FIN DES TRAVAUX DE LA 74ième SESSION DU COMITE EXECUTIF DE L’UPA A BANGUI

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Après 48 heures d’intenses travaux à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, les lampions se sont éteints ce vendredi 14 juin 2019 sur la 74ième Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA).

La cérémonie a été présidée par lePrésident en exercice du Comité Exécutif de l’UPA, Alassane BALA SAKANDE, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina-Faso en présence de son homologue, Président de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, Laurent MOUSSA NGON-BABA.

Plusieurs personnalités politico-diplomatiquesde la sphère nationale et internationale ont également fait le déplacement du Palais du peuple où la clôture des travaux a été marquée d’abord par la désignation des membres du Comité de l’UPA et la désignation de deux rapporteurs pour la prochaine session. Il s’agit de l’Ivoirien Amédée DIBAYI DODO et du Ghanéen IDRISS AROUNA.

La lecture du rapport général des travaux a été faite par Monsieur IDI GADO BOUBACAR, Secrétaire Général du bureau Exécutif de l’UPA, lequel rapport a subi quelques amendements, suivies des recommandations et des motions de remerciements au Président de la République, Chef de l’Etat Professeur Faustin Archange TOUADERA et au Président de l’Assemblée Nationale, Laurent MOUSSA NGON-BABA.

Une déclaration de soutien de l’UPA à l’Accord de Khartoum signé à Bangui le 06 février dernier a été lue par une femme parlementaire, déclaration après laquelle, le Président en exercice du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine, l’honorable Alassane BALA SAKANDE a prononcé son allocution de clôture en ces termes :

Excellence Monsieur Laurent MOUSSA NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, cher frère, cher ami ;

Distingués chefs de délégations ;

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Nous voici à présent au terme des travaux de la 74ième Session du Comité Exécutif de notre organisation. Après deux (02) riches et intenses journées, c’est avec un réel sentiment de satisfaction que je voudrais renouveler mes sincères remerciements à toutes et à tous pour votre fructueuse participation et pour l’ambiance conviviale qui ont caractérisé nos travaux.

J’ai personnellement apprécié le climat de sincérité et de fraternité dans lequel nos travaux se sont déroulés. Cela vient confirmer mon propos introductif à cette conférence au sujet des valeurs qui nous lient et qui doivent toujours continuer à nous guider dans nos rapports.

L’UPA, ce n’est pas seulement une organisation interparlementaire, c’est une famille et  les sessions que nous tenons ont valeur d’arbre à palabre qui nous rassemble et qui nous permet de concilier nos positions et nos convictions, de nous réconcilier, réfléchir et d’agir dans l’unité.

La présente session en est une illustration parfaite au regard de ce que nous avons vécu ensemble durant ces deux jours et au regard des résultats auxquels nous sommes parvenus tous ensemble.

En tant que parlementaires, nous sommes cette sève qui nourrit les instances de l’UPA et qui fait vivre notre organisation.

C’est pourquoi, au moment où nous devons nous donner rendez-vous pour la prochaine session, je voudrais réitérer encore  une fois notre appel, l’appel de cette 74ième session, à l’ensemble des parlements membres non à jour de leurs cotisations afin qu’ils donnent un signal fort de leur attachement aux idéaux de notre organisation.

Pour cela, nous devons chacun assurer un plaidoyer fort au sein de nos parlements respectifs car la force et le souffle de notre union en dépendent.

Le riche débat que nous avons eu hier sur les statuts et le règlement intérieur de notre organisation, au-delà de la nécessité de mettre à jour nos textes, ont révélé également un besoin réel de leur appropriation. C’est pourquoi, je vous invite tous à vous replonger dans nos textes dans la perspective inévitable de leur ajustement au contexte actuel et aux enjeux de l’heure.

Distingués chefs de délégations ;

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Je l’ai mentionné à l’ouverture de nos travaux : cette session est le fruit de l’engagement des autorités parlementaires centrafricaines et de l’accompagnement de l’Exécutif, malgré un contexte socioéconomique difficile. C’est pourquoi, en votre nom à tous chers collègues, je voudrais leur renouveler nos vifs remerciements pour toutes les bonnes conditions de travail qui nous ont été offertes.

Je n’oublie pas les acteurs qui sans être dans cette salle ont fait un travail remarquable d’organisation de la présente session. Je veux parler ici des membres du comité d’organisation et de tous les acteurs qui se sont impliqués d’une manière ou d’une autre à la réussite des présentes assises.

Je souhaite  à toutes et à tous un bon retour dans vos pays respectifs.

Sur ce, je déclare close la 74ième Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine.

Je vousremercie

Shoukran

O’Brigado

Thank you

Le clou de la cérémonie a été la conférence de presse conjointe co-animée parle Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Alassane BALA SAKANDE,Président du Comité Exécutif de l’UPA, et son homologue Président de l’Assemblée Nationale de Centrafrique, l’honorable Laurent MOUSSA NGON-BABA, Président du comité d’organisation de cette 74ème Session de l’Union.

Un dineroffert par le Président MOUSSA NGON-BABA en l’honneur de tous les parlementaires participants a été offerten la salle de banquet de l’Assemblée Nationale, sanctionnant ainsi ces assises de Bangui.

une délégation des pays Européens, Membres du conseil de sécurité de l’ONU, reçue par le président Laurent NGON-BABA

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordé ce jeudi 13 juin 2019, une audience à une forte délégation des pays européens, membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, conduite par Monsieur Jean-Marc SERE-CHARLET, Directeur Adjoint des Nations-Unies au Ministère français de l’Europe et des Affaires Etrangères en mission de travail en terre centrafricaine.

La rencontre qui s’est déroulée dans la salle 208 de l’Assemblée Nationale a permis aux deux parties d’engager des discussions sur la situation sécuritaire de la République Centrafricaine.

Répondant aux questions de la presse parlementaire, Monsieur SERE-CHARLET a affirmé: « Je suis ici à la tête d’une délégation des pays européens du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et nous venons rencontrer les partenaires centrafricains pour comprendre la Minusca, la mission des Nations-Unies pour être la plus efficace possible au service de la paix ».

 « L’Accord du 06 février est avant tout un accord important, un premier pas vers la pacification et qu’il est important que toute la communauté internationale se mobilise en soutien du Gouvernement centrafricain pour réussir la paix », a indiqué l’orateur.

S’agissant de la suite à donner à cette rencontre avec le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur SERE-CHARLET a déclaré: « Cinq (5) Etats Européens sont membres du Conseil de Sécurité, ils ont une responsabilité imminente en terme de rédaction du mandat, d’adaptation du mandat de la Minusca aux réalités centrafricaines et avoir un mandat efficace, c’est une condition pour la réussite de la mission ».

« La France ne ménage pas son soutien à la République Centrafricaine et continuera à le faire. Les modalités peuvent évoluer, la France est présente et il y a des militaires français qui sont présents à M’poko, la France est également présente dans l’EUTM, la France est présente dans la Minusca, je crois vraiment que c’est l’action de la communauté internationale qui doit soutenir la République Centrafricaine et la France prendra ses responsabilités et sera toujours aux côtés de la République Centrafricaine, soyez-en persuadés », a conclu l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Jean-Marc SERE-CHARLET.

Ouverture officielle à Bangui de la 74ème Session du Comité Executif de l’UPA

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La 74ème Session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), s’est ouverte ce jeudi 13 juin 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. La République Centrafricaine, pays hôte de ces assises qui vont durer 48 heures est devenue le point de convergence et d’attention particulière de plus d’une quarantaine de parlements du continent africain qui ont fait le déplacement de Bangui.

Députés et sénateurs se sont mobilisés à l’ouverture des travaux présidés par Monsieur Alassane BALA SAKANDE, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina-Faso et Président en exercice du Comité Exécutif de l’UPA, aux côtés de qui, on notait la présence de son homologue Président de l’Assemblée Nationale de Centrafrique, Laurent NGON-BABA.

La délégation gouvernementale a été conduite par le Ministre de l’Energie, Herbert Gontran DJONO AHABA, représentant le Premier Ministre empêché. Les Présidents des institutions républicaines, le corps diplomatique et consulaire, les représentants des organismes et institutions internationales et autres personnalités de marque invitées ont rehaussé de leur présence ladite cérémonie.

Deux allocutions ci-dessous, prononcées par le chef du Parlement centrafricain, Laurent NGON-BABA et son homologue du Burkina-Faso, Alassane BALA SAKANDE, Président en exercice de l’Union Parlementaire Africaine ont émaillé cette cérémonie d’ouverture :

Allocution de L’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de L’Assemblée Nationale à l’Ouverture de la 74ème  Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) à Bangui (RCA)

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Président du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine;

Honorables Présidents des Chambres des Parlements, ou leurs Représentants, membres de L’Union Parlementaire Africaine

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Parlementaire Africaine ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de mission Diplomatique et Consulaire, et les Représentants des Organisations internationales ;

Honorables Parlementaires de l’Union Parlementaire Africaine ;

Honorables Députés de la Nation, Chers Collègues ;

Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis politiques et des Organisations de la Société civile. 

Distingués invités ;

Mesdames, Messieurs,

            L’Assemblée Nationale Centrafricaine est honorée d’abriter à Bangui la 74ème session du Comité Exécutif ainsi que la 42ème Conférence de l’Union Parlementaire Africaine (U.P.A).

Aussi, est-ce avec un immense plaisir que je souhaite à toutes et à tous, membres des Délégations des Parlementaires, Fonctionnaires africains, et Amis, une cordiale bienvenue au pays de ZO KWE ZO.

            Au-delà de la rotation habituelle et statutaire des pays organisateurs des sessions du Comité exécutif et de la Conférence de l’Union Parlementaire Africaine, le choix de la République centrafricaine pour abriter les présentes assises, est pour nous une grande marque de solidarité et le signe d’une amitié sincère que nous apprécions à leurs justes valeurs.

Cela dit, votre venue ici Honorables Députés, Mesdames et Messieurs les Participants, chers amis, révèle un grand attachement à notre pays et à notre organisation commune, l’Union Parlementaire Africaine (U.P.A.). Et, nous vous en sommes reconnaissants.

Honorable Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Président du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine ;

Honorables Présidents des Chambres des Parlements, ou leurs Représentants, membres de l‘Union Parlementaire africaine

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement

Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Parlementaire Africaine

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de mission diplomatique et consulaire, at les Représentants des Organisations internationales.

Distingués invités

Mesdames, Messieurs,

            Les présentes assises se tiennent au moment où la République centrafricaine a entrepris le renforcement de sa jeune démocratie et la relance de son économie.

            La République Centrafricaine, comme beaucoup d’autres pays africains, est confrontée à de nombreux défis que sont l’insécurité alimentée par le terrorisme, les grandes violations de droits de l’homme, la dégradation de l’environnement, la violence à l’égard des groupes vulnérables (femmes et enfants), etc. autant d’obstacles, qui freinent le développement de nos pays et l’épanouissement de nos populations.

            C’est en faisant face à ces défis que notre pays a pu renouer avec l’ordre constitutionnel par l’adoption d’une nouvelle Constitution, l’élection d’un nouveau Président de la République, Son Excellence Le Professeur Faustin Archange TOUADERA, les élections des Députés et la mise en place des nouvelles Instituions.

            Aujourd’hui, grâce à la bienveillante entremise de la Communauté internationale et plus particulièrement de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’union Africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale, un Accord de Paix a été signé à Bangui, le 6 février 2019 entre les Groupes armés et le Gouvernement, sous la clairvoyance de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat.

            A la suite de cet accord, est mis en place un Gouvernement inclusif ayant obtenu la confiance des Elus, et qui a pour mission de mettre en œuvre les mesures devant ramener la paix et la quiétude, telles que souhaitées par la population. En dépit de toutes les difficultés conjoncturelles, l’espoir d’un retour définitif de la paix est désormais permis.

            Il a fallu nous organiser pour apporter des solutions durables au bénéfice de nos populations, en mettant avant tout en commun nos forces, nos atouts et nos expériences.

Honorables Députés ;

Distingués invités

Mesdames, Messieurs;

            L’intégration régionale en Afrique est un enjeu fondamental pour nos peuples. Elle est pour nous, un impératif catégorique, en ce qu’elle constitue la condition de survie de nos populations, dans un environnement de plus en plus hostile.

C’est pourquoi, en tant que Représentants de nos peuples, nous devons à côté du pouvoir exécutif, œuvrer inlassablement, à rétablir la paix partout où sévissent des foyers de tension, à restaurer la dignité internationale de l’Afrique et à approfondir les relations amicales et fraternelles qui lient nos peuples aux autres peuples du monde.

            Sur ce point précis, je note avec satisfaction que notre institution a fort opportunément, adopté, au cours de ses dernières sessions qui se sont tenues à Ouagadougou (Burkina Faso), à Bujumbura (Burundi) et à Abuja (Nigeria), des résolutions et recommandations allant dans le sens de la lutte contre le terrorisme.

            C’est ici pour moi l’occasion de réitérer au nom de tous les Députés centrafricains, mes vives et chaleureuses félicitations, à l’honorable Alassane BALA SAKANDE, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Président du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine, et Monsieur IDI Gado Boubacar, Secrétaire Général de l’Union Parlementaire Africaine.

            Cependant, il importe de constater que les menaces à la paix et au bien-être de nos populations, sont multiformes. Par conséquent, nous devons prendre en compte ces différentes formes de terreur dans une résolution globale.

Mon souhait le plus ardent, à cet égard, est qu’à l’issue de nos travaux, nous adoptions une résolution dans le sens d’un plus grand engagement de nos Etats à lutter contre les Groupes armés qui réduisent à néant, les efforts de nos pays pour une meilleure satisfaction des besoins de nos populations.

            C’est sur ces mots d’espoir, que je vous souhaite un très agréable séjour dans la capitale centrafricaine, Bangui la Coquette.

            Vive l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine.

            Vive la Coopération interparlementaire.

             Pour que Vive l’Union Parlementaire Africaine.

                                                ***     ***    ***

Discours de l’Honorable Alassane BALA SAKANDE, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, Président du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine, à l’ouverture de la 74ème Session dudit Comité à Bangui en RCA.

Excellence Monsieur Laurent Moussa NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine ;

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions ;

Distingués Chefs des délégations ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

Honorables Parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

En prenant la parole à l’entame des travaux de cette 74ème Session, permettez-moi de réitérer en votre nom à tous, au nom de l’ensemble des membres de l’Union Parlementaire Africaine, nos sentiments profonds de gratitude à la République Centrafricaine pour l’honneur et l’amitié qu’elle nous fait en abritant les présentes assises.

Vous donnez à voir que la légendaire hospitalité africaine n’est ni un mythe, ni un conte de fée. Elle reste inoxydable en Centrafrique.

Etant les représentants du peuple dans toutes ses composantes, cette reconnaissance va d’abord au peuple frère de la Centrafrique dont nous saluons le courage et la détermination face aux défis socioéconomiques actuels et avec qui nous partageons l’aspiration urgente à la paix et à un développement durable.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

La tenue de cette session ici, dans la belle ville de Bangui est aussi le fruit d’un engagement, celui des autorités parlementaires centrafricaines à œuvrer au sein de notre organisation commune à la réalisation des objectifs qui nous ont toujours rassemblés dans notre quete de démocratie, de liberté et de paix.

C’est pourquoi, je voudrais en votre nom à tous chers collègues, reconnaitre et saluer les efforts de notre frère Laurent Moussa NGON-BABA, qui, à peine installé dans son fauteuil de Président de l’Assemblée Nationale, a aussi pris à bras le corps, le dossier de l’organisation de cette 74ème session de notre comité.

Excellence Monsieur le Président, cher ami, cher frère, organiser une telle réunion de haut niveau n’est pas chose aisée et nous le savons tous. C’est pourquoi, je vous pris de recevoir et d’accepter les vifs remerciements de nos délégations respectives.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

La tenue de la présente session à Bangui, est le témoignage d’une volonté incarnée au sommet, malgré un contexte national difficile, par son Excellence Monsieur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, et porté par une vision, celle de réussir le renouveau démocratique amorcé par la Centrafrique depuis les élections présidentielles de 2016, et de garantir aux institutions républicaines un espace d’expression et de consolidation.

Aussi, m’est-il particulièrement agréable de lui rendre un hommage appuyé pour les efforts sans cesse consentis en faveur de la paix et de la concorde nationale, et de lui formuler nos vœux sincères de réussite dans la lourde et délicate mission qu’il conduit avec tant d’engagement.

A ces hommages, j’associe l’ensemble des membres du Gouvernement qui l’accompagne et qui, chaque jour, travaillent à renforcer la lueur qui se répand de manière irréversible sur la terre bénie de la Centrafrique.

Distingués chefs des délégations ;

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Depuis la tenue à Abuja le 8 novembre 2018 de la 73ème réunion de notre Comité Exécutif, c’est bien la première fois que nous nous retrouvons.

A cet égard, je voudrais adresser mes vives félicitations aux députés nouvellement élus ou réélus et qui font leur entrée au sein de l’Union Parlementaire Africaine.

Je leur souhaite à tous et à toutes, la bienvenue et leur formule mes vœux de succès dans leur mission à l’international.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

En accédant à la Présidence de l’Union à la faveur de la 41ème conférence des Présidents, je prenais l’engagement de placer mon mandat sous le double signe de la consolidation des acquis et la conduite des réformes pour renforcer l’image, le rôle et le positionnement de notre organisation sur la scène internationale.

L’heure n’est pas au bilan à cette session certes, mais l’opportunité et le cadre imposent de faire un survol des actions majeures initiées depuis la session d’Abuja en novembre 2018.

Ainsi, faisant suite à l’annonce des réformes esquissées dans mon discours inaugural d’Abuja, j’ai, pour le compte du groupe national du Burkina Faso porté l’initiative de faire des propositions d’amendements aux statuts de l’UPA. Le projet a été transmis au Secrétaire Général Monsieur Idi GADO ABOUBACAR ici présent qui avait la responsabilité de vous le communiquer, si ce n’est pas déjà fait.

Ce projet prend en compte les préoccupations suivantes :

  • Le renforcement de la prise en compte du genre et de la problématique de la jeunesse dans les instances de l’UPA,
  • La formalisation de la présidence tournante du Comité Exécutif selon les régions géographiques,
  • L’ouverture du statut d’observateur de l’UPA aux parlements et institutions parlementaires non africains avec en toile de fond le renforcement du réseau de partenariat de notre organisation sur la scène internationale.

S’agissant de ce dernier point, il me plait de porter à votre connaissance l’intérêt porté par la Shura de l’Etat du Qatar, d’obtenir le statut de membre observateur au sein de l’UPA. C’est dans cet esprit que nous avons signé de commun accord un mémorandum d’entente à l’occasion d’une visite officielle que j’ai effectué à Doha avec le Secrétaire Général de l’UPA, du 29 au 3 avril 2019, sur invitation des autorités qataries.

Cette visite nous a offert l’opportunité d’examiner avec les autorités qataries, les axes éventuels de coopération qui toucheront aussi bien le renforcement institutionnel que les échanges de bonnes pratiques.

A ce titre, avec le Secrétariat Général, trois fiches de micros-projets portant respectivement sur la modernisation du site web de l’UPA, la création d’un département en charge du développement du partenariat et du développement institutionnel, la rénovation des locaux de notre organisation ont été soumis aux autorités du Qatar. Ces projets sont à mettre en lien avec notre volonté de renforcer la capacité opérationnelle de l’UPA, ainsi que son rayonnement sur la scène internationale.

C’est dans cette même dynamique que j’ai abordé le renforcement de la coopération entre notre organisation et la République de Chine à la faveur d’une visite officielle bilatérale que j’ai effectué à Pékin en mars 2019, sur invitation du Président de l’Assemblée Populaire de Nationale Chine. Avec lui, j’ai évoqué l’idée d’un forum parlementaire Chine-Afrique qui pourrait être envisagé sous l’égide de l’UPA et du parlement chinois.

Avec le Président de la Shura du royaume d’Arabie Saoudite à qui j’ai rendu visite à sa demande, du 1er au 6 mai 2019, je n’ai pas manqué de souligner la même nécessité de renforcer nos relations d’amitié et de coopération à travers des programmes concrets de partenariat.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Comme je l’avais mentionné tantôt, l’heure n’est pas encore au bilan puisque la 42ème conférence des Présidents nous donnera l’opportunité de le faire dans les détails. Mais ce survol était nécessaire, non pas seulement pour rassurer sur l’état de santé de notre organisation, mais pour apporter un éclairci sur le potentiel et les perspectives de notre organisation dans son élan de renforcement de son positionnement sur la scène internationale en général et sur l’échiquier parlementaire international en particulier.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Si la présente session est exclusivement consacrée à l’examen des documents de gestion de l’UPA, ainsi qu’à l’élaboration du projet d’ordre du jour de la 42ème conférence et de la 75ème Session du Comité Exécutif, elle nous offre également une opportunité renouvelée, de nous enrichir mutuellement de nos expériences respectives et de partager ce cadre qui doit toujours nous rappeler le sens et l’esprit de famille qui fondent notre organisation.

Cet esprit doit, plus que jamais, être omniprésent dans un contexte mondial où les problématiques sécuritaires environnementale et économique commandent un renforcement de solidarité et de la coopération entre les nations qui passent aussi et surtout par un multilatéralisme parlementaire.

L’UPA entant qu’organisation panafricaniste a tout son sens dans une telle dynamique et elle doit assurer le rôle qui est le sien. Mais elle n’y parviendra que lorsque nous, parlementaires membres, lui en donnerons la capacité et les moyens nécessaires qui ne tiennent en réalité qu’à deux conditions :

  • La première est l’effectivité de la participation de l’ensemble des Etats et organisations membres aux instances et sessions de l’UPA. Sur ce point, il convient de rappeler que notre organisation compte à ce jour 41 parlements membres. Mais combien sont-ils les parlements qui répondent présents aux instances de l’UPA ?
  • La deuxième condition est le paiement dans les requis des contributions financières au fonctionnement de l’UPA. A ce sujet, s’il est heureux de constater en 2018 une relative amélioration des versements des différentes cotisations, notamment en ce qui concerne les arriérés, les montants annuellement recouvrés depuis plus de trois ans n’ont jamais dépassé 55%. Le fonctionnement de notre organisation est affecté par la faiblesse de nos contributions.

C’est le lieu pour moi de saisir ce cadre solennel, pour réitérer l’appel qui a toujours été lancé en faveur d’une plus grande participation des membres à la vie de notre Union.

Honorables parlementaires ;

Mesdames et Messieurs ;

Avant de clore mon propos je voudrais une fois de plus réitérer nos vifs remerciements aux autorités centrafricaines, pour l’accueil combien chaleureux et pour l’hospitalité dont nous n’avons cessé d’être l’objet depuis notre arrivée ici à Bangui.

Sur ce, je déclare ouverte la 74ème session du comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine.

Je vous remercie

Shoukran

O’Brigado

Thank you

Arrivée à Bangui des délégations pour la 74ème session de l’UPA

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La 74ème Session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), se tient du  13 au 14 juin 2019 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale Centrafricaine.  Pour cela, l’Aéroport International de Bangui M’poko a connu depuis le 11 et ce, jusqu’au 13 de ce mois, un véritable ballet aérien parlementaire.

C’est dans ce contexte que le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine, Laurent NGON-BABA avec un soutien sans faille de ses plus proches collaborateurs a accueilli ce mardi 11 juin pas moins de trois délégations parmi les quelles, celle du Burkina-Faso conduite par son homologue Président de l’Assemblée Nationale, ALASSANE BALA SAKANDE, Président en exercice du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire Africaine.

Après quelques échanges d’amabilités au Salon d’honneur présidentiel de l’aéroport entre les honorables NGON-BABA et ALASSANE BALA SAKANDE, ce dernier face à la caméra et au micro a tenu livrer ses impressions à chaud en ces termes : « C’est un plaisir de retrouver mon frère Président de l’Assemblée Nationale de la Centrafrique. Pour moi, c’est la première fois que je viens ici et j’ose espérer en tout cas que nous allons pouvoir travailler dans des bonnes conditions parce qu’avec l’accueil dont nous avons fait l’objet, je peux en tout cas dire que comme on le dit chez nous avec ces choses dès le début, on sait et on présage d’un avenir radieux pour nos travaux ».

« Avec les autres délégations qui vont arriver, nous allons travailler dans des meilleures conditions et nous profitons de votre caméra ou de votre micro pour dire bonjour au peuple centrafricain et vous avez également le bonjour du peuple ami et frère du Burkina-Faso  au peuple centrafricain », a conclu Monsieur BALA SAKANDE.

Retenez qu’au nombre des nouveaux arrivants pour la matinée de ce mercredi matin, il y avaient les délégations de la Gambie, du Mali, du Sénégal, du Maroc, de l’Algérie, du Ghana, du Zimbabwe, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Nigeria.

 Dans l’après-midi même de ce mercredi 12, la délégation du Cameroun et celle de la Guinée Equatoriale conduite par Monsieur Santiago NSOBEYA EFUMAN NCHAMA, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale qui sont arrivées à bord de la Compagnie Kenya Airways.

D’autres délégations sont attendues demain, jour de la cérémonie d’ouverture des travaux à savoir entre autres l’Angola, le Gabon  et les deux  Congo.

L’experte independante de l’ONU ,reçue par le Président de l’Assemblée Nationale.

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a conféré ce vendredi 07 juin 2019 au cours d’une audience qui s’est déroulée au salon d’honneur de l’institution avec Madame Marie-Thérèse KEITA BOCOUM, Experte Indépendante des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique.

En visite de travail de dix (10) jours en Centrafrique, l’émissaire de l’ONU en a profité pour s’entretenir avec le Président de l’Assemblée Nationale sur plusieurs sujets parmi lesquels, l’évaluation des questions des droits de l’homme post Accord de Khartoum.

Au sortir de l’entrevue avec son hôte, Madame KEITA BOCOUM a déclaré : « La mission que j’entreprends en RCA intervient quelques mois après la signature de l’Accord de paix qui est un élément très positif mais très important qui était très attendu qui enfin, a été réalisé avec les efforts de tous et de sacrifice aussi ».

 « Il est très important que les acquis prévus par cet Accord puissent se réaliser et que la population centrafricaine voit enfin les dividendes de la paix et nous nous sommes entretenus sur cette question avec le Président de l’Assemblée Nationale », a-t-elle ajouté.

Parlant des volets justice et sécurité, Madame KEITA BOCOUM apprécie les efforts en cours en ces termes : «  Nous nous sommes entretenus aussi d’un progrès dans le cadre de la justice transitionnelle. En même temps qu’avait été  installée ici la Cour Pénale Spéciale, on a vu un progrès des institutions qui garantissent l’état de droit qu’est la République. On a vu aussi la mise en place de la Réforme du Secteur de la Sécurité avec la formation des  premiers éléments des FACA, la formation de la police, des gendarmes auxquelles participent les femmes qui est une excellente chose, je pense qu’il porte la Centrafrique dans le concert des Nations modernes ».

