Les Parlementaires Français reçus par le Président de l’Assemblée Nationale

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Une mission composée des députés de la Commission Affaires Etrangères et des cadres de l’Administration parlementaire française en séjour de travail en Centrafrique, a été reçue ce jour en audience par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA.

Au centre des échanges, la situation humanitaire en République Centrafricaine comme l’a souligné le député de Val-de-Marne, Jean François MBAYE : « L’objectif de notre visite en RCA est de voir quelle était l’applicabilité du Droit International Humanitaire face à cette crise qui a secoué la République Centrafricaine. On a commencé cette mission par une série d’auditions bien évidemment en France, par un déplacement aussi à Genève et puis là, il nous semblait opportun et nécessaire de se rendre sur place sur sites et nous avons choisi la République Centrafricaine ».

Le Député MBAYE a ajouté: « L’important pour nous, c’est de montrer comment est-ce que le droit International Humanitaire est mis en œuvre, comment est-ce que les politiques publiques, l’Assemblée Nationale, les élus favorisent le travail des ONG gouvernementales, l’accès sur les sites de ces associations et de ces organisations dans le cadre du strict respect du Droit International ».

La Mission du FMI à l’Assemblée Nationale

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA a reçu ce mardi 30 avril, Monsieur Edouard MARTIN, Chef de Mission du Fonds Monétaire International (FMI) pour la République Centrafricaine, en visite de travail de près de deux semaines dans le pays.

Monsieur MARTIN accompagné de son représentant résident, Monsieur Olivier BENON et quelques membres de la délégation a eu l’opportunité d’échanger avec le Président de l’Assemblée Nationale sur des sujets qui touchent à l’économie centrafricaine, notamment les derniers développements économiques, la mise en œuvre du programme et le cadrage économique 2019.

Selon l’émissaire du Fonds Monétaire International: « La mission du Fonds à Bangui se situe dans le cadre de la sixième (6) et dernière revue du programme soutenu par le FMI au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC). Nous discutons avec des autorités de la performance dans le cadre de ce programme et des mesures qu’il pourrait prendre dans les mois qui viennent ».

Sur la performance de l’économie centrafricaine, Monsieur Edouard MARTIN a répondu en ces termes : « On trouve que la performance des autorités centrafricaines est globalement satisfaisante effectivement et nous espérons que la croissance va s’accélérer ».

« Nous sommes conscients des nouveaux besoins dans le cadre de l’Accord de paix qui sont très importants mais, nous essayons de voir comment ces besoins peuvent être financés » at-il indiqué.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence de l’honorable Henri VIGNER MYLLA, 3ième Vice-président de l’Assemblée Nationale et des quelques membres du Cabinet du Président NGON-BABA.

La Déclaration de politique générale du Premier Ministre Firmin NGREBADA

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Les élus du peuple, mobilisés dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale ont renouvelé le 29 avril 2019 leur confiance au Premier Ministre Firmin NGREBADA, en votant massivement le Programme de Politique Générale du Gouvernement qu’il entend mettre en œuvre dans les prochains mois, pour l’intérêt de la nation et ce, jusqu’à fin décembre 2020.

Ce grand oral est placé sous la conduite du Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA, assisté de l’ensemble du Bureau.

Plusieurs membres du Gouvernement étaient mobilisés derrière leur Chef pour voir l’heureux aboutissement de cet exercice aux enjeux énormes. Ce Programme de Politique Générale comme l’a si bien souligné le Premier Ministre dans la présentation qui a duré 2 heures 24 minutes, s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre des quatre grands piliers de la Politique du Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA.

Ces piliers sont les suivants :

  • Paix, Sécurité et Justice ;
  • Relance de l’Economie ;
  • Politique et Bonne Gouvernance ;
  • Cohésion Sociale et Action Humanitaire.

Des interventions des 7 Groupes Parlementaires en plus de 35 autres à titre individuel, les préoccupations ont tourné autour de la paix, la sécurité, le développement socio-économique, la problématique de l’eau et de l’électricité, denrées rares, tous les secteurs ont été auscultés par les Elus de la Nation pour déboucher sur un vote favorable.

Ainsi, ils accordent leur confiance au Premier Ministre, suite à sa Déclaration de Politique Générale, par 122 voix pour, 05 contre, 03 abstentions, 01 bulletin nul.

