OBSEQUES OFFICIELLES DE FEU HONORABLE PIERRE MARIE AIME FRANCK, DEPUTE DES MBRES

,

Décédé le 27 décembre 2019 en France des suites de maladie, c’est ce lundi 20 janvier 2020 que se sont déroulées dans le hall de l’Assemblée Nationale, les obsèques officielles du député Pierre Marie Aimé FRANCK, Président du Groupe Parlementaire KNK.

Pour la circonstance le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA, assisté de son épouse a été l’hôte des hautes personnalités aussi bien  de l’Etat que de différentes sphères de la vie socio-professionnelle et politique du paysage centrafricain voire international.

Le Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA, le Premier Ministre à la tête d’une forte délégation gouvernementale, les Présidents des institutions républicaines, parents, amis, connaissances, députés de la nation et autres personnalités ont fait le déplacement de l’Assemblée Nationale pour honorer la mémoire de l’illustre disparu Pierre Marie Aimé FRANCK que la mort a arraché brutalement, alors que le pays a encore besoin de ses services.

Plusieurs témoignages ont ponctué la cérémonie funéraire notamment celui de sa fille et du député Bertin BEA, Secrétaire Général du KNK avant que l’honorable Mathurin DIMBELET NAKOE ne puisse prononcer l’oraison funèbre dans laquelle, il a  retracé le parcours scolaire, estudiantin et professionnel du député FANCK titulaire d’un diplôme supérieur en gestion hôtelière.

Du dépôt des gerbes de fleurs par ordre protocolaire, suivi de la sonnerie aux morts, le clou de la cérémonie a été l’élévation de l’honorable Pierre Marie Aimé FRANCK, à la Médaille d’Officier de Grand-Croix dans l’Ordre de la Reconnaissance centrafricaine à titre posthume décernée par le Président de la République, Faustin Archange TOUADERA.

De l’Assemblée Nationale, la dépouille du défunt député Pierre Marie Aimé FRANCK a été déportée à l’église notre Dame d’Afrique dans le 4ème Arrondissement où une messe a été dite, après une escale au siège de son parti le ‘’KNK ‘’.

Désormais, le député FRANCK âgé de presque 61 ans car naquit le 22 juin 1959trouve son repos éternel au caveau familial à Nguéréngou situé à 30 kilomètres de Bangui sur l’Axe Damara.

Le défunt député laisse derrière lui une veuve et neuf (9) enfants.

TÊTE- A-TÊTE ENTRE LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET L’AMBASSADRICE DE L’UNION EUROPEENNE SAMUELA ISOPI

, , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a reçu ce jeudi, 16 janvier 2020 en tête-à-tête pendant plus d’une demi-heure, Madame Samuela ISOPI, Ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique.

En visite de courtoisie pour présenter ses meilleurs vœux 2020 à son hôte, l’émissaire des 28 en a profité pour évoquer avec le N°1 de la Représentation Nationale, certains sujets liés à l’actualité aussi bien nationale qu’internationale et surtout les prochaines échéances électorales de 2020-2021.

Au sortir de l’audience, la diplomate européenne, Samuela ISOPI s’est confiée à la presse parlementaire : « Je tenais à présenter  personnellement mes vœux de bonheur, de paix au Président de l’Assemblée Nationale,  à travers lui à tous les députés de la nation ».

Aussi, a-t-elle poursuivi : « Bien évidemment,  ça été  l’occasion de passer ensembleen revue les échéances qui nous attendent cette année et  nous avons échangé en particulier sur le rôle que l’Assemblée Nationale devra jouer tout particulièrement dans l’adoption des certains textes qui sont déjà d’ailleurs à l’examen de l’Assemblée Nationale, les commissions de l’Assemblée, et des points importants pour la poursuite du processus ».

« J’avais confirmé au Président de l’Assemblée Nationale notre engagement à accompagner le processus électoral en vue des élections qui auront lieu déjà la fin de cette année », a fait savoir Madame ISOPI qui  ajoute : «  C’était aussi l’occasion  que nous voulons pour  échanger sur l’actualité de la Centrafrique. Comme pour la plus part des sujets que nous avons évoqués, nous nous sommes tombés d’accord ».

Par ailleurs, l’Ambassadrice a déclaré : «  Tous mes encouragements à l’Assemblée Nationale, aux députés pour le travail en cours d’examen de textes de lois dont nous attendons l’adoption dans les prochaines semaines ».

« Nous avons été les premiers depuis plusieurs mois en réalité à nous engager parce que nous sommes convaincus de la nécessité absolue de tenir ces élections, de consolider les acquis démocratiques,  de tenir les élections à temps et à l’heure,  de respecter la Constitution »,a-t-elle souligné avant de conclure : « Nous sommes engagés dès le début,   notre contribution sera bientôt matériellement disponible ».

SIGNATURE DU REGISTRE DE CONDOLEANCES EN LA MEMOIRE DE L’HONORABLE PIERRE MARIE AIME FRANCK

, ,

Le hall de l’Assemblée Nationale a accueilli ce jeudi 16 janvier 2020, la cérémonie marquant la signature du livre de condoléances ouvert en la mémoire du décès de l’honorable Pierre Marie Aimé FRANCK, député des Mbrés.

La mort est venue l’arracher précocement le 27 décembre 2019 alors qu’il avait été évacué à Montpellier en France pour des soins intensifs. Nombreuses ont été les différentes personnalités à faire le déplacement ce jour de l’Assemblée Nationale pour venir témoigner de leur compassion et reconnaissance envers cet illustre personnage.

Le Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA a inauguré le passage des hautes personnalités de l’Etat, venues rendre un hommage mérité à celui qui fut plusieurs fois député des Mbrés dans la Préfecture de la Nana-Gribizi.

Ainsi, le Chef de l’Etat TOUADERA a inscrit en lettre d’or ce qui suit : 

« C’est avec tristesse et une profonde émotion que j’ai appris la nouvelle de la disparition de l’honorable FRANCK Pierre Marie Aimé, Député de la Nation.

Nul doute que l’engagement politique de Monsieur FRANCK Pierre Marie Aimé dans son parti et dans sa circonscription des Mbrés où il a été plusieurs fois réélu, de même que sa personnalité charismatique et engagée pour la cause de la paix et du développement de notre pays, resteront dans ma mémoire collective.

J’exprime ici la haute estime dans laquelle nous le tenions ainsi que ma peine personnelle et la reconnaissance de la République pour les nombreux services que l’illustre disparu a rendus à la Nation et les années de dévouement qu’il a consacrés à son pays.

     Sincères condoléances au Président de l’Assemblée Nationale, à ses collègues Députés, à sa famille biologique et à sa famille politique ».

Pour sa part, la deuxième personnalité politique du pays, Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a témoigné en ces termes : 

« Ta présence régulière à l’ l’Assemblée Nationale, législature après législature, est la preuve incontestable de ton mérite à représenter le Peuple Centrafricain, ton Peuple que tu as tant aimé et pour lequel tu t’es battu, jusqu’à la fin de tes jours ici-bas.

Contre toute attente, c’est loin de nous, dans la plus grande humilité et modération qui sont les traits les plus distinctifs de ton caractère, que l’impitoyable mort t’a fauché ce 27 décembre 2019, t’arrachant brutalement à l’Assemblée Nationale, à tes Collègues, à ta Commission, à ta famille et à ton pays.

Tu es venu, tu as accompli ta part de devoir national et tu es parti. Mais il y a un temps pour tout et une fin à toute chose.

     Au nom de tous les Elus de la Nation et au mien propre, nous te rendons un dernier hommage mérité ».

A signaler qu’au nombre des personnalités qui se sont succédées, figurent le Premier Ministre Firmin NGREBADA accompagné de quelques membres du Gouvernement, les Présidents des Institutions Républicaines, les Chefs des Missions Diplomatiques, Postes Consulaires et des Représentants des Organismes Internationaux.

La dépouille mortelle de l’honorable Pierre Marie Aimé FRANCK est attendue ce vendredi après-midi à Bangui et les obsèques officielles seront organisées le lundi 20 janvier 2020.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLE NATIONALE PRESENTE SES VŒUX DU NOUVEL AN 2020 AU COUPLE PRESIDENTIEL

, , ,

Le salon des Ambassadeurs du Palais de la Renaissance a servi de cadre ce jeudi 09 janvier 2020, à la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an au couple présidentiel Brigitte et Faustin Archange TOUADERA comme l’exige la tradition républicaine.

C’est dans ce contexte que l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale accompagné des membres du Bureau, suivi après des membres de son cabinet suivant l’ordre protocolaire, n’a pas dérogé à cette coutume pour adresser ses meilleurs vœux au titre de l’année 2020 au Président de la République, assisté de son épouse.

Devant les personnalités membres du cabinet à la Présidence de la République, occasion a été offerte au Chef du Parlement centrafricain, Laurent NGON-BABA, de prononcer un toast en ces termes : 

          « Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Madame la Première Dame,

 

            Au seuil de l’année 2020, je me fais un agréable devoir au cours de la présente cérémonie solennelle, au nom de tous les Elus de la Nation et au mien propre, de vous adresser tous nos vœux les meilleurs, de santé, de bonheur et de sagesse dans la conduite des charges que le Peuple Centrafricain vous a confié.

            Je voudrais vous prier, Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, de bien vouloir accepter de partager ces vœux avec votre auguste Famille, vos collaborateurs ainsi que tous ceux qui vous sont chers.

            C’est également pour moi, l’occasion de m’associer à tous les efforts que vous ne cessez de déployer avec votre Gouvernement pour faire de la République Centrafricaine, notre chère Patrie, un pays où il fait bon vivre aujourd’hui, à travers le rétablissement progressif de la sécurité, la consolidation de la paix, la restauration de l’autorité de l’Etat, le relèvement de l’économie, la réconciliation nationale et la cohésion sociale.

            Sachant que l’année 2020 est une année de défi pour la stabilité de notre pays par l’organisation des élections générales, je puis vous rassurer, Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, que les Elus de la Nation continuent de jouer pleinement leur rôle pour l’atteinte de ces objectifs.

            Bonne et heureuse année 2020 ».

L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LA FAO POUR LA LUTTE CONTRE L’INSECURITE ALIMENTAIRE EN CENTRAFRIQUE

, , ,

L’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a reçu ce lundi 30 décembre 2019, en audience Madame Perpetua KATEPAKALALA, Représentante du Fonds des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), qu’accompagnaient ses plus proches collaborateurs.

Cette rencontre du Chef du Parlement centrafricain matérialise ainsi les échanges fructueux qu’il  a eus avec les hautes personnalités de la FAO à Brazzaville au Congo, lors du sommet interparlementaire présidé par le Président Denis SASSOU NGUESSO autour du thème « Nutrition et Sécurité alimentaire ».

Selon madame KATEPAKALALA de la FAO, sa rencontre avec son hôte s’inscrit dans le cadre des discussions enclenchées depuis Brazzaville : « Cette réunion, c’était un suivi des réunions qu’on avait eues à Brazzaville. Le Président de l’Assemblée Nationale est allé à une réunion organisée par la FAO ».

« Pour la RCA, il est important de voir comment la FAO pouvait aider en plus les structures de l’Assemblée Nationale, à jouer leur rôle sur les aspects qui concernent la sécurité alimentaire et la nutrition dans un cadre normatif », avant d’ajouter :« Pendant cette réunion à Brazzaville, on a préparé une feuille de route et on a identifié certaines actions et aujourd’hui nous avons discuté comment on pouvait aller de l’avant, et comment on peut suivre ces actions pour mettre en œuvre ce qu’on a discuté à Brazzaville  pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition dans le pays », a-t-elle souligné avant de préciser que : « Ça, c’est un aspect de notre travail qui est très important mais il y a d’autres aspects qui concernent la formation des lois, les politiques, les stratégies qui est bien normatif ».

FIN DE LA 2ème SESSION ORDINAIRE 2019 DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

, ,

La 2ème  Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année 2019, après trois (03) mois d’intenses travaux a pris fin ce samedi 28 décembre 2019, au cours d’une cérémonie placée sous la houlette du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

En présence des députés venus massivement, le Premier Ministre Firmin NGREBADA y a conduit la délégation gouvernementale. De même, ont rehaussé de leur présence, les Présidents des institutions républicaines, les diplomates et représentants des organismes internationaux en poste à Bangui, les membres du cabinet de la Présidence de la République, leurs homologues de l’Assemblée Nationale et ceux de la Primature ainsi que bien d’autres invités de marque.

Après la lecture de l’arrêté  mettant fin à ladite session lue par le Premier Secrétaire Parlementaire Bernard DILLAH, l’occasion a été offerte à l’honorable Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA de prononcer son allocution en ces termes :

 

  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

 

  • Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Chefs des Missions Diplomatiques, Consulaires et Représentants des Organisations Internationales ;

 

  • Honorables Députés, Chers Collègues ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis Politiques et Leader des Centrales Syndicales ;

 

  • Messieurs les Présidents des Cours et Tribunaux;

 

  • Mesdames et Messieurs les Membres de Cabinet de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale et de la Primature;

 

  • Madame la Vice-Présidente de l’OFCA ;

 

  • Messieurs les Représentants des Confessions Religieuses ;

 

  • Distingués invités ;

 

  • Mesdames et Messieurs ;

 

                Nous voici arrivés au terme de la deuxième session ordinaire de cette année, qui, je le rappelle, avait débuté le 1er octobre 2019.

 

                Je suis particulièrement honoré de vous accueillir, Mesdames et Messieurs, à cette occasion solennelle, dans cet Hémicycle, où vibre le cœur de notre jeune Démocratie.

 

                Je tiens à vous exprimer l’immense gratitude des Elus de la Nation, ainsi que celle des Membres du Cabinet et de l’Administration Parlementaire, pour votre présence à cette cérémonie de clôture.

 

                La cérémonie de clôture de cette session se tient quelques heures après de graves drames qui se sont produits à Bangui au Km5 dans le 3è arrondissement faisant des dizaines de morts, des blessés ainsi que la destruction des biens.

 

                A ce sujet, les Elus du peuple se sont réunis hier vendredi 27 décembre pour adopter une Déclaration condamnant ces affrontements et demandant l’arrêt immédiat des hostilités.

 

 

  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 

  • Mesdames et Messieurs ;

 

  • Chers Collègues Députés ;

 

                C’est avec un profond regret que nous annonçons le décès de notre collègue Pierre-Marie FRANK, Député de MBRES, survenu en France alors qu’il venait de quitter Bangui le lundi 23 décembre pour ses soins.

 

                Pour tous ces malheurs et bien d’autres, je prie l’assistance d’observer une minute de silence.

 

                Je vous remercie.

 

 

  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 

  • Mesdames et Messieurs ;

 

  • Chers Collègues Députés ;

               

 

                Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

 

                La Représentation Nationale, par ma voix, salue ces résultats éloquents auxquels le Gouvernement que vous dirigez est parvenu, sous l’éclairage de Son Excellence Faustin-Archange TOUADERA Président de la République, Chef de l’Etat. Nous vous exhortons à poursuivre dans cette même voie.

 

                Mais pour significatifs qu’ils soient, ces succès ne signifient guère que les problèmes liés à l’insécurité sont résolus. En effet, des régions entières de notre pays demeurent malheureusement encore sous le contrôle de certains groupes armés, et la ville de Bangui elle-même, continue par moments, d’être victime d’actes de banditisme armé, comme ce fut le cas ces derniers jours encore. En outre, il y a tous les défis de la démocratie, de l’unité nationale et du développement économique et social, à relever. Voilà pourquoi nous ne devons pas nous contenter de ces réussites. Nous devons plutôt redoubler les efforts afin que le Peuple centrafricain retrouve à terme la paix, l’unité nationale et le bien-être auxquels il aspire.

 

 

  • Monsieur le Premier Ministre,

 

  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

 

  • Honorables Députés, chers collègues ;

 

  • Distingués invités ;

 

  • Mesdames, Messieurs ;

 

                La session que nous concluons en ce jour, est avant tout consacrée à l’adoption de la Loi des Finances 2020. Les principales données de l’équilibre de ce budget font ressortir les éléments suivants :

 

                Des ressources estimées à 282 984 759 000 FCFA dont 143 498 000 000 FCFA de ressources propres et 139 486 759 000 FCFA de ressources extérieures ; Des charges totales arrêtées à 293 609 314 000 FCFA.

 

                Au regard des ressources et des charges, il se dégage donc un solde global déficitaire de 10 624 555 000 FCFA, ce qui représente 0,7% du PIB et le solde primaire est aussi déficitaire à 35 737 925 000 FCFA, ce qui correspond à 2,4% du PIB.

 

                Ce solde est conforme au critère du solde primaire convenu avec les Partenaires Techniques et Financiers de notre pays, notamment le FMI. Cependant, on constate depuis plusieurs années, des points de faiblesse notoires dans la mobilisation des ressources intérieures. Cette situation ne permet pas à l’Etat de s’acquitter de ses obligations régaliennes, et le rend jusqu’à un certain niveau, tributaire des appuis budgétaires extérieurs.

 

                Il faut donc tout mettre en œuvre pour inverser cette tendance par l’accroissement du périmètre des ressources domestiques et la réduction des exonérations fiscalo-douanières. Par ailleurs, et compte tenu du risque élevé de surendettement, il est essentiel de continuer de recourir à des financements sous forme de prêts à des taux concessionnels ou sous forme de dons afin de préserver la viabilité de la dette.

 

                En ce qui concerne la prise en compte des préoccupations de la population, nos compatriotes sont majoritairement convaincus que la plus grande priorité du pays est la sécurité, la réconciliation nationale et la paix. Viennent ensuite la bonne gouvernance et la fourniture des services sociaux de base (santé, éducation, accès à l’eau potable, etc.) puis le développement économique.

 

                Par conséquent, je me réjouis que le Gouvernement ait pu prendre ces préoccupations en compte dans la définition de ses priorités budgétaires, en mettant l’accent particulièrement sur la sécurité, la justice, la relance de l’économie, la bonne gouvernance, la cohésion sociale et l’action humanitaire.

 

                Outre le budget, les Députés de la Nation ont, dans leur traditionnelle mission de législation, adopté cinq (5) projets ainsi qu’une (1) proposition de loi.

 

                Il s’agit des :

 

  1. Loi portant Code de l’Artisanat de la République Centrafricaine adoptée le 21 novembre 2019;

 

  1. Loi portant Organisation de l’aide légale adoptée le 25 novembre 2019;

 

  1. Loi modifiant et complétant les dispositions de la loi n° 94.014 du 24 décembre 1994, modifiant certaines dispositions de la loi n°89.010 du 30 novembre 1989, fixant les Fêtes légales en République centrafricaine, adoptée le 17 décembre 2019 par l’introduction de deux (2) fêtes musulmanes (Ramadan et Tabaski);

 

  1. Loi portant organisation du Cadre institutionnel, juridique et financier applicable aux Entreprises et Etablissements publics adoptée le 24 décembre 2019;

 

  1. Loi autorisant la ratification du Traité de Beijing sur les Interprétations et exécutions audiovisuelles adoptée le 26 décembre 2019;

 

  1. Loi autorisant la ratification du Traité de Marrakech sur l’accès des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant des difficultés de lecture de textes imprimés aux œuvres publiés adoptée le 26 décembre 2019;

 

                Un projet de Loi régissant les Organisations Professionnelles Agricoles et Rurales (OPAR) en République Centrafricaine est renvoyé au Gouvernement aux fins de l’implication des acteurs et de son adaptation aux règles de l’OHADA.

 

                Cependant, et en dépit de l’adoption de ces lois, d’autres projets et propositions demeurent sur le bureau de l’Assemblée nationale et attendent d’être examinés dans un meilleurs délai notamment le code collectivités territoriales, le régime des pensions  et autres avantages accordés aux anciens Présidents de la République, le statut des Partis Politiques et de l’opposition, tout ceci dans le cadre de consolidation de la paix.

 

                S’agissant du Contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée Nationale a multiplié les interpellations du Gouvernement et les questions à ses membres.

               

                Les sujets ayant le plus retenu l’attention des Députés étant la situation sécuritaire, la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation à Bambari, les inondations qui ont fait de nombreux Sinistrés et causé d’importants dommages aux populations riveraines à Bangui et en provinces,  l’avancée du processus de mise en œuvre de l’Accord du 6 février 2019, le retrait du projet de loi organique de l’Autorité Nationale des Elections, la pertinence de l’Arrêté mettant en place un Comité stratégique d’appui au processus électoral, le respect de l’agenda constitutionnel des élections générales de 2020-2021.

 

                Toutes ces préoccupations ont fait l’objet de débats très riches et d’explications très précises, ayant permis d’apaiser l’inquiétude de la population et de ses Représentants.

 

                Au cours de cette présente session, la mise en œuvre de l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation nationale du 6 février 2019, a encore franchi une nouvelle étape, en produisant des résultats encore plus tangibles, puisque les Groupes armés de l’ouest du pays, à savoir les 3R, le FDPC, la RJ et les Anti-Balaka, toutes tendances confondues, ont rendu des armes, démantelé des barrières et désinstallé des administrations parallèles. Ils ont même par endroits réintégrer les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité sous le commandement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). En somme, le DDRR a effectivement commencé.

                Les Députés tiennent par ailleurs à remercier l’Union Européenne et la MINUSCA pour leurs appuis multiformes au processus électoral en cours qui ont rendu plausible le respect de l’agenda des élections de 2020-2021. Nous encourageons les autres partenaires à leur emboîter le pas.

 

                Au sujet des faits de corruption présumés et de l’exploitation minière au niveau de l’Assemblée Nationale, dont les médias ont fait un si large écho, les Députés ont délibéré sur les rapports de la Commission d’enquête et de la mission d’enquête parlementaire.

 

                En plus de cela, l’Assemblée Nationale a initié des activités tendant à renforcer les capacités des Députés et à les doter d’outils leur permettant de mieux assurer leurs missions.

 

                Il s’agit :

 

  • La formation des Députés en leadership, éthique et prévention de la corruption :

 

  • d’un atelier sur le Budget sensible au genre pour familiariser les Députés avec les préoccupations propres au genre en matière budgétaire ;

 

  • d’une Réunion de plaidoyer sur les droits en santé sexuelle et de reproductive des jeunes avec les parlementaires.

 

 

                Distingués Invités ;

 

                Mesdames et Messieurs,

 

                Je voudrais me féliciter par ailleurs, de ce que les négociations engagées entre le Gouvernement et l’ensemble des centrales syndicales, ont abouti à la signature d’un Protocole d’Accord en date du 25 septembre 2019. Je voudrais en même temps saluer la conclusion du Pacte National pour la stabilité sociale et le Relèvement Economique en date du 27 décembre 2019. Tout cela prouve que le Dialogue Social est une réalité dans notre pays.

 

                J’exhorte donc le Gouvernement à continuer à faire du Dialogue Social, un outil de Prévention, de Gestion et de Résolution des différends sociaux.

 

  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques, Consulaires et les Représentants des Organisations Internationales ;

 

  • Honorables Députés, Chers Collègues ;

 

  • Distingués invités ;

 

  • Mesdames et Messieurs ;

 

                Dans le domaine de la diplomatie parlementaire, notre Assemblée a pris activement part à d’importants fora dans le monde. Il s’agit notamment de :

 

  • la 141ème Assemblée de l’Union Interparlementaire qui s’est tenue du 13 au 17 octobre à Belgrade en Serbie ;

 

  • la 75ème session du Comité Exécutif et à la 42ème Conférence de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) qui se sont tenues à Djibouti les 25 et 26 novembre 2019et les 28 et 29 novembre 2019 ;

 

  • la réunion des Parlementaires de la CEEAC portant sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tenue à Brazzaville du 19 au 21 novembre 2019 ;

 

  • la participation au 30ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin le 30 novembre 2019 en Allemagne;

 

  • la 7ème Conférence des Parlementaires sur la lutte contre la corruption à Doha (Qatar), du 6 au 12 décembre 2019 ;

 

  • les Consultations sur le problème de l’effectivité du Parlement international, la Tolérance et la Paix se sont tenues à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis) du 14 au 17 décembre 2019 ;

 

                Enfin, nous avons enregistré au cours de la session qui s’achève l’adoption des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies n° 2488 du 11 novembre 2019 et 2499 du 15 novembre 2019, levant partiellement l’embargo sur les armes à l’endroit des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et renouvelant le mandat de la MINUSCA. Sur ce dernier point, la Représentation nationale salue à sa juste valeur, l’élargissement du mandat de la MINUSCA à la sécurisation et à l’appui logistique des prochaines élections.

                Toutefois, il importe de signaler que la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine demeure une préoccupation nationale majeure.

 

                S’agissant des élections, je voudrais au nom des collègues Députés  et en mon nom propre, adresser nos sincères reconnaissances au Gouvernement et aux partenaires pour tous les efforts consentis aux fins de réunir les conditions minimales pour l’organisation des élections générales de 2020.

 

                J’exhorte en conséquence, tous les acteurs concernés à s’engager fermement pour la tenue effective de ces élections dans le délai constitutionnel afin de consolider notre jeune démocratie. Car, seules les élections constituent le salut du peuple centrafricain.

 

                Je ne saurais terminer cette rubrique sans signaler que notre Représentation Nationale a reçu la visite de quelques délégations étrangères, notamment du Comité des Sanctions des Nations Unies et du Directeur Afrique/Moyen-Orient au Quai d’Orsay. Les échanges ont essentiellement porté sur les questions de paix, de réconciliation nationale et de gouvernance dans notre pays.

 

                Mais je voudrais profiter de cette occasion pour marquer ma satisfaction quant aux visites qu’ont bien voulu rendre le Président de la République du Rwanda Son Excellence M. Paul KAGAME et le Président de la République Démocratique du Congo, Son Excellence M. Antoine TSHITSEKEDI TSHILUMBA, à leur homologue et frère le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange TOUADERA. Ces visites témoignent s’il en est encore besoin, que notre pays reprend peu à peu, sa place dans le concert des nations.

 

  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques, Consulaires et les Représentants des Organisations Internationales ;

 

  • Honorables Députés, Chers Collègues ;

 

  • Messieurs les Présidents des Cours ;

 

  • Mesdames et Messieurs les Membres de Cabinet de la Primature et de l’Assemblée Nationale ;

 

  • Madame la Première Vice- Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ;

 

  • Distingués invités ;

 

  • Mesdames et Messieurs ;

 

                Avant de terminer mon propos, je me dois de féliciter et remercier l’ensemble des Elus de la Nation pour l’ardeur qu’ils ont manifestée à accomplir leur travail, tout au long de cette session.

 

                De même je ne saurais, en une période chargée d’émotions comme celle-ci, déroger à la tradition. Je présente donc à chacun de vous, au seuil de cette nouvelle année, tous mes vœux les plus sincères de bonne et heureuse année 2020. Qu’il en soit de même pour tous ceux qui vous sont chers !

 

                Sur ce, je déclare clos les travaux de la 2ème session ordinaire de 2019.

 

                Je vous remercie.

 

L’ASSEMBLEE NATIONALE CONDAMNE AVEC VIGUEUR LES AFFRONTEMENTS MEURTRIERS SURVENUS AU PK5

, ,

Les Elus de la Nation, ne pouvant rester insensibles aux  événements malheureux survenus ces derniers jours entre commerçants et miliciens-autodéfenses du PK5 dans le 3ème Arrondissement de Bangui où plusieurs familles ont été endeuillées, se sont réunis en concertation ce vendredi 27 décembre 2019, et ont de vives voix condamné ces actes aux conséquences incalculables sur l’économie centrafricaine.

A cet effet, ils ont concocté une déclaration y relative déclinée par Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale en ces termes :

« Nous, Députés à l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, réunis ce jour 27 décembre 2019 en concertation sur les derniers et graves évènements survenus du 25 au 26 décembre au marché Mamadou-Mbaïki au km5 dans le troisième arrondissement de Bangui, qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels ainsi que la destruction de biens tant publics que privés,

            Présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des victimes et exprimons notre compassion à l’endroit des blessés.

            Condamnons avec la dernière vigueur la récurrence de ces malheureux événements.

            Nous, Représentants du peuple centrafricain, appelons avec fermeté :

  • les belligérants à cesser immédiatement les hostilités ;
  • les leaders communautaires et notables du KM5 et ses environs (i) à jouer pleinement leur rôle dans le rétablissement effectif de la paix dans le cadre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en RCA ; (ii) à s’impliquer véritablement dans la résolution des différends et à collaborer sincèrement avec les autorités et les forces de l’ordre pour le retour effectif de la sécurité dans la localité et (iii) de faciliter le retour des Forces de sécurité intérieure (FSI) ainsi que leur liberté de mouvement et d’action dans toute la zone du KM5 ;
  • le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour rétablir dans les meilleurs délais la sécurité et l’ordre républicain au KM5 et de renforcer les mesures de prévention en installant les bases des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) dans tous les arrondissements sensibles de Bangui afin d’éviter la récurrence des violences, notamment au quartier KM5 ;
  • Enfin, la MINUSCA à assumer pleinement son mandat de protection des vies humaines ».

 

 

 

  Fait à Bangui, le 27 décembre 2019

 

Pour les Députés

Le Président de l’Assemblée Nationale

 

 

Laurent NGON-BABA

L’ASSEMBLEE NATIONALE ADOPTE LE PROJET DE LOI PORTANT CADRE INSTITUTIONNEL, JURIDIQUE ET FINANCIER APPLICABLE AUX ENTREPRISES ET ETABLISSEMENTS PUBLICS

,

Le Bureau de l’Assemblée Nationale après avoir déclaré sa recevabilité et confié son examen au fond à la Commission Economie, Finances et Plan, les élus de la nation réunisà la maison du peuple ont examiné ce mardi 24 décembre 2019, le projet de loi portant Organisation du Cadre Institutionnel, Juridique et Financier applicable aux Entreprises et Etablissements Publics.

Les débats placés sous la houlette de Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale se sont déroulés en présence de Monsieur Henri Marie DONDRA, Ministre des Finances et du Budget, venu défendre ledit projet de loi. Celui-ci vise la relecture de la loi N° 08.011 du 13 février 2008 portant Organisation du Cadre Juridique applicable aux Entreprises et Etablissements Publics qui a été mise en place pour organiser le secteur parapublic centrafricain.

Cette loi a montré ses limites suite aux écueils et difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des réformes engagées par le Gouvernement dans ce  secteur. Par conséquent, en termes d’innovations, ce projet de loi permet :

  • De définir les grandes catégories d’entités du secteur parapublic selon leurs spécificités juridiques et financières et de fournir des critères pour les distinguer en entreprises publiques d’une part, et établissements publics d’autre part ;
  • De repréciser les missions des différentes tutelles en leur attribuant des responsabilités claires pour limiter les possibilités de conflits de compétences ;
  • De limiter les risques liés à la dilution des responsabilités entre les diverses tutelles et entités chargées d’assurer le suivi du secteur parapublic ;
  • D’encadrer le développement du secteur parapublic par la précision des règles régissant la création, la fusion, la transformation et la dissolution des entreprises et établissements publics ;
  • D’assainir la gestion des entreprises et établissements publics par la politique active de limitation des risques pour l’Etat ;
  • De renforcer l’implication du Parlement par la transmission des documents financiers et de gestion ainsi que la préparation des exercices budgétaires pour permettre une plus grande efficacité de l’action publique et d’assurer un suivi et une gestion des risques effectifs ;
  • Et in fine, de renforcer le contrôle général.

Du rapport général de la Commission lu par le député Clément NDOMBE, suivi de l’interventiondu Ministre  DONDRA, l’opportunité a été offerte aux députés André NALKE DOROGHO et Mathurin DIMBELET NAKOE pour exprimer leurs préoccupations autour de quelques points notamment : la mal gouvernance caractéristiques de ces entreprises et établissements publics, les interventions intempestives dans leur gestion, la corruption, les détournements, leur contribution réelle à l’amélioration des recettes de l’Etat, le pourquoi du logiciel SIDONIA qui ne fonctionne pas bien au niveau du corridor Béloko-Bangui pour ne citer que ces questions-là.

En réponse, l’argentier du pays persuasif a souligné que depuis 10 ans, il y a inexistence des rapports financiers des entreprises et établissements publics et cette carence créée une sorte de pilotage à vue et il a dénoncé le recrutement qualifié de fantaisiste pratiqué en leur sein.

Pour sa part et à la demande du Président de l’Assemblée Nationale, Martin ZIGUELE, Président de la Commission Economie, Finances et Plan a félicité particulièrement le Ministre DONDRA pour la relecture de ce projet de loi, son ardeur au travail qui a permis au Fonds Monétaire International d’autoriser un nouveau programme triennal en faveur de la République Centrafricaine ce, au titre de Facilité Elargie de Crédit (FEC).

Finalement et sans surprise, l’Assemblée Nationale par acclamation et à l’unanimité a adopté le dit projet de loi et c’est un motif de satisfaction du Ministre des Finances et du Budget Henri Marie DONDRA : « C’est pour moi une très grande joie puisque nous nous présentons devant l’Assemblée Nationale avec ce projet de loi. Ce projet de texte a été voté par acclamation par des députés et nous ne pouvons qu’être fiers ».

Puis, l’orateur a poursuivi en ces termes : « Nous parlons des innovations, elles sont multiples. Il y a la séparation en terme de gestion de ces entreprises-là parce que la tutelle financière revient au sectoriel et la tutelle revient à nous au Ministère des Finances. Les missions qui sont définies par le ministère en charge du contrôle du secteur parapublic ont aussi été carrément définies parce qu’il faut éviter le contrôle par une même entité à priori ou à postériori parce qu’il fallait justement arriver à scinder cela,  c’est ce que nous avons eu à faire ».

« Quand on fait un peu l’analyse de tous les portefeuilles de ces entités publiques ou parapubliques, beaucoup ne produisent pas d’états financiers. Je pense que ces innovations devraient d’avantage nous permettre d’avoir non seulement une meilleure approche en terme de rationalisation des entités publiques, en terme de fixation d’objectifs déjà à travers ces entreprises-là et permettre à l’Etat d’évaluer une telle entité et éventuellement les restructurer ou encore mieux les refinancer pour que justement, elles soient renforcées dans les tâches qui sont les leurs », a-t-il ajouté avant de conclure : « Cette loi est pour moi la meilleure des choses que nous aurions dû faire déjà depuis longtemps puisque quelque part aussi, les partenaires nous ont demandés d’aller justement vers une structuration bien évidement de ce secteur public ou parapublic ».

 

LA DECENTRALISATION EN POINT DE MIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, DE LA BANQUE MONDIALE ET DE LA MINUSCA

, ,

Le projet de Loi sur la décentralisation demeuré pendant devant le Bureau de l’Assemblée Nationale a été au centre d’un long entretien en la salle 208 de l’Institution le jeudi 19 décembre, entre une équipe de la  Représentation Nationale conduite par son Président l’honorable Laurent NGON-BABA avec à ses côtés le 1er Vice-président Jean Symphorien MAPENZI, entourés de quelques membres du Bureau, ceux du cabinet et de la Commission Lois, et le représentant résident de la Banque Mondiale Hans FRAETERS et le Directeur en charge des affaires politiques de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), Ray TORRIS.

Les deux parties ont passé au peigne fin les problèmes liés au code de collectivité et de la décentralisation dont le projet est sur latable de la Représentation Nationale depuis 2017, et le concours que peuvent apporter la Banque Mondiale et les Nations-Unies dans le processus.

Interrogé au terme de cette entrevue par la Presse Parlementaire, le 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI a déclaré:« Nous avions reçu sous l’autorité du Président de l’Assemblée Nationale une équipe de la Banque Mondiale et de la MINUSCA qui est venue dans le cadre de l’appui qu’ils vont apporter sur l’examen du projet de Loi portant code de collectivité et de la décentralisation. Il vous souviendra que ce projet de loi est sur la table de l’assemblée depuis 2017 et qu’aujourd’hui avec l’accord de Khartoum, ce projet de loi fait partie des piliers en ce sens qu’il va permettre au territoire, aux régions, la vie active à la gestion de la cité et donc, c’est un projet de loi d’une extrême nécessité, d’une extrême urgence et donc nous avons discuté de cela. Nous savons que les commissaires vont être délocalisés.  La ville de Boali a été choisie pour accueillir ces assises pour permettre la sérénité des travaux et donc la  Banque Mondiale va nous donner l’expert en matière de décentralisation. L’ambassade de France et la MINUSCA vont nous apporter un appui logistique, et c’est de cela que nous avons discuté et arrêté un calendrier pour les travaux ».

« Vous savez que c’est un projet de Loi qui renferme sept cents(700) articles. Cela nécessite beaucoup de précautions. Nous avons décidé que c’est une commission mixte qui va examiner ce projet de loi, c’est-à-dire la commission Loi à proprement dite et la commission Finance. C’est une commission mixte par ce que  vous savez, c’est une collectivité, et donc la rétrocession des recettes de gestion et pour tout ça, il faut cette commission. Nous allons aussi demander l’expertise des agents des finances, un spécialiste aux trésors, aux impôts ainsi que ceux de l’administration du territoire, ministère porteur de ce projet de loi et donc il y aura une retraite à Boali pendant plusieurs jours  pour faire ce travail mais ce qui est important de relever, c’est qu’il nous faut une vision politique. Quelle sorte de décentralisation nous voulons ? On ne se lève pas du jour au lendemain pour proclamer une décentralisation. Il faut franchir des étapes et des paliers dans une mise en œuvre  progressive, dans un travail technique couplé avec la vision politique », a précisé l’honorable 1er Vice-président MAPENZI qui conclut :« Une fois  que les commissaires qui vont se retirer à Boali auront fini le travail, la nouveauté sera le travail de la vulgarisation sur le terrain pour une appropriation par tous les Centrafricains pour que, une fois cette loi votée, sa mise en œuvre ne puisse pas poser problème ».

L’ASSEMBLEE NATIONALE INTEGRE LE RAMADAN ET LA TABASKI DANS LE DISPOSITIF DES FETES LEGALES EN CENTRAFRIQUE

,

La proposition de loi modifiant et complément les dispositions de la loi N°89.010 du 30 novembre 1989, fixant les fêtes légales en République Centrafricaine a été soumise ce mardi 17 décembre 2019 au débat au cours d’une séance publique présidée par l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale.

De l’examen de l’exposé des motifs,il ressort que cette proposition de loi initiée par le député Mathurin DIMBELET NAKOE, vise à modifier et à compléter les dispositions de loi citée ci-haut en prenant en compte de manière spécifique les fêtes de Ramadan et de la Tabaski.

Cette proposition de loipermet non seulement de traduire dans les faits l’une des recommandations du Forum National de Bangui organisé du 04 au 11 mai 2015 mais aussi de renforcer la cohésion sociale en prouvant véritablement le caractère laïc de l’Etat centrafricain qui ne privilégie aucune religion par rapport à une autre.

Le Ministre du travail, de l’emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Hugues Alain TCHEUMENI a été convié au débat. Tout a commencé par la lecture du rapport de la Commission Institutions, Démocratie, Judiciaire et Affaires Administratives faite par le député Dénis MODEMADE. Puis, à l’invitation du Président de séance,  l’initiateur de cette proposition de loi, Mathurin DIMBELET NAKOE et le Ministre  Hugues Alain TCHEUMENI sont montés à la tribune pour livrer leurs impressions et appeler les élus de la nation à voter favorablement ladite proposition de loi. Aucun groupe parlementaire n’a souhaité prendre la parole mais à titre individuel, quatre interventions ont été enregistrées à savoir celles des députés Benjamin KAIGAMA, Aurélien Simplice ZINGAS, André NALKE DOROGHO et de Jean Pierre MARA. Leurs préoccupations ont tourné autour de la date de célébration du Ramadan (Aïd-El-Fitr) et la tabaski (Aïd-El-Kébir) qui tiennent compte du calendrier lunaire, les fêtes déclarées fériées chômées et payées généralement à caractère historique notamment le 1er Décembre, le 13 Août et le 1er Mai ou encore les fêtes déclarées chômées et non payées.

Tous se sont réjouis de cette proposition de loi qui permet de contribuer à la recherche de la paix et ont salué la qualité du travail abattu par la Commission Institutions, Démocratie, Judiciaire et Affaires Administratives présidée par l’honorable Roland Achille BANGUE BETANGAI.

Finalement par acclamation nourrie et à l’unanimité, l’Assemblée Nationale a adopté la  proposition de loi modifiant et complétant les dispositions de la loi N°89.010 du 30 novembre 1989, fixant les fêtes légales en République Centrafricaine.

Après ce vote favorable, le Ministre TCHEUMENI a fait cette courte déclaration à la presse parlementaire : « Nous avons été invité ce jour par les élus de la nation afin de participer au débat sur la proposition de loi présentée par le député DIMBELET NAKOE portant modification et complétant les dispositions de la loi N°89.010 du 30 novembre 1989, fixant les fêtes légales en République Centrafricaine ».

 « C’est avec beaucoup de joie que nous avons participé au nom du Gouvernement et soutenu cette loi qui a été votée par acclamation », a ajouté l’orateur qui a conclu en ces termes : « Nous pensons que cela vient concrétiser un peu la volonté du Gouvernement d’aller vers la cohésion sociale tout en répondant à certaines préoccupations exprimées lors du Forum Nationale de Bangui de 2015 ».