« Nous avons vu il y a quelques jours l’inauguration des consultations en vue de la création de la Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation et je pense que c’est un élément très important qui répond à un des aspects de la justice transitionnelle qui est le droit à la vérité », a indiqué l’oratrice qui souligne : « La population a le droit de savoir ce qui s’est passé et surtout les victimes ont le droit de savoir ce qui s’est passé, et les réparations auxquelles elles sont en droit de s’attendre pour pouvoir enfin aller tranquillement vers la réconciliation le cœur léger. Ce qu’il faut aujourd’hui, ce que tous les centrafricains aillent au concert de réconciliation le cœur léger ».

D’après l’experte indépendante des Nations-Unies, les attaques qui ont eu lieu à Paoua il y a quelques semaines après la signature d’un Accor où la majorité des gros signataires ont signé, il est incompréhensible et inadmissible que les éléments de certains groupes signataires puissent commettre ces attaques. C’est absolument condamnable.

Prenaient part aux côtés du Président NGON-BABA à cette audience, Jean Symphorien MAPENZI et Mathurin DIMBELET NAKOE, respectivement Premier et 2ième Vice-présidents de l’Assemblée Nationale et quelques membres du cabinet du Président de l’institution parlementaire.

Madame Denise BROWN reçue par le Président de l’Assemblée Nationale

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Le Président de l’Assemblée Nationale, Laurent NGON-BABA a accordé ce jeudi 06 juin 2019 une audience à Madame Denise BROWN, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies chargée des affaires humanitaires en poste à Bangui.

Depuis sa prise de fonction, Madame BROWN est venue rendre une visite de courtoisie au Président de l’Assemblée Nationale et échanger avec lui sur quelques sujets, comme elle l’a affirmé à la presse parlementaire et nationale au sortir de cette audience : « Je suis dans le pays il y a six semaines et je n’ai pas eu l’occasion d’échanger avec le Président de l’Assemblée Nationale. C’était l’objectif de la visite. Je l’ai surtout parlé de mes visites à l’intérieur du pays où j’étais à Obo, Bangassou, Kaga-Bandoro, à Bria et je vais la semaine prochaine à Zémio et Alindao. Tout ceci dans le but de mieux connaitre le pays en écoutant la population, de comprendre les difficultés auxquelles elle fait face et voir quelles sont les solutions à apporter ».

S’agissant des programmes de redressement d’urgence en Centrafrique, elle a déclaré : « 60% de la population centrafricaine ont besoin d’une assistance quotidienne, que ce soit au niveau des vivres, l’accès à l’eau potable. En 2018 nous avons eu 50% de financement qui était demandé mais, on n’arrive pas à atteindre tout le monde ».

« Je vais continuer dans le même sens que mon prédécesseur Madame NAJAT ROCHDI, à rechercher des financements. L’assistance humanitaire n’est pas la charité, c’est le volet social de la société qui tient au moins un million de personnes par mois et c’est essentiel pour le bien de la population de continuer l’assistance humanitaire », a indiqué Madame BROWN.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence du 2ième et du 3ième Vice-présidents respectivement les honorables Mathurin DIMBELET NAKOE et HENRI Mylla VIGNER, ainsi que les membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

Sachez également que Madame BROWN a été nommée au mois de mars  dernier par le Secrétaire Général des Nations-Unies en qualité de Représentante Spéciale pour la Minusca et coordinatrice des affaires humanitaires. Nantie d’expériences professionnelles d’au moins deux décennies dans les affaires humanitaires, elle a travaillé au Programme Alimentaire Mondial (PAM) et servi le Niger, la Somalie, le Kenya, l’Afghanistan et l’Irak.