COVID-19: L’ASSEMBLEE NATIONALE INTERDIT TOUTE VISITE NON ESSENTIELLE

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Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA multiplie des actions de sensibilisation des députés et de l’ensemble du personnel administratif pour une prise de conscience face aux cas importés du Corornavirus en République Centrafricaine.

Le lundi 23 mars 2020, après consultation des membres du Bureau, le Chef du Parlement centrafricain NGON-BABA a, de nouveau réuni toutes les composantes de l’institution pour les informer des mesures édictées pour garantir la vie de tous, en plus des précautions hygiéniques déjà prises consistant à placer dans les entrées, des dispositifs de lavage des mains avec du savon et autres gels alcooliques.

Le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI souligne: « Il y avait quatre cas  avérés de contamination au COVID19 en République Centrafricaine mais il convient de signaler également que ces quatre cas sont des cas importés c’est-à-dire des gens qui ont contracté ce virus à l’étranger et qui sont venus sur le territoire et ça s’est  manifesté, il n’y a pas eu de contamination sur le sol centrafricain mais au vu de cela nous devons prendre des mesures préventive ».

L’honorable MAPENZI revient sur les mesures prises : « Nous avons  déjà pris des mesures. A chaque entrée de l’Assemblée Nationale des kits sanitaires. Il faut se laver les mains avec du savon avant d’entrer mais, aujourd’hui, nous avons pris certaines mesures pour éviter. Ce qui favorise ou qui favoriserait la contamination, c’est la promiscuité. Là où les gens sont à deux dans le bureau, nous avons demandé qu’une seule personne vienne selon un système de rotation ».

« Par rotation, la moitié du personnel travaille 48 heures et après les autres prennent la relève ainsi de suite. A l’Assemblée Nationale, députés et personnel, nous sommes plus de 600 personnes et il fallait décongestionner pour que ses mesures de distanciation et de précaution soient prises pour éviter toute contamination », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Jean Symphorien MAPENZI fait savoir que : « Toutes les visites sont interdites. Pas de visite non essentielle sauf, pour les personnes qui viennent pour raison  de travail ou pour les  auditions en Commissions ».

A la question de savoir si l’Assemblée Nationale pouvait mettre des moyens roulants pouvant faciliter la mobilitédu personnel afin d’éviter les risques liés aux transports communs, l’orateur affirme: « …Il ya un bus qui a été commandé chez un concessionnaire de la place et dans bientôt ce bus sera livrer pour aider au transport du personnel ».

 « Ce que nous recommandons, c’est qu’il faudrait que le personnel de l’Assemblée Nationale encourage le covoiturage. Ceux qui ont des motos, s’ils peuvent transporter les collègues. Ceux qui ont des voitures peuvent transporter en nombre limité pour respecter les mesures et éviter ce corona virus », a martelé le Premier vice-président de l’Assemblée Nationale.

L’ASSEMBLEE NATIONALE ADOPTE LE PROJET DE LOI AUTORISANT LA RATIFICATION DE L’ACCORD SUR LA ZONE DE LIBRE-ECHANGE CONTINENTALE AFRICAINE

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L’Assemblée Nationale en sa séance plénière du jeudi 19 mars 2020, dirigée par Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président avait à examiner le Projet de Loi Autorisant la Ratification de l’Accord sur la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine(ZLECAf).

Le Gouvernement a été représenté en cette circonstance par Monsieur MAHAMAT TAIB YACOUB, Ministre du Commerce et de l’Industrie accompagné de ses plus proches collaborateurs.

Le membre du gouvernement a expliqué que le contexte économique international reste de nos jours marqué par la remise en cause des négociations commerciales multilatérales. Les grandes puissances signent des mégas Accords commerciaux hors du cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce(OMC).

Selon MAHAMAT TAIB YACOUB, la zone de libre-échange permet le renforcement de la compétitivité au niveau des industries et des entreprises africaines en exploitant les possibilités d’économie d’échelle, en réduisant les coûts, en développant les infrastructures commerciales en vue de surmonter la dépendance des produits primaires et de promouvoir la transformation sociale et économique pour une croissance inclusive et durable conformément à l’agenda 2063.

Après le rapport général des travaux de la Commission Mixte Affaires Etrangères-Economie, Finances et Plan lu par le député Arsène KONGBO, rapporteur de la dite Commission Mixte, l’ordre de passage a laissé entrevoir l’intervention du Groupe Parlementaire MCU suivie de quatre(04) autres à titre individuel. La création de ce marché commun, une fois le projet de loi ratifié par la RCA aura des conséquences d’autant que les recettes de l’Etat centrafricain sont essentiellement fiscalo-douanières et que le pays ne dispose pas des entreprises de transformation des produits bruts en produits finis, ont relevé certains députés. Pour d’autres, aucun pays ne peut se développer seul.

Les réponses du Ministre TAIB YACOUB qui a soutenu ce Projet de Loi, et celles apportées par l’honorable Emilie Béatrice EPAYE, Présidente de la Commission Mixte Affaires Etrangères-Economie, Finances et Plan ont satisfait l’ensemble des députés.

Au final, ledit projet de loi a été adopté par acclamation et à l’unanimité par les élus de la nation présents à l’hémicycle.

