RENCONTRE ENTRE LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET LA PRESSE

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Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Karim MECKASSOUA, a reçu ce jour, dans l’hémicycle, les professionnelles des médias, tant nationaux qu’internationaux, avec qui il a échangé à bâton rompu pendant plus d’une heure et trente minutes, autour des questions d’actualité centrafricaines passées ou présentes, liées à sa personne et/ou à l’Assemblée Nationale.

Dans ses propos liminaires, il a ainsi été question pour lui d’aborder la problématique des rumeurs concernant sa personne, de son évacuation sanitaire en France, de gestion financière au sein de l’Assemblée Nationale, de la question de sa destitution, de DDRR (Désarmement, Démobilisation, Rapatriement et Reconversion et Rapatriement) et du prochain dialogue à venir.

Les journaliste ont quant à eux poser toutes les questions que nous pouvons lire dans les journaux de la place autours des thématiques relevées dans les propos du Président de l’Assemblée Nationale.

Le PAN a rassuré les médias que dorénavant cet exercice se ferait une fois par mois.

Cet échange chaleureux qui s’est déroulé dans un bon climat a été clôturé par un cocktail offert aux professionnels des médias.

PROPOS LIMINAIRES DE L’HONORABLE KARIM MECKASSOUA FACE A LA PRESSE

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Mesdames et Messieurs les professionnels de la presse et des médias,
Mes Chers Compatriotes,

Me voici de retour, sur notre terre de Centrafrique et dans l’enceinte de notre Palais du Peuple.

J’ai demandé à vous rencontrