violence.

 

Mesdames et Messieurs,

Toujours dans le domaine des relations internationales, je ne peux résister à l’idée de remercier nos amis de la Communauté Internationale qui, face au désastre que vivent nos populations pour quelles que raisons que ce soit, n’hésitent pas un seul instant à nous appuyer.

C’est à ce titre que je voudrais remercier, très sincèrement, la Banque Mondiale, à travers l’Association Internationale de Développement (IDA) qui a fait, le 17 mai 2019, un don de vingt-cinq (25) millions de dollars américains à notre pays pour financer le Projet d’Appui à la Relance de l’Agriculture et au Développement de l’Agriculture Commerciale (PADRAC).

Je voudrais aussi remercier l’Union Européenne, partenaire traditionnel, qui ne cesse de porter une attention particulière à notre pays et notamment à l’Assemblée Nationale et le Forum des Femmes Parlementaires.

  Comment ne pas s’en féliciter lorsque nous savons que 80% de la population centrafricaine dépend des activités agricoles comme principale source de revenu ?

 

Honorables Députés, Bien Chers Collègues,

Vous savez comme moi que le travail parlementaire ne se limite pas uniquement à celui, certes très passionnant, que nous accomplissons ici dans cet hémicycle ou dans les commissions. Un volet important est celui consacré au devoir de représentation et de restitution.

Il revient donc à chacun d’entre nous de repartir dans sa circonscription, chaque fois que les conditions sécuritaires le permettront pour rencontrer ses électeurs et leur rendre compte du travail accompli en leur nom à l’Assemblée Nationale.

Faire un avec le peuple, sentir les battements de son cœur, vivre ses joies, ses peurs et ses peines, porter sa parole haut et fort à l’hémicycle pour apporter des réponses à ses besoins, tel est le sens de l’exaltante mission qui nous a été confiée.

C’est d’ailleurs ce qui justifie l’absence d’un bon nombre des collègues Députés en ce moment qui en compagnie de la MINUSCA, organisent la caravane de paix Bambari-Kongbo-Mobaye-Bangassou.

  Je ne saurais terminer mon propos sans adresser au nom de l’ensemble des Députés mes condoléances les plus attristées aux familles des victimes des derniers évènements et souhaiter prompte guérison aux blessés.

C’est sur cette note que je déclare clos les travaux de la première session ordinaire de l’Assemblée Nationale de l’année 2019.

Je vous remercie.

Audience accordée à Madame Pramila PATTEN par le Président de l’Assemblée Nationale

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Madame Pramila PATTEN, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies chargée des questions des violences sexuelles en période de conflit a été reçue aujourd’hui en audience ce mercredi 29 mai 2019 par le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

En présence des honorables Jean Symphorien MAPENZI et Mathurin DIMBELET NAKOErespectivement 1er et 2ième Vice-présidents, de la Présidente de la Commission Population, Genre, Santé, Affaires Sociales et Droit Humanitaire, Madame Rachel NINGA WONG-MALLO, et de quelques membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, les échanges entre les deux personnalités se sont focalisés sur l’Accord de Khartoum et les questions de violences sexuelles devenues monnaie courante en temps de crise.

L’émissaire onusienne Madame PATTEN au sortir de cette rencontre avec son hôte a résumé l’essentiel des sujets à la table des échanges : « Nous avons eu une discussion très fructueuse, transparente, j’ai d’abord félicité le Président de l’Assemblée Nationale sur l’Accord de paix, sachant très bien que la situation demeure très difficile mais je l’ai encouragé en le rassurant du soutien des Nations Unies, du Secrétaire Général, de mon bureau dans la mise en œuvre de l’Accord. Je lui ai surtout exhorté à faire de sorte que les femmes puissent participer activement à la mise en œuvre de l’Accord de paix ».

Madame PATTENa affirmé : « J’ai proposé au Président de l’Assemblée Nationale le service de mon bureau, l’équipe d’experts sur l’état de droit et les violences sexuelles, tout ce qui porte sur le cadre législatif nécessaire pour lutter contre les violences sexuelles liées au conflit ».

« J’ai partagé avec l’honorable Président de l’Assemblée Nationale le contenu du communiqué conjoint que j’ai co-signé avec le Gouvernement, communiqué conjoint axé sur l’importance d’interpeller tous les auteurs de violences sexuelles et d’apporter justice et réparation aux femmes et aussi l’importance d’apporter une prestation holistique et multisectorielle aux victimes des violences sexuelles », a-t-elle ajouté.

Madame Pramila PATTEN rencontre les membres du FFPCA

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Les membres du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique (FFPCA), sous la coupe de leur Présidente, Madame Emilie Béatrice EPAYE, Députée de Markounda ont accueilli mercredi dernier 29 mai 2019, Madame Pramila PATTEN, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies chargée des questions de violences sexuelles liées au conflit en mission de travail de 72 heures en République Centrafricaine.

Par cette visite de courtoisie, Madame PATTEN entend échanger avec ses interlocutrices sur la situation des femmes centrafricaines, victimes d’abus sexuels, leur autonomisation, leur implication non seulement dans les instances de prise de décision mais aussi dans la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum. Il s’agissait également au cours de cette rencontre pour les deux parties de tisserun partenariat dynamique au bénéfice de leurs entités respectives.

Interrogée par la presse parlementaire, la Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique, Madame Emilie Béatrice EPAYE a répondu en ces termes : « La Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour les violences sexuelles en période de conflit, Madame PATTEN est venue rendre visite au Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique, ceci, après l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 23 avril 2019 d’une résolution, la Résolution 2467 qui l’autorise, qui lui donne le pouvoir de réaffirmer la position des Nations Uniesen ce qui concerne la protection des femmes en période de conflit suite aux violences sexuelles, comment les protéger ? Comment faire la prévention ? Comment prendre en charge les enfants issus de ces violences ?, dans le cas par exemple de la République Centrafricaine ».

L’oratrice a ensuite ajouté en ce qui concerne les violences sexuelles commises en Centrafrique ceci : « Madame la Représentante Spéciale est venue d’abord pour signer un communiqué conjoint avec le Gouvernement sur la prévention et la lutte contre les violences sexuelles liées au conflit. Comme vous savez, c’est le député qui connait mieux sa circonscription. Nous sommes 140 députés, les 140 représentent le territoire national. Nous en tant que femmes, on est beaucoup plus proches des femmes, ce que la femme ne peut pas dire à un homme, elle peut dire à une femme comme elle ».

« Notre rôle de femme députée sur le terrain, dans sa circonscription est essentielle pour lutter contre les violences faites aux femmes en période de crise que nous connaissons en République Centrafricaine » a martelé la députée Emilie Béatrice EPAYE.

S’agissant des propositions formulées à l’endroit de la Représentante Spéciale, la Présidente du FFPCA a affirmé que : « On lui (Madame PATTEN) a dit, devant la souffrance, il ne fautpas qu’on tombe par terre. Il faut aider à valoriser ces femmes qui ont subi des atrocités, des atteintes à leur dignité mais, dans leurs localités, il n’y a pas de poste de santé encore moins des centres de santé pour les aider et pour les soigner ».

Projet de loi instituant le système de Métrologie en RCA

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Le Projet de Loi instituant un système de Métrologie en République Centrafricaine soumis à examen des élus de la nation a été débattu en plénière ce mardi 28 mai 2019 au cours d’une séance publique dirigée par Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale.

