LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ECHANGE AVEC LA PRESSE SUR LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NG0N-BABA a été ce lundi après-midi 16 septembre 2019 face aux professionnels des medias pour donner une conférence de presse relative à la célébration du 130ème anniversaire de la Journée Internationale de la Démocratie (JID).

En présence des Présidents des institutions républicaines, des Députés de la Nation, des membres du cabinet de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale, de la Primature, quelques membres du Gouvernement, Ambassadeurs, Représentants des institutions et organismes internationaux, partenaires sociaux et maires d’arrondissements de Bangui, le Président Laurent NGON BABA a épluché les valeurs de la démocratie en remontant le temps avec la Conférence de La Baule de 1990. Puis, l’orateur a répondu de manière convaincante aux préoccupations de ses interlocuteurs. Lesquelles préoccupations ont été axées sur la marche de la démocratie au sein de l’Assemblée Nationale, sa perception de ce concept, l’exercice de la démocratie après les années de turbulence, le retour à la légalité Constitutionnelle, suite aux élections présidentielle et législatives de 2015-2016, la Constitution du 30 mars 2016, la mise en place des institutions et certaines affaires qui ont défrayé les chroniques des journaux sur l’institution parlementaire avec en toile de fond, le présumé acte de corruption d’un député.

Avant de se prêter aux questions des journalistes, l’honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale a prononcé son propos liminaire en ces termes:

  • Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;
  • Honorables Députés, chers Collègues ;
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet de la Présidence, de l’Assemblée Nationale et de la Primature ;
  • Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ;
  • Mesdames et Messieurs les Acteurs de la Vie politique et sociale ;
  • Très chers Amis, Professionnels des médias ;
  • Distingués Invités ;
  • Mesdames et Messieurs.

    L’Union Interparlementaire, composée de 179 Parlements de par le monde et 12 membres associés, le tout pour une population de 6 milliards 500 millions des personnes, célèbre le 15 septembre de chaque année, la Journée Internationale de la Démocratie, instaurée par la Résolution des Nations Unies en 2007. L’objectif est de renforcer et de consolider la Démocratie dont la déclaration universelle a été adoptée en 1997 par l’Union Interparlementaire au Caire en Egypte.

   En effet, la Démocratie, idéal universellement reconnue,  fondé sur les valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques vise essentiellement à promouvoir la dignité et les droits fondamentaux du citoyen, à assurer la justice sociale, à promouvoir le développement économique et social de la collectivité, à renforcer la cohésion de la société ainsi que la quiétude nationale et créer un climat propice à la paix internationale.

   La Démocratie repose sur l’existence des institutions judicieusement structurées qui fonctionnent comme un corps avec des normes et des règles, selon la volonté de la société toute entière, pleinement consciente de ses droits et responsabilités. Les institutions démocratiques ont pour rôle d’arbitrer les tensions et de maintenir l’équilibre entre ces aspirations concurrentes que sont la diversité et l’uniformité, l’individuel et le collectif, dans le but de renforcer la cohésion et le vivre ensemble.

   C’est dans cette optique que le peuple centrafricain a œuvré avec détermination pour le retour à l’ordre constitutionnel par l’adoption de la nouvelle constitution du 30 mars 2016 à l’issue de laquelle un nouveau Président de la République a été élu, qu’une nouvelle Assemblée Nationale a été installée ainsi que des nouvelles Institutions de la République.

   La célébration de cette journée s’inscrit dans le cadre de la campagne parlementaire mondiale du 130ème anniversaire, qui vise à atteindre 46.000 parlementaires du monde.

   Cette célébration traduit l’engagement de chaque parlement en particulier et l’Union Interparlementaire en général de promouvoir la paix et du développement, et atteste leur conviction pour le renforcement du processus de démocratisation et ses institutions représentatives.

   C’est à ce titre que l’Assemblée Nationale Centrafricaine, membre de l’Union interparlementaire ne saurait se soustraire à ce rituel démocratique et célèbre pour la première fois les 15 et 16 septembre 2019, sous le thème ‘’DEMOCRATIE ET PAIX’’, cette Journée Internationale de la Démocratie, à l’instar des Assemblées de cet espace démocratique, d’où cette importante rencontre qui nous réunit ici à l’hémicycle de la Maison du Peuple, épicentre de la démocratie en République Centrafricaine.

   A cette occasion, j’exhorte tous les démocrates à œuvrer sans relâche pour la promotion des valeurs démocratiques et à leur diffusion auprès d’un grand nombre de nos compatriotes et de prohiber le recours à tout autre moyen non conventionnel dans l’exercice des droits et libertés des citoyens.

  J’invite tous les Compatriotes de toutes couches sociales à œuvrer ensemble pour la sauvegarde de la démocratie, de la paix, dans une totale cohésion afin de préserver l’unité nationale, le tout dans un esprit de participation active avec nos partenaires techniques ainsi que les pays amis.

   La célébration de cette Journée Internationale de la Démocratie nous permet aujourd’hui de vulgariser cet idéal démocratique par des échanges avec les acteurs de la vie politique, sociale, et les professionnels des medias qui sont aussi des acteurs de la démocratie et de la promotion de la paix.

  Je suis particulièrement heureux pour échanger avec vous sur la ‘’démocratie et la paix’’, thème retenu pour cette journée.

Je vous remercie

L’ASSEMBLEE NATIONALE CENTRAFRICAINE CELEBRE LE 130ème ANNIVERSAIRE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE

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Le Parlement centrafricain s’associe à l’Union Interparlementaire (IUP) pour célébrer ce 15 septembre 2019, la Journée Internationale de la Démocratie. Et c’est la toute première fois que la République Centrafricaine célèbre cette journée autour du thème national : « Démocratie et Paix ».

Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a, à cette occasion prononcé son discours y relatif en ces termes :

Centrafricaines,

Centrafricains,

Bien chers Compatriotes,

            Depuis septembre 1997, au Caire (Egypte),  l’Union Interparlementaire (UIP) a adopté la Déclaration Universelle sur la Démocratie.

Par la suite, l’UIP a lancé la Journée Internationale de la Démocratie qui a été instaurée par la Résolution des Nations Unies en 2007 dont l’objectif est de renforcer et de consolider la Démocratie.

La Démocratie, comme l’indique la Déclaration Universelle sur la Démocratie, je cite : « la Démocratie est un idéal universellement reconnu et un objectif fondé sur des valeurs communes à tous les peuples qui composent la communauté mondiale, indépendamment des différences culturelles, politiques, sociales et économiques. Elle est donc un droit fondamental du citoyen, qui doit être exercé dans des conditions de liberté, d’égalité, de transparence et de responsabilité, dans le respect de la pluralité des opinions et dans l’intérêt  commun ». Fin de citation.

            Cette célébration traduit l’engagement de chaque Parlement en particulier et de l’UIP en général en faveur de la paix et du développement.

            Elle atteste que leur conviction pour le renforcement du processus de démocratisation et ses institutions représentatives contribuent grandement à la préservation de la paix.

            L’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, Membre de l’Union Interparlementaire (UIP), qui partage cette conviction et cet engagement ne saurait donc se soustraire à ce rituel démocratique.

            C’est à ce titre qu’elle  célèbre pour la première fois, les 15 et 16 septembre 2019, la Journée Internationale de la Démocratie à l’instar des Assemblées de cet espace d’expression démocratique.

            Cette célébration qui commémore également le 130ème anniversaire de l’UIP démontre à suffisance l’enracinement séculaire de la démocratie dans cet espace imaginé et créé par ses auteurs pour l’expression de la volonté des Peuples à travers leurs Représentants.

Chers Compatriotes,

            Notre Parlement place cette célébration sous le signe : « Démocratie et Paix », thème qui cadre parfaitement avec le contexte centrafricain.

            Nous sommes à la recherche quotidienne de la paix et de la sécurité en vue de vivre et vaquer librement à nos occupations. Ce sont donc ces valeurs démocratiques qui doivent nous pousser à nous engager davantage, chacune et chacun, par tous les temps, à œuvrer pour la reconstruction de notre pays et  son développement.

            C’est avec une fierté renouvelée que notre Parlement revendique aujourd’hui son appartenance à cette grande famille mondiale.

            A titre de rappel, l’Union Interparlementaire est composée de 179 Parlements de par le monde et 12 Membres Associés, le tout représentant plus de 6,5 milliards de personnes.

            En unissant autant de Parlements, c’est-à-dire de Représentants des Peuples, l’Union Interparlementaire unit effectivement les Citoyens.

            L’occasion ainsi offerte permet à notre pays, la République Centrafricaine de faire un bilan, à tout le moins à grands traits, de sa longue marche vers la démocratie.

            C’est au cours des années 1970 et 1990 que l’aspiration à la Démocratie du Peuple centrafricain a eu raison de la dictature et de la pensée unique et a laissé libre cours au multipartisme par lequel l’expression populaire a commencé à prendre corps et à se porter en faveur de la paix, de la justice et du développement.

            Depuis lors, c’est de façon démocratique et cyclique que le Peuple centrafricain adopte les règles juridiques qui le guident et choisit ses dirigeants et Représentants dans les sphères de décision et de gestion de sa destinée.

Cependant, durant les dernières décennies, la République Centrafricaine a connu des moments difficiles rendant parfois mitigée la marche vers la Démocratie.

            Le recours à des moyens illégaux a failli prendre le dessus. Mais, le peuple centrafricain, avec courage et abnégation a résisté aux tentations et s’est déterminé à œuvrer pour le retour à l’ordre constitutionnel par l’adoption de la nouvelle Constitution du 30 mars 2016.

C’est dans cet esprit qu’un nouveau Président de la République    a été élu, qu’une nouvelle Assemblée Nationale a été installée ainsi que des nouvelles institutions de la République.

            Cette marche en avant ne s’est pas faite sans obstacles, car avec la résurgence des violences commises par les groupes armés, le processus du dialogue et de la réconciliation nationale a été engagé avec l’appui de la communauté internationale ayant débouché sur l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale du 06 février 2019.

            Considéré comme le moins mauvais des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres, le régime démocratique garantit aux citoyens la pleine jouissance de leurs libertés et de l’exercice de leurs droits.

            Les instruments juridiques internationaux auxquels notre pays a librement souscrit matérialisent cette volonté.

            En le disant, je pense entre autres à la Déclaration Universelle des Nations Unies du 10 décembre 1948 relative aux Droits de l’Homme et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et du Peuple de 1981.

            L’idéal démocratique vers lequel le peuple centrafricain aspire légitimement dépend du rythme de son édification et de la volonté des acteurs à y parvenir. Pour cela, il faut en être convaincu.

            J’exhorte tous les démocrates à œuvrer sans relâche pour la promotion des valeurs démocratiques et à leur diffusion auprès d’un grand nombre de nos compatriotes et de prohiber le recours à tout moyen non conventionnel dans l’exercice des droits et liberté des citoyens.

            J’exhorte également tous les Compatriotes de toutes couches sociales à œuvrer ensemble pour la sauvegarde de la démocratie, de la paix, dans une totale cohésion afin de préserver l’unité nationale, le tout dans un esprit de collaboration active avec nos partenaires techniques ainsi que les pays amis.

            Quant aux élus de la nation que nous sommes, nous serons toujours guidés, comme par le passé, par les éléments qui caractérisent la Démocratie dans l’examen et l’adoption des textes ainsi que l’exercice des prérogatives parlementaires.

            Je ne saurai terminer mes propos sans remercier les partenaires internationaux qui nous accompagnent sur le chemin de l’édification et de la consolidation de la Démocratie en République Centrafricaine.

            De même, je me dois de rendre un hommage mérité au peuple centrafricain que nous représentons pour sa lutte constante et son abnégation dans l’enracinement de la Démocratie dans notre pays.

            Vive la Coopération parlementaire internationale,

            Vive la Démocratie,

            Je vous remercie.

L’OIF SOLLICITE L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR LA PRISE EN COMPTE DE LA CNDHLF DANS LE BUDGET 2020

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA s’est entretenu ce vendredi 13 septembre 2019 avec Monsieur Michel FORST, Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme qu’accompagnait, Madame Delphine COUVEINHES MATSUMOTO, Spécialiste de programme « Promotion et Protection des Droits de l’Homme » de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en séjour de travail en terre centrafricaine.

L’émissaire onusien Michel FORST entend, à travers cette visite auprès du Numéro 1 du Parlement centrafricain évoquer avec lui la situation des Droits de l’Homme de manière beaucoup plus large et plaider en faveur de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales dépourvue de moyens conséquents pour qu’ au prochain examen et adoption de la Loi de Finances 2020, qu’elle soit prise en compte au même titre que les autres institutions de la République.

Au sortir de cette entrevue avec le Président NGON-BABA, le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme, Monsieur FORST s’est exprimé devant la presse parlementaire en ces termes : « Cette visite se situe dans le cadre d’un appui apporté par l’Organisation Internationale de la Francophonie (IOF), au renforcement des institutions de la République. Nous sommes venus travailler avec les partenaires techniques et financiers et avec le Gouvernement au renforcement des capacités de la Commission Nationale des Droits de l’Hommes et des Libertés Fondamentales. Depuis que nous avons commencé ces entretiens à la fois avec la société civile mais aussi le Gouvernement et maintenant le Parlement, on sent une vraie volonté politique de la part des partenaires d’avancer plus loin et construire les institutions dont l’Etat a besoin pour assurer pleinement la mise en œuvre de l’Accord de paix ».

Aussi, a-t-il ajouté : « Pour la Francophonie comme pour les Nations-Unies, une institution nationale des Droits de l’Homme comme la CNDHLF est un élément clé de la restauration de l’Etat de droit et nous avons expliqué d’abord à la Commission Nationale comment elle pouvait mieux exister dans le paysage politique en menant des missions d’investigation, de recherche, de publication sur les droits fondamentaux dans le pays, et comment l’Etat pouvait progressivement renforcer par des moyens techniques, financiers la place  qu’elle joue dans le paysage politique. Ce qui est important, c’est que l’Etat reconnaisse la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales comme une institution de l’Etat au même titre que les autres institutions de la République Centrafricaine et dote la CNDHLF des moyens lui permettant d’assurer pleinement sa mission ».

« Nous repartons aujourd’hui de Bangui rassurés et confiants par les engagements qu’ont pris à la fois, le Chef du Gouvernement mais également le Président de l’Assemblée Nationale », a souligné monsieur Michel FORST.

L’ORGANISATION MONDIALE POUR LA PAIX DISPOSEE A COOPERER AVEC L’ASSEMBLEE NATIONALE CENTRAFRICAINE

Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu au cours d’un échange ce mercredi 11 septembre 2019, Monsieur Samuel DELGADO, Président de l’Organisation Mondiale pour la Paix qu’accompagnaient quelques membres de la Fondation ISSA HAYATOU, venus décerner au Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, une récompense pour ses efforts inlassables dans la recherche de la paix en Centrafrique.

A travers cette rencontre, il a été question pour Monsieur DELGADO d’établir un partenariat entre son institution et l’Assemblée Nationale et au-delà appuyer la RCA dans différents projets en vue de son relèvement.

L’hôte du Président de l’Assemblée Nationale au sortir de l’audience a déclaré : « Nous avons parlez des problèmes liés à l’énergie et aux problèmes de santé pour les populations centrafricaines. La base pour travailler tous ces projets, c’est d’ abord l’énergie et la santé sans lesquelles rien ne peut se faire, même pas la paix ».

Pour en arriver là, a souligné que : « D’abord, c’est créé un cadre de convention entre l’Organisation Mondiale pour la paix et la République Centrafricaine. Et puis dans un second temps, développer des projets et les mettre en œuvre pour le développement de la République Centrafricaine », a souligné le Président de l’OMPP.

« C’est très important de bénéficier d’abord de l’appui de l’Assemblée Nationale pour la mise en œuvre de tels projets » a fait savoir Samuel Delgado Président de l’Organisation Mondiale pour la Paix.

L’Organisation Mondiale pour la Paix est basée à Mexico, Capitale du Mexique en Amérique Centrale.

LE REDHAC PLAIDE POUR L’ADOPTION PAR L’ASSEMBLEE NATIONALE DE LA LOI PORTANT PROMOTION ET PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS EN CENTRAFRIQUE

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a reçu en audience ce mercredi 11 septembre 2019, une délégation des membres du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale(REDHAC), conduite par le Professeur Rémy NGOY LUMBU, Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme et Point Focal sur les représailles à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en séjour de travail en République Centrafricaine.

Cette visite auprès du numéro 1 de la Représentation Nationale Centrafricaine visait à mener ensemble avec lui, une réflexion dans une approche holistique afin de pouvoir doter les Défenseurs des Droits de l’Homme d’un texte de loi efficace assurant leur protection. Autrement dit, il s’agissait pour le Professeur NGOY LUMBU de plaider pour que l’Assemblée Nationale puisse adopter la loi portant ‘’Promotion et Protection des Défenseurs des Droits Humains en République Centrafricaine comme il l’a confirmé au micro de la presse parlementaire : « Je suis venu voir l’autorité parlementaire, la deuxième personnalité de la République Centrafricaine parce que je suis venu dans une mission de plaidoyer pour pouvoir demander au Parlement de devoir au cours de ces prochaines sessions, à la discrétion du Président de l’Assemblée Nationale pour voir dans quelle mesure le Parlement pourrait examiner, soit une proposition de loi si jamais les députés adoptent le texte que nous allons emmener,  soit le texte passe par le Gouvernement sur la protection des défenseurs des droits humains ».

 « La République Centrafricaine est Etat-Partie à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et c’est dans ce cadre-là que l’Union Africaine, ensemble avec l’Organisation des Nations Unies sont en train de chercher à créer un cadre légal partout en Afrique. Un cadre légal qui protège les Défenseurs des Droits de l’Homme dans leur propre pays pour les activités qui sont les leurs, lorsqu’ils travaillent dans leur propre pays », a ajouté monsieur NGOY LUMBU.

« En Afrique jusqu’alors, trois pays ont adopté ces lois. Ces pays sont la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso et le Mali en Afrique de l’Ouest et nous commençons des plaidoyers en Afrique Centrale », a indiqué Monsieur NGOY LUMBU qui précise: « Le premier pays est la République Centrafricaine et c’est la raison pour laquelle le texte est préparé et rédigé par les Défenseurs des Droits de l’Homme eux-mêmes et validé par eux. Il était de mon  devoir en tant que Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des Droits de l’Homme de venir remettre ce texte officiellement à l’autorité parlementaire et le lui en faire part ».

«  Nous avons eu des messages assez sympathiques et positifs de sa part tout en indiquant toutes les voies et moyens que nous pouvons mobiliser pour que ce texte soit rapidement examiné par l’Assemblée Nationale, ce qui fera de la RCA un pays ami des défenseurs des droits de l’homme et premier pays en Afrique Centrale si jamais le texte était adopté d’ici aux prochaines sessions de l’Assemblée parlementaire », a-t-il conclu.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée au Salon d’honneur de l’Assemblée Nationale en présence des honorables Jean Symphorien MAPENZI et Henri VIGNER MYLLA, respectivement 1er et 2ème Vice-présidents ainsi que des membres du Cabinet.

Y ont également pris part aux cotés du Professeur Rémy NGOY LUMBU, Madame Maximilienne NGO MBE, Directrice Exécutive de REDHAC, Maitre Bruno Hyacinthe GBIEGBA, Conseiller juridique  pour ne citer que ces personnalités.

INTERVIEW DU PRESIDENT LAURENT NGON-BABA AU JOURNAL «LE CITOYEN»

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«Nous sommes en train de moderniser et de moraliser l’Assemblée nationale».

Arrivé au perchoir de l’Assemblée nationale vers fin octobre 2018 à la faveur de la destitution d’Abdou Karim MECKASSOUA, Laurent NGON-BABA (LNB) qui assure depuis cette date le magistère de président de cette institution, s’est prêté au jeu de questions-réponses du journal «Le Citoyen (LC)». Le numéro 1 du Parlement centrafricain, élu par ses pairs dans un contexte effervescent lors des élections à l’Assemblée Nationale, notamment des coups de feu tirés dans l’hémicycle par un député, parle de ce qu’est aujourd’hui cette institution qui connassait des scandales financiers à répétition. D’autres sujets d’intérêt national ont également été au cœur de l’entretien avec l’honorable Laurent Ngon-Baba, tout comme des questions liées à son avenir politique, ainsi que sa capacité à gerer trois responsabilités dont il est le detenteur.

LC : Laurent NGON-BABA, Bonjour !

LNB : Bonjour, monsieur le journaliste !

LC : Vers fin octobre 2018, vous avez été élu président de l’Assemblée nationale par vos pairs dans des conditions particulièrement agitées. Avec votre élection, quelles étaient vos priorités, et quelle est l’image que vous imprimez à cette institution ?

LNB : Merci beaucoup ! Je voudrais d’abord vous féliciter pour l’intérêt que vous portez à l’Assemblée nationale qui, sans nul doute, permet à l’opinion nationale et aux lecteurs du journal «Le Citoyen» d’être situés sur le fonctionnement de cette institution et sur ce qu’elle fait. Effectivement, vers fin octobre et début novembre 2018, j’ai été élu président de l’Assemblée nationale. J’ai été élu, comme vous le dites, dans des circonstances très agitées. Et quand j’ai été élu, je me suis dit qu’il faut d’abord tirer les enseignements des griefs que les députés portaient contre mon prédécesseur. Ce qui m’intéressait, ce sont les griefs liés à notre institution, c’est-à-dire l’Assemblée nationale. Et j’ai retenu les points essentiels de ces griefs qui se résumaient en seul mot, à savoir la «mal gouvernance» au niveau de l’Assemblée nationale. Est-ce que l’Assemblée nationale était gérée sous le principe de la bonne gouvernance, puisque les députés notaient beaucoup plus la mauvaise gestion, au plan administratif et financier, des biens meubles ou immeubles. Pour cela, il fallait donc fixer les priorités. D’abord, il fallait avoir des collaborateurs déterminés et engagés à m’accompagner dans ma mission. Je voudrais parler de collaborateurs administratifs. Mais il était impératif de définir un cadre organique de l’Assemblée nationale, puisque l’organigramme n’existait pas. J’ai, en priorité, amené mes collègues membres du Bureau à se pencher sur la mise en place d’un nouvel organigramme. C’est ce qui a été fait, avant que le mouvement du personnel ne s’ensuive : le mouvement du personnel au niveau du Secrétariat général, de l’Administration générale et au niveau de mon Cabinet. C’est un travail continu, puisque nous venons tout dernièrement de procéder au mouvement des chefs de bureau.

A côté de l’organigramme, il fallait régler le problème de la mauvaise gestion financière. On s’est attaqué à l’élaboration du règlement financier qui constitue la règle de base de la gestion de la comptabilité, de l’ordonnancement des dépenses pour ainsi fixer les règles de l’exécution du budget affecté à l’Assemblée nationale. Tout ce travail qui a été entamé a été suspendu pour question d’impératif de vote de loi. Mais il a été repris pour permettre de finaliser le règlement financier afin de permettre à asseoir des règles de gestion financière à l’Assemblée nationale qui imposent des formalités à remplir par chaque responsable. En attendant la mise en place de ce règlement financier, nous avons créé des services adéquats en vue de l’élaboration du budget de l’Assemblée nationale. Aussi, en attendant l’adoption de ce texte, j’ai instruit tous les services, j’ai instruit le Bureau de l’Assemblée nationale pour observer strictement les règles de l’exécution du budget. Aujourd’hui, aucune dépense ne peut être engagée, aucun ordonnancement ne peut être engagé sans le visa de la questure de l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale est appelée à donner son avis sur tout ordonnancement avant que les dépenses ne soient engagées. Tout ceci permet d’identifier la responsabilité de chacun, au cas où un problème venait à survenir.

LC : L’Honorable MECKASSOUA aurait été destitué du perchoir pour faits de corruption, de clientélisme, et surtout de dictature à l’Assemblée nationale, selon certains députés. Pourquoi après son départ, l’Assemblée nationale est toujours dans le creux de la vague ?

LNB : On parle de dictature et de creux de la vague. Mais je me demande s’il y a la vague à l’Assemblée Nationale. Pour moi, je n’en vois pas ! Je n’en vois pas parce que lorsqu’on parle de dictature, je ne sais pas si on fait allusion à la gestion des ressources humaines. Et quand on parle de la gestion des ressources humaines, il faut voir deux catégories : nous avons le personnel administratif et les députés. La gestion des députés à l’Assemblée Nationale n’est pas semblable à la gestion des fonctionnaires parlementaires et de ceux de la Fonction publique. C’est surtout à ce sujet que les députés élèvent le ton au sujet de la représentation de notre institution à l’étranger et auprès des institutions. C’est à ce niveau que se pose le problème. A l’Assemblée Nationale, la règle de désignation des représentants est l’élection. C’est par cette voie que le représentant de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour de Justice a été désigné. A défaut d’élection, les députés se concertent pour désigner par consensus un des leurs. C’est à ce niveau que des voix s’élevaient parce que les règles n’étaient pas respectées dans la plupart des cas, et surtout lorsqu’il s’agit de missions à l’étranger. Mais l’idéal est de faire en sorte que les députés désignés ne cumulent les postes de représentants auprès des organisations internationales, sinon on risque de se confronter à un problème de gouvernance. J’ai rencontré et sensibilisé des députés qui cumulaient des mandats de représentation, et nous avons pu dégager des postes qui sont affectés à d’autres députés. Il y a de moins en moins de soulèvement pour cette question.

LC :   Un rapport de la Cour des Comptes épingle la gestion de l’Assemblée Nationale. Vous en tant que Président, aviez-vous une responsabilité dans ces maux qui gangrènent le bon fonctionnement de l’Assemblée ?

LNB : Je puis vous rassurer que le rapport qui est établi par la Cour des Comptes est un rapport qui concerne la gestion de l’Assemblée Nationale dans une période bien définie. Il s’agit de l’année 2016 jusqu’à septembre 2018 avant que je ne sois au perchoir de l’Assemblée Nationale. Je pense qu’on ne peut pas parler de la responsabilité de celui qui n’a pas géré à une période donnée. Néanmoins, je pense que les maux qui gangrènent le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, ces maux c’est ce que je venais de souligner tout à l’heure. Aujourd’hui, on se mobilise, on s’attaquer à ce mode de  mauvaise Gouvernance, nous sommes en train d’apporter des solutions nouvelles. Nous sommes en train de moderniser l’Assemblée Nationale à s’avoir un nouvel organigramme mise en pl ace, un mouvement du personnel, on a choisi des Hommes et des Femmes à la place qu’il faut en tenant compte de leur profil pour mettre à des différents postes. C’est cela la bonne gouvernance, les moyens sont limités, en fonction de ce que nous disposons, nous essayons de mettre l’Assemblée Nationale au niveau de l’Institution Républicaine qu’elle représente aujourd’hui.

LC : Parlant de cette affaire de pot de vin par une entreprise chinoise, êtes-vous aussi concerné que certains de vos collègues dont certains vous pointent du doigt ?

LNB : Merci pour cette question qui me donne l’occasion de parler à l’opinion nationale. Je tiens à relever qu’il n’y a pas d’entreprises chinoises en République Centrafricaine. Que cela soit bien compris par tous ! Nous sommes un Etat souverain. Il ne peut pas y avoir une entreprise chinoise en Centrafrique. Les entreprises qui sont installées en Centrafrique sont des entreprises créées selon les règles du droit centrafricain. Donc, ce sont des entreprises centrafricaines, même si les actionnaires peuvent être des étrangers. Cette précision à toute son importance, parce que sur le plan diplomatique, on peut penser que c’est une organisation gouvernementale chinoise. Ensuite, je voudrais noter que me citer parmi dans cette affaire est quand même surprenant. C’est une initiative parlementaire, puisque les députés ayant été informés que certains de nos collègues auraient été corrompus dans l’examen des dossiers chinois, et avons pris le dossier en main en mettant en place une commission d’enquête. Un législateur ne peut pas être un exemple de corruption ! Nous avons décidé d’instaurer la bonne gouvernance en notre sein, nous les députés ! On n’a pas attendu une quelconque institution pour régler notre problème,  moraliser l’Assemblée nationale et les députés centrafricains. La Commission d’enquête qui a été mise en place a auditionné ceux qu’elle pouvait auditionner. Moi-même, j’ai été auditionné en tant que président de l’Assemblée Nationale. Le Rapport de cette Commission d’enquête a été présenté à tous les députés lors du dernier jour de la session extraordinaire. Les députés ayant estimé que le délai ne permettait pas, et nous avons renvoyé la délibération de ce dossier à la prochaine rentrée parlementaire d’octobre prochain. Les responsabilités ne sont pas encore établies puisque les députés n’ont pas encore délibéré sur la question. Je déplore simplement que l’initiative parlementaire soit accaparée par d’autres institutions. Il en est de même du Rapport parlementaire de la Commission d’enquête sur l’exploitation minière à Bozoum qui provoquerait des dégâts sur l’environnement. En tant que représentation nationale, nous ne pouvons pas nous taire. Ce Rapport qui est un outil interne à l’Assemblée Nationale sera présenté en plénière aux députés pour délibération en vue d’en donner une suite. Le Bureau de l’Assemblée Nationale travaille en fonction du Rapport du gouvernement, et le moment venu, les députés vont délibérer en tenant compte de tous ces éléments. Soyez patient ! J’invite l’opinion nationale à être patiente ! A la prochaine session, les députés vont délibérer sur le Rapport d’enquête parlementaire sans aucune pression.

LC : Sur cette affaire de pot de vin, certains de vos collègues vous citent ?

LNB : Merci pour cette question, il faut des occasions pareilles pour permettre à l’opinion nationale et internationale ‘d’être fixée sur ce qui se fait. Je note tout simplement qu’on on parle d’une entreprise Chinoise, mais il n’y’a pas d’entreprise en RCA Chinoise. Que cela soit bien compris par tous. Nous sommes un état souverain, il ne peut pas avoir une entreprise Chinoise en RCA, des entreprises qui sont installées et crées en Centrafrique, sont des entreprises qui sont créés selon les règles de droit Centrafricain. Donc, c’est une entreprise Centrafricaine et elle est de droit Centrafricain. Les actionnaires peuvent être des étrangers, Chinois, français, allemand, russe etc. ils sont des actionnaires mais l’entreprise est régie par le droit centrafricain. C’est une précision importante parce que sur le plan diplomatique, on peut penser que c’est une organisation gouvernementale chinoise qui se trouve en RCA avec des règles de gestion différentes. Ce n’est pas le cas, c’est une entreprise privée régie par le droit centrafricain. Ensuite, je voulais noter que me citer dans cette affaire, c’est une initiative parlementaire, ce sont des députés centrafricains ayant été informés de ce que certains de nos collègues auront été corrompus dans l’examen des dossiers chinois, nous avons pris le dossier en main, et nous avons mis en place une commission d’enquête parce que ,nous ne pouvons pas admettre qu’étant législateurs, que nous donnions l’exemple de la corruption, et nous avons décidé d’instaurer la bonne gouvernance à notre sein de nous-mêmes les députés. On n’a pas attendu une institution extérieure, nous avons pris l’initiative de régler nous-mêmes et de moraliser l’assemblée nationale, moraliser les députés centrafricains. La commission d’enquête mise en place a auditionné, moi-même j’ai été auditionné en tant que Président de l’assemblée nationale mais le rapport de cette commission d’enquête a été présenté en concertation en plénière à tous les députés lors du dernier jour de la session extraordinaire. Les députés ont estimé que le délai ne permettait pas et nous avons renvoyé la délibération de ce dossier à la prochaine session. Ce que je déplore, c’est que la responsabilité n’est pas encore établie, d’autres institutions s’accaparent du dossier. Je vous informe que c’est pour la première fois que l’assemblé nationale met en place une commission d’enquête parlementaire pour auditionner les députés. Parlons de la corruption, non seulement auditionner les députés mais aller enquêter sur l’exploitation minière qui provoquerait des dégâts sur l’environnement et en tant que représentant du peuple, nous ne pouvant pas nous taire. Cette commission a déposé ce rapport au bureau de l’Assemblée Nationale, il revient au Bureau de l’Assemblée Nationale de l’examiner, par la suite présenter synthèse de la conclusion à la plénière et se sont les députés qui doivent délibérer de la suite à donner.

LC : La suite à donner à votre rapport contredirais quelque peu ce que disent les députés ?

LNB : Le bureau travaille en tenant compte du rapport du gouvernement. Le moment venu les députés vont délibérer en tenant compte de tous ces éléments, soyez patients j’invite l’opinion à être patiente et à la prochaine session les députés vont délibérer sur le rapport de la mission d’enquête parlementaire.

LC : Vous n’allez pas succomber à la pression du gouvernement ?

LNB : Je ne sais pas de quelle pression au contraire, généralement c’est l’assemblée nationale qui contrôle gouvernement ce n’est pas le gouvernement qui contrôle l’assemblée nationale et c’est ça la règle. Vous avez vu comment l’assemblée lors de session interpelle le gouvernement en matière de sécurité etc… Je crois que vous êtes témoins de ce qui se fait.

LC : Certains observateurs pensent que l’Assemblée Nationale est dans son rôle ?

LNB : Ceux qui disent ça ignore tout simplement le fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Ils ne savent pas comment l’Assemblée Nationale fonctionne.

LC : Parlant justement de pression, certains observateurs pensent que c’est le président TOUADERA qui vous a offert le perchoir, et de ce fait, vous ne disposeriez d’assez de marche de manœuvre. N’est-ce pas une manière de fragiliser l’Assemblée Nationale dans son rôle ?

LNB : Ceux qui disent ça ignorent tout simplement le fonctionnement de l’Assemblée nationale, et je le dis à haute voix. Pourquoi je le dis à haute voix ? Dire que le perchoir m’a été offert par le Président TOUADERA, c’est autant dire que c’était le cas avec celui qui m’a précédé. Ce qui compte aujourd’hui, c’est de voir comment l’homme travaille sur le terrain. La véritable question, c’est de savoir si j’affaiblis l’Assemblée Nationale aujourd’hui. Je suis là depuis novembre 2018, autant de textes ont été adoptés, autant de décisions ont été adoptées en plénière. Est-ce que l’opinion nationale a constaté un affaiblissement de l’Assemblée Nationale ? Je ne pense pas ! Quand j’ai parlé du fonctionnement de l’Assemblée Nationale, le Président de l’Assemblée Nationale assure l’administration de l’Assemblée nationale. Il a le pouvoir de présider les travaux de l’Assemblée Nationale. Ce que vous devez retenir, et c’est important, les décisions de l’Assemblée Nationale sont prises en plénière par l’ensemble des députés qui adoptent les décisions à la majorité des voix. Cela est différent de la manifestation de l’opinion d’un député qui, dans la rue ou dans un journal, donne son opinion qui n’engage que lui et non l’Assemblée Nationale. Avez-vous remarqué dans les débats à l’Assemblée Nationale que le Président NGON-BABA a cherché à affaiblir l’Assemblée ou cherché à se pencher du côté du gouvernement ou du Président de la République ? Je vous donne l’exemple du Code Electoral qui a été transmis par le Gouvernement à l’Assemblée Nationale. En quoi le Président NGON-BABA a affaibli l’Assemblée Nationale ? Mon rôle n’est pas d’affaiblir l’Assemblée Nationale, mais de faire en sorte que la cohésion existe au sein de l’institution. Et cette cohésion existe ! Vous avez vu des textes importants qui ont été débattus et adoptés par l’assemblée Nationale, par tous les députés quel que soit leur configuration politique. Vous avez la majorité, l’opposition, tous s’engagent dans l’intérêt du peuple centrafricain, ils adoptent ces textes. Je crois que l’exercice de la démocratie dans ce cadre-là et pour cette période-là, je peux dire qu’il est satisfaisant.

LC : Parlant de la cohésion comme vous venez de le dire, quelles sont vos relations avec les autres membres du bureau en particulier les personnalités proches du pouvoir ou bien du MCU?

LNB : C’est là où j’exerce mon pouvoir administratif, C’est là ou j’exerce mon pouvoir discrétionnaire. En tant que Président je dois veiller à la cohésion de l’équipe du bureau de l’assemblée nationale. Vous pouvez constater lors des séances je suis entouré par mes collaborateurs. Je veille à ce que chacun joue son rôle sous mon contrôle et je pense qu’il m’est difficile de faillir. Je veille à ce que la discipline règne au niveau du bureau de l’Assemblé Nationale et pour le moment je dis que c’est la discipline qui règne. Je veille au respect des règles de fonctionnement de l’Assemblée Nationale.

LC : Vous n’avez pas affaire à des supers députés ?

LNB : Ils peuvent se faire supers députés ailleurs mais lorsque nous sommes ensemble, nous sommes en tant que bureau ou membres du bureau censés être régis par le principe de collégialité. Nous débattons des questions, nous arrêtons des décisions ensemble par concertation et dans les débats purement démocratiques, nous arrêtons les décisions pour le fonctionnement de l’Assemblée pour l’intérêt du peuple centrafricain et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

LC : Parlant un peu de la sécurité, on vient de procéder à une évaluation a mis parcours de l’accord de paix et de réconciliation. En tant que Président de l’assemblée nationale, quelle lecture faite vous de sa mise en œuvre après sa signature le 06 Février dernier?

LNB : Quand on parle de l’accord de paix et de réconciliation du 06 février 2019, il s’agit d’une question délicate alors que tout l’espoir du peuple centrafricain se fondait sur cet accord. Nous les députés, nous sommes élus de la nation, nous sommes là pour défendre les intérêts de la population, nous sommes les portes paroles de la population. C’est dire que si ça ne marche pas, par exemple dans ma circonscription je dois être préoccupé et porter cela vite à l’attention du gouvernement, cherché à avoir des solutions. L’accord était une voie attendue par le peuple centrafricain. Six mois après, il y’a eu cette réunion. On a ressenti une accalmie après cet accord, n’eût été l’évènement de Paoua par les éléments de SIDIKI et vous avez suivi les réactions de l’assemblée nationale. On a interpellé le gouvernement Centrafricain. J’ai pris bonne note de l’engagement de la Minusca à travers son chef qui a haussé le ton. Nous députés, disons merci à la Minusca de donner ce ton et nous espérons que ce ton sera traduit sur l’autel.

LC : Sur l’engagement de la Minusca, on voit bien que ce n’est pas la première fois que la Minusca parle sur ce ton. De fois où face à des situations de péril la Minusca renvoie plutôt la balle dans le camp du gouvernement. Pensez-vous vraiment que c’est la fin du laxisme de la Minusca ?

LNB : Je continue à être optimiste. Je dis une fois n’est pas coutume. Si à l’époque la Minusca le faisait il y’a des nouvelles donnes. Aujourd’hui la Minusca a fait cette déclaration publique à travers son chef. Il faudrait d’abord croire en cela. J’espère que cela sera traduit sur le terrain pour permettre à la population centrafricaine innocente de retrouver la voie de la paix définitive.

LC : D’aucuns disent que vous êtes un super Président, à l’assemblée nationale, au sein de votre partie le PAD et au sein du comité d’organisation du pèlerinage. Est-ce qu’il vous arrive à abandonner l’une de ses responsabilités ?

LNB : Tout dépend des aptitudes de tout un chacun. Face à ces charges est ce que les acteurs ont noté mes faiblesses, je ne pense pas. Ce qui es important c’est ce qu’on évolue dans les cadres diversifiés. Politiquement je suis le leader de ce parti politique, c’est le Parti d’Action pour le Développement. Je ne suis pas Président du PAD après le perchoir, c’est avant le perchoir de l’Assemblée Nationale. Je suis le Président de ce parti et c’est à ce titre là que je travaillais au Gouvernement, que je siégeais à l’Assemblée Nationale en tant que Premier Vice-président en 2011 à 2013. Ce sont des charges que j’ai eues avant que je ne sois Président de l’Assemblée Nationale. Il en est de même du comité national chargé de l’organisation du pèlerinage à la Mecque. Avant d’être un homme politique, j’ai choisi d’abord d’être croyant. J’ai préféré croire à Dieu, je suis la créature de Dieu. Toutes les actions sont guidées par les règles de la morale religieuse et ensuite de la bonne gouvernance et c’est grâce à la religion que j’ai ce comportement aujourd’hui. C’est la culture et c’est cette culture qui a fait qu’en 2014-2015 dans la communauté musulmane lorsqu’il y’avait des problèmes de gestion des pèlerins, parce qu’il y’en avait qui en faisait des activités commerciales au dos des pèlerins alors que non, ce cadre est une question de confiance. Le pèlerin vous remet l’argent, vous accomplissez des missions précises et vous organisez de telle manière que le pèlerin, le musulman qui a payé le frais de pèlerinage pour se rendre à la Mecque, pour accomplir le rite du Hadj, pour demander pardon à Dieu, pour demander à Dieu d’aider la République Centrafricaine. C’est le Gouvernement qui a fait des consultations auprès des Imans que mon nom a été proposé et mon nom a été retenu. C’est ainsi que j’ai été désigné comme Président du comité national pour le pèlerinage depuis 2015.

LC :   Est-ce qu’il n’y’a pas de durée pour votre mandat ?

LNB : Le texte c’est un décret de 2012 qui a créé le comité national pour le pèlerinage, suivi d’un arrêté de mise en application. Le texte dit que le bureau du pèlerinage à un mandat de deux ans renouvelable, ce n’est pas renouvelable une fois c’est-à-dire que dès lors que la gestion n’est pas retenue, dès lors qu’on n’a pas de griefs vis-à-vis des gestionnaires. On ne change pas une équipe qui gagne. Je voudrais tout simplement dire que jusque-là, l’organisation du pèlerinage n’a pas connu d’insuffisance et je le sais, aller auprès de ceux qui ont effectué le pèlerinage à la Mecque vous les interrogez. Aujourd’hui dans la communauté c’est la paix.

LC : Merci honorable, votre mot de la fin

LNB : Je voudrais remercier le journal Le Citoyen et je souhaite que cela soit fait pour l’ensemble des organes de presse d’avoir voulu se rapprocher de moi, pour avoir directement mon opinion sur les questions qui concernent notre pays. On a besoin de communiquer. Je pense que la bonne manière de se communiquer c’est de se rapprocher, d’aller à la source des informations pour s’avoir ce qui se fait. Vous avez noté que beaucoup de choses se disent sur l’assemblée nationale mais beaucoup de ses choses se disent à tort mais lorsque vous venez à l’assemblée nationale vous trouverez que l’Assemblée Nationale es une autre image différente de ce que certains présentent à l’extérieur. Je suis fier de l’assemblée nationale aujourd’hui, je suis fier de ce que font les députés. Les députés ont pris conscience que la vie de la nation, est entre leurs mains et c’est pourquoi lorsqu’il y’a des sessions extraordinaires qui sont convoquées, s’ils sont en intersession, à mon appel, à l’appel du Chef de l’Etat ils répondent présents.

LC : Est-ce que vous serez candidat à la prochaine élection Présidentielle ?

LNB : Quand on parle des partis politiques, il y’a des organes compétents pour prendre des décisions et  il faudrait que le congrès d’un parti politique se réunisse comme pour le PAD pour introniser les candidats aux élections législatives et se prononcer sur l’élection présidentielle. Le moment n’est pas encore venu. Je ne fais pas dictature, ce sont les militants du PAD qui vont se prononcer et qui vont décider de l’avenir politique du PAD. Mais c’est le résultat électoral du parti qui traduit le positionnement du parti. Je suis heureux de voir aujourd’hui qu’à l’assemblée nationale, vous savez combien nous avons des partis à l’assemblée nationale, 17 sont représentés et vous savez combien il y’a des partis en République centrafricaine, plus de 80 aujourd’hui. Le PAD fait partie des 17 partis représentés à l’Assemblée Nationale. La preuve NGON-BABA est à l’Assemblée Nationale. Je pense que d’ici là, nous nous préparons pour aborder les prochaines échéances. S’agissant de l’alliance avec le MCU, non je n’ai pas d’alliance avec le MCU et le PAD a toujours œuvré dans l’intérêt du peuple centrafricain.

Propos recueillis par Eddy DOUALI