Le Premier Ministre NGREBADA ayant passé avec succès cette étape, s’est confié à la presse en ces termes: « Mes premières impressions, sont des impressions de satisfaction, parce qu’aujourd’hui le Parlement vient de faire le choix de la paix et cela témoigne de la volonté de notre peuple de suivre la voie tracée par Son Excellence le Président de la République, qui est la voie de la paix, la voie de la réconciliation nationale ».

L’orateur a par ailleurs dit: « prendre note de la mobilisation de nos parlementaires derrière le Gouvernement, en ce qui me concerne, je mettrai tout en œuvre, sous l’autorité du Président de la République, Chef de l’Etat, à appliquer cette Déclaration de Politique Générale, et à mettre véritablement en œuvre l’Accord politique pour la paix et la réconciliation nationale ».

Il est à noter que le Premier Ministre Firmin NGREBADA, nommé le 25 Février dernier a rendu public son Gouvernement le 03 mars et à partir de cette date, et conformément à l’article 54 de la Constitution du 30 mars 2016, il dispose de 60 jours pour faire sa Déclaration de Politique Générale et désormais, c’est chose faite.

RETOUR DU PRESIDENT LAURENT NGON BABA DE OUAGADOUGOU

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA assisté de l’honorable Dorothée TIYANGOU,  2ième Questeur et Monsieur David TOUBARO, Directeur Général de la Coopération a regagné Bangui ce dimanche soir 28 avril 2019, après avoir pris part activement à la 11ième Conférence des Présidents d’Assemblées et des Sections de l’Association des Parlementaires Francophones (APF), zone Afrique, tenue du 25 au 27 avril dernier dans la capitale Burkinabé.

Accueilli à sa descente d’avion par l’honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale qui conduisait la délégation des membres du Bureau de l’institution parlementaire en présence des membres du Cabinet ainsi que les hauts cadres de l’Administration parlementaire, l’honorable Laurent NGON-BABA a dévoilé à la presse parlementaire et nationale ce qui avait constitué l’essentiel des points inscrits à l’ordre du jour de ces assises : « La Conférence des Présidents de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie vient d’avoir lieu à Ouagadougou, elle a lieu en prélude aux Assemblées annuelles des Parlements de la Francophonie qui aura lieu à Abidjan en Côte d’ivoire en juillet prochain. Mais avant Abidjan, il y aura la réunion de Rabat au Maroc. La réunion de Rabat a pour mission de déterminer le nombre de postes à répartir aux Etats-membres, aux parlements-membres du Parlement de la Francophonie.  Comme on le dit, la Conférence des Présidents à une mission de définir et d’arrêter l’ordre du jour des Assemblées ».

Le N° 1 de la Représentation Nationale Centrafricaine a déclaré: « L’espace francophone travaille en ce moment, de manière à enrichir et à renforcer la coopération parlementaire et j’ai saisi l’occasion de participer à cette Conférence des Présidents de manière à contribuer à l’adoption de l’ordre du jour que nous aurions à examiner et à Rabat et à Abidjan ».

« Vous savez aussi qu’en juin, la RCA recevra la Session de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) et vous savez que c’est une occasion pour moi d’aller lancer un appel à la paix à l’endroit des Présidents des Assemblées, de manière à ce qu’ils prennent part massivement à cette Session de Bangui de juin prochain » a indiqué le Chef du Parlement centrafricain ».

 L’orateur a par ailleurs mis à profit son séjour ouagalais pour conférer avec ses compatriotes : « J’ai saisi l’occasion pour rencontrer la colonie centrafricaine de Ouagadougou. C’est une colonie nombreuse, nous avons beaucoup d’étudiants centrafricains, nous avons des stagiaires douaniers qui sont à Ouagadougou, et nous avons des réfugiés ».

Face à la colonie centrafricaine de Ouagadougou, le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON BABA a saisi l’occasion  pour l’informer de tout ce qui se fait dans le cadre du retour de la paix, notamment, l’accord de paix de Khartoum, la mise en place d’un Gouvernement inclusif et  le dernier vote du Code Electoral qui est très important. L’honorable NGON BABA s’est adressé tout particulièrement aux étudiantes à qui il a adressé ses encouragements, et les a informé davantage pour qu’elles donnent un intérêt  particulier à leurs études, afin d’être représentatives dans les prochaines échéances électorales en RCA et dans les différentes structures de décisions de leur pays la République Centrafricaine.

Le 1er Vice Président de l’Assemblée,Honorable Jean Symphorien MAPENZI a réçu en audience les membres de la mission de formulation du document de projet pour les élections

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Le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Jean Symphorien MAPENZI a accordé ce vendredi 26 avril 2019, une audience à Monsieur Mathieu CIOWELA, Représentant résident  par intérim du PNUD qui conduisait une équipe des spécialistes électoraux du Global Programme for Electoral Cycle Support (GPECS), que sont Monsieur Dan MALINOVICH et Madame Blandine CUPIDON en mission de travail à Bangui.

L’organisation des prochaines élections de 2020-2021 et le projet de Loi sur la décentralisation actuellement sur la table de l’Assemblée Nationale pour examen et adoption, ont été au centre des échanges des deux parties.

Au sortir de cette rencontre, le Représentant résident du PNUD, Monsieur CIOWELA a déclaré: « Je suis venu pour présenter cette mission à l’honorable Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, mission qui s’inscrit dans l’appui que les Nations-Unies vont apporter à l’organisation des élections. Comme il a été mentionné lors de la réunion d’information que le Gouvernement et l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a organisée le 5 avril dernier, on avait indiqué qu’une mission devrait être à pied d’œuvre à Bangui pour aider dans l’élaboration du document de projet qui va permettre de mobiliser l’appui des partenaires pour accompagner la RCA à l’organisation des prochaines élections ».

« Au cours de cette réunion, nous avons recueilli les avis très importants de l’Assemblée Nationale qui est l’une des institutions clé, qui joue un rôle très important dans le processus électoral et c’est des éléments très importants pour nous dans le cadre de la finalisation du projet », a souligné Monsieur CIOWELA.

Il est à noter que l’audience s’est déroulée en présence des 2ième et 3ième Vice-présidents à savoir les honorables Mathurin DIMBELET NAKOE et Henri VIGNER MYLLA, le 1er Questeur, l’honorable Augustin TO-SAH-BE-NZA et quelques membres du Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale.

Le Président de l’Assemblée Nationale Laurent NGON BABA se rend à Ouagadougou au Burkina Faso pour la 11e Conférence des présidents d’Assemblées et de Sections de l’APF, Région Afrique.

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Le Président de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine, l’Honorable Laurent NGON-BABA a quitté Bangui ce jeudi 25 avril 2019 à destination de Ouagadougou au Burkina-Faso où il prend part du 25 au 27 du mois  en cours, à la 11ième session branche régionale des Présidents d’Assemblées de l’Association des Parlementaires Francophones (APF).

On retrouvera sur la table des débats dans ce conclave parlementaire de Ouagadougou, la mise en œuvre des projets communs de lutte contre le terrorisme, les migrations, l’éducation, l’égalité hommes-femmes, la non prolifération des armes nucléaires et plusieurs autres  questions liées au développement socio-économique.

La particularité de ces assises réside dans le fait que l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale aura l’opportunité de prendre la parole pour exposer devant ses homologues la situation de la République Centrafricaine, suite à l’Accord de paix et de réconciliation nationale paraphé à Khartoum et signé le 06 février 2019 à Bangui sous les auspices de la Communauté Internationale.

Etaient présents à l’aéroport Bangui M’poko pour saluer le départ du Numéro 1 du Parlement centrafricain qui a embarqué à bord du vol régulier de la compagnie Kenya Airways, les 1er et 2ième vice-présidents de l’Assemblée Nationale respectivement les honorables Jean Symphorien MAPENZI et Henri VIGNER MYLLA, membres du Cabinet et le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale, Monsieur Noël KAMNADJI.

Visite en Centrafrique de son excellence ZHENG JIANBANG

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA assisté de Madame Sylvie BAÏPO TEMON, Ministre des Affaires Etrangères et de Monsieur CHENG DONG, Ambassadeur de Chine en poste à Bangui, a accueilli ce mercredi 24 avril 2019, l’arrivée de Son Excellence ZHENG JIANBANG, Vice-président du Comité Consultatif de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois (CCPC), en visite d’amitié et de  travail de 72 heures en terre centrafricaine.