C’est le Ministre du Commerce Mahamat TAÏB YACOUB qui,au nom du Gouvernement a défendu le dit projet de Loi sur rapport de la Commission Mixte Production, Ressources Naturelles et Environnement-Population, Genre, Santé, Affaires Sociales et Droit Humanitaire que préside Jean Michel MANDABA, Député de Bamingui.

Après le rapport général lu par Jean Paul Bervy SERVICE TEZAWA, rapporteur de ladite Commission Mixte, le Ministre TAÏB YACOUB a été invité à monter sur la tribune parlementaire pour s’expliquer sur le bien-fondé de ce projet de loi instituant le système de Métrologie en RCA.

Le membre du Gouvernement a indiqué que la Métrologie est l’un des piliers de l’infrastructure qualité qui se définit comme la science des mesures et comprend la métrologie scientifique, la métrologie industrielle et la métrologie légale.

Selon le membre du Gouvernement, cette science vise à établir et à garantir l’équité de toutes les transactions commerciales et à porter le consommateur, les opérateurs économiques et l’environnement.

Aux termes des échanges ponctués par deux interventions à titre individuel, le Projet de Loi instituant le système de Métrologie en République Centrafricaine a été adopté par acclamation et avec amendements par l’Assemblée Nationale.

Satisfait, le Ministre Mahamat TAÏB YACOUB, face à la presse parlementaire et nationale a déclaré: « Le projet de Loi sur la Métrologie vient d’être voté favorablement par la Représentation Nationale et je suis vraiment dans la joie. Je voudrais par cette occasion remercier tous les représentants du peuple qui, au niveau même de la Commission Mixte, ont fait un travail excellent et par la suite, ils viennent de valider ce projet. Désormais, le Département à un outil de travail ».

Il a ensuite ajouté : « Vous savez, la Métrologie, c’est la science des mesures. Qu’il s’agisse aujourd’hui des compteurs de la SODECA, des compteurs de l’ENERCA, que ça soit les compteurs dans les stations d’hydrocarbures, il faudrait qu’il ait des instruments de mesure, de contrôle. Je voudrais ajouter que pour les consommateurs, les kilogrammes concernant la vente des produits alimentaires tels que la viande, il faudrait que nous ayons des instruments de contrôle et aujourd’hui, nous avons la possibilité d’en avoir ».

Il est à signaler qu’après le vote favorable du Projet de Loi portant Normalisation, Certification, Accréditation et Promotion de la qualité en RCA intervenu le 25 avril dernier,  c’est pour la seconde fois que le Ministre TAÏB YACOUBse présente devant l’Assemblée Nationale pour défendre ce projet de loi.

usse. 

L’Ambassadeur de la fédération de Russie reçu par le Président de l’Assemblée nationale

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu aujourd’hui mardi 28 mai 2019 en audience dans son cabinet de travail, Monsieur Vladimir TITORENKO, Ambassadeur de la Fédération de Russie accrédité auprès de la République Centrafricaine.

L’audience qui s’est déroulée en présence de Monsieur Dieudonné KOMBO-YAYA, Conseiller diplomatique du Président de l’Assemblée Nationale et d’Isidore DOKODO, Chargé de Mission en matière de Défense, ont permis aux deux personnalités d’évoquer des sujets d’intérêt commun entre Bangui et Moscou.

Le diplomate russe TITORENKO au sortir de ce long entretien qui a duré près d’une heure de temps a fait la déclaration suivante : « Nous avons discuté avec le Président de l’Assemblée Nationale sur sa prochaine visite à Moscou où, il participera à la Conférence parlementaire internationale. Cette Conférence se situe dans le cadre des préparatifs du Sommet Russie/Afrique qui se tiendra à Sotchi en Russie au mois d’octobre 2019 ».

 Le diplomate russe a  indiqué: « Nous avons aussi discuté d’autres sujets en particulier, les derniers événements notamment les massacres commis par le groupe armé 3R à Paoua, et comment la Russie peut jouer un rôle pour apporter son soutien au peuple centrafricain. J’ai expliqué à Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale que nous avons beaucoup d’expériences en matière de lutte contre le terrorisme parce que je considère que c’est un acte de terrorisme perpétré contre le peuple centrafricain et nous condamnons fortement ces tueries ».

« Nous avons deux accords avec la RCA dans le domaine militaire mais, il y a peut-être incompréhension dans ce qui est dans ces accords. Il n’y a pas de possibilité d’intervention des troupes russes directement dans les combats parce qu’il y a ici la MINUSCA qui doit travailler dans ce domaine mais notre objectif, c’est de renforcer les Forces Armées Centrafricaines », a précisé l’Ambassadeur TITORENKO.

 « Nous attendons l’arrivée de la deuxième tranche de la livraison d’armes russes à l’armée nationale. Je crois que l’arrivée est prévue dans deux semaines », a conclu le diplomate Russe. 

Interpellation du Gouvernement

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L’article 89 de la Constitution du 30 mars 2016, souligne que l’interpellation est l’un des moyens d’information, de contrôle et d’action du Parlement sur le Gouvernement.

A ce titre, l’Assemblée Nationale a procédé ce 27 mai et conformément à l’article 89 de la Loi organique portant Règlement Intérieur de l’Institution, à l’interpellation du Gouvernement pour les motifs selon lesquels, des violences et assassinats de plusieurs compatriotes ont été perpétrés par des groupes armés dans les Préfectures de l’Ouham-Pendé et de l’Ouham.

Le 13 mai 2019, les éléments du groupe armé « 3R » du chef rebelle SIDIKI lourdement armés sur plusieurs motos, ont fait irruption dans le village MAIKOLO, pillant le dispensaire et commettant des exactions sur la paisible population.

Le 21 mai 2019, ces mêmes éléments du groupe armé « 3R » du chef rebelle SIDIKI, de concert avec ceux du chef rebelle BAHAR, ont effectué une descente dans les villages KONDJILI et LEMONA situés à une trentaine de kilomètre de la Sous-préfecture de Paoua, où ils se sont livrés aux exactions, aux pillages et assassinats de plus de trente-quatre personnes dont le député suppléant de la circonscription de Paoua 1.

Aussi, cette même date du mardi 21 mai 2019, ces mêmes éléments « 3R » du chef rebelle SIDIKI, ont effectué une descente musclée dans le village BOHONG avec des motos et véhicules où il a été dénombré plus d’une dizaine de morts, plusieurs maisons incendiées, et des blessés transférés à Bouar pour les premiers soins.

Enfin, ce même jour sur l’axe Batangafo-Kabo, le chef de secteur scolaire et son conducteur, de retour d’une mission à Bossangoa, ont été arrêtés et lâchement égorgés pars de hommes en armes.

Ces tristes événements contrastent avec les dispositions de l’accord de Khartoum signé à Bangui sous l’égide de la Communauté Internationale.

Il convient de préciser et de rappeler que cet accord comporte des engagements forts en son article 5 qui interdisent entre autre aux groupes armés cosignataires, le recours aux armes et à la violence comme mode de revendication de toute nature, l’usage des exactions et violences contre la population civile ainsi que le pillage des sites publics.

Tous ces actes traduisent clairement la remise en cause par le chef rebelle SIDIKI et ses acolytes de cet accord de paix auquel il a librement adhéré dans le seul objectif de mettre définitivement un terme aux souffrances des citoyens et par ce biais, rétablir la paix et la réconciliation entre le peuple Centrafricain sur toute l’étendue du territoire national.

Ces regains de violences et assassinats sur les paisibles et vaillantes populations survenus dans lesdites localités aujourd’hui ne se justifient face à tous les efforts et aux respects des engagements du Gouvernement dans la mise en œuvre de l’accord de Khartoum.

La Représentation Nationale à travers cette interpellation, voudrait savoir quelles dispositions le Gouvernement envisage t-il prendre contre ce chef rebelle SIDIKI, face à ces actes meurtriers sur la population.

L’exposé de motif rappelle les dispositions de l’article 35 de l’accord de Khartoum qui prévoit des sanctions en cas de violation dudit accord.

Enfin, les Honorables Députés rappellent que dans un passé récent, la violation de l’accord de Khartoum par un groupe armé a conduit à des actions de représailles de la part du Gouvernement et de la MINUSCA.

Ils espèrent que ces mêmes actions et l’usage de l’article 35 de l’accord de Khartoum, soient appliqués contre les agissements de SIDIKI et ses hommes et tous les autres groupes armés qui continuent de semer la désolation au peuple centrafricain.

D’après le Premier Secrétaire Parlementaire l’honorable Bernard DILLAH qui donnait lecture de l’exposé de motif, à partir de ces éléments de l’interpellation, les Elus de la Nation et la population attendent de la part du Premier Ministre des réponses claires et précises.

Après l’exposé de motif, les débats qui ont été ouverts sous la présidence de l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA, ont été houleux, démocratiques mais historique.

En réponse à cet exposé de motif, le Premier Ministre Firmin NGREBADA qui a retracé le déroulement de ces massacres dans ces différents villages, a déclaré: « Ici devant les élus de la Nation, je sonne le glas de l’impunité. Je veillerai à ce que tous les auteurs de ces crimes soient arrêtés et traduits devant la justice ».

Trois interventions des groupes parlementaires notamment du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), de Kwa Na Kwa (KNK) et de la Renaissance, en pus des dizaines d’interventions des députés à titre individuel.

De toutes  ces interventions et débats, les députés exigent du Premier Ministre:

  • Le limogeage immédiat du chef rebelle SIDIKI de « 3R » de son poste de conseiller militaire auprès du Premier Ministre ;
  • L’arrestation du Chef rebelle de « 3R » SIDIKI ;
  • Le lancement d’une action robuste du Gouvernement contre les positions des rebelles de « 3R ».

De l’avis général qui se dégage des différentes interventions des députés et des éléments de réponse du Premier Ministre, on notera que l’heure est grave, et les Elus de la Nation ont invité l’exécutif à passer à la vitesse supérieure. Mais le Premier Ministre Firmin NGREBADA a affirmé prendre acte des préoccupations des Députés tout en concluant dans un dicton en sango qui dit : « Le chien qui mord, n’aboie pas ».

Le nouveau Répresentant de l’UA à Bangui, réçu par le Président de l’Assemblée nationale

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Le nouveau représentant de l’Union Africaine en poste à Bangui, l’ambassadeur Matias Bertino MATONDO a été reçu ce jeudi 23 mai par le Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Laurent NGON BABA.

Reçu en tête à tête, l’ambassadeur MATONDO qui a pris ses fonctions dans la capitale centrafricaine depuis une vingtaine de jours, et qui est venu rendre une visite de courtoisie au N° 1 de la Représentation Nationale, a saisi cette opportunité pour échanger avec celui-ci, sur l’accord de paix et de réconciliation de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier. Le diplomate de l’Union Africaine qui a tenu à féliciter tout particulièrement le peuple centrafricain et les acteurs de la Société Civile pour cet accord, s’est exprimé devant la presse parlementaire au sortir de cette entrevue en ces termes: « Je suis venue voir le Président d l’Assemblée Nationale, pour voir dans quelle mesure l’Assemblée Nationale peut contribuer à la mise en œuvre de cet accord ».

« On doit reconnaitre que c’est un accord qui n’est pas totalement parfait comme toute œuvre humaine, mais c’est en ce moment, la pièce dont on dispose, c’est l’instrument à la disposition des centrafricains et des partenaires de la République Centrafricaine, pour qu’on puisse essayer de tourner cette page qui perdure depuis vingt ans », a affirmé le nouveau Représentant de l’Union Africaine en Centrafrique, l’ambassadeur Matias Bertino MATONDO.

Ratification de la convention de RAMSAR

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Les élus de la nation ont examiné et adopté ce mardi 21 mai 2019 par acclamation et avec amendements, le Projet de loi Autorisant la Ratification de la Convention de RAMSAR sur les zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d’eaux, défendu par le Ministre des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche, Monsieur Amine IDRISS.

C’était au cours d’une séance publique présidée par Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale.

Ainsi, dans le rapport général de la Commission Mixte Affaires Etrangères-Défense et Sécurité lu par le député Arsène KONGBO, Rapporteur de ladite Commission, il ressort de l’exposé des motifs du Ministre des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche que la ratification de la Convention de RAMSAR sur les zones humides présente des intérêts et le processus de la mise en œuvre  de ladite Convention.

En effet, les zones humides aident à recharger les nappes phréatiques souterraines et épurent l’eau en filtrant les déchets dangereux  qu’elles contiennent.

Au regard de ce qui précède, la ratification de cet instrument juridique va permettre à la RCA d’élargir son champ de collaboration avec la Communauté Internationale ainsi qu’aux institutions financières  de la Convention.

Retenez qu’aucun groupe parlementaire n’a souhaité prendre la parole et aucune intervention à titre individuel n’a été enregistrée.

Content du vote favorable des élus de la nation vis-à-vis dudit Projet de loi, le Ministre Amine IDRISS a réagi en ces termes : « Je sors très satisfait de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale après l’adoption de ce projet de loi. La Convention de RAMSAR a existé depuis très longtemps et que les autres pays l’ont déjà ratifiée et bénéficient des avantages qu’elle procure. Malheureusement la RCA a un peu trainé le pas et aujourd’hui, les députés ont compris la nécessité de cette Convention, ils ont voté oui pour sa ratification ».

S’agissant des avantages que la RCA peut tirer de la Convention de RAMSAR, le membre du Gouvernement a déclaré: « L’aquaculture et la pisciculture seront intégrées dans différents projets dans lesquels ce secteur d’activité aura à faire vivre la population centrafricaine et les gens auront beaucoup de poissons ».

Il est à noter que la République Centrafricaine fait partie des pays signataires de la Convention de RAMSAR depuis 2005, mais ne l’a pas encore ratifiée.

la Directrice Régionale par Intérim à ONU-FEMMES FACE AU FFPCA

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La Députée Emilie Béatrice EPAYE, Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique, assistée de ses collègues membres de ladite structure s’est longuement entretenue au cours d’une réunion ce lundi 20 mai 2019 avec Madame SARR OULIMATA, Directrice Régionale par intérim à ONU-Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, en mission de travail en Centrafrique. C’était en la réunion du bureau du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique situé à l’Assemblée Nationale à Bangui.

Cette rencontre qui s’est déroulée dans une ambiance de parfaite entente a permis aux deux parties d’échanger les expériences sur le combat que mènent les femmes pour la reconnaissance de leurs droits, plus de représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions et leur autonomisation.

Interrogée par la presse parlementaire au sortir de la réunion, Madame SARR OULIMATA s’est exprimée en ces termes: « Je suis en visite de trois (03) jours en République Centrafricaine d’abord, pour venir dire bonjour à nos sœurs du FFPCA qui font partie du plan national de relèvement et de consolidation de la paix. Nous (ONU-Femmes) avec le PNUD, nous avons cofinancé leur siège. Ces femmes parlementaires amplifient les voix des femmes qui n’ont forcément pas l’opportunité de faire entendre leurs besoins. Nous les accompagnons, nous trouvons qu’elles jouent un rôle essentiel. Dans les plaidoyers, elles peuvent faire bouger les lignes. Nous les accompagnons par une aide parlementaire constante ».