Satisfait, le Ministre du Commerce en témoigne : « Je voudrais d’abord,  féliciter les élus du peuple qui ont vraiment voté ce projet de loi que j’ai présenté au niveau du Parlement et je m’en réjoui. La zone de libre-échange c’est-à-dire la solidarité africaine oblige aujourd’hui la République Centrafricaine, membre de l’Organisation Mondiale du Commerce en même temps nous sommes partie intégrante de la zone CEMAC et aussi la CEEAC et nous sommes entrain d’agrandir  le champ de notre espace économique ».

Aussi, a-t-il ajouté : « C’est un projet continental, le Chef de l’Etat a déjà apposé sa signature avec ses paires et aujourd’hui, c’est ce qu’on a présenté pour que ce projet soit ratifié. C’est pourquoi, je remercie une fois encore les élus du peuple qui ont bien compris son importance ».

« Le rapport présenté par le rapporteur de la Commission Mixte ont montré que plusieurs institutions, plusieurs organisations, plusieurs entités, plusieurs structures ont été reçues à l’Assemblée Nationale et la plupart  des entités ont donné leur avis favorable parce que notre pays, la République Centrafricaine ne peut pas se démarquer des autres pays d’Afrique d’une manière générale et aussi quand il ya des défis nos experts ont travaillé sur certains questions pour relever ce défi », a noté le membre du Gouvernement avant de souligner: « Il faudrait que nous soyons optimiste, nous avons aujourd’hui beaucoup de potentialités, nous avons l’agriculture, nous avons les biens, nous avons beaucoup de choses que nous pouvons mettre en œuvre pour pouvoir faire des recettes. C’est vrai que la direction générale des Douanes a parlé de manque de presque de 10 à 14% de baisse des taxes fiscales et douanières, mais ceci sera compensé par d’autres mesures qui seront prises ».

Faisant d’une pierre deux coups, MonsieurTAIB YACOUB s’est prononcé sur la propagation du COVID 19 qui a contraint le Cameroun à fermer ses frontières tout en accordant une exception à la RCA : « Les mesures sont déjà prises pour qu’il n’y ait pas inflation, pour qu’il y ait pas spéculation. Il est vrai que le mardi 17 mars 2020, le Président du Cameroun, Son Excellence Paul BIA a pris des mesures qui ont fait peur surtout à nous Centrafricains mais ses mesures ont été levées parce que le Premier Ministre camerounais, à travers un communiqué signé par le Secrétaire Général du Service à la Primature a fait exemption de notre pays la République Centrafricaine et le Tchad ».

« Ces mesures ne nous concernent pas. Il ne faudrait pas que les gens profitent pour spéculer, pour faire des augmentations illicites. Il y a des services compétents en la matière qui sont sur le terrain pour les constats. Dès que nous constatons que des gens ne se mettent pas en règle, nous allons les réprimer »,, a martelé le Ministre du Commerce qui annoncé ce qui suit : «  La bonne nouvelle à nos compatriotes Centrafricains, c’est qu’il n’y a pas de crainte sur le plan sécuritaire. Le ministre de la sécurité le Premier Ministre se sont mobilisés afin de prendre toutes les mesures qu’il faut pour la santé de nos populations ».

LA MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES INTERPELLEE PAR LES DEPUTES SUR LA SITUATION DE SON DEPARTEMENT

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Dans son mécanisme de contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée Nationale au regard de certains sujets qui défraient la chronique ces jours-ci à Bangui, a interpellé le mercredi 18 mars 2020, la Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie BAIPO-TEMON.

La Séance aux fins d’interpellation placée sous la houlette de l’honorable Laurent NGON-BABA, numéro 1 de la Représentation Nationale avait pour motifs déclinés en ces termes par Bernadette GAMBO SOUANINZI, 2ème Secrétaire Parlementaire :

« Madame la Ministre ;

La Représentation Nationale vous interpelle en ce jour, conformément aux dispositions des articles 89 de la Constitution du 30 mars 2016 et 89 tirets 6 de la Loi organique N°17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement Intérieur sur trois (03) sujets  concernant le Ministère des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger.

Ces trois(03) sujets majeurs qui risquent de porter préjudice à ce Département qui est la vitrine de notre pays sont les suivants :

  • La situation récurrente et incompressible du Ministère des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger ;
  • La question de la délivrance des passeports diplomatiques aux étrangers ;
  • La situation de notre Représentation aux Nations Unies.

Sur la situation du Ministère des Affaires Etrangères et des Centrafricain de l’étranger

Les élus de la nation voudraient être informés sur la situation récurrente incompressible qui mine le Ministère des Affaires Etrangères notamment la mise en œuvre des recommandations formulées par le Syndicat du personnel de votre Département, à savoir :

  • L’enclenchement du processus de validation du projet du statut particulier du Ministère des Affaires Etrangères ;
  • La mise en application les différents textes qui président au fonctionnement régulier du Ministère des Affaires Etrangères (Organigramme, carte diplomatique et plan d’effectif) ;
  • La mobilité et à la rotation des cadres et agents de l’Etat entre l’Administration centrale et les services extérieurs (Ambassades et Consulats) ;
  • La mise en adéquation les salaires des diplomates et du personnel des missions diplomatiques et consulaires avec le niveau de vie du pays d’accueil ;

 

  • Le respect des domaines de compétence du Ministère des Affaires Etrangères conformément aux Conventions de Vienne du 18 avril 1961 et du 24 avril 1963 sur les relations diplomatique et consulaires au niveau des institutions nationales ;
  • La Régularisation des situations administratives d’intérim des postes vacants et du personnel de surface exerçant au Ministère des Affaires Etrangères ;
  • La convocation des Conférences des Ambassadeurs ;
  • L’application du quota des Ambassadeurs de carrières (3/4) et des Ambassadeurs (1/4) ;
  • Le respect de l’exécution du budget de rapatriement et de mise en route du personnel diplomatique et administratif, rappelé ou nouvellement affecté dans des missions diplomatiques et consulaires ainsi que la prise des crédits de fonctionnements et des loyers (chancellerie et résidence).

Sur la question de la délivrance des passeports diplomatiques aux étrangers 

Aussi, la Représentation nationale aimerait être située sur les mesures déjà prises par le Département des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger par rapport à la situation de la délivrance des passeports diplomatiques aux étrangers, constamment décriée dans la presse écrites ces derniers temps.

Sur la situation de notre Représentation aux Nations Unies

Enfin, la Représentation Nationale aimerait avoir des éclaircissements sur la suspension de la République Centrafricaine du droit de vote à l’Assemblée Générale et dans d’autres instances de l’organisation des Nations-Unies ainsi que sur  la question des loyers de la Chancellerie et de la Résidence.

Tels sont, Madame la Ministre, les éléments de l’interpellation de ce jour ».

 

   Le Président de l’Assemblée Nationale après quelques échanges d’amabilité avec la Cheffe de la diplomatie centrafricaine l’a invitée à donner ses impressions sur l’exposé de motifs du jour et c’est qui fut fait avant d’ouvrir la voie aux débats.

Dans l’ordre, les groupes parlementaires : Chemin de l’Espérance, URCA, KNK, La Renaissance, MLPC et MCU ont monté à la tribune en plus des interventions à titre individuel pour exprimer leurs préoccupations axées sur l’affaire des faux passeports diplomatiques supposés vendus à des étrangers contre une forte somme d’argent, la cessation de travail du personnel pour fait de grève et l’arrestation de certains responsables syndicaux, le non versement par la RCA de ses cotisations aux Nations Unies, l’état réel de la diplomatie centrafricaine avec les autres pays de la CEMAC, le Togo, le rapatriement du personnel diplomatique en fin de mission ou admis à la retraite ou encore la polémique autour de certaines personnalités de la Minusca.

Point par point, le membre du Gouvernement Sylvie BAIPO-TEMON se montrant à la hauteur de sa mission et maitrisant parfaitement son département, a apporté des réponses satisfaisantes aux préoccupations exprimées par les élus de la nation.

Au sortir ce grand exercice oral, Madame BAIPO-TEMON a reprécisé certaines choses, notamment la délivrance de faux passeports qu’elle a confirmé tout en soulignant que: « Des enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités de chacun ».

 « Seul le Chef de l’Etat ou le Ministre des Affaires Etrangères a les prérogatives de signer un document diplomatique », a-t-elle précisé.

L’autre point débattu a été celui du mouvement de grève enclenché par le personnel de son département occasionnant l’arrestation de certains responsables syndicaux. Selon la Ministre : « Chacun doit concourir afin d’apporter sa pierre à la reconstruction du pays. Si la grève est autorisée, certains corps de l’Etat y sont exclus. Le personnel a des droits et des devoirs. Mais des discussions sont en cours pour la libération de ces personnes arrêtées ».

Sur les trois(03) personnalités de la Minusca, l’interpellée a fait savoir que : « Il ne s’agit pas du départ de la Minusca comme le pensent certains compatriotes mais, j’ai demandé simplement le retrait ou la permutation de ces personnalités et c’est sous l’autorisation des responsables politiques que j’ai retiré cette demande parce que le Gouvernement a enclenché des discussions pour pouvoir remédier à cette affaire ».

Concernant les rapports que la RCA entretient avec les Etats de la CEMAC, l’oratrice a affirmé que : « Les relations sont bonnes. Un chronogramme du retour au siège de la CEMAC à Bangui est à jour et les choses se font de manière progressive ».

LE FORUM DES FEMMES PARLEMENTAIRES DE CENTRAFRIQUE CELEBRE EN DIFFERE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME DU 08 MARS

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La Journée Internationale de la Femme, édition 2020  célébrée le 08 mars de chaque année est une opportunité offerte à la RCA de valoriser le femme dans toutes ses dimensions et de reconnaitre ses potentialités ainsi que ses droits.

Dans ce contexte, les membres du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique (FFPCA), sous la houlette de leur présidente, l’honorable Emelie Béatrice EPAYEne sontpas restés en marge de ces manifestations en organisant le samedi 14 mars 2020 une Conférence-débat dans le somptueux cadre de l’hôtel Ledger plazza à Bangui. Conférence-débat à laquelle ont pris part les femmes venues des quatre coins du pays.

Sur le thème : « Femme, Source de Paix et Pionnière du Processus Electoral en République Centrafricaine », d’imminents intervenants ont animé ce moment de partage d’expériences dont les travaux se sont déroulés sous le présidium de Madame Danièle DARLAN, Présidente de la Cour Constitutionnelle.

Parmi les sous-thèmes, il y avait entre autres le rôle de la Femme dans la consolidation de la paix en RCA, le politique genre de l’Autorité Nationale des Elections dans le processus électoral, les défis et avancées du cadre juridique sensible au genre pour les élections ou encore la participation des jeunes aux élections dans le contexte politique centrafricain.

Organisée par le Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique en partenariat avec l’Union Européenne au travers de son Programme de Consolidation de la Paix et de la Démocratie et l’Agence Belge pour le Développement(ENABEL), cette rencontre qui a drainé plusieurs personnalités de différentes sphères a été rehaussée par la présence de la Première Dame de Centrafrique, Brigitte TOUADERA qui a ouvert et clos les travaux.

L’Assemblée Nationale a été représentée par l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président, représentant personnel du Chef du Parlement centrafricain Laurent NGON-BABA.

Tout a commencé par l’exécution de l’hymne national, La Renaissancepuis, deux allocutions ont ponctué cette conférence-débat. D’abord, celle de Madame Samuela ISOPI, Ambassadrice de l’Union Européenne et le discours de Madame la Première Dame de Centrafrique.

Ainsi, l’honorable Emilie Béatrice EPAYE,  Présidente duForum des Femmes Parlementaires de Centrafrique a, pour la circonstance tenu son discours en ces termes : 

« Honorable Président de l’Assemblée Nationale;

Madame Brigitte TOUADERA,  1ère Dame de Centrafrique;

Excellence, Madame Catherine Samba PANZA, Ancienne Cheffe d’Etat de Transition;

Mesdames les Présidentes des Institutions Républicaines;

Mesdames les membres du Gouvernement;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales;

Madame la Vice-présidente de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui;

Honorables Députées, membres du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique, Respectées Collègues;

Chères Sœurs Femmes de Centrafrique venant des 4 coins de notre pays;

Distingués invités;

Mesdames et Messieurs.

Au nom du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique que j’ai l’honneur de présider, je voudrais vous exprimer ma reconnaissance pour avoir accepté de prendre part à la Conférence-débat sur le thème «  Femme, Source de Paix et Pionnière du Processus électoral en République Centrafricaine ».

Cette reconnaissance va dans un premier temps à l’endroit du Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON BABA qui a accepté l’organisation de cette Journée.

Ma reconnaissance va aussi à l’endroit de la Première Dame de Centrafrique, Madame Brigitte TOUADERA, qui, en dépit de son agenda très chargé a accepté de patronner et d’honorer de sa présence cette journée qui honore la femme Centrafricaine.

Ceci est une preuve supplémentaire de son engagement à œuvrer pour l’épanouissement et l’amélioration des conditions de vie de la femme centrafricaine et de l’intérêt qu’elle accorde à la question des Droits des Femmes.

J’exprime également ma  gratitude à l’endroit de l’Union Européenne à travers son Ambassadeur,  Madame Samuela ISOPI et l’Agence Belge de Développement pour leur appui technique et financier.

Je remercie et félicite les Femmes Parlementaires qui ont mobilisé leurs propres ressources à travers leurs cotisations dans le cadre de l’élaboration des documents du projet qui a abouti à cette manifestation d’aujourd’hui.

Madame la 1ère Dame de Centrafrique;

Distingués invités,

La Journée Internationale de la Femme Célébrée le 8 mars de chaque année, est l’occasion donnée à chaque Etat de valoriser la femme, de reconnaître  ses potentialités ainsi que ses Droits.

Depuis la création du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique au début de la 6ème législature,  la célébration chaque année de la Journée Internationale des Femmes est l’occasion pour nous députées, de faire le point sur les lois votées et les ratifications des traités, conventions et accords en faveur des Femmes, les avancées dans leurs mises en œuvre  et surtout, de réfléchir sur les prochaines lois en faveur des Femmes  afin de préparer l’avenir et les opportunités qui attendent les futures générations de femmes centrafricaines.

  C’est ici l’occasion de reprendre le slogan de la nouvelle campagne d’ONU-Femmes: ” Génération -Égalité ” qui marque le 25ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d’Action de Beijing adopté en 1995 qui reste la feuille de route la plus déterminante pour l’autonomisation de la femme dans le monde.

L’édition 2020 intervient dans un contexte particulier des préparatifs des élections groupés de 2020-2021 en Centrafrique. C’est à nous les  femmes de nous interroger sur comment faire pour  avancer la cause de la paix dans notre pays où la paix est régulièrement menacée par les multiples conflits dans nos régions.

En Centrafrique, les femmes représentent plus de la moitié de la population et sont aussi les principales victimes de ces conflits. Elles constituent cette majorité silencieuse des personnes déplacées internes et des réfugiés.

C’est pourquoi, elles doivent s’impliquer dans le processus électoral, d’abord avoir droits comme leurs enfants à l’enregistrement de la naissance,  s’inscrire sur la liste électorale pour devenir électrice et plus tard des candidates.   

Les Membres du Forum des Femmes Parlementaires estiment que pour ce processus électoral,  les Femmes ont besoin des alliés. Nos alliés sont les hommes. Grâce à eux, nous avons voté la loi sur la parité et nous arrivons dorénavant à  exiger la prise en compte de cette loi dans toutes les lois que nous votons.

Grâce à eux, nous avons élu 2 femmes sur les 4 postes de Vice-présidents de l’Assemblée Nationale lors du renouvellement du Bureau il y’a une semaine.

Comme a déclaré la Présidente du Parlement de Malawi, Catherine GOTANI, 1ère femme élue Présidente du Parlement au Malawi: ” Nous sommes 45 femmes sur 193 députés, mais les hommes ont été les champions lors de ma campagne…Nous avons besoin des hommes pour nous aider à faire avancer notre agenda”  a-t-elle ajouté.

Notre Célébration de la Journée Internationale des Femmes d’aujourd’hui est inclusive, car elle regroupe les Femmes venant de toutes les préfectures de la République Centrafricaine ainsi que celle de Bangui. Elles appartiennent à des milieux différents et à toutes les tendances politiques de notre pays, et elles issues de notre diversité ethnique et religieuse.

Chères sœurs de Centrafrique;

Distingués invités.

Ce 8 mars 2020 constitue une nouvelle opportunité de partage, devant permettre aux unes et aux autres de mieux cerner leur implication dans la consolidation de la paix et leur participation au processus électoral en cours.

Je reste et demeure convaincue que la femme centrafricaine qui a toujours œuvré à l’épanouissement de sa famille, est l’actrice idéale pour la réconciliation de notre peuple et elle également l’élément incontournable pour la réussite du Processus électoral, gage d’une paix durable en République Centrafricaine.

Je souhaite à toutes et à tous la bienvenue.

Je vous remercie ».

PREMIEREREUNION DU NOUVEAU BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Sous la houlette du Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON-BABA, anciens et nouveaux membres du Bureau installés le 10 mars suite au renouvellement intervenu le samedi 07 mars 2020, ont marqué leur rentrée officielle à travers une réunion tenue le mercredi 11 mars dans l’après-midi au Salon d’honneur de l’institution.

Réunion de présentation et de prise de contact à laquelle, ont pris part le Directeur de Cabinet, le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale et son Adjoint, l’opportunité a été offerte au Chef du Parlement centrafricain de rappeler à tout un chacun son rôle dans l’optique de faire rayonner l’Assemblée Nationale.

A l’issue de cette réunion qui a duré plus d’une heure de temps, Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de la Représentation Nationale résume les faits saillants qui l’ont émaillée : « C’est la rentrée du nouveau Bureau de l’Assemblée Nationale sous la très haute présidence du très honorable Laurent GON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale. C’était la première réunion du Bureau après le renouvellement et il a été question d’abord,  de se présenter et le Président nous a rappelés à chacun ses attributions et son rôle ».

« La solidarité, la ponctualité et la disponibilité doivent être de mise et ce sont les maitre-mots prônés par le Président de l’Assemblée Nationale ensuite, nous avons examiné le premier dossier qui était pendant et nous avons également établi le programme de la semaine prochaine, programme qui sera validé par la Conférence des Présidents de vendredi », a poursuivi l’honorable MAPENZI.

Sur la question de différentes commissions mises en place pour harmoniser les salaires et examiner  les effets d’avancements, l’orateur affirme: « Ça fera l’objet de la prochaine réunion du Bureau parce que ce sont des dossiers de très grande importance et le travail étant finalisé par les deux commissions que j’avais eues  l’honneur de présider ».

« J’attends présenter ces résultats au Bureau pour adoption. Je crois que ça sera fait lors de la prochaine réunion du Bureau parce que le personnel doit être au maximum motivé et encouragé en ce sens que ceux qui ont mérité, doivent avoir des avancements et ceux qui ne méritent pas, nous allons aussi traiter des dossiers disciplinaires », a-t-il précisé avant conclure : «  Cette gestion du dossier du personnel, nous allons tout faire pour qu’il n’y ait aucun problème ».

UNE ALLIANCE DES PARLEMENTAIRES POUR LA SECURITE ALIMENTAIRE ET LA NUTRITION BIENTOT A L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA assisté du Président de la Commission Production et de quelques membres de son cabinet a reçu en audience le mardi 10 mars 2020, le député Yves Fernand MANFOUMBI, Secrétaire Général du Réseau des Parlementaires pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (SAN), qu’accompagnaient Madame AISSA Mamadoultaîbou, chargée de Nutrition FAO pour l’Afrique Centrale et la Représentante de cette même institution en Centrafrique, Perpetua KATEPAKALALA.

La mise en place de l’Alliance Parlementaire de la RCApour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnellesuite aux échanges fructueux que le Chef du Parlement centrafricain  a eus avec les hautes personnalités de la FAO à Brazzaville au Congo lors du sommet interparlementaire présidé par le Président Denis SASSOU NGUESSO autour du thème « Nutrition et Sécurité alimentaire », et bien d’autres activités à mener surplace par cette structure, ont été au centre de cette rencontre.

Monsieur MANFOUMBI au sortir de l’audience a déclaré: « Cette rencontre s’inscrit en droite ligne des discutions engagées par la Représentante de la FAO après le forum de Brazzaville et l’une des recommandations fortes qui avaient été formulées par les parlementaires de la sous-région, c’était d’amener chaque Etat àcréer une Alliance Parlementaire pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle ».

Aussi a-t-il poursuivi : « Le très honorable Président du Parlement de la République Centrafricaine avait sollicité le partenaire technique, la FAO pour pouvoir l’accompagner dansla mise en place de l’Alliance Parlementaire de la RCA pour la Sécurité Alimentaire. Et sur les  hautes instructions du Président ISIDORENVOUMBA, Président du Réseau des Alliances Parlementaires de la sous-région et sur les instructions aussi du très honorable  Faustin BOKOBI, j’ai été mandaté en tant que Secrétaire Général du Réseau des Alliances Parlementaire pour pouvoir accompagner, appuyer la République Centrafricaine dans la mise en place de cette Alliance Parlementaire ».

« L’audience qui nous a été accordée par le Président a porté sur le processus de sensibilisation qui aura lieu le jeudi à l’Assemblée Nationale mais, on aura un premier travail d’examen du cadre normatif à savoir le Statut et le Règlement Intérieur, un plan d’action de l’Alliance Parlementaire de la RCA et le jeudi avec une sensibilisation ou les agents du système des Nations Unies vont revenir sur la nécessité de pouvoir investir sur les questions de nutrition et le repositionnement de la nutrition comme étant un droit à l’alimentation », a précisé Monsieur MANFOUMBIqui conclut en ces termes : « Il faudrait que le corpus de nos lois fondamentales puisse intégré désormais la nutrition comme étant une dépense de souveraineté nationale au même titre que la défense nationale ».

UNE FORTE DELEGATION DES GRANDS LACS REÇUE A L’ASSEMBLEE NATIONALE

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Evaluer la situation sécuritaire, humanitaire et s’enquérir des efforts sans cesse constants déployés par les hautes autorités dans la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en Centrafrique de Khartoum, ont été les maitre-mots à l’ordre du jour de l’audience que le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordée le mardi 10 mars 2020 à l’Ambassadeur Zachary MIRIBI-MUITA, Secrétaire Exécutif de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

Monsieur MIRIBI-MUITA, pour la circonstance s’est fait entourer des Hauts cadres diplomates ainsi  des Officiers Généraux et Supérieurs des forces armées des pays membres de laConférence Internationale sur la Région des Grands Lacs et les longuesdiscussions qu’ils ont eues, ont permis au point focalCIRGL, honorable Davy YAMA de faire la déclaration suivante devant la presse parlementaire : «  La Représentation Nationale à travers le Président de l’Assemblée Nationale et nous qui l’avons assisté dans cette audience s’est beaucoup réjouie de la présence du Secrétaire  Exécutif de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, accompagné aussi des membres du mécanisme conjoint d’évaluation élargie constitués des militaires représentant tous les pays de la CIRGL ».

« Nous avons apprécié cette visite parce que c’est une fois de plus une attention particulière qui est portée sur notre pays, la République Centrafricaine à travers l’évaluation dans la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum signé à Bangui le 06 février 2019 », a fait savoir le Député de Kouango 2 qui indique : « Ils sont venus évaluer la mise en œuvre de cet accord et proposer aussi leur appui pour l’accompagnent dans le processus électoral en cours en République Centrafricaine mais,  cet appui peut être multi forme, il y a d’abord l’expertise de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs qui pourrait être mobilisée pour accompagner la République Centrafricaine par ce processus électoral ».

« Nous les avons invitésà faire un plaidoyer au tour de la question de la levée totale de l’embargo à destination de la République Centrafricaine » a-t-il souligné.

L’ASSEMBLEE NATIONALE RENOUVELLE SON BUREAU

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  Les élus de la nation ont procédé le samedi 07 mars 2020 au renouvellement des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale conformément au Règlement Intérieur régissant l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire.

 Dirigées par l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale, les opérations de vote enclenchées de 10 heures 40 minutes à 21 heures ont permis aux députés d’élire certains de leurs collègues à différents postes de responsabilité.

C’est ainsi que l’on a enregistré huit(08) nouvelles entrées avec comme particularité : deux femmes parlementaires aux postes de 3ème et 4ème Vice-présidentes. Ce sont respectivement Annette Ernestine LAMINE et Gina Michèle SANZE.

Parmi ceux qui ont été reconduits à leurs postes, on peut citer Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président, Mathurin DIMBELET NAKOE, 2ème Vice-président, Ghislain Magloire MAKANGO, 3ème Questeur, Bernard DILLAH, Premier Secrétaire Parlementaire, Luc NINGA, 1er Membre et Alimé AZZIZA SOUMAINE, 4ème Membre.

Outre les postes de 3ème et 4ème Vice-présidentes occupés par deux dignes grandes dames, les nouveaux entrants sont :

  • Maxime BONDJO, 1er Questeur en remplacement d’Augustin TO-SAH-BE-NZA, Chris Eric GALLO, député de Kaga-Bandoro 1 élu 2ème Questeur, Bernadette GAMBO SOUANINZI, 2ème Secrétaire Parlementaire succédant ainsi David Bernadette GOMINA-PAMPALI, Clément NDOMBE, 3ème Secrétaire Parlementaire qui a battu Jean -De-Dieu MANDABA, Anicet SAMALET tombeur de Jonas DONON au poste de 2ème membre et enfin, Florent KEMA qui est venu à bout du député de Kouango 1 Sylvain MARANDJI.

En récapitulatif, le nouveau Bureau de l’Assemblée Nationale est composé ainsi qu’il suit :

« Président : Laurent NGON-BABA

1er  Vice-président : Jean Symphorien MAPENZI

2ème Vice-président : Mathurin DIMBELET NAKOE

3ème Vice-président : Annette Ernestine LAMINE

4ème Vice-président : Gina Michèle SANZE

1er  Questeur : Maxime BONDJO

2ème Questeur : Christ Eric GALLO

3ème Questeur : Ghislain Magloire MAKANGO

1er Secrétaire Parlementaire: Bernard DILLAH

2ème Secrétaire Parlementaire: Bernadette GAMBO SOUANINZI

3ème Secrétaire Parlementaire: Clément NDOMBE

1er      Membre: Luc NINGA

2ème Membre: Anicet SAMALET

3ème Membre: Florent KEMA

4ème Membre: Alimé AZIZA SOUMAÏNE »

Et, pour mettre un terme à cette longue journée du scrutin, le Président de l’Assemblée Nationale s’est exprimé en ces termes : «Chers collègues députés,   je voudrais féliciter l’ensemble des députés pour le bon déroulement du scrutin qui honore notre institution. Je voudrais aussi remercier les anciens membres du Bureau qui ont contribué par une collaboration harmonieuse à l’accomplissement de ma lourde tâche à la tête de la Représentation Nationale depuis le 29 octobre 2018 ».

« Aux nouveaux membres du Bureau,  je vous présente toutes mes félicitations pour vos brillantes élections qui témoignent de la confiance que vos collègues ont bien voulue placée en vous », a fait savoir Laurent NGON-BABA qui, pour conclure, a formulé un vœu «  J’ose espérer que cette confiance méritée sera traduite dans les actes que vous accomplirez dans une franche collaboration pour la bonne marche de notre noble institution, et vous invite à l’appel de vos noms à occuper les places qui seront désormais les vôtres ».

L’ASSEMBLEE NATIONALE EN PREMIERE SESSION ORDINAIRE 2020

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   Par arrêté du 27 février dernier signé l’honorable Laurent NG0N-BABA, l’Assemblée Nationale enclenche ainsi sa première session ordinaire au titre de l’année en cours du 02 mars au 30 mai 2020.

C’est dans cette optique que se sont ouverts ce jour, lundi 02 mars 2020, les travaux de la présente session ordinaire présidée par Laurent NG0N-BABA, Président de l’Assemblée Nationale.

Pendant quatre-vingt et dix jours (90), les élus de la nation auront à examiner plusieurs projets de loi parmi lesquels, ceux qui n’ont pas été évacués pendant la première session extraordinaire qui s’était tenue du 19 au 28 février 2020 dans la maison du peuple.

Le Premier Ministre, Firmin NGREBADA qui n’a pas dérogé à la tradition, a rehaussé de sa présence cette cérémonie à laquelle ont pris également  part de nombreuses personnalités, Présidents des institutions, Représentants des différentes couches socio-professionnelles, Ambassadeurs, Chefs des Missions diplomatiques, Postes Consulaires et les Représentants des Organismes Internationaux.

Après la lecture de l’arrêté de convocation de l’Assemblée Nationale en Session Ordinaire faite par le Député Jean De Dieu MANDABA, 3ème Secrétaire Parlementaire, le numéro 1 du Parlement centrafricain, Laurent NGON-BABA a prononcé son allocution de circonstance en ces termes :

« Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs des Missions Diplomatiques, Postes Consulaires et Représentants des Organisations Internationales ;

Honorables Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale :

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Mesdames et Messieurs les Membres de Cabinet de la Présidence, de l’Assemblée Nationale et de la Primature;

Mesdames et Messieurs les Responsables des Centrales Syndicales ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis Politiques ;

Monsieur le Deuxième Vice-Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ;

Mesdames les Représentantes des Organisations Féminines ;

Distingués invités ;

Mesdames et Messieurs,

            C’est avec un insigne honneur et un plaisir immense, au nom de tous les Députés de la Nation, du personnel administratif et du mien propre, que je vous accueille de nouveau en ce haut lieu de la Démocratie centrafricaine. Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à la cérémonie d’ouverture de la Première Session Ordinaire de l’année 2020.

     Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Mesdames et Messieurs,

            A la clôture de la deuxième Session Ordinaire de l’année 2019, le 29 décembre dernier, j’invitais les Collègues à une excellente jouissance de l’intersession dans leurs circonscriptions respectives. Hélas, pour certains collègues siégeant en Commission Elargie ou Mixte, ils n’ont pas eu droit à ce repos ainsi que l’ensemble des députés qui,  pour des raisons d’intérêt national, ont abrégé leur congé pour participer à la Session Extraordinaire clôturée, il y a (72 h) Soixante-douze heures.