LES DEPUTES PROCCUPES SUR LES DROITS EN SANTE SEXUELLE ET DE REPRODUCTION DES JEUNES

,

Les membres du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique, quelques députés issus de différentes Commissions, les députés juniors et les jeunes leaders se sont retrouvés au siège dudit Forum, le mardi 17 décembre 2019 dans une séance de discussions interactives en vue de mener un plaidoyer sur les droits en santé sexuelle et de reproduction des jeunes.

En RCA, la situation des droits en santé sexuelle et reproductive des jeunes représente un défi majeur pour les autorités sanitaires, les communautés locales et les différents acteurs qui interviennent pour apporter une réponse dans ce domaine.

Organisée par le Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique en partenariat avec CORDAID (Catholic Organisation for Relief and DeveloppmentAid), au travers du projet JS3 entendez Jeune Santé-Sexualité-Sécurité,  cette rencontre de partage d’informations et de plaidoyer visait à faire connaitre, à promouvoir et défendre lesdroits en santé sexuelle et de reproduction des jeunes. Il s’agissait également de sensibiliser les parlementaires sur l’importance desdroits en santé sexuelle et de reproduction des jeunes.

A l’ouverture de cette réunion d’une demi-journée, la députée Emilie Béatrice EPAYE, Présidente duForum des Femmes Parlementaires de Centrafrique(FFPCA)a prononcé son discours de circonstance en ces termes :

«    –  Honorables députées, membres du Forum des femmes parlementaires de

 Centrafrique ;

  • Honorables Députés, membres des commissions permanentes de l’Assemblée Nationale ;
  • Chers partenaires de Cordaid ;
  • Chers participants.

C’est pour moi un agréable devoir de prendre la parole à l’occasion de la journée consacrée au plaidoyer national sur les Droits à la santé sexuelle et de reproduction des jeunes en République Centrafricaine.

Je tiens tout d’abord à adresser toute ma reconnaissance à l’endroit des députés ici présents qui, malgré leurs multiples occupations ont accepté de venir prendre part à cette réunion combien importante pour nous élus de la nation, en tant que législateurs et parents. Ceci témoigne l’intérêt que nous manifestons tous pour nos jeunes qui sont des citoyens d’aujourd’hui et de demain : l’avenir de notre pays. La situation des droits en santé sexuelle et reproductive concerne la majorité de notre population qui sont des jeunes et représente un défi majeur pour la RCA  eu égard aux statistiques alarmantes qui doivent nous interpeller et qui nécessitent une prise de conscience au niveau national car c’est une question de Droit.

La situation s’est beaucoup aggravée depuis la période de conflit que traverse notre pays ou il y’a plusieurs violences sexuelles et des mariages forcés précoces dans les communautés. C’est pour cela que les jeunes doivent être sensibilisés, informés et avoir des connaissances sur leurs droits en santé sexuelle et reproductive.

Par ailleurs, j’exprime toute notre gratitude au Gouvernement Néerlandais à travers Cordaid ainsi qu’à ses partenaires PSI-Europe et SWISS THP qui viennent en appui à notre pays afin d’apporter des réponses dans le cadre de la mise en œuvre du programme Jeune S3 (Santé, Sexuelle, Sécurité).

Comme nous le savons tous, la question de la sexualité des jeunes dans notre pays reste et demeure un tabou. Donc, c’est ici l’occasion pour nous, chers collègues d’apprendre et de comprendre cette problématique afin de fédérer nos efforts avec nos partenaires pour briser ce tabou et rompre le silence sur tous ces droits bafoués et apporter des réponses en tant que législateurs.

Cette journée dont l’objectif principal est de connaitre, promouvoir et défendre les Droits en santé sexuelle et de reproduction des adolescents et des jeunes, nous permet de nous approprier des outils nécessaires afin de garantir un avenir meilleur pour nos jeunes en adoptant des textes et des Lois favorables à leur épanouissement.

Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la journée de plaidoyer sur les Droits en Santé Sexuelle et de Reproduction des Jeunes avec les Parlementaires.

Je vous remercie ».

L’AMBASSADEUR DE LA CÔTE D’IVOIRE RECU PAR LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

, , ,

Monsieur Manlan Narcisse AHOUNOU, Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Cameroun et en Centrafrique avec résidence à Yaoundé en séjour diplomatique à Bangui qu’accompagnait le Colonel EBA KROU, attaché de défense près ladite Ambassade, a l’insigne honneur d’être reçu en audience ce lundi 16 décembre 2019 par le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA.

En visite de courtoisie auprès de son hôte, l’Ambassadeur AHOUNOU en a profité pour lui présenter officiellement Monsieur Yvon PSIMHIS, nommé Consul de Côte d’Ivoire à Bangui.

Le diplomate ivoirien au sortir de cette entrevue a fait la déclaration suivante devant la presse parlementaire : « C’est dans le cadre de renforcement de cette grande amitié, je dirai cette grande fraternité entre nos deux pays.  Je savais que le Centrafrique et la Côte d’Ivoire entretiennent des relations très dynamiques et nous avons rendu visite au Président de l’Assemblée Nationale pour le saluer et lui dire que la Côte d’Ivoire est présente en Centrafrique ».

S’agissant du degré de la collaboration  entre la RCA et la Côte d’Ivoire Monsieur AHOUNOU a  déclaré : «  Vous le savez comme par le passé la Côte d’Ivoire et le Centrafrique sont des rares pays où on y rentre, on y vient sans visas et ce sont des relations qui ont été tissées jadis par le Président HOUPHOUET BOIGNY et le Président BOKASSA. Vous connaissez HOUPHOUET BOIGNY combien de fois il a aidé ce pays aujourd’hui le devancier tel que le Président OUATARA et le Président  Professeur TOUADERA échangent dans cette  ligne  pour renforcer cette amitié je dirai cette amitié fraternelle par des actes concrets ».

« Avec notre consul,  nous allons aussi faire en sorte que les corps diplomatiques soient d’avantage développés entre nos deux pays » a-t-il souligné avant de préciser que : «  Nous allons mettre en relation les hommes d’affaires ».

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence du 3ème Vice-président de l’Assemblée Nationale Henri VIGNER MYLLA et des Messieurs Benjamin RENDEKOUZOU et Rémy YAKORO, respectivement Directeur de cabinet Adjoint et Conseiller en matière des finances.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE SIGNE LE LIVRE DE CONDOLEANCES EN LA MEMOIRE DU PROFESSEUR SEKOU TRAORE

, ,

Aussitôt rentré d’un périple parlementaire qui l’a conduit à Bujumbura et à Doha au Qatar, l’honorable NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale s’est rendu ce jeudi 12 décembre 2019 à la Faculté des Sciences de l’Université de Bangui où un livre de condoléances est ouvert en mémoire de l’illustre Professeur SEKOU TRAORE, décédé à Bangui le 15 novembre dernier des suites de maladie.

Précédé par les membres du bureau et  ceux de son cabinet, le numéro 1 de la Représentation Nationale a été accueilli par une équipe conduite par le Professeur Jean Laurent SYSSA-MAGALE, Recteur de l’Université de Bangui en présence du corps académique.

Témoignant de sa compassion pour la disparition de cette sommité du savoir scientifique, Laurent NGON-BABA lui a rendu hommage en ces termes :

« Il en est du Professeur SEKOU TRAORE, comme d’un grand baobab accolé à une énorme bibliothèque. Tout à la fois grand baobab et grande bibliothèque. Baobab à cause de son âge, de ses racines, de sa robustesse, de sa sagesse. Bibliothèque pour sa grande culture, son énorme savoir, ses qualités d’enseignant-chercheur. Alors, dire en présence d’un tel Géant, de surcroît auréolé de la grandeur que confère la mort à tout être humain,  «quand un vieillard meurt c’est comme une bibliothèque qui brûle», n’est d’aucun intérêt. C’est une lapalissade.

Parti de son Mamou natal dans le Fouta Djallon, en Moyenne-Guinée, pétri de culture mandingue, il a répandu la science et plus encore l’amour de la science, sur les berges du Congo et de l’Oubangui. Professeur de Mathématiques, Publiciste, Syndicaliste, Président-Fondateur du Parti Guinéen du Travail et de la Démocratie (PGTD) et Grand défenseur de la cause africaine, le Professeur Sékou TRAORE a tiré sa révérence le 15 novembre 2019 à Bangui.

Bienveillant et constamment à l’écoute des autres, la générosité et le dévouement au travail bien accompli, chevillés au corps, il appartient à la race de ces Géants qui arpentent le monde pour semer partout le Bien… Ancien Secrétaire général de la FEANF en France, frère cadet de l’écrivain anticolonialiste Mamadi Traoré Ray, le Professeur Sékou Traoré est auteur de plusieurs publications scientifiques et d’ouvrages de référence. C’est de Bangui, c’est de notre pays, son pays, qu’il décide de rejoindre l’Au-delà. Bon voyage, Koro ! Et à nous revoir au Pays du Bien éternel ».

RETOUR AU PAYS DU PRESIDENT LAURENT NGON-BABA APRES DEUX SOMMETS PARLEMENTAIRES AU BURUNDI ET AU QATAR

, , , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a regagné Bangui dans la  matinée du 12 décembre après un périple parlementaire qui l’a conduit à la 10ème Session Ordinaire de l’Assemblée plénière du Forum des Parlements des pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs à Bujumbura au Burundi, puis à la 7ème Conférence Mondiale des Parlementaires sur la lutte contre la Corruption à Doha au Qatar.

Invité par ses homologues des pays hôtes, le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine,  l’honorable Laurent NGON-BABA qui est parti de Bangui le mercredi 04 décembre, a d’abord pris part activement à la rencontre de la capitale Burundaise regroupant 12 pays dont la République Centrafricaine, et consacrée à la situation politique, sécuritaire et humanitaire dans les Etats membres de la CIRGL. A Bujumbura, Laurent NGON-BABA et ses pairs ont eu à passer en revue les efforts des gouvernements des Etats membres en proie à l’insécurité et aux conflits armés pour un règlement pacifique de leurs crises, et ont réfléchi sur la coopération pour la prévention des conflits dans la région des Grands Lacs en mettant un accent particulier sur le rôle des Parlements.

S’agissant de la 10ème Session parlementaire de la CIRGL à Bujumbura, le Président de la Représentation Nationale qui y a pris part activement aux travaux du 04 au 07 décembre a, dès sa descente d’avion à l’aéroport Bangui M’poko, déclaré:« Au Burundi il ya eu la 10ème Session du Forum des Parlements des pays membres de la Conférence  Internationale sur la Région des Grands Lacs. Cette Structure a été mise en place pour accompagner les chefs d’Etats  de la CIRGL dans la mise en œuvre de la définition des stratégies pour le développement de l’économie, de la société de l’espace communautaire des  Grands Lacs et surtout veiller à sauvegarder la paix, la justice et renforcer la démocratie. Chaque année la session parlementaire se réunit  dans un pays donné à cette occasion, nous avons échangé sur des intérêts communs  qui concernent notre espace  communautaire, notamment la question de sécurité ».

Parlant de ce que peut attendre la République Centrafricaine de ce forum, le Président NGON-BABA précise : « Une résolution a été prise pour appuyer le gouvernement centrafricain,  pour le retour définitif de la paix. Notons qu’une mission importante s’est rendue à Bangui le mois d’avril dernier pour s’informer sur la situation de notre pays et c’est à l’issue de cela que la résolution a été adoptée et puis, rassurer la population centrafricaine de l’engagement du Forum des  Parlements des pays membres de la Conférence Internationale sur la  Région des Grands Lacs en faveur de la population centrafricaine dans tout ce qui se fait ».

Les lampions de la 10èmeSession Ordinaire de l’Assemblée plénière du Forum des Parlements des pays membres de la CIRGL ont été éteintes le 07 décembre et le Président Laurent NGON-BABA a ensuite mis le cap sur Doha la capitale qatarienne où s’est ouverte le lundi 09 décembre 2019,la septième conférence mondiale des parlementaires contre la corruption, organisée par le Conseil de la Choura.

Le sujet étant d’une grande importance, des parlementaires venus de 106pays du monde ont répondu présents à ces assises, car la corruption est l’un des plus grands obstacles à la sécurité et au développement des nations et qui souvent, entrave l’adoption et l’exécution de certaines lois, d’où l’incontournable importance accordée à la présence massive de ces parlementaires qui ont approfondi les discussions sur la lutte anticorruption et échangé leurs expériences respectives à la recherche des solutions pour freiner ce fléau.

Le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine, Laurent NGON-BABA qui revient de ce sommet parlementaire, s’est livré à la Presse Parlementaire en ces termes: « A Doha, il s’agit de la lutte contre la corruption. Les Nations Unis ont adopté une convention internationale qu’on appelle la convention internationale pour la lutte contre la corruption. D’ailleurs cette convention a été ratifiée par notre pays la République Centrafricaine, et depuis 2002 les parlementaires du monde se sont organisés pour mettre en place un espace commun qu’on appelle l’action mondiale des parlementaires pour la lutte contre la corruption. Ceci pour veiller en tant que parlementaires à ce que dans chaque Etat membre, que la corruption ne soit pas un vain mot, que des actions soient menées surtout par les parlementaires afin de combattre la corruption qui constitue un défi qui généralement est à la source de l’instabilité de nos Etats ».

« Je peux vous assurer tout simplement que c’est la première fois que le parlement centrafricain prend part à une telle réunion. C’est une occasion qui nous a été offerte pour expliquer à nos homologues, les actions  qui sont menées pour combattre la corruption dans notre pays. J’ai donné l’exemple, il y’a un mois du séminaire qui est organisé à l’intention de l’ensemble des élus de la nation centrafricaine sur la lutte contre la corruption et le leadership. Nous devrons nous engager, nous tous pour combattre ce phénomène qui est un mal pour notre société. Nous avons échangé et ça a permis à la République Centrafricaine d’être présente à une telle rencontre et de bénéficier des bonnes pratiques des autres parlements pour permettre à ce que le Parlement Centrafricain renforce sa capacité en vue de faire face à ce défi », a souligné L’honorable Laurent NGON-BABA.

L’Organisation Mondiale des parlementaires contre la corruption a été créée au Canada en 2002 et comprend environ 1 200 parlementaires et chefs des parlements de 106 pays. Elle compte 63 sections dans le monde.

LE PREMIER MINISTRE A NOUVEAU INTERPELLE PAR LES DEPUTES

, ,

Dans son mécanisme de contrôle de l’action gouvernementale et de partage des informations entre l’Exécutif et le Législatif, l’Assemblée Nationale a été amenée à interpeller ce mercredi 11 décembre 2019, le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Firmin NGREBADA.

Cette séance dirigée par l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale a laissé transparaitre l’exposé des motifs lu par le Premier Secrétaire Parlementaire, Bernard DILLAH en ces termes:

« Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la Représentation Nationale interpelle ce jour votre Gouvernement conformément aux dispositions de l’Article 89 de la Constitution du 30 Mars 2016 et 89 tiré 6 de la loi organique N°17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale sur trois sujets majeurs à savoir :

  • Le comité stratégique de suivi des élections ;
  • Le retrait du projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité Nationale des Elections(ANE) ;
  • Les activités de l’Unité Spéciale Mixte de Sécurité(USMS) à Bouar.

Sur le comité stratégique de suivi des élections. L’organisation des élections en RCA est régie par le Code Electoral et relève du domaine de la loi. Cependant, votre Gouvernement vient de mette en place par arrêté un comité stratégique des élections. La Représentation Nationale aimerait avoir des éclaircissements sur les motivations ayant donné lieu à la création de ce comité et de son rôle ?

Sur le retrait du projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’ANE. En date du 21 mai 2019, le gouvernement a déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale le projet de loi organique sur l’Autorité Nationale des Elections. Pendant que ledit projet était en examen au niveau de la Commission Elargie compétente et que le rapport y relatif avait été rédigé et adopté, le Gouvernement a saisi le bureau de l’Assemblée Nationale aux fins de retrait dudit texte pour complément d’information Les élus de la nation aimeraient savoir à quand ce projet de texte sera à nouveau déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale pour examen et adoption eu égard à l’approche des échéances électorales ?

Sur les activités de l’Unité Spéciale Mixte de Sécurité à Bouar. Pourriez-nous dire Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement les avancées de l’USMS à Bouar ?

Tels sont Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement les éléments de l’interpellation de ce jour ».

Après l’exposé des motifs, le Premier Ministre a été invité par le président de séance à y livrer ses impressions avant qu’une dizaine d’interventions à titre individuel ne puissent être enregistrées. Au nombre de ces interventions, les élus de la nation se sont interrogés sur l’opportunité de mettre sur pied une structure autre que l’ANE d’où ils réclament son annulation pure et simple ; le pourquoi du retrait par le Gouvernement du projet de loi organique sur l’ANE et l’Unité Spéciale Mixte de Sécurité de la région Ouest que d’aucuns pensent qu’elle est truffée de rebelles étrangers alors que sa composition reste exclusivement centrafricaine et que les éléments devant y figurer au même titre les FACA seraient dans la nature faute de financement adéquat.

Dans ses éléments de réponse, le Premier Ministre NGREBADA a rassuré les élus de la nation que le Gouvernement n’a nullement l’intention de faire obstacle au processus électoral mais au contraire, il travaille en étroite collaboration avec les partenaires pour rendre transparentes et crédibles les futures échéances électorales avant de déplorer en sango que « le mensonge tue et met le feu au pays ».

A la fin de cet exercice démocratique le Premier Ministre Firmin NGREBADA, s’est retrouvé face à la presse parlementaire et nationale à qui il a déclaré:« C’est toujours avec  plaisir que nous venons devant l’Assemblée Nationale pour répondre aux préoccupations des élus du peuple. Dans le cadre de cette interpellation, il y’a trois questions qui étaient au centre des échanges que nous avons eus aujourd’hui. La question de l’arrêté que j’ai pris pour mettre en place le comité stratégique d’appui au processus électoral, la deuxième questions a porté sur le retrait  d’un projet de loi qui concerne l’organisation et le fonctionnement de l’Autorité Nationale des Elections et puis la question portée sur les Unités Spéciales Mixtes de  Sécurité du secteur nord-ouest à Bouar ».

Le Chef du Gouvernements’explique: « Sur la question de l’arrêté que j’ai pris pour mettre en place le comité stratégique d’appui au processus électoral, des députés ils ont exprimé des préoccupations. A certains ils ont exprimé que il faut associer donc les partis politiques à cette plateforme d’échange en réponse je leur ai expliqué que sur l’autorité du Président de la République nous avons donc mis en place le cadre stratégique d’appui au processus électoral pour porter un appui à l’Autorité Nationale des Elections. Ce cadre a un double rôle c’est de nous assurer que le chronogramme des élections rendu public par l’Autorité Nationale des Elections sera respecté et  puis est-ce que l’Autorité Nationale des Elections a les ressources pour bien organiser des élections justes,  transparentes et équitables ».

 « C’est un cadre que nous avons mis en place dans le cadre des prorogatifs du gouvernement et ça comprend non seulement  les partenaires multinationaux du pays, l’Autorité Nationale des Elections elle-même et puis le cadre de concertation », a-t-il poursuivi avant d’ajouter :« La préoccupation des élus de la nation trouve sa réponse dans le cadre de concertation prévue par le code électoral. Puisque c’est là où les partis politiques, les parties prenantes aux élections ont la possibilité de se retrouver et de se discuter de toutes les questions liées aux processus électoral ».

Le Premier Ministre précise : « J’ai donné ses explications tout en demandant aux honorable députés d’attendre l’issue de la procédure l’un de nos compatriotes a engagé devant la Cour Constitutionnelle notamment l’action en annulation de cette arrêté donc en fonction de la réponse de l’Autorité Nationale des Elections on verra bien qui a raison, qui,  du Gouvernement ou du Parlement a raison sur cette question ».

En outre, il a déclaré : « Pour ce  qui concerne le retrait du projet de loi sur la composition, l’organisation et le fonctionnement de l’Autorité Nationale des Elections, ce mandat va prendre fin le 23 décembre 2020. A cet effet, nous avons introduit auprès du Parlement un projet de loi mais ce qui s’est passé, c’est qu’au niveau de la Commission Elargie mise en place par le Parlement, des modifications ont été apportées au texte initial et elles menacent l’indépendance de l’ANE, parce que justement dans le cadre des propositions à la Commission Elargie ils ont proposé que la nouvelle ANE soit composé de sept membres permanents assermentés et puis de neuf membres non désignés directement par leurs entités respectives et donc ça va créer un déséquilibre et vu que leur nombre est élevé par rapport aux nombre des sept désignés conformément au code électoral. Par conséquent, il y a une menace quant à l’indépendance et la neutralité de l’ANE rien pour cette raison et conformément aussi à la Constitution, nous avons retiré le projet de loi pour qu’on se donne le temps de discuter avec les élus de la nation, nous entendre sur la configuration qui conviendrait de retenir et puis en ce moment-là, le projet de loi pourrait être remis en circulation  à l’instant où  le ministre de l’administration du territoire reviendra vers le Parlement ».

Pour clore ses propos, le Premier Ministre a évoqué le dernier point de l’interpellation en ces termes : « S’agissant des Unités SpécialesMixtes de Sécurité de Bouar, il y a des rumeurs qui ont couru selon lesquelles, à défaut de financement, on aurait suspendu les activités des Unités SpécialesMixtesà Bouar. J’ai dit aux honorables députés que l’information est fausse puisque à l’ instant où je vous parle nous sommes en train  de poursuivre la formation des ex-combattants qui sont admis en formation à l’Unité Spéciale Mixte de Bouar, et uniquement leur formation devrait prendre fin d’ici le 16 Décembre. Et la contribution de l’Etat au fonctionnement de ces Unités Spéciales Mixtes de Bouar est sous l’autorité du Président de la République ».

 « Nous avons payé 2 mois d’indemnité aux ex-combattants qui se trouvent dans cette salle de formation. C’est vrai qu’il y a eu des perturbations avec la reprise du grand désarmement avec les 3R d’ABBAS SIDIKI, mais à l’ instant tout se passe bien, nous sommes même entrain de faire une planification pour la prochaine étape qui concerne même les Unités Spéciales Mixtes de Ndélé pour le secteur Nord Est », a conclu le Premier Ministre Firmin NGREBADA.

LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE A LA 10ème SESSION ORDINAIRE DU FORUM DES PARLEMENTS DE LA CIRGL

,

La capitale burundaise accueille du 04 au 07 décembre la 10ème Session Ordinaire de l’Assemblée plénière du Forum des Parlements des pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs (FP-CIRGL) au tour du thème : « Coopération pour la prévention des conflits ».

Invité pour la circonstance, le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine, l’honorable Laurent NGON-BABA, s’est envolé de Bangui le mercredi 04 décembre, à destination de Bujumbura au Burundi en vue de prendre part activement à ces assises interparlementaires regroupant 12 pays dont la République Centrafricaine.

L’Assemblée plénière de cette  10ème Session sera beaucoup plus axée sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire dans les Etats membres de la CIRGL ; comment soutenir les efforts des gouvernements des Etats membres en proie à l’insécurité et aux conflits armés pour un règlement pacifique de leurs crises ; réfléchir sur la coopération pour la prévention des conflits dans la région des Grands Lacs en mettant un accent particulier sur le rôle des Parlements.

L’Assemblée plénière de la CIRGL est l’organe suprême du Forum. Elle est compétente pour délibérer  sur toutes les questions relevant de la compétence du FP-CIRGL.

LA LOI DE FINANCES 2020, ADOPTEE PAR LES DEPUTES

, , , ,

Le Projet de Loi de Finances pour l’exercice 2020 est adopté par les élus de la Nation. Sur 118 députés présents à l’hémicycle, 104 ont porté leurs Voix pour,  14  voix contre,  zéro  bulletin nul et  zéro abstention, c’est le résultat de vote qui a sanctionné le débat général qui a occupé toute la journée de ce 29 novembreà l’Assemblée Nationale.Par ce vote, la 2ème Session Ordinaire de l’année, également appelée Session Budgétaire, a atteint le point culminant de ses activités.

Il faut noter que ce Projet de Loi a été élaboré dans un contexte caractérisé par les accords de paix et de réconciliation entre les groupes armés et le Gouvernement dans sa quête de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’Etat, du retour de la paix et de la cohésion sociale, de la dissolution du gouvernement et de formation d’une nouvelle équipe gouvernementale passant de 34 à 39 ministres et de la prise en compte de certaines dispositions liées aux élections groupées de 2020-2021

On retiendra pour cette Loi de Finances 2020, qu’elle est estimée à près de 283 milliards de Francs CFA, dont 143,50 milliards en ressources propres et 139,49 milliards en ressources extérieures.Le ministre de finances et du budget Henri Marie DONDRA a livré à chaud ses impressions au micro de la presse parlementaire en ces termes: « Je pense que la démocratie a prévalu. Il a fallu qu’il ait toutes les questions sur la méthodologie, comment le budget a  était élaboré, tout ce qui a sous tendu la préparation de ce budget. Il y a eu toutes les questions qui ont été posées par les élus de la Nation. C’est pour moi une très grande satisfaction. Il y a eu l’opposition qui s’est exprimé, ceux de la majorité aussi qui se sont exprimés et je pense que c’est quelque chose qu’il fallait  vraiment saluer parce que c’est encore une fois la démocratie qui a prévalu ».

Le membre du gouvernement en charge des Finances et du Budget souligne également les innovations contenues dans cette nouvelle Loi de Finances : « Le niveau de repartions au niveau de ce budget vous allez vous rendre compte que ce qui a beaucoup préoccupé le président de la république c’est d’abord les secteurs sociaux. Il fallait justement un accord sur les secteurs sociaux puisque sur le deux cents quatre-vingt-trois milliards (283.000000000) environ arrêté au titre du budget de l’année 2020, nous consacrons pratiquement 43 % de ce budget aux secteurs sociaux notamment la santé et l’éducation. Franchement c’est quelque chose qui est fortement apprécié par rapport à toutes les lois de finances qui ont été votées. Un accent particulier a été mis justement sur les secteurs sociaux parce que vous le savez aujourd’hui, sans l’éducation nous ne pouvons en aucune manière soutenir nos jeunes qui doivent être former. Il faut construire aussi des hôpitaux, former des médecins pour justement nous permettre de relancer un peut la machine économique et le développement.  Je ne peux être que très fier de se choix qui a été fait par le Président de la République par le Gouvernement sur l’autorité du Premier Ministre et notamment aussi la compréhension des  Députés de la Nation qui ont bien voulu voté ce budget autour de 88% ».

LAURENT NGON-BABA DE RETOUR A BANGUI APRES LES SOMMETS PARLEMENTAIRES DE L’UPA A DJIBOUTI

, , ,

La 75ème Session du Comité Exécutif;  et à la 42ème Conférence des Présidents d’Assemblées Parlementaires Nationales de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), se sont tenues du 25 au 29 novembre 2019 à Djibouti.

Des sujets portés au menu de ces deux sommets parlementaires de Djibouti, ont surtout été axés sur l’importance de la contribution des jeunes à la promotion de la démocratie, de la paix, de la sécurité et de l’état de droits dans les pays africains d’une part, et d’autre part sur la promotion d’une économie diversifiée et de transformation locale des produits de base en vue de l’emploi des femmes et des jeunes.

Parallèlement à ces sommets, le Comité des Femmes Parlementaires de l’UPA s’est réuni le 27 novembre et a examiné le thème lié au rôle des parlements dans la réduction du taux de mortalité maternelle et néonatale en Afrique.