La Directrice Régionale par intérim à ONU-Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre affirme: « Nous avons aussi parlé de la Loi sur la parité. On aura l’occasion d’en parler avec le Premier Ministre et le Chef de l’Exécutif mais, nous jugeons aujourd’hui qu’il y a une fenêtre d’opportunité sur cette loi. Les 35% pour les femmes inscrits dans la Constitution (Constitution du 30 mars 2016) doivent être mis en œuvre. Nous savons que les décrets d’application élaborés, inscrits dans la Constitution doivent être mis en œuvre pour que cette loi devienne une réalité ».

« Nous avons parlé d’autonomisation des femmes qui est un pilier important pour notre intervention à travers l’Afrique. Aujourd’hui, un de nos programmes phares est l’autonomisation économique des femmes à travers une agriculture résiliente au changement climatique », a indiqué Madame SARR qui a ajouté: « Nous avons parlé des fonds de garantie. Des lignes de crédits, tous les instruments financiers qui permettront aux femmes rurales centrafricaines de monter en puissance ». 

L’un des moments marquant la fin de cette réunion a été la remise par la Présidente du FFPCA d’un tableau, objet d’art à l’émissaire à ONU-Femmes Madame SARR OULIMATA en souvenir de son passage dans ce lieu dédié à toutes femmes centrafricaines.

Retenez que le Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique qui est un espace de solidarité pour femmes, a été créé en 2017 et il compte actuellement en son sein 11 députées. Son principal cheval de bataille reste la mise en œuvre effective de la Loi sur la parité adoptée par l’Assemblée Nationale en 2016 mais son décret d’application tarde encore à venir.

Interpellation du Premier Ministre Firmin NGREBADA

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L’Assemblée Nationale dans son mécanisme de contrôle de l’action gouvernementale est amenée à interpeller le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Firmin NGREBADA ce vendredi 17 mai 2019, suite aux quatre points de revendication de près de 800 militaires admis à faire valoir leurs droits à la retraite en 2018.

La séance aux fins d’interpellation a été conduite par le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA en présence de quelques membres du Gouvernement dont le Ministre de la Justice, Flavien MBATA, la Ministre de la Défense Nationale, Marie Noël KOYARA ou encore son homologue chargée des Relations avec les institutions de la République, Madame Eugénie Lucienne NGBONDO.

Il ressort de l’exposé des motifs de l’interpellation lu par la 2ième Secrétaire Parlementaire, l’honorable Bernadette David GOMINA PAMPALI,  que La Représentation Nationale a interpellé le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,  conformément aux dispositions des articles 89 de la Constitution du 30 mars 2016 et 89 tiret 6 de la Loi Organique N°17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.

Aux termes des articles précités, l’interpellation est l’un des moyens d’information, de contrôle et d’action du Parlement sur le Gouvernement.

En effet les élus de la nation voudraient être informés sur la situation d’un certain nombre d’officiers, sous-officiers et hommes de rang des Forces Armées Centrafricaines (FACA),  admis à faire valoir leurs droits à la retraite en 2018, qui se sont constitués en collectif et ont soulevé des points de revendications.

 En dépit des négociations engagées par le Gouvernement pour répondre à ces points de revendication, ceux-ci campent sur leur position et mènent des actions tendant à perturber la quiétude de la population centrafricaine qui n’aspire qu’à la paix.

 Face à cette situation, la Représentation Nationale soucieuse du retour progressif de la paix suite aux Accords de KHARTOUM, espère bien qu’ à travers cette interpellation, le Premier Ministre voudrait bien apporter des informations fiables qui puissent éclairer les Députés de la Nation et la population sur les revendications soulevées par le collectif de ces militaires retraités à savoir :

  1. les mesures d’accompagnement de leur mise à la retraite ;
  2. les effets juridiques de l’amnistie sur leurs salaires de 2001 ;
  3. la mise en place de la commission tripartite relative à la révision et à la régulation des grades ;
  4. les Arrêtés en souffrance sur le bureau de Madame le Ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée.

Intervenant sur la tribune parlementaire,  le Premier Ministre Firmin NGREBADA, a déclaré non conforme à la loi les mesures dites d’accompagnement à verser aux militaires à la retraite et a précisé que certaines de leurs revendications ont été déjà satisfaites.

Ainsi, plus de 10 députés sont intervenus pour exprimer des préoccupations allant dans le sens d’un compromis que le Premier Ministre pourrait trouver, pour ne pas laisser pourrir la situation au risque de prendre une autre tournure.

 Au regard de cette situation des militaires retraités, le Premier Ministre Firmin NGREBADA a déclaré : « Le lundi dernier nous avons été reçu par le Bureau de l’Assemblée Nationale et l’interpellation d’aujourd’hui a donné la possibilité au Gouvernement d’expliquer aux élus de la nation et à travers eux à tout le peuple centrafricain, quel est réellement le problème posé par les retraités de l’armée tout au moins ceux qui sont admis à la retraite en 2018 ».

 « Ces militaires retraités ont posé quatre problèmes : la question des mesures d’accompagnement, le paiement des salaires de 2001 à certains militaires qui étaient partis en exil, la mise en place d’une commission pour revoir leur carrière et la question des effets juridiques de la loi d’amnistie de 2008 », a poursuivi le Premier Ministre qui s’explique en ces termes: « Le 1er avril du mois dernier, j’ai reçu le collectif des militaires admis à la retraite, je leur ai notifié la position du Gouvernement et dit ce qui est possible de faire. Ensuite, nous avons notifié par écrit les réponses du Gouvernement. A la date d’aujourd’hui, le travail que nous avons commandé pour vérifier et authentifier les salaires des militaires qui étaient partis en exil et nous avons eu les résultats du travail et le Chef de l’Etat a donné des instructions pour que les droits de ces militaires aux termes de salaires versés mais non perçus soient régularisés ».

 « La demande des militaires qui a un fondement va être satisfaite dans les jours à venir », a ajouté le Chef du Gouvernement qui conclut en ces termes : « Je voulais demander à tous nos compatriotes qui sont admis à la retraite de comprendre que le Gouvernement ne peut pas les maitriser, il ne peut pas sans raison ne pas donner une solution favorable à leurs revendications. Mais, nous ne pouvons agir que lorsqu’il y a des textes, lorsqu’il y a la légalité ».

Fin du séminaire interparlémentaire

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Les lampions du séminaire interparlementaire organisé par l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie à l’attention des députés centrafricains se sont éteints le jeudi 16 mai 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale centrafricaine. «Autonomie des Assemblées parlementaires, quelles implications pratiques ? », c’est autour de ce thème que deux jours durant, des imminents intervenants venus au nom de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie ont surtout axé leurs différentes interventions, pour situer les députés centrafricains sur la conséquence et l’illustration de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif. Elle protège les parlementaires des pressions de l’exécutif en consacrant une autonomie réglementaire, financière, administrative et de police, exercée par chaque chambre.

L’implication pratique concerne la préservation du pouvoir public constitutionnel parlementaire par la garantie d’une sphère d’action propre à l’intérieur de laquelle les autres pouvoirs ne peuvent s’immiscer.

 Ce séminaire, destiné à titre principal aux députés centrafricains a pour objectifs de les amener à:

– Renforcer leurs capacités en la matière, pour qu’ils améliorent la compréhension de leur mandat électif, leur travail au parlement et, plus largement leur rôle au sein de la société centrafricaine;

– Echanger les expériences avec des parlementaires élus au sein d’autres parlements de l’espace francophone;

– Améliorer leurs capacités, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition sur leurs connaissances en matière d’autonomie des assemblées.

Les deux jours des travaux ont été sanctionnés par une allocution prononcée par le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine, l’honorable Laurent NGON BABA.

Ouverture officielle du séminaire interparlémentaire

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Les travaux du séminaire interparlementaire de la Francophonie à l’intention des députés centrafricains sur l’autonomie des Assemblées Parlementaires, se sont ouverts ce mercredi 15 mai 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui en présence de Madame Eugénie Lucienne NGBONDO, Ministre chargée des Relations avec les institutions de la République et Monsieur Éric GERARD, Ambassadeur Haut Représentant de la République Française auprès de la République Centrafricaine ainsi que de plusieurs invités de marque.

Outre les discours prononcés par le Président du Comité d’Organisation, l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, et le Député Jacques KRABAL, Secrétaire Général de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie,  le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a prononcé son allocution d’ouverture en ces termes :

 Mes Chers Collègues Présidents des Assemblées Parlementaires.

Madame le Ministre Chargé des Relations avec les Institutions de la République, Représentant Personnel de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Monsieur le Premier Vice-Président de la Cour Constitutionnelle ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;

Monsieur le Secrétaire Général de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Monsieur le Rapporteur de l’ANE ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

            Nous voici à Bangui, Capitale de la République Centrafricaine, Bangui la Coquête de l’époque mais qui revêtit ses collines de Bas-Oubangui et ses rues verdoyantes lentement mais sûrement pour renaître suite à la longue crise qui a secoué le pays.

            C’est donc dans cette ville que nous organisons aujourd’hui le Séminaire Interparlementaire avec pour thème  « l’Autonomie des Assemblées Parlementaires et quelles Implications pratiques ? »

            En marge dudit séminaire, une mission d’évaluation des besoins techniques de l’Assemblée Nationale sera effectuée.

            Je voudrais donc avant toute chose, en mon nom personnel et en celui de l’ensemble des Elus de la Nation Centrafricaine, souhaiter une cordiale bienvenue et un agréable séjour à tous nos Illustres Invités en terre Centrafricaine, pays de ZO KWE ZO, terre de tradition hospitalière.

            C’est lors de la 42ème Session de l’Assemblée Générale de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie tenue à Antananarivo à Madagascar en 2016, qu’il avait été décidé de lever la suspension qui frappait la section centrafricaine.

            Cette décision salutaire s’il en est, suite au retour à l’ordre constitutionnel avec l’adoption d’une nouvelle Constitution, l’élection d’un nouveau Président de la République, Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, l’élection d’une nouvelle Assemblée Nationale et la mise en place des Institutions Républicaines, a permis à notre Assemblée Nationale de réintégrer la grande famille Parlementaire de l’APF.

            Ce programme prévu pourtant pour l’année dernière et qui n’avait pu être réalisé à temps arrive aujourd’hui à point nommé.

            C’est pour moi, l’occasion d’exprimer en mon nom personnel et en ceux de mes Collègues Honorables Députés, toute ma gratitude à l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie pour cette grande marque d’attention et de solidarité dans cette période particulièrement difficile de l’histoire de notre pays.

            En ce moment solennel, je voudrais demander à tous les Collègues et autres experts qui ont bien voulu effectuer le déplacement de Bangui pour éclairer nos lanternes sur cette question d’importance qu’est l’autonomie des Assemblées Parlementaires ainsi que l’évaluation des besoins techniques de notre Assemblée Nationale, d’accepter l’expression de toute notre reconnaissance.

Chers Collègues, Présidents des Assemblées ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs,

            L’intervention de l’APF répond au rapport de mission d’évaluation des besoins de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, rédigé en 2009 par les experts de l’Union Interparlementaire qui décrivait déjà la situation de notre Parlement comme très préoccupante et qualifiée de « Parlement affaibli ».

            Le diagnostic qui avait été fait mettait en évidence l’absence de maîtrise par les Députés des éléments fondamentaux de leur mission, le manque criant de moyens matériels et logistiques ou de leur inadaptation, mais aussi, le manque de personnels d’appui compétents ainsi qu’une organisation administrative et technique peu rigoureuse.

            Dix années plus tard, force est de constater que la situation à certains égard, ne s’est malheureusement pas beaucoup améliorée. Pire, elle s’est même dégradée dès lors que l’Assemblée nationale avait été à plusieurs reprises cambriolée, pillée et vandalisée suite à des crises politico-militaires à répétition. Les moyens d’action de l’Institution Parlementaire sont ainsi réduits à presque néant rendant difficile voire impossible le travail de la représentation nationale.

            Le Parlement est aujourd’hui affaibli dans ses fonctions de base, en matière de législation et de contrôle.

            Depuis mon élection à la tête de notre institution, mon action vise principalement à donner à l’Assemblée Nationale les moyens pour assumer efficacement ses missions ; donner aux Elus du peuple et au personnel de l’Assemblée Nationale les outils pour le renforcement de leurs capacités, les moyens de jouer pleinement leurs rôles et leur permettre d’établir un lien permanent entre la Représentation Nationale et la société tout en créant un environnement propice de travail.

            L’Assemblée Nationale comme les autres Institutions de la République Centrafricaine est l’émanation d’un État affaibli par plusieurs années de crises politico-militaires et qui fait face à d’innombrables difficultés. Il en a résulté une instabilité chronique. Cette situation présente l’inconvénient d’impacter négativement la vie du parlement, le rendant presque incapable de jouer son rôle constitutionnel.

            Avec la signature de l’Accord de Paix du 06 février 2019 entre le Gouvernement et les Groupes Armés suivie de la mise en place d’un Gouvernement y relatif, le moment est venu pour nous Centrafricains de nous engager davantage afin d’œuvrer au retour définitif de la paix et de nous atteler à la reconstruction nationale.

            Cela ne peut se faire sans l’accompagnement de la Communauté Internationale dont nous saluons la présence parmi nous.

            Pour clore mon propos, je voudrais exprimer l’espoir d’échanges et de partages d’expériences fructueux entre les parlementaires centrafricains et leurs homologues de l’espace francophone.

            C’est sur cette note d’espoir que je déclare ouvert le Séminaire Interparlementaire sur l’Autonomie des Assemblées.

            Je vous remercie.

Arrivée le Mardi 14 mai à Bangui de la délégation de l’APF

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En prélude au séminaire interparlementaire qui s’ouvre à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui du 15 au 16 du mois en cours, une forte délégation de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, conduite par Jacques KRABAL, Secrétaire Général de ladite structure, est arrivée ce mardi 14 mai 2019 en terre centrafricaine.

Accueilli à l’aéroport Bangui M’poko par le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI, l’élu de la République Française Jacques KRABAL a eu à se prononcer sur le séminaire qui a pour thème’’ Autonomie des Assemblées Parlementaires, Quelles implications pratiques ? : « Nous avons tout mis en œuvre dans la préparation de ce séminaire et même jusque dans l’avion, pour mettre les dernières réflexions sur papier afin que ce séminaire puisse être utile aux parlementaires après la formation de l’Administration centrale avec plus d’une centaine de fonctionnaires de votre pays il y a quelques temps, une formation avec l’Ecole Nationale d’Administration souhaitée par votre Président de la République ».

 « Maintenant, nous sommes venus pour redonner du muscle au cœur, le cœur de la démocratie, c’est le Parlement et comment dans la continuité de votre Constitution, de votre jeune Constitution, on peut continuer à faire en sorte que l’unité du pays puisse être retrouvée avec son cœur de démocratie qui est le Parlement », a poursuivi l’honorable KRABAL.

 « Nous avons tant de choses à vous dire, et nous avons tant de choses à apprendre aussi, parce que compte tenu de tout ce que vous avez traversé, vous avez retrouvé des couleurs, des couleurs pour la démocratie, l’élection d’un Président de la République est un bel exemple et avec l’OIF, nous attendons relever des propositions que vous avez formulées. Nous attendons de voir comment, on peut ensemble travailler à l’organisation des élections de 2020, des élections importantes, vous avez donc franchi une marche, il y en a une autre à franchir pour les habitants d’abord, parce qu’il n’y a pas de démocratie s’il n’y a pas de sécurité, il n’y a pas de développement et c’est aussi le message que nous sommes venus passer » a conclu le député KRABAL.

Outre Monsieur Jacques KRABAL, Secrétaire Général Parlementaire de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, sont aussi présents sur le sol centrafricain dans le cadre de ce séminaire interparlementaire, Monsieur Pascal AFFI N’GEUSSAN, ancien Premier Ministre ivoirien, député de la circonscription de Bongouanou (Côte d’Ivoire), Monsieur Thomas GASSILOUD, député de la République Française, Président du Groupe d’Amitié France-Centrafrique et le Docteur Mohamed BERETE, Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale de la République de Guinée.

Les Élus de la Nation Sensibilisés sur la politique pharmaceutique

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Une journée de sensibilisation sur la politique pharmaceutique en République Centrafricaine à l’attention des élus de la nation, a été organisée le mercredi 08 mai 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale.

A l’initiative du Ministère de la Santé Publique, cette séance de mobilisation sociale précède le dépôt dans les tous prochains jours sur la table de l’Assemblée Nationale d’un projet de Loi y relatif. La campagne d’information du Ministère de la Santé vise à faire approprier, informer et conscientiser les députés sur les grands axes du secteur pharmaceutique centrafricain confronté à des nombreuses difficultés liées aux conditions de vente, d’importation et de conservation des médicaments à l’échelle nationale.

C’est le 2ième Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Mathurin DIMBELET NAKOE qui a présidé ladite séance entouré des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, du Ministre de la Santé Docteur Pierre SOMSE, du représentant de l’OMS et des quelques cadres du Ministère de la Santé.

 Plusieurs thématiques telles que, la Profession de Pharmacien, le Médicament ou encore la Politique Pharmaceutique nationale ont été présentées avec l’appui d’un vidéoprojecteur. Les Docteurs Philippe DOO-KINGUE, Pharmacien-Consultant OMS, et Junior Romuald OUEFIO NGURENAM, Directeur de la  Pharmacie, des Laboratoires et Médecine Traditionnelle, ont été les principaux intervenants.

Interrogé par la presse parlementaire et nationale au terme de cette séance d’information, le Ministre de la Santé Publique, Docteur Pierre SOMSE a déclaré: « Cette sensibilisation vise à créer les conditions d’un examen conséquent, objectif pour un prochain débat constructif autour de la Loi sur le Secteur Pharmaceutique. C’est une loi qui va engager le peuple centrafricain et qui porte sur un domaine sensible voire très sensible ».

 « Nous sommes venus non pas pour débattre de la Loi, mais plutôt donner des informations aux députés pour leurs permettre d’être mieux outillés au moment où, ils seront amenés à examiner ce projet de Loi », a ajouté le Ministre de la Santé qui relève la carence juridique dans ce secteur en ces termes : « On n’a pas de Loi qui encadre le Secteur Pharmaceutique en République Centrafricaine depuis l’Indépendance et ce vide explique les dérives que l’on connait aujourd’hui ».

Projet de loi autorisant la ratification des statuts de l’Agence IRENA

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Le Projet de Loi Autorisant la Ratification des Statuts de l’Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA) soumis à examen, a été débattu et adopté par acclamation et sans amendement ce jeudi 02 mai 2019 parl’Assemblée Nationale.

C’était au cours d’une séance publique présidée par le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI, en présence du Ministre de l’Energie, Herbert Gontran DJONO AHABA qui était face aux élus de la nation pour défendre ledit projet de loi.

Après la lecture du rapport de la Commission Mixte Affaires Etrangères-Défense et Sécurité faite par le député Arsène KONGBO, le président de séance, Jean Symphorien MAPENZI a invité le Ministre DJONO AHABA pour ses impressions sur ledit texte.

D’après le membre du Gouvernement, l’Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA), est une organisation intergouvernementale dont la vocation tutélaire est de conseiller et soutenir les pays industrialisés et en développement, afin d’augmenter la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie.

Deux interventions à titre individuel ont marqué la phase des débats axés sur la recherche de partenariat pour financer ces énergies renouvelables d’autant plus que la RCA souffre cruellement de problème d’électricité.

A la fin des travaux sanctionnés par un vote favorable, le Ministre de l’Energie a déclaré: « Le monde aujourd’hui est une transition énergétique, le monde est dans un lobbying pour beaucoup plus développer les énergies renouvelables afin de barrer la route aux changements climatiques que nous subissons de par le monde. Je pense que c’est le sens de notre présence à l’Assemblée Nationale pour pousser les augustes députés de la nation a voté favorablement en faveur de la Ratification des statuts de l’IRENA ».

« Aujourd’hui, j’ai un sentiment de joie, un sentiment de satisfaction parce que tous les députés ont voté oui par acclamation et je pense que c’est une avancée pour notre pays, car nous ne pouvons pas être du reste, nous avons des potentialités énergétiques dans le domaine des énergies renouvelables telles que la biomasse, le solaire, l’éolienne, la géothermie et autres. Cela nous donne la possibilité de faire le lobbying avec le monde et de développer ces énergies renouvelables dans notre pays qui va apporter un plus à notre économie », a poursuivi l’orateur.

« Nous sommes membre à part entière de l’IRENA, je pense que nous allons tirer beaucoup d’avantages de cet organe intergouvernemental en ce qui concerne le transfert de technologie, de formation voire de financement », a souligné le Ministre Herbert Gontran DJONO AHABA ».

Retenez pour la petite histoire, que la Conférence fondatrice de l’IRENA s’est tenue le 26 janvier 2009 à Bonn, en Allemagne, où 75 pays ont signé les statuts de l’IRENA y compris la RCA.

Adoption du projet de loi portant Normalisation, Certification, Accréditation et promotion de la qualité

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Sous la conduite du Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI, les députés ont examiné et adopté par acclamation et sans amendements, le projet de Loi portant Normalisation, Certification, Accréditation et Promotion de la Qualité en République en Centrafricaine, défendu par Monsieur Mahamat TAÏB YACOUB, Ministre du Commerce.

Après lecture du rapport général de la Commission Mixte Production, Ressources Naturelles et Environnement-Population, Genre, Santé, Affaires Sociales et Droit Humanitaire faite par Jean Paul Bervy SERVICE TEZAWA, rapporteur de ladite Commission Mixte, il ressort de l’exposé des motifs que ce projet de loi vise à améliorer et renforcer le potentiel économique en matière de normalisation qui est définie comme activité consistant à fournir des documents de référence appelés normes et généralement développés par consensus, contenant les exigences auxquelles un produit, procédé du service doivent se conformer.

Il est à signaler qu’aucun groupe parlementaire n’a souhaité prendre la parole mais, à titre individuel, quatre interventions ont été enregistrées et les préoccupations ont tourné au tour des questions liées à la qualité des produits tels que le manioc dont le processus de transformation n’obéit souvent pas aux normes de santé et de sécurité alimentaire ou encore l’exploitation et la prolifération des usines de fabrication d’eau en sachet sans garantie de certification.

Interrogé par la presse parlementaire et nationale, le Ministre TAÏB YACOUB a fait la déclaration suivante : « C’est un projet de loi qui a tourné en rond pendant plusieurs années, depuis la transition politique de 2014 et aujourd’hui, il faut féliciter la Commission Mixte qui a fait un travail remarquable, le projet vient d’être adopté, désormais nous avons une loi qui  porte sur la normalisation ».

« Nous allons créer une structure qui va nous permettre de contrôler les produits que nous avons tels que le manioc, le maïs bref, tous les produits alimentaires et aussi vice versa, les produits qui viennent de l’extérieur, il faudrait que nous ayons une structure qui nous permet pour contrôler la mise en consommation des biens et services à nos concitoyens » a-t-il martelé.

Les Parlementaires de la CIRGL en mission d’Information à Bangui

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Une délégation du Forum des Parlementaires des pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs forte de six personnalités et conduite par Monsieur Daniel ABIBI, Sénateur du Congo et Président du Comité Exécutif dudit Forum, est arrivée ce mercredi 1er mai 2019 à Bangui en Centrafrique, en mission d’information.

Accueilli à l’aéroport Bangui M’poko par le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, le Chef de la délégation a tenu à clarifier les objectifs assignés à cette mission parlementaire en ces termes : « Ce n’est pas la première fois que le Forum envoie une mission parlementaire ici. Celle-ci intervient à un moment où la situation évolue très rapidement en Centrafrique ».

Aussi, a-t-il poursuivi : «  Les objectifs essentiels de notre mission peuvent être résumés à travers quelques considérations. Nous savons tous que la RCA traverse depuis un certain nombre d’années, beaucoup de difficultés et notre présence ici, est d’abord  d’exprimer au nom du Forum, au nom du Parlement des pays membres de la CIRGL, notre solidarité au Parlement centrafricain, Parlement ami et à travers lui, à l’admirable peuple  de ce beau pays ».

Le Sénateur ABIBI a en outre indiqué que  la CIRGL exprime sa claire volonté d’accompagner les autorités et le peuple centrafricain dans les efforts continus qu’ils déploient pour sortir de la crise, pour rétablir la paix et promouvoir la réconciliation nationale.

« Nous pensons également qu’à la faveur des rencontres que nous aurons, nous pourrons avoir des échanges pour mieux cerner les actes qui peuvent permettre au Forum d’avoir son action de solidarité et s’exprimer avec beaucoup plus de pertinence », a conclu l’orateur.

Les Parlementaires Français reçus par le Président de l’Assemblée Nationale

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Une mission composée des députés de la Commission Affaires Etrangères et des cadres de l’Administration parlementaire française en séjour de travail en Centrafrique, a été reçue ce jour en audience par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA.

Au centre des échanges, la situation humanitaire en République Centrafricaine comme l’a souligné le député de Val-de-Marne, Jean François MBAYE : « L’objectif de notre visite en RCA est de voir quelle était l’applicabilité du Droit International Humanitaire face à cette crise qui a secoué la République Centrafricaine. On a commencé cette mission par une série d’auditions bien évidemment en France, par un déplacement aussi à Genève et puis là, il nous semblait opportun et nécessaire de se rendre sur place sur sites et nous avons choisi la République Centrafricaine ».

Le Député MBAYE a ajouté: « L’important pour nous, c’est de montrer comment est-ce que le droit International Humanitaire est mis en œuvre, comment est-ce que les politiques publiques, l’Assemblée Nationale, les élus favorisent le travail des ONG gouvernementales, l’accès sur les sites de ces associations et de ces organisations dans le cadre du strict respect du Droit International ».

La Mission du FMI à l’Assemblée Nationale

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu ce mardi 30 avril, Monsieur Edouard MARTIN, Chef de Mission du Fonds Monétaire International (FMI) pour la République Centrafricaine, en visite de travail de près de deux semaines dans le pays.

Monsieur MARTIN accompagné de son représentant résident, Monsieur Olivier BENON et quelques membres de la délégation a eu l’opportunité d’échanger avec le Président de l’Assemblée Nationale sur des sujets qui touchent à l’économie centrafricaine, notamment les derniers développements économiques, la mise en œuvre du programme et le cadrage économique 2019.

Selon l’émissaire du Fonds Monétaire International: « La mission du Fonds à Bangui se situe dans le cadre de la sixième (6) et dernière revue du programme soutenu par le FMI au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC). Nous discutons avec des autorités de la performance dans le cadre de ce programme et des mesures qu’il pourrait prendre dans les mois qui viennent ».

Sur la performance de l’économie centrafricaine, Monsieur Edouard MARTIN a répondu en ces termes : « On trouve que la performance des autorités centrafricaines est globalement satisfaisante effectivement et nous espérons que la croissance va s’accélérer ».

« Nous sommes conscients des nouveaux besoins dans le cadre de l’Accord de paix qui sont très importants mais, nous essayons de voir comment ces besoins peuvent être financés » at-il indiqué.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence de l’honorable Henri VIGNER MYLLA, 3ième Vice-président de l’Assemblée Nationale et des quelques membres du Cabinet du Président NGON-BABA.

La Déclaration de politique générale du Premier Ministre Firmin NGREBADA

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Les élus du peuple, mobilisés dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale ont renouvelé le 29 avril 2019 leur confiance au Premier Ministre Firmin NGREBADA, en votant massivement le Programme de Politique Générale du Gouvernement qu’il entend mettre en œuvre dans les prochains mois, pour l’intérêt de la nation et ce, jusqu’à fin décembre 2020.

Ce grand oral est placé sous la conduite du Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA, assisté de l’ensemble du Bureau.

Plusieurs membres du Gouvernement étaient mobilisés derrière leur Chef pour voir l’heureux aboutissement de cet exercice aux enjeux énormes. Ce Programme de Politique Générale comme l’a si bien souligné le Premier Ministre dans la présentation qui a duré 2 heures 24 minutes, s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre des quatre grands piliers de la Politique du Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA.

Ces piliers sont les suivants :

  • Paix, Sécurité et Justice ;
  • Relance de l’Economie ;
  • Politique et Bonne Gouvernance ;
  • Cohésion Sociale et Action Humanitaire.

Des interventions des 7 Groupes Parlementaires en plus de 35 autres à titre individuel, les préoccupations ont tourné autour de la paix, la sécurité, le développement socio-économique, la problématique de l’eau et de l’électricité, denrées rares, tous les secteurs ont été auscultés par les Elus de la Nation pour déboucher sur un vote favorable.

Ainsi, ils accordent leur confiance au Premier Ministre, suite à sa Déclaration de Politique Générale, par 122 voix pour, 05 contre, 03 abstentions, 01 bulletin nul.

Le Premier Ministre NGREBADA ayant passé avec succès cette étape, s’est confié à la presse en ces termes: « Mes premières impressions, sont des impressions de satisfaction, parce qu’aujourd’hui le Parlement vient de faire le choix de la paix et cela témoigne de la volonté de notre peuple de suivre la voie tracée par Son Excellence le Président de la République, qui est la voie de la paix, la voie de la réconciliation nationale ».