A sa descente d’avion, l’hôte de marque du pays a reçu les honneurs militaires, puis salué les personnalités membres du Bureau de l’Assemblée Nationale et du Cabinet du Président NGON-BABA avant de se retirer au Salon d’honneur présidentiel de l’aéroport où, il a échangé quelques amabilités avec le Président de l’Assemblée Nationale.

Peu de temps après, Monsieur ZHENG a été reçu en audience par le Président de l’Assemblée Nationale au Salon d’honneur, puis les deux personnalités ont pris la direction de l’hémicycle pour une séance de travail avec les honorables députés, ponctuée par deux allocutions.

Monté sur la tribune parlementaire, Son Excellence le Vice-président du CCPC a fait la déclaration suivante : « Je suis honoré de conduire la délégation chinoise qui est venue  ici à l’Assemblée Nationale. Le Gouvernement et le peuple chinois attachent une importance particulière à l’Accord de paix que le peuple centrafricain est en train de mettre en œuvre. A cet égard, la Chine espère de manière sincère que votre pays et votre peuple s’engageront sur une voie de développement et de paix ».

En réponse, le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable NGON-BABA, s’est exprimé en ces termes: « Permettez-moi d’abord de vous souhaiter au nom de tous mes collègues députés de la nation, la bienvenue en terre centrafricaine et singulièrement au sein de la maison du peuple. Excellence, votre visite nous honore particulièrement car notre  pays est la 2ième étape de votre tournée africaine de l’année 2019 après le Rwanda. Je me félicite de l’existence depuis environ 60 ans, d’excellentes relations entre nos deux pays en dépit d’un moment d’égarement conjoncturel dans les années 80, très vite corrigé ».

 « Votre pays reste la République Populaire de Chine  avec laquelle, nous avançons la main dans la main. Son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat ne cesse de réaffirmer l’unité de la République Populaire de Chine dans toutes les instances internationales et nationales », a poursuivi le Président de l’Assemblée Nationale.

« Ces Excellentes relations sont aussi visibles entre nos deux Parlements. Le Groupe d’Amitié Centrafrique/Chine en constitue l’un des éléments fondamentaux. La visite que j’effectuerai très prochainement dans votre pays, à l’invitation de mon homologue participera au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre nos deux institutions et surtout contribuera à l’enrichissement de la jeune démocratie centrafricaine » a fait savoir l’honorable Président Laurent NGON-BABA.

Il est à noter que le clou du passage du Vice-président ZHENG JIANBANG à l’Assemblée Nationale a été la visite guidée de l’exposition internationale en commémoration au 40ième anniversaire de la politique chinoise de la réforme et de l’ouverture, et du 70ième anniversaire de la fondation de la République Populaire de Chine dans le hall de l’Assemblée Nationale.

Vote du projet de loi portant code électoral de la République Centrafricaine

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Les élus de la nation réunis à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale se sont penchés mardi 23 avril 2019 sur l’examen du projet de Loi portant Code Electoral de la République Centrafricaine.

Les débats ont été conduits par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA.

De l’examen de l’exposé des motifs, il ressort que ledit projet de Loi détermine les règles d’organisation des élections présidentielle, législatifs, sénatoriales, régionales, municipales et des consultations référendaires en République Centrafricaine. Il tient également compte des nouvelles donnes notamment, l’interdiction de tout cumul de mandats électifs, le mode de votation en liste et l’augmentation du montant des cautions aux différentes élections.

Ledit projet de Code Electoral structuré en trois livres, douze titres, cinquante et quatre chapitres et trois cents articles, présente plusieurs innovations sur les conditions d’éligibilité, la durée de la campagne, le respect de la Constitution et des lois ainsi que la moralisation de la vie publique.

Après lecture du rapport de la Commission Elargie par l’honorable Dénis MODEMADE, l’opportunité était donnée au Ministre de l’Administration du Territoire, du Développement local et de la Décentralisation,  Augustin YANGANA YAHÔTE et l’honorable Achille BANGUE BETANGAÎ de fournir quelques explications sur le texte à examiner.

Les interventions des groupes parlementaires et à titre individuel ont tourné entre autres sur les cautions, le quota de 35% des femmes (Loi sur la parité), l’âge des candidats selon qu’il s’agisse de la présidentielle ou des législatives.

En ce qui concerne les cautions, le montant pour la présidentielle initialement fixé à 50 millions de FCFA, est ramené à 15 millions de FCFA  après échanges houleux entre les députés, et pour les législatives au lieu de 1 million de FCFA, le montant est fixé à 250 mille FCFA.

Finalement et sans surprise le projet de Loi portant Code Electoral a été largement adopté avec amendements par 126 voix sur 126 inscrits par la Représentation Nationale.

Le Ministre Augustin YANGANA YAHÔTE a témoigné sa satisfaction en ces termes: « Ce qui m’a marqué, c’est que l’ambiance était chaude notamment sur plusieurs points du Code Electoral en ce qui concerne la parité, le montant des cautions, la question des diplômes et autres. Mais tout ceci étant, c’est un texte je pense qu’un Code Electoral lors qu’il est bien élaboré, discuté comme ça été le cas, travaillé pendant plusieurs années par un groupe de travail comme vous l’avez vécu, est un espoir de paix, un espoir de consolidation de la démocratie chez nous en RCA ».

 « Les instructions du Chef de l’Etat ou du Premier Ministre ne sont pas allées dans le sens du blocage, de l’expression de la souveraineté des élus de la nation. Ils se sont exprimés librement et notre satisfaction, c’est que sur plusieurs points, nous avons obtenus de consensus », a ajouté le membre du gouvernement.

Ouverture de la première session ordinaire 2019

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Les élus de la Nation, après quelques mois de vacance ont repris le chemin de l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale, temple de la démocratie où s’est ouverte ce vendredi, 1er mars 2019, la toute Première Session Ordinaire au titre de l’année en cours.

La cérémonie a été présidée par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Laurent NGON-BABA en présence de Son Excellence, Firmin NGREBADA, Premier Ministre, arrivé sur les lieux aux environs de 15 heures sous les honneurs militaires et accueilli conjointement par le Premier vice-président de l’Assemble Nationale, l’honorable Jean Symphorien MAPENZI et Madame Eugénie Lucienne NGBONDO, ancienne Ministre Chargée des Relations avec les Institutions de la République.

Plusieurs personnalités y étaient présentes.

Voici la teneur de l’allocution de l’Honorable Laurent NGON-BABA, Président de l’Assemblée Nationale, à l’occasion de l’ouverture de la Première Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année 2019 :

En clôturant la deuxième session le 29 Décembre 2018, j’exprimais le vœu que la nouvelle année 2019 soit paisible et harmonieuse pour notre Pays.

Hélas, quelques jours après, la population a été plongée dans le désarroi à la veille de l’organisation de la Journée Mondiale des Femmes Rurales et de la Journée Mondiale de l’Alimentation à Bambari.

Grace à la ténacité des forces armées Centrafricaines appuyées par les forces de la MINUSCA, le calme était revenu dans ladite localité.

Par un sursaut patriotique, les groupes armés et le Gouvernement sont parvenus à adopter un accord de paix paraphé à KHARTOUM (SOUDAN) le 05 Février et signé à Bangui le 06 Février 2019, en présence des Représentants des Nations Unies, de l’Union Africaine, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et des pays voisins, tous parrains des négociations à qui je rends ici un hommage particulier. Cet Accord participe du processus de sortie de crise dans notre pays et constitue, à n’en point douter, les prémisses du moment fondatrices d’une ère nouvelle porteuse d’espoir.

Nous ne devons pas oublier que c’est le huitième Accord de paix que nous, Centrafricains, concluons en six (6) ans avec le concours de la Communauté Internationale. C’est un record négatif.

Oui, l’Accord de Paix de Khartoum est la dernière bouée de sauvetage de notre pays. Je m’en réjouis tout particulièrement d’autant plus que la délégation de la Représentation Nationale à Khartoum, bien qu’ayant le statut d’observateur, a apporté sa modeste contribution dans les diverses consultations de couloir.

Le Pape FRANCOIS avait sans doute vu juste lorsqu’il déclara, dans L’invocation pour la paix, je cite : « Pour faire la paix, il faut du courage, bien plus que pour faire la guerre ». Il faut du courage pour dire oui à la rencontre et non à l’affrontement ; oui au dialogue et non à la violence ; oui à la négociation et non aux hostilités ; oui au respect des accords et non aux provocations ; oui à la sincérité et non à la duplicité. Pour tout cela, il faut du courage, une force de l’âme ». Fin de citation.

Du courage, il en a fallu aux groupes armés et au gouvernement à Khartoum pour surmonter les rancœurs et les ressentiments, pour dépasser les préjugés et les appréhensions, pour surpasser les intérêts égoïstes et les ambitions personnelles.

Fort de cela, je voudrais avant toutes choses, au nom de la Représentation Nationale et en mon nom personnel, adresser mes vives et chaleureuses félicitations à Son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’État, qui n’a fait l’économie d’aucun sacrifice pour que les négociations aboutissent à cet Accord de paix, du reste très équilibré, qui suscite d’ores et déjà beaucoup d’espoirs au sein de la population.

Nos vives félicitations s’adressent à la Commission de l’Union Africaine, initiatrice de ce processus, aux Nations-Unies, à la CEEAC et à l’ensemble des Pays voisins qui, sans relâche, ont soutenu le processus jusqu’à son aboutissement.

Par ailleurs, je voudrais très respectueusement, du haut de cette tribune, réitérer mes sincères remerciements aux Hautes Autorités soudanaises, notamment Son Excellence Omar Hassan EL BECHIR, pour leur accompagnement dans la réussite de ce dialogue.

Honorables Députés, Chers Collègues,
Désormais, tous les regards sont tournés vers le processus de mise en œuvre dudit Accord en vue d’assurer l’unité nationale, la cohabitation pacifique et le vivre ensemble, pour un avenir meilleur à nos enfants.

C’est justement à ce stade que nous devons activement nous investir tant cet exercice requiert de notre part une pleine participation.

C’est dans ce sens que son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, vient de poser le premier acte à savoir la nomination d’un nouveau Premier Ministre Chargé de conduire le Gouvernement inclusif.

Monsieur le Premier Ministre, Vous arrivez à une période délicate où il s’agit de mettre en œuvre l’Accord de Paix de Khartoum que vous connaissez mieux que tout autre et d’assurer la relance du développement national.

Je voudrais donc, au nom de tous les Elus de la Nation et en mon nom propre, vous adresser Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, nos vives et sincères félicitations pour votre nomination.

Nous voudrions, solennellement, vous rassurer du soutien et de l’appui de la Représentation Nationale.

L’importance de cette Session, plus qu’aucune autre, réside dans le fait que nous devons opérer des réformes structurelles et conjoncturelles qui concourent à la mise en œuvre de cet Accord.

En effet, l’Accord de KHARTOUM prévoit un certain nombre d’actes législatifs à prendre afin d’apporter des solutions appropriées aux causes profondes de la crise Centrafricaine à travers la Loi sur la décentralisation et les collectivités territoriales fondée sur les principes de solidarité nationale, de la bonne gouvernance et de la répartition juste et équitable des richesses nationales.

C’est seulement à ces conditions que cet Accord sera respecté et pleinement exécuté, avec comme corollaire, le processus de Désarmement, de Démobilisation, de Réintégration et de Rapatriement et la cessation de toutes hostilités.

Le moment est venu de mettre définitivement fin aux affrontements sanglants, sources de malheur et de désolation.

Le moment est venu pour panser les plaies et cicatriser les blessures, pour essuyer les larmes et guérir les douleurs.

Le moment est venu de nous unir, quelles que soient nos différences, autour des pouvoirs publics pour la réalisation de notre idéal commun : celui de bâtir un Centrafrique nouveau où il fait bon vivre pour ses fils et filles.

Le moment est venu pour nous, Centrafricaines et Centrafricains, de rentrer de plain-pied dans le cercle vertueux de la réconciliation nationale et de développement.

En disant cela, j’entends bien que la réconciliation nationale ne se résume pas à une coexistence où les adversaires d’hier vivraient côte à côte. Si tel était le cas, nous serions en présence de ce que les spécialistes appellent « une hostilité dormante » qui peut se réveiller à tout moment.

La réconciliation nationale, c’est le dépassement de nos préjugés et l’acceptation de nos différences. C’est le renforcement de la cohésion sociale.

La réconciliation véritable, c’est surtout faire droit aux victimes. C’est aussi l’accélération du processus de la justice transitionnelle avec la mise en place urgente de la Commission « Justice, Vérité, Réparation et Réconciliation », mais surtout son opérationnalisation rapide et efficace.

A cette fin, la Représentation Nationale est d’ores et déjà disposée à jouer pleinement son rôle pour voter les projets de loi.

Le défi majeur que nous devons relever, c’est de faire en sorte que la paix retrouvée devienne une réalité concrète aux effets bénéfiques pour tous.

Dans son discours d’investiture du 10 mai 1994, Nelson MANDELA avait dit fort justement, je cite : « De l’expérience d’un désastre humain inouï qui a duré beaucoup trop longtemps doit naître une société dont toute l’humanité sera fière. Le temps est venu pour panser nos blessures. Le temps de la construction approche. Le moment est venu de réduire les abîmes qui nous séparent ». Fin de citation.

Le moment est venu pour la Communauté Internationale d’accompagner la République Centrafricaine dans la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum, mais aussi pour la relance de son développement économique et social.

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Ce 1er mars est certes le jour de l’ouverture de la 1ère Session Ordinaire de notre Assemblée Nationale. C’est au cours de cette session que le Bureau sera renouvelé et ce, conformément aux dispositions pertinentes de notre Constitution et de la Loi organique portant Règlement Intérieur de notre Assemblée en la matière.

Ce renouvellement doit s’opérer dans la transparence et selon les règles de la bonne gouvernance afin d’éviter les travers d’un passé récent.
Il doit également tenir compte de la Loi sur la parité que nous avons nous-mêmes votée.

A toutes celles et tous ceux qui s’engageront dans cette compétition, je leur souhaite : BONNE CHANCE.

De tout temps, l’Assemblée nationale ne reste pas inactive entre les sessions. C’est ainsi que, dans la perspective de renforcer ses partenariats et promouvoir son rayonnement sur le plan multilatéral et bilatéral, elle a mené les activités suivantes :

– Une mission de nos collègues femmes parlementaires s’est rendue à Dakar au Sénégal du 13 au 19 décembre 2018 pour des échanges d’expériences avec leurs collègues sénégalaises. Cela participe de la création de nouvelles perspectives de coopération ;

– Visite de travail du Président de l’Assemblée Nationale de la Centrafrique à KHARTOUM du 19 au 25 Février 2019, visite au cours de laquelle des rencontres de haut niveau ont eu lieu ;

– Réception, du 12 au 15 février 2019, d’une mission de l’Union des Parlements Africains (UPA) conduite par son Secrétaire Général, Monsieur IDI GADO BOUBACAR. Il a été signé, à cette occasion, un protocole d’Accord relatif à l’organisation technique de la 74ème Session du Comité Exécutif de l’UPA qui aura lieu à Bangui les 13 et 14 juin 2019. C’est un engagement que nous avons pris lors de la 73ème session à Abuja en novembre 2018 ;

– Entretien avec Madame Keïta BOKOUM, experte indépendante du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU pour la République Centrafricaine, venue dans le cadre de ses missions semestrielles d’information sur les questions des droits de l’Homme et la consolidation de l’Etat de droit ;

– Audience avec Son Excellence Monsieur Sergey LOBANOV, Ambassadeur de la Fédération de Russie en fin de mission, venu nous faire ses adieux après un très long séjour dans notre pays. Nous lui avons témoigné la reconnaissance des Elus de la Nation pour l’aide multiforme que la Fédération de Russie ne cesse d’apporter à notre pays, particulièrement dans les domaines sécuritaires et de formation des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des éléments des Forces de Sécurité Intérieures (FSI) ;

– Audience avec Son Excellence Monsieur Abdelraouf AMIR, Ambassadeur de la République du Soudan, porteur d’une lettre d’invitation de notre homologue Soudanais ;

– Audience avec Madame Valérie PETITPIERRE, Cheffe de la Délégation du Comité International de la Croix Rouge, récemment arrivée en Centrafrique, en visite de courtoisie au cours de laquelle nous avons échangé sur les différents aspects de la mission du CICR et les difficultés que rencontrent ces soldats de l’action humanitaire ;

– Audience avec son Excellence Monsieur Omer HILAL, Ambassadeur Représentant permanent du Maroc à l’ONU, Président de la Configuration République Centrafricaine de la Commission de Consolidation de la Paix, venu discuter des questions de paix avec les plus hautes Autorités centrafricaines.

Je dois rappeler que cette Commission a été instituée par les résolutions 60/180 de l’Assemblée Générale et 1645 (2005) du Conseil de Sécurité.

La qualité des membres de cette mission témoigne de l’intérêt tout particulier que la Commission porte à notre pays. En effet, l’Ambassadeur HILAL était accompagné de la Sous-secrétaire générale de l’ONU au maintien de la paix et du Sous-secrétaire général de l’ONU à l’appui à la consolidation de la paix.

La période choisie était appropriée. Cette mission est venue à Bangui seulement quelques jours après la signature de l’Accord de Paix de Khartoum. Cela est en accord avec l’entreprise de relèvement au lendemain d’un conflit.

Je dois vous informer que le Maroc a été réélu le 06 février 2019 à New York à la Présidence de la Commission de la Consolidation pour la paix de notre pays. L’Ambassadeur Omar HILAL a donc été reconduit, pour la 5e année consécutive, à la tête de cet organe subsidiaire de l’Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité.

Le Maroc a été le premier pays à envoyer des troupes au sein de la MINUSCA en avril 2014 et son Ambassadeur à New York préside la Commission de la Consolidation pour la paix depuis cinq ans.

Je voudrais, au nom des Elus de la Nation, témoigner toute notre reconnaissance aux Autorités du Royaume du Maroc, en particulier Sa Majesté MOHAMMED VI, pour les efforts sans cesse déployés pour aider au rétablissement de la paix en Centrafrique.

Honorables Députés, Chers Collègues ;

La présente session s’annonce d’ores et déjà très chargée. Nous aurons à examiner entre autres les projets de loi ci-après.

– Le projet de loi portant Code Electoral qui détermine les règles d’organisation des élections, présidentielle, législatives, sénatoriales, régionales, municipales et des consultations référendaires en République Centrafricaine. C’est un Code dans lequel il a beaucoup été tenu compte de nouvelles donnes dont l’interdiction de tout cumul de mandats électifs ainsi que la suppression de la discrimination entre centrafricain d’origine et centrafricain d’adoption qui ne peut être candidat à l’élection présidentielle.

Par ailleurs, il met l’accent, entre autres, sur :

 la biométrie qui constitue une garantie pour la transparence du processus électoral ;ü

 le relèvement du montant des cautions dont 50 millions de Francs CFAü pour la présidentielle, 1 million pour les législatives et sénatoriales, 500 milles pour les régionales, 100 milles pour les municipales et 25 milles pour les colistiers ;

 le rehaussement du niveau desü Députés en matière de diplômes, gage d’un reflet qualitatif des membres de notre Assemblée Nationale dans les débats intellectuels, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Ce Code doit être examiné avec responsabilité, en tenant compte du délai constitutionnel, afin d’éviter tout glissement de calendrier électoral.

– Le projet de code des Collectivités Territoriales et des Circonscriptions Administratives dont les principes fondamentaux de la décentralisation et de la régionalisation sont contenus dans l’article 80 de la Constitution, en fait partie.

Ce projet de code fait partie des exigences de l’accord de KHARTOUM.

Outre les projets des textes, l’Assemblée Nationale aura à examiner la Déclaration de Politique Générale du nouveau Premier Ministre pour un vote de confiance après la nomination des membres de son Gouvernement dans un délai de soixante (60) jours au maximum conformément à l’article 54 de la Constitution du 30 mars 2016.

L’Assemblée aura également à accomplir sa mission de représentation et de contrôle.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Après deux mois passés dans vos circonscriptions respectives pour la plupart d’entre vous, le temps est venu pour se consacrer, avec assiduité, aux activités parlementaires pour lesquelles nous sommes élus.

Je saisis cette occasion pour souhaiter la bienvenue parmi nous à nos nouveaux collègues, je veux citer : l’Honorable Emmanuel ISSA, l’Honorable Fred Gabriel NZAPA-HAMAYE et l’Honorable Pépin Roger MALIAVO, autorisés à siéger en place et lieu de leurs titulaires se trouvant dans la position d’empêchement.

A tous ceux qui sont venus nous assister à la présente cérémonie, je vous remercie pour votre sens élevé de solidarité et de votre attachement aux principes de la démocratie.

Sur ce, je déclare ouverte la première Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année 2019.