Parti de Bangui le 24 novembre dernier, c’est le 28 novembre dans la soirée que le Président de l’Assemblée Nationale a regagné le pays après avoir pris part à ces deux sommets parlementaires de l’UPA. Le N°1 du Parlement Centrafricain regagne ainsi le pays un jour avant la fin des travaux, car interpellé par l’urgence de la tenue le 29 novembre à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale Centrafricaine du débat général sur le Projet de Loi de Finances 2020.

Interrogé à sa descente d’avion à l’aéroport Bangui M’poko par la Presse Parlementaire, Laurent NGON-BABA revient sur les points culminants qui ont fait l’objet de ces deux sommets parlementaires de l’UPA:« Bangui avait accueilli  ici même la 74ème Session de l’Union Parlementaire Africaine, ainsi que la 41ème Session de Comité Exécutif de l’UPA. Vous vous rappelez comment les parlementaires avaient œuvré ici à Bangui pour le renforcement de la Démocratie de la bonne  gouvernance et surtout par des déclarations qu’ils ont faites pour accompagner la République Centrafricaine dans la gestion de la crise en ce moment. La 75ème Session est convoquée donc à Djibouti, ainsi que la 42ème session du comité exécutif. Djibouti est placé sur le signe de la place de la jeunesse dans le développement, de la place de la jeunesse dans la gestion de la crise de l’Etat de droit et de renforcement de la Gouvernance, parce que le constat réel démontre que généralement, c’est la jeunesse qui est beaucoup d’avantage utilisée pendant la crise, et il est question de faire en sorte que les parlementaires contribuent à l’amélioration des conditions de vies de la jeunesse à travers les textes des lois. En accompagnant le gouvernement à travers les différents stratégies et le programme de développement en faveur de la jeunesse. C’est sur ces questions que les parlementaires de l’Union Parlementaire Africaine se sont retrouvés avec plusieurs Président de l’Assemblée Nationale et des Sénats, et donc je reviens de Djibouti après avoir participé à cette importante session ».

A rappeler que la 74ème Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine avait été organisée avec succès du 13 au 14 juin 2019 par l’Assemblée Nationale Centrafricaine à Bangui.

AUDIENCE ACCORDEE PAR LE 1er VICE-PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE AU DIRECTEUR D’AFRIQUE ET DE L’OCEAN INDIEN DU QUAI D’ORSAY

, ,

Le 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, entouré de  quelques membres du Bureau et du Cabinet, a reçu ce 27 novembre en audience au salon d’honneur de son Institution, le Directeur d’Afrique et de l’Océan Indien au Quai d’Orsay monsieur Rémi MARECHAUX, qu’accompagnait le sous-directeur d’Afrique Centrale monsieur Hotman EL KACHTOUL, tous deux en visite de travail du 25 au 28 novembre à Bangui.

L’accord de paix et de réconciliation nationale signé le 6 février dernier entre le Gouvernement et les groupes armés, et les prochaines échéances électorales ont été les sujets portés au menu des échanges entre les deux parties.

Interrogé par la Presse Parlementaire à sa sortie de cette audience, le Directeur d’Afrique et de l’Océan Indien Rémi MARECHAUX, souligne l’action de la France en Centrafrique à travers un nouveau cadre d’échanges entre les deux pays tout en mettant en exergue, le rôle que devrait jouer les partenaires de la République Centrafricaine au seuil des nouvelles échéances et face aux accords de paix, ainsi que celui réservé au législateur: « Il a été question de deux choses : informer la Représentation Nationale de l’action de la France en république centrafricaine comme j’ai l’occasion de le faire avec le chef de l’état ce matin, mais surtout discuter du rôle que l’assemblée  nationale joue et va jouer à l’avenir sur  la mise en œuvre de l’accord du 6 février en ce qui concerne la décentralisation, notamment  ce qui concerne la préparation des élections.Le Premier Vice-président entouré des membres du Bureau a bien voulu partagé avec nous les priorités de l’Assemblée Nationale et la contribution du législateur à la mise en œuvre de l’accord de paix. Donc comme je l’ai dit au président de la république, nous sommes assurés au niveau des Nations Unies que le nouveau mandat de la MUNUSCA qui vient d’être adopté a comporté un appui de la MUNUSCA au processus électoral ».

« Par ailleurs avec nos partenaires de l’Union Européenne, nous apporterons une contribution financière au budget des élections donc on fait notre part.Le reste c’est aux autorités, aux acteurs centrafricains de le faire. Le législateur  a notamment sa responsabilité », a conclu monsieur MARECHAUX.

LES DEPUTES VOTENT PAR ACCLAMATION LE PROJET DE LOI PORTANT ORGANISATION DE L’AIDE LEGALE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

, , ,

L’Assemblée Nationale en 2ème Session Ordinaire de l’année 2019, a été saisie entre autres textes par le Gouvernement, du Projet de Loi portant Organisation de l’Aide légale en République Centrafricaine. L’examen de ce Projet de Loi a ensuite été confié à la Commission Institutions, Démocratie, Judiciaire et Affaires Administratives sous la présidence de l’honorable Roland Achille BANGUE-BETANGAI. Les travaux y relatif se sont déroulés du 16 octobre au 04 novembre et ont été ouverts en plénière ce 25 novembre sur un débat général sanctionné par un vote par acclamation dudit projet de Loi.

Du rapport de ladite Commission lu par l’honorable Denis MODEMADE rapporteur, il ressort de l’exposé de motif que ce Projet de Loi défendu par le Ministre de la Fonction Publique Jean-Christophe NGUINZA, en lieu et place de son collègue de la justice empêché, vise à renforcer le cadre juridique en matière de l’assistance judiciaire en République Centrafricaine, tant en matière pénale que civile, longtemps régit par l’arrêté N°113 du 12 avril 1962, devenu obsolète et même tombé en désuétude.

Ce Projet de Loi sur l’Aide légale en République Centrafricaine présente en outre l’avantage de mettre à la disposition de la population, des services d’aide juridique en matière de conseils, des orientations et pour le règlement des conflits par la médiation.

Interrogé par la Presse Parlementaire à l’issu de ce vote positif des députés, le Ministre Jean Christophe NGUINZA parle d’une avancée concrète pour les centrafricains face à la justice :

« C’est une impression de joie parce que ça rentre dans l’arsenal juridique de notre pays. Cette loi permettra a nos concitoyens qui sont démunis, qui n’ont pas de moyen pour pouvoir se faire assister par des avocats lors des procès, donc le gouvernement a pensé qu’il était utile sinon impérieux de mettre en place un dispositif légal qui pourrait suppléer au carence des lois. Il n’y a pas une loi en teneur, même certaines dispositions qui ont été prises par le Gouvernement, les différents gouvernements et qui relevaient une certaine carence dans la prise en charge. C’est pourquoi le ministre de la justice a initié ce projet de loi que nous avons débattu âprement et qui reste une innovation,une avancée concrète pour nos concitoyens qui pourront se faire assister lorsqu’ils auront affaire à la justice. Donc pour nous, nous avons cette impression de joie et que nous allons aussi remercier la chambre de la représentation nationale qui a compris l’enjeu et la nécessité de voté cette loi ».

Précisons que ce Projet de Loi qui vient d’être voté par les députés est structuré en six (6) chapitres et soixante-douze (72) articles. Outre le chapitre I qui est réservé aux dispositions générales, les chapitres II et III sont consacrés aux définitions et aux principes de base. Les chapitres IV et V quant à eux, traitent des composantes de l’Aide légale ainsi que des organes de coordination et de gestion de l’Aide légale. Enfin, le chapitre VI traite des dispositions transitoires et finales.

RETOUR A BANGUI DU PRESIDENT LAURENT NGON-BABA APRES LE FORUM DES PARLEMENTAIRES DE LA CEEAC A BRAZZAVILLE

,

Parti de Bangui le 18 novembre dernier pour Brazzaville la capitale congolaise, où il a pris part du 19 au 21 novembre au Forum des Parlementaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),  sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, c’est le 22 novembre dans l’après-midi que le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a regagné la capitale centrafricaine.

Le N°1 du Parlement Centrafricain qui a pris part  activement aux travaux de ce Forum Brazzavillois de la CEEAC,s’est prêté dès sa descente d’avion à l’Aéroport Bangui M’poko aux questions de la Presse Parlementaire, en mettant en exergue les grandes lignes qui ont jalonnées cette rencontre des parlementaires sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

 

L’honorable Laurent NGON-BABAest revenu sur l’importance de ce Forum Brazzavillois de la CEEAC : « C’est un forum important pour la vie de l’homme. Le salut de notre sous-région repose sur l’agriculture. La sous-région est bouleversée par des conflits tels que notre pays avec des conflits armés, politico-militaires qui ne permettent pas à la population de bénéficier d’une nutrition meilleure ».

Laurent NGON-BABA a souligné les causes de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition dans la sous-région et le but de ce Forum des Parlementaires de la CEEAC : « Les différents rapports démontrent que la sous-région est frappée de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition et notamment notre pays aussi, et il fallait se mobiliser pour améliorer les conditions de vie de la population a travers l’agriculture afin d’améliorer son alimentation et sa nutrition. Lorsqu’il y a la guerre les personnes sont déplacées, réfugiées, les conditions de vie deviennent précaires. Tous ces facteurs participent à la malnutrition des populations. C’est pour cela que les parlementaires de la sous-région avec l’initiative du Parlement du Congo avec l’appuis de l’Organisation des Nation Unies pour l’Agriculture (FAO), l’OMS, l’UNICEF, et le PAM ont organisé ce tout premier Forum à Brazzaville pour réunir les parlementaires et les impliquer sur leur mobilisation afin de jouer un rôle important et d’assurer désormais la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

«  Le parlementaire a un rôle à jouer dans la mise en œuvre de la  politique nationale, d’abord au niveau de l’élaboration de la stratégie politique du gouvernement, il revient aux parlementaires de veiller à ce que les questions de la sécurité alimentaire et nutritionnelle soit en bonne place, il en est de même lorsque les ressources doivent être affectées pour la mise en œuvre des différents programmes à travers le budget nationale », a ajouté le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine qui poursuit : « Les députés sont appelé à veiller à ce que les ressources soit affectés à la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Mais vous savez, la question de l’alimentation et de la nutrition sont des questions transversales. Lorsque nous parlons de la santé de  nutrition il fallait être en santé pour permettre de faire l’agriculture et pour avoir une agriculture productive, il faut être en paix, il faudrait que le contexte de sécurité soit stable, il faudrait aussi qu’il ait des routes pour permettre l’écoulement des produits. c’est donc une question transversale et nous devons en faire en sorte que toutes ces questions soit abordées de manière à ce que désormais nous veillons sur la sécurité alimentaire parce que c’est une question préoccupante aujourd’hui dans la région, et pour cela, le Forum de Brazzaville a été une rencontre de réveil en quelque sorte, une prise de conscience au niveau parlementaire ».

« Nous avons adopté une déclaration dite déclaration de Brazzaville sur la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cette déclaration comporte des engagements des parlementaires pour aller justement dans cet objectif. Nous avons par ailleurs mis en place un réseau qu’on ’appelle ‘’Alliance Parlementaire dans la Sous-région de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale’’ pour permettre de mobiliser, de coopérer entre les états membres et notamment les parlements afin que les actions soit coordonner sur cette question pour combattre la faim et assurer une nutrition meilleure et la sécurité alimentaire. Voilà l’essentiel de notre rencontre de Brazzaville », a conclu le Président de l’Assemblée Nationale Centrafricain, Laurent NGON-BABA.

Précisons que d’après le rapport SOFI (State Of Food Insecurity) publié par la FAO, l’UNICEF, le PAM, l’OMS et le FIDA, plus de 820 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde parmi lesquels plus de 250 millions se trouvent en Afrique subsaharienne dont 42.7 millions en Afrique Centrale, soit 26 % de la population de la région.

LE PROJET DE LOI PORTANT CODE DE L’ARTISANAT ADOPTE PAR LES DEPUTES

, , , ,

Les députés ont adopté ce 21 novembre 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, par acclamation et après amendements, le projet de Loi portant Code de l’Artisanat de la République Centrafricaine.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale, conformément aux dispositions de l’article 32 alinéa 2 de la Loi N°17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, après avoir prononcé la recevabilité dudit projet, a confié son examen de fond à la Commission Production, Ressources Naturelles et Environnement. Les travaux se sont ensuite déroulés du 05 au 18 novembre sous la présidence du vice-président de ladite commission l’honorable Mathurin MASSIKINI, pour être soumis ce 21 novembre en plénièreaux votes des députés après débats.

Défendu par le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel Terab Moussa ABOUA MOALOUD, cette Loi devra afficher une amélioration de l’environnement législatif et réglementaire en créant un cadre juridique dans lequel des programmes cohérents devront être adoptés pour que l’artisanat centrafricain soit un facteur de croissance économique, de valorisation culturelle et un élément essentiel de réduction de la pauvreté et d’un développement durable au niveau national.

Il faut souligner que le secteur de l’artisanat pourrait constituer des ressources naturelles susceptibles de jouer un rôle important dans l’économie nationale, en termes de création d’emplois et des réponses aux besoins de marchés mais ce secteur est confronté à l’absence d’un cadre juridique et réglementaire conséquent, et d’une véritable politique de promotion et d’instruments d’appui à la modernisation de la production et à la qualité des produits, alors que l’artisanat joue un rôle non négligeable dans l’économie et à la cohésion sociale.

Sorti de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale satisfait, le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel Terab Moussa ABOUA MOALOUD qui répondait aux questions de la Presse Parlementaire, a déclaré :

« Je remercie beaucoup les honorables députés de la nation pour ce vote par acclamation.  L’artisanat centrafricain en général tirera le bénéfice de ce vote et c’est pour nous un motif de fierté, car c’est pour nous, le premier projet de Loi que nous avons soumis aux députés et qui vient d’être adopté. Il ne nous reste plus qu’à descendre sur le terrain pour sensibiliser les artisans sur le bien-fondé de ce code de l’artisanat ».