            Encore une fois, je vous prie de recevoir, Chers Collègues, mes sentiments de satisfaction pour le travail bien accompli dans l’intérêt bien compris du peuple que nous représentons.

            En reprenant une nouvelle session de trois (3) mois ; nous sommes appelés à accomplir nos multiples missions parlementaires pendant cette période.

            S’agissant de la mission législative, nous avons déjà plusieurs projets de Loi en examen par les commissions compétentes.

            Je citerai à titre d’exemple :

  • Le projet de Loi portant Code des Circonscriptions Administratives dont l’adoption permettra de renforcer le Code des Collectivités Territoriales déjà adopté;
  • Le projet de Loi portant Statut Général des Militaires ;
  • Le projet de Loi portant Code des Petites et Moyennes Entreprises en République Centrafricaine ;
  • Le projet de Loi autorisant la Ratification de l’Accord sur la Zone de Libre-échange Continental Africain (ZLECAF) ;
  • Le projet de Loi portant Droits d’Auteurs et Droits voisins en République Centrafricaine etc…

            Il s’agit des textes qui ont un impact immédiat sur la vie sécuritaire, politique, économique et sociale de notre pays.

            Concernant la mission de contrôle de l’action gouvernementale, les élus de la nation auront au cours de cette session à auditionner le gouvernement sur les préoccupations de la population, soit par son interpellation, soit par les séances des questions écrites ou orales.

            Ce sont des exercices de la démocratie qui offrent l’occasion au gouvernement d’informer directement la population sur la mise en œuvre de la politique du Président de la République.

            Je saisis cette occasion pour demander au gouvernement de tout mettre en œuvre pour éviter la perturbation de l’année académique en cours par la revendication des enseignants vacataires relative à leur intégration.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

            Votre Gouvernement a pris des mesures sociales courageuses pour l’intégration des jeunes dans la Fonction Publique sous la clairvoyance de Son Excellence, Professeur Faustin Archange TOUADERA.

            Cependant, l’application de ces mesures par les instances compétentes devrait se fonder sur des critères objectifs et de bonne gouvernance.

            J’en appelle donc à votre sens élevé de responsabilité et de vigilance pour le bon déroulement du processus d’intégration dans la Fonction Publique.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

      Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs des Missions Diplomatiques,           Consulaires et Représentants des Organisations Internationales ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Mesdames et Messieurs ;

Distingués Invités,

            L’Assemblée Nationale étant la Haute Institution en charge de légiférer, son bureau sous ma conduite ne cesse de renforcer la bonne gouvernance dans la gestion de cette noble Institution.

            C’est ainsi qu’un organigramme a été adopté pour une meilleure maîtrise du personnel et de la masse salariale.

            Prenant en compte les observations et recommandations des Rapports de Contrôle de la Cour des Comptes (rapport provisoire) et de la haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, un Règlement Financier vient d’être adopté par le Bureau de l’Assemblée Nationale par Arrêté N°002/AN/P du 28 janvier 2020.

            Le Règlement Financier définit avec précision la mission de chaque responsable dans toute la chaîne d’exécution des dépenses. Il reprend ainsi  toutes les recommandations formulées par les deux (2) organes cités ci-haut pour assurer une gestion transparente à l’Assemblée Nationale.

            Aujourd’hui, cette recherche de la transparence a convaincu les partenaires qui ont accepté d’accompagner les élus du peuple centrafricain en facilitant leur dotation en véhicule 4 x 4 Toyota.

            Jamais, jamais et  jamais, cela n’a été fait au Parlement Centrafricain. Ce moyen roulant permet désormais à chaque député de prendre attache avec sa circonscription et ses électeurs à tout moment, de répondre à temps à toute sollicitation.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs ;

            Au-delà de l’Assemblée Nationale, nous voici en pleine année électorale et, je voudrais adresser tout mon soutien à l’Autorité Nationale des Elections qui est à pieds d’œuvre et qui se déploie en ce moment même sur toute l’étendue du territoire pour la mise en place de ses démembrements.

            L’année 2020 interpelle tout le monde, Président de la République, Parlement, Gouvernement, acteurs politiques, de la Société Civile, groupes armés, partenaires techniques et financiers, Communauté Internationale afin de créer le climat propice pour les élections.

 

            C’est le sens du geste salutaire de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA en recevant les Anciens Présidents de la République, Chefs d’Etat et Premiers Ministres.

            C’est le sens d’importants projets de Lois adoptés par l’Assemblée Nationale en Session Extraordinaire  tels que les projets de Loi portant Création de la Commission Vérité, Justice, Réparation, Réconciliation ; projet de Loi relatif aux Partis Politiques et Statut de l’Opposition ; projet de Loi fixant le Régime de Pension des anciens Présidents de la République.

            C’est aussi le sens des derniers communiqués signés par les Chefs des groupes armés FPRC de Monsieur Nouredine ADAM et UPC de Monsieur Ali DARAS. Nous osons croire à leurs engagements avec bonne foi.

            Avec l’appui de la Communauté Internationale à travers la MINUSCA, je souhaite plein succès au processus électoral.

            Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la Première Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale 2020.

            Je vous remercie ».