L’orateur a par ailleurs dit: « prendre note de la mobilisation de nos parlementaires derrière le Gouvernement, en ce qui me concerne, je mettrai tout en œuvre, sous l’autorité du Président de la République, Chef de l’Etat, à appliquer cette Déclaration de Politique Générale, et à mettre véritablement en œuvre l’Accord politique pour la paix et la réconciliation nationale ».

Il est à noter que le Premier Ministre Firmin NGREBADA, nommé le 25 Février dernier a rendu public son Gouvernement le 03 mars et à partir de cette date, et conformément à l’article 54 de la Constitution du 30 mars 2016, il dispose de 60 jours pour faire sa Déclaration de Politique Générale et désormais, c’est chose faite.

RETOUR DU PRESIDENT LAURENT NGON BABA DE OUAGADOUGOU

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA assisté de l’honorable Dorothée TIYANGOU,  2ième Questeur et Monsieur David TOUBARO, Directeur Général de la Coopération a regagné Bangui ce dimanche soir 28 avril 2019, après avoir pris part activement à la 11ième Conférence des Présidents d’Assemblées et des Sections de l’Association des Parlementaires Francophones (APF), zone Afrique, tenue du 25 au 27 avril dernier dans la capitale Burkinabé.

Accueilli à sa descente d’avion par l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale qui conduisait la délégation des membres du Bureau de l’institution parlementaire en présence des membres du Cabinet ainsi que les hauts cadres de l’Administration parlementaire, l’honorable Laurent NGON-BABA a dévoilé à la presse parlementaire et nationale ce qui avait constitué l’essentiel des points inscrits à l’ordre du jour de ces assises : « La Conférence des Présidents de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie vient d’avoir lieu à Ouagadougou, elle a lieu en prélude aux Assemblées annuelles des Parlements de la Francophonie qui aura lieu à Abidjan en Côte d’ivoire en juillet prochain. Mais avant Abidjan, il y aura la réunion de Rabat au Maroc. La réunion de Rabat a pour mission de déterminer le nombre de postes à répartir aux Etats-membres, aux parlements-membres du Parlement de la Francophonie.  Comme on le dit, la Conférence des Présidents à une mission de définir et d’arrêter l’ordre du jour des Assemblées ».

Le N° 1 de la Représentation Nationale Centrafricaine a déclaré: « L’espace francophone travaille en ce moment, de manière à enrichir et à renforcer la coopération parlementaire et j’ai saisi l’occasion de participer à cette Conférence des Présidents de manière à contribuer à l’adoption de l’ordre du jour que nous aurions à examiner et à Rabat et à Abidjan ».

« Vous savez aussi qu’en juin, la RCA recevra la Session de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) et vous savez que c’est une occasion pour moi d’aller lancer un appel à la paix à l’endroit des Présidents des Assemblées, de manière à ce qu’ils prennent part massivement à cette Session de Bangui de juin prochain » a indiqué le Chef du Parlement centrafricain ».

 L’orateur a par ailleurs mis à profit son séjour ouagalais pour conférer avec ses compatriotes : « J’ai saisi l’occasion pour rencontrer la colonie centrafricaine de Ouagadougou. C’est une colonie nombreuse, nous avons beaucoup d’étudiants centrafricains, nous avons des stagiaires douaniers qui sont à Ouagadougou, et nous avons des réfugiés ».

Face à la colonie centrafricaine de Ouagadougou, le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON BABA a saisi l’occasion  pour l’informer de tout ce qui se fait dans le cadre du retour de la paix, notamment, l’accord de paix de Khartoum, la mise en place d’un Gouvernement inclusif et  le dernier vote du Code Electoral qui est très important. L’honorable NGON BABA s’est adressé tout particulièrement aux étudiantes à qui il a adressé ses encouragements, et les a informé davantage pour qu’elles donnent un intérêt  particulier à leurs études, afin d’être représentatives dans les prochaines échéances électorales en RCA et dans les différentes structures de décisions de leur pays la République Centrafricaine.

Le 1er Vice Président de l’Assemblée,Honorable Jean Symphorien MAPENZI a réçu en audience les membres de la mission de formulation du document de projet pour les élections

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Le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Jean Symphorien MAPENZI a accordé ce vendredi 26 avril 2019, une audience à Monsieur Mathieu CIOWELA, Représentant résident  par intérim du PNUD qui conduisait une équipe des spécialistes électoraux du Global Programme for Electoral Cycle Support (GPECS), que sont Monsieur Dan MALINOVICH et Madame Blandine CUPIDON en mission de travail à Bangui.

L’organisation des prochaines élections de 2020-2021 et le projet de Loi sur la décentralisation actuellement sur la table de l’Assemblée Nationale pour examen et adoption, ont été au centre des échanges des deux parties.

Au sortir de cette rencontre, le Représentant résident du PNUD, Monsieur CIOWELA a déclaré: « Je suis venu pour présenter cette mission à l’honorable Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, mission qui s’inscrit dans l’appui que les Nations-Unies vont apporter à l’organisation des élections. Comme il a été mentionné lors de la réunion d’information que le Gouvernement et l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a organisée le 5 avril dernier, on avait indiqué qu’une mission devrait être à pied d’œuvre à Bangui pour aider dans l’élaboration du document de projet qui va permettre de mobiliser l’appui des partenaires pour accompagner la RCA à l’organisation des prochaines élections ».

« Au cours de cette réunion, nous avons recueilli les avis très importants de l’Assemblée Nationale qui est l’une des institutions clé, qui joue un rôle très important dans le processus électoral et c’est des éléments très importants pour nous dans le cadre de la finalisation du projet », a souligné Monsieur CIOWELA.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence des 2ième et 3ième Vice-présidents à savoir les honorables Mathurin DIMBELET NAKOE et Henri VIGNER MYLLA, le 1er Questeur, l’honorable Augustin TO-SAH-BE-NZA et quelques membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON BABA se rend à Ouagadougou au Burkina Faso pour la 11e Conférence des présidents d’Assemblées et de Sections de l’APF, Région Afrique.

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Le Président de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, l’Honorable Laurent NGON-BABA a quitté Bangui ce jeudi 25 avril 2019 à destination de Ouagadougou au Burkina-Faso où il prend part du 25 au 27 du mois  en cours, à la 11ième session branche régionale des Présidents d’Assemblées de l’Association des Parlementaires Francophones (APF).

On retrouvera sur la table des débats dans ce conclave parlementaire de Ouagadougou, la mise en œuvre des projets communs de lutte contre le terrorisme, les migrations, l’éducation, l’égalité hommes-femmes, la non prolifération des armes nucléaires et plusieurs autres  questions liées au développement socio-économique.

La particularité de ces assises réside dans le fait que l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale aura l’opportunité de prendre la parole pour exposer devant ses homologues la situation de la République Centrafricaine, suite à l’Accord de paix et de réconciliation nationale paraphé à Khartoum et signé le 06 février 2019 à Bangui sous les auspices de la Communauté Internationale.

Etaient présents à l’aéroport Bangui M’poko pour saluer le départ du Numéro 1 du Parlement centrafricain qui a embarqué à bord du vol régulier de la compagnie Kenya Airways, les 1er et 2ième vice-présidents de l’Assemblée Nationale respectivement les honorables Jean Symphorien MAPENZI et Henri VIGNER MYLLA, membres du Cabinet et le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale, Monsieur Noël KAMNADJI.