« Désormais, le secteur de l’artisanat est couvert d’un acte législatif, juridique et règlementaire. Ce code nous permettra également de bien distinguer et de faire la différence entre l’exploitation artisanal, semi-mécanisée et industrielle », a conclu le membre du gouvernement.

Le Président de l’Assemblée Nationale en déplacement à Brazzaville

, , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA après un agenda particulièrement chargé la semaine dernière, s’est envolé ce lundi 18 novembre à destination de Brazzaville la capitale congolaise, où il prend actuellement part au Forum des Parlementaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Placé sous le thème « Une vision commune pour une alimentation et une nutrition améliorées à travers une agriculture durable », le forum de Brazzaville est organisé sous le patronage du président de la République du Congo, Denis SassouNGuesso, avec le concours des Agences du Système des Nations Unies notamment la FAO, l’UNICEF, l’OMS et le PAM.
D’après le rapport SOFI (State Of Food Insecurity) publié par la FAO, l’UNICEF, le PAM, l’OMS et le FIDA, plus de 820 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde parmi lesquels plus de 250 millions se trouvent en Afrique subsaharienne dont 42.7 millions en Afrique Centrale, soit 26 % de la population de la région.
Cinq (5) sous-thèmes gravitent tout autour du thème centrale à savoir : le droit à une alimentation et une nutrition suffisante, sûre et saine ; le législateur face à la problématique de la lutte contre la malnutrition; le rôle du parlementaire dans l’investissement et le financement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle; le parlementaire et la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle et les alliances parlementaires comme outils de mobilisation et de communication inter-acteurs.
Aux côtés de ses pairs de la CEEAC, le N°1 du parlement Centrafricain Laurent NGON-BABA prend actuellement part activement aux travaux de ce Forum Brazzavillois qui se sont ouverts ce 19 novembre pour s’achever le 22 novembre 2019.

Les Députés à l’école du leadership éthique responsable

, , ,

L’hémicycle de l’Assemblée Nationale a servi de cadre ce 14 novembre 2019, à la tenue d’un séminaire de renforcement des capacités des élus de la Nation sur le leadership éthique responsable, porté sur la prévention de la corruption.

Ce séminaire atelier de formation organisé par le Centre International pour le Développement et l’Ethique du Leadership (CIDEL) et l’International Projects, est axé sur la formation des leaders dignes qui inspirent confiance et dont les capacités doivent être renforcées en sagesse, en conviction et caractères exemplaires.

L’objectif est également de sensibiliser les députés sur la nécessité de prendre conscience de leurs responsabilités élevées dans la maitrise des problèmes liés à la bonne gouvernance, à l’intérêt public et aux besoins fondamentaux de la population.

La cérémonie d’ouverture des travaux qui s’est déroulée en présence de quelques membres du gouvernement, ceux du cabinet de l’Assemblée Nationale,  des Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques Consulaires et Représentants des Organisations internationales, a permis au Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA de prononcer son discours d’ouverture en ces termes :

 

« Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

 

Madame le Ministre chargé des Relations avec les Institutions

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

 

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique Consulaire et Représentants des Organisations internationales,

Honorables Députés, Chers collègues

Mesdames et Messieurs les Membres du cabinet de l’Assemblée Nationale

C’est avec un réel plaisir que j’interviens ici pour l’ouverture des travaux de ce Séminaire de renforcement des capacités des Députés sur le leadership éthique et responsable avec pour thème ‘’le Pouvoir du caractère et la Prévention de la Corruption’’.

De façon générale, le renforcement des capacités des Députés est une condition perpétuelle à un bon exercice de la Démocratie. Et ce séminaire sur le leadership éthique axé sur le pouvoir du caractère et le leadership responsable, est d’autant plus opportun qu’il porte sur la Prévention de la Corruption. Organisé par le CIDEL en faveur de l’Elite de la Nation et axé sur des valeurs qui militent pour le développement de notre pays, il s’accorde parfaitement au vœu de M. le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA.

Ce Séminaire sur le leadership éthique et le contrôle de la corruption, a pour objectif de sensibiliser les Députés sur la nécessité de prendre conscience de leurs responsabilités vis-à-vis des intérêts de la population, de travailler dans le sens de gagner la confiance du public, et d’être avisé sur la nécessité d’un leadership fondé sur l’éthique, la responsabilité, la redevabilité, l’imputabilité et la culture des résultats.

De ce fait, il travaille à promouvoir des leaders Femmes et Hommes de caractère, qui ont non seulement une vision claire et saine de la marche à suivre, mais aussi la confiance de la population.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale en marquant son accord pour l’organisation de ce séminaire, entend également mettre à la disposition des Honorables Députés, le moyen de renforcer leurs capacités dans les missions de contrôle de la corruption. Il s’agit non seulement du contrôle de l’action du Gouvernement, mais aussi de notre propre auto-contrôle. Afin que nulle part, ne prospère la Corruption.

Honorables députés, chers collègues

Je ne saurais terminer mes propos sans remercier solennellement, le Centre International pour le Développement de l’éthique du leadership (CIDEL) et associés qui ont eu à cœur de nous proposer les termes de référence, et surtout d’avoir mis à notre disposition l’équipe technique pour animer ce séminaire. Qu’ils trouvent tous ici, l’expression de notre gratitude.

Quant à vous heureux participants, chers collègues, je vous exhorte à participer assidument à ce séminaire, afin que les objectifs de perfectionnement indiqués ci-haut, soient tous pleinement atteints.

Il ne me reste qu’à vous souhaiter pleins succès dans vos travaux.

Je déclare ouvert le Séminaire sur le leadership éthique responsable.

Je vous remercie ».

 

Le N° 1 du Parlement Centrafricain préside la 3ème Rencontre Internationale de Bangui

, , ,

La 3ème édition de la Rencontre Internationale de Bangui autour d’un petit déjeuner de prière sur le thème évocateur de « l’Amour du prochain » s’est déroulée le 12 novembre 2019 à l’Hotel Ledger sous la présidence du Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA.

‘’Le petit déjeuner de prière’’ d’après le député Rudolf Decker venu d’Allemagne pour la circonstance, est aujourd’hui une tradition dans les pays comme la République Démocratique du Congo, la Russie; les Etats-Unis d’Amériques, le Japon et l’Australie.

 

Ce rendez-vous de la capitale centrafricaine a pour but de réunir autour d’une table les hommes politiques, les parlementaires, les religieux et plusieurs autres acteurs de la vie sociopolitique et culturelle, afin de procéder à la recherche des solutions aux problèmes qui minent la République Centrafricaine depuis plusieurs décennies en vue d’asseoir une cohésion sociale et le vivre ensemble dans le pays.


Dans son discours d’ouverture des travaux prononcé dans la matinée, le N°1 du parlement centrafricain Laurent NGON-BABA a souligné : «  l’histoire d’un pays…est toujours faite de période de vache maigre et de période de vache grasse… l’histoire d’autres pays nous apprend que les capacités et les influences des hommes ne suffisent pas toujours à surmonter les crises qu’ils subissent, bien souvent la solution réside dans l’acceptation par l’élite d’une certaine humilité et la reconnaissance ».

« Seul Dieu peut frayer la voie vers la solution définitive, garantir la stabilité nationale, le vivre ensemble et la paix durable pour un développement harmonieux », a ajouté le Président NGON-BABA qui a prononcé ses mots de clôture tard dans la soirée en ces termes:

 

« Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique Consulaire et Représentants des Organisations internationales,

Mesdames et Messieurs les Membres des Cabinets de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale et de la Primature,

Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui,

Mesdames et Messieurs les Leaders politiques, Syndicaux, Communautaires et Religieux,

Mesdames et Messieurs les Représentants des différents corps socio – professionnels,

 

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Chers Frères et Sœurs,

 

Nous voici arrivés à la fin de cette journée mémorable. Une journée pleine de partage et d’amour.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, ces Petits Déjeuners de Prière se sont imposés dans beaucoup de pays, comme des occasions uniques pour apaiser les esprits, pour panser les plaies intérieures, et pour désarmer les cœurs des différentes parties au conflit, par le recours de tous à Dieu. Car Dieu seul a la maîtrise des cœurs des êtres humains. Parlant de Lui–même, il dit dans le Saint Coran « Si tu avais dépensé tout ce qui est sur terre, tu n’aurais pas pu concilier leurs cœurs, mais c’est Allah qui les a conciliés »[1]. Et c’est pourquoi, réconcilier des belligérants est un acte particulièrement louable. Le Prophète Mohammad a considéré qu’il est bien plus important que prier, jeûner et faire l’aumône.

 

Chers Frères et Sœurs,

A travers nos échanges, il se vérifie que Dieu en sait plus que nous–mêmes sur la solution qui nous convient. Et nous avons donc vu juste en recourant à Lui, avec l’instauration de ce Petit Déjeuner de Prière en 2017. La signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019, accord inclusif qui préserve les fondements de l’Etat, est le témoignage vivant de ce que les Fils et Filles de ce pays sont capables de surmonter leurs divergences pour l’intérêt de leur pays. Certes, des incidents malheureux continuent de jalonner le parcours.

Néanmoins, nous continuerons de mettre en œuvre avec bonne foi et de toutes nos forces, les termes de cet Accord et d’inciter les Groupes armés à faire de même. Ainsi, par la volonté de Dieu le Tout–Puissant, nous arriverons à surmonter cette crise et à relancer le développement économique et social de notre pays.

Nous sommes persuadés qu’au sortir de la rencontre d’aujourd’hui, les Participants s’engagent à promouvoir l’Amour du Prochain auprès des différentes composantes de la population centrafricaine.

Plaise à Dieu que nos invocations soient exaucées, et que par Sa force qui surpasse toute autre force, Il établisse la sécurité et assoie la paix et le développement dans notre pays. Amine.

Tout en déclarant close la 3ème Edition de la Rencontre Internationale de Bangui, je souhaite à chacun et à chacune de vous, Bon retour dans sa famille respective.

Je vous remercie ».

 

LE GOUVERNEMENT NGREBADA FACE AUX QUESTIONS DES ELUS DE LA NATION

, , ,

Le Premier Ministre Firmin NGREBADA et son gouvernement ont été ce 13 novembre 2019, les hôtes des élus de la Nation dans une séance de questions au Gouvernement à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Cet exercice qui fait partie des moyens parlementaires de contrôle de l’action gouvernementale et de communication entre le législatif et l’exécutif a permis au Premier Ministre et aux membres du Gouvernement de répondre point par point aux questions des députés liées surtout à la sécurité, aux infrastructures routières, à l’urbanisation, aux catastrophes naturelles qui frappent actuellement le pays, bref, des questions touchant d’une manière générale au social et à la sécurité du centrafricain.

Répondant aux questions sur l’organisation de la Journée Mondiale de l’Alimentation et de la Femme Rurale dont la célébration a été reportée à deux reprises, le Premier Ministre a déclaré : « Le gouvernement a pris des dispositions nécessaires afin que cette célébration puisse avoir lieu. Des dispositions sont prises a travers la mobilisation de quelques compagnies des forces armées Centrafricaines et d’un détachement de forces  sécurités intérieures qui sont déjà présentes a Bambari. Ces forces travailles bien entendu en étroite collaboration avec la MUNUSCA pour que la célébration de cette journée se passe en toute sécurité ».

« S’agissant de l’occupation de KOLO, ERBA, et BOHONG après hésitation et atermoiement des ‘’3R’’ et suite au pressions subies, ce mouvement a finalement accepté de revenir au processus DDRR tel que  prévu par l’accord  politique pour la paix et la réconciliation du 06 février 2019. C’est ainsi que du 04 au 09 novembre 2019, l’unité du programme national d’exécution du DDRR sous la supervision du ministre en charge du DDRR assisté en parti par le ministre de la sécurité publique a procédé au désarmement du groupe des ‘’3R’’ en présence des autorités locales et de la MUNUSCA. Le sieur ABBAS Sidiki, chef du groupe les ‘’3R’’ a renoncé a la rébellion et s’active a faire son propre désarmement et à soutenir personnellement le reste du processus. Il n’ya pas eu de menace proférer à l’endroit du gouvernement ni par UPC ni par le MPC. Les informations qui nous sont parvenues font état d’une mise en garde du MPC de ALKATIM à l’ endroit du ‘’3R’’ de SIDIKI concernant les actes de violation de l’accord politique pour la paix et la réconciliation. Le gouvernement aussi bien que les GARANTS et  facilitateurs sont entrain de travailler pour sensibiliser les groupes armés au respect de leur engagement. Il n’appartient pas a un groupe armé de recourir a la force contre un autre », a expliqué le Premier Ministre qui ajoute : « S’agissant des cas des trois bourses d’études indument octroyées après vérification de tous les arrêtés d’attributions de bourses dument signés en 2017, 2018, 2019 il ressort que les trois noms mentionnés dans la question de la représentation nationale ne figure sur aucun de ses  arrêtés sur le fonctionnement administratif des préfectures et sous préfectures le gouvernement a inscris dans ses priorités le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendu du territoire nationale ».

  Le Chef du Gouvernement, après son intervention introductive et des réponses aux questions qui ont permis aux députés d’avoir un regard assez panoramique sur la situation sécuritaire du pays en général, a ensuite cédé la tribune parlementaire aux ministres qui se sont succédés pour donner des réponses de manière sectorielle chacun en ce qui le concerne.

Ce jeu des questions-réponses entre élus de la Nation et membres du Gouvernement s’est déroulé sous la houlette du Président du Parlement Centrafricain Laurent NGON-BABA.

 

RETOUR A BANGUI DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE APRES LE 30ème ANNIVERSAIRE DE LA CHUTE DU MUR DE BERLIN

, ,

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Laurent NGON-BABA qu’accompagnait Jean Louis NDAMA, député de Kaga-Bandoro, a regagné Bangui dans l’après midi du 11 novembre 2019, après avoir pris part à la commémoration le 9 novembre dernier du 30ème anniversaire de la chute du mur de  Berlin dans la capitale allemande.

En effet, le monde se rappelle encore de cette nuit du 09 au 10 novembre dans laquelle le fameux mur de Berlin, symbole de la guerre froide qui séparait l’Allemagne de l’Ouest (RFA) de l’Allemagne de l’Est (RDA) a été détruit. Du coup, l’on a assisté à la réunification des deux Allemagnes (RFA-RDA), et à l’issue de laquelle plusieurs familles alors séparées et reparties de part et d’autre de la frontière se sont retrouvées dans une liesse inédite.

Interrogé à sa descente d’avion à l’aéroport Bangui M’poko par la Presse Parlementaire, le N°1 de la Représentation Nationale, invité de marque de ce 30ème anniversaire qui a été appelé à prononcer en cette circonstance historique un discours liminaire en tant que conférencier, a déclaré:

« C’est vraiment un événement historique parce que le 9 novembre 1989 a été marqué dans l’histoire de l’Europe par la chute du mur de Berlin. Le mur de Berlin a chuté pas par la volante politique des hommes mais par la volonté de la jeunesse, et surtout la jeunesse de l’Allemagne de l’EST qui à un moment donné avait décidé que l’Allemagne soit unique et un seul. C’est  ainsi que la jeunesse s’est mobilisée a la surprise de tout le monde pour démolir le mur de Berlin qui a séparé l’Allemagne de l’EST de l’Allemagne de l’Ouest. Depuis cette date, l’Allemagne est devenue un et un seul. La chute du mur de Berlin est le un symbole de l’unité, la chute du mur de Berlin est devenu le symbole de la cohésion et après 30 ans, cet événement a été organisé pour s’interroger sur l’impact de la chute du mur de Berlin sur le monde entier ».

 Etant l’un des deux présidents parlementaires de l’Afrique conviés à cet événement, le Président Laurent NGON-BABA s’interroge et affirme: « On a mesuré en quelque sorte l’impact de cet événement sur le monde entier. La question fondamentale c’est de savoir est ce que toutes les barrières sont levées dans le monde ?  Est ce qu’aujourd’hui il existe la cohésion entre les Etats du monde ? Y’a  t-il encore des groupements des  sectarismes dans le monde ? Toutes les interventions venaient pour répondre a ces interrogations et j’ai saisi l’occasion pour dire justement qu’en ce qui concerne notre pays la république Centrafricaine avec tout ce que nous connaissons, nous remarquons tout simplement que toutes les barrières ne sont pas encore levées. Parce que le monde entier ne s’est pas mobilisé au coté de la république centrafricaine. Il y’a les Nations Unis certes mais tous les Etats ne se sont pas mobilisés entièrement au coté de la République Centrafricaine ».

« Cela veut dire que l’unité du monde recherchée par la chute du mur de Berlin n’est pas encore totalement  atteinte. Le monde entier doit œuvrer pour aller dans ce sens la. Voila en gros l’idée principale qui a mobilisé le monde autour de cet événement à Berlin qui est devenue aujourd’hui Berlin-l’Allemagne, Allemagne un seul », a conclu le Président de l’Assemblée Nationale, honorable Laurent NGON-BABA.

A noter pour l’accueil du Président de l’Assemblée Nationale à l’aéroport international Bangui M’poko, la présence de quelques membres du Bureau conduits par le 1er Vice-président l’honorable Jean Symphorien MAPENZI et ceux du cabinet sous la houlette du Directeur de Cabinet monsieur Bachir Walidou MODIBO.

DES ECHANGES PRELIMINAIRES ENTRE LE FMI ET L’ASSEMBLEE NATIONALE SUR UN NOUVEAU PROGRAMME AVEC LA RCA

, , , ,

  Une séance de travail placée sous la houlette de l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a regroupé autour de la table ce mercredi 06 novembre 2019 en la salle 208 de l’institution, les membres du bureau, ceux du cabinet, cadres de l’administration parlementaire et une délégation du Fonds Monétaire International(FMI), en mission de quelques jours en Centrafrique.

Conduite par Monsieur Edouard MARTIN, l’ordre du jour de cette réunion de travail a porté sur les discussions préliminaires engagées par le FMI avec la partie centrafricaine dans l’optique d’aboutir à la conclusion d’un nouveau programme de réformes économiques et structurelles du pays pour les trois(03)prochaines années.

Edouard MARTIN, chef de mission du Fonds Monétaire International pour la RCA a fait la déclaration suivante à l’issue de ces échanges : « Nous sommes ici dans le cadre de la mission pour discuter du programme de réformes économiques et structurelles du pays pour les trois années à venir qui pourrait être appuyé par un nouvel accord dans le cadre de la facilité élargie de crédit(FEC) ».

 « Nous avions un programme qui avait été signé en 2016 qui a expiré au mois de juillet dernier. Par conséquent, nous essayons de voir ce que nous pourrions avoir. Nous sommes venus échanger avec les membres de l’Assemblée Nationale pour discuter de développement récent des besoins qui pourraient être mis en œuvre à la fin de ce programme », a poursuivi le chef de mission Edouard MARTIN qui ajoute : « …c’est une politique budgétaire saine qui soit avec une hausse de recettes qui permet vraiment de financer de dépenses de façon viable toutes les dépenses prioritaires, les dépenses humanitaires, les dépenses sociales, les dépenses d’infrastructures sécuritaires » .

 « Nous discutons aussi des réformes structurelles, pour de nouveau cadre légal pour les entreprises publiques, pour les limitations des dommages intérêts, pour les licenciements abusifs, on aimerait voir aussi des progrès en terme de gouvernance », a précisé l’argentier du FMI.

Ce nouveau cadre de discussions intervient à un moment où le FMI et la RCA viennent de boucler la 6ème et dernière revue au titre de la Facilité Elargie de Crédit.

LE NOUVEL AMBASSADEUR DE LA GUINEE-EQUATORIALE PRESENTE SES CIVILITES AU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

, , , , , ,

Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA a accordé ce jour, mardi 05 novembre 2019, une audience à Monsieur Narciso EDU NSUE, nouvel Ambassadeur de la Guinée-Equatoriale accrédité auprès de la République Centrafricaine.

Accompagné du 2ème Secrétaire, Monsieur Faustino ESONO OBIANG, le diplomate Equato-Guinéen qui effectuait ainsi sa toute première visite de courtoisie auprès du Président de l’Assemblée Nationale  était venu lui présenter comme l’exige la tradition diplomatique ses civilités et amabilités et, ensemble les deux personnalités ont exalté l’excellence des relations d’amitié et de coopération tout azimut entre Bangui et Malabo.

Au sortir de l’audience, le 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, Mathurin DIMBELET NAKOE s’est confié à la presse parlementaire en ces termes « C’est la première fois qu’il arrive à l’Assemblée Nationale. Vous savez qu’il est de coutume que lorsqu’un nouvel Ambassadeur arrive dans son pays d’accréditation, il rencontre toutes les autorités notamment le Ministre des affaires Etrangères, le Président de la République chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée Nationale ensuite le Premier Ministre et vers la fin les  membres du Gouvernements. Je pense que c’est ce rituel-là, qu’il a respecté, en venant  aujourd’hui rencontrer le Président de l’Assemblée Nationale qui a bien voulu me demander de l’assister ».

 « J’ai été très enchanté parce que Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Guinée-Equatoriale nous a fait savoir que lorsque son pays avait demandé à rentrer dans la CEMAC notre pays avait vraiment favorisé leur entrée dans cette organisation sous régionale et ils en sont reconnaissants vis à vis du peuple centrafricain et vis à vis du Gouvernement et étant dans la CEMAC, organisation sous régionale avec la République Centrafricaine », a poursuivi l’orateur.

«  Il garde ce grand souvenir là et ils sont très fiers d’appartenir à cette grande organisation sous régionale et ils continuent toujours de considérer que la RCA  est un pays frère de la Guinée Équatoriale et que le peuple Centrafricain  est donc un peuple frère », a fait savoir le 2ème Vice-président Mathurin DIMBELET NAKOE qui précise que : « Monsieur EDU NSUE est très content d’être affecté à Bangui comme Ambassadeur. Selon ce dernier, sans doute sa mission sera accomplie dans de très bonnes conditions étant donné qu’il est dans un Etat frère ».

 

LE GOUVERNEMENT INTERPELLE POUR LA TROISIEME FOIS PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE

, , , ,

Suite à certains sujets qui intéressent la vie de la nation,  l’Assemblée Nationale dans son mécanisme de contrôle de l’action gouvernementale est amenée à interpeller le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Firmin NGREBADA ce mercredi 30 octobre 2019 ce, en l’espace de cinq(05) mois.

La séance aux fins d’interpellation tenue  à l’hémicycle du Parlement centrafricain a été conduite par son Président Laurent NGON-BABA en présence de quelques membres du Gouvernement.

Trois points motivent cette interpellation dont l’exposé des motifs a été lu par la Premier Secrétaire Parlementaire, l’honorable Bernard DILLAH: La Sécurité, la catastrophe naturelle que subissent actuellement les populations de la capitale et des provinces et la gouvernance diplomatique.

Cet exposé des motifs est libellé ainsi qu’il suit :

‘’Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

La Représentation Nationale interpelle ce jour votre Gouvernement, conformément aux dispositions des articles 89 de la Constitution du 30 mars 2016 et 89 tiret 6 de la Loi Organique N°17.011 du 14 mars 2017, portant son Règlement Intérieur sur trois (03) sujets majeurs : la sécurité, les inondations et la gouvernance diplomatique.

  • Sur la situation sécuritaire

La Représentation nationale, préoccupée par la poursuite des violences, meurtres perpétrées contre les populations et les affrontements armés entre les groupes rebelles signataires de l’Accord de paix pour la Réconciliation en RCA  du 6 février 2019, s’interroge une fois de plus sur sa mise en œuvre effective.

En effet, plusieurs mois après son entrée en vigueur, la situation sécuritaire de la Nation demeure toujours précaire. Après une accalmie notable les combats ont repris dans la VAKAGA entre Groupes Rebelles du FPRC  et du MLCJ le mois dernier. Les pillages et destructions qui s’en sont suivis, ont eu pour conséquences le déplacement de plus de 10 000 personnes.

Dans le Haut Mbomou, les éléments d’Ali DARASSA ont investis tous les villages sous le fallacieux prétexte de sensibiliser sur l’accord  de  KARTHOUM, alors que c’est au Gouvernement qu’il revient cette mission de sensibilisation.

La localité de BAMBOUTI échapperait même au contrôle du Gouvernement.

Par ailleurs, le groupe rebelle 3R dirigé par SIDIKI aurait pris des engagements fermes pour rester dans le processus de l’accord en acceptant le désarmement de ces éléments.

La Représentation Nationale soucieuse du retour progressif de la paix  suite à la signature de l’Accord de KHARTOUM par toutes les parties prenantes et la Communauté internationale, voudrait, à travers cette interpellation, que vous apportiez des informations fiables sur la situation sécuritaire de la République Centrafricaine en général et de fixer le peuple sur le niveau d’engagement des groupes armés.

 

  • Sur les catastrophes

A Bangui, comme en province, les quartiers et localités riverains du fleuve Oubangui  sont victimes d’une catastrophe naturelle, une inondation de grande envergure.

La submersion de l’eau de l’Oubangui a fait plusieurs dégâts  inestimables.  Des familles entières sont sans abris, déplacées et exposées à des épidémies opportunistes.

Face à ces évènements tragiques et préoccupants, les Elus de la Nation voudraient savoir  les mesures prises dans l’immédiat pour assister les sinistrés de l’inondation de certains quartiers de Bangui et des provinces ainsi que les solutions appropriées pour parer à cette Catastrophe naturelle.

  • Sur la gouvernance diplomatique

Enfin, Monsieur le Premier Ministre, les Elus du peuple aimeraient savoir les raisons réelles du limogeage de vos plus proches collaborateurs en l’occurrence votre Directeur de Cabinet qui aurait signé des Accords engageant le Gouvernement.

Tels sont, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les éléments de l’interpellation de ce jour’’.

  A l’invitation du Président de l’Assemblée Nationale, Firmin NGREBADA, Premier Ministre dans son propos liminaire, a apporté quelques éléments de réponse quant aux motifs de la présente interpellation.

Selon le Chef du Gouvernement, l’Assemblée Nationale a raison de s’interroger sur la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et réconciliation car effectivement certains groupes armés et pourtant signataires dudit Accord à l’exemple de l’UPC qui le violent tout en occupant des nouvelles localités notamment le Haut-Mbomou.  L’orateur a indiqué que la rébellion des 3R en revanche, a manifesté sa volonté d’appliquer l’Accord et s’est dit accepter le processus DDR.

En outre, Monsieur NGREBADA a annoncé le déploiement des FACA dans le Haut-Mbomou avec pour base Bambouti.

S’agissant des inondations, il a indiqué qu’à l’heure actuelle, 4000 ménages à Bangui soit 25 mille personnes sont sans abris et en provinces, il est fait état de 1700 ménages soit 9000 personnes et que le Gouvernement a mis en place une cellule stratégique pour leurs venir en aide.

Enfin, sur le limogeage de ses plus proches collaborateurs, en l’occurrence le Directeur de Cabinet et le Chef de cabinet particulier, Firmin NGREBADA répond en disant que cette question relève du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat qui ne mérite pas de commentaire mais sauf respect pour les élus de la nation, il a ajouté que les faits reprochés à ces deux personnalités constituent des manquements graves au devoir de leur charge.

Retenez qu’après l’intervention du Premier Ministre, le Président NGON-BABA a ouvert les débats par les interventions des trois groupes parlementaires le MLPC, l’URCA et le MCU en plus d’une vingtaine d’autres interventions à titre individuel.

  Ainsi, les préoccupations des députés ont été beaucoup plus axées sur les mesures pour contraindre par la force militaire certains groupes armés qui écument certaines localités, foulent aux pieds l’accord de Khartoum et défient l’autorité de l’Etat. De vives voix les députés ont été unanimes pour compatir à la situation des sinistrés et lancer un appel à la solidarité nationale et internationale en vue d’une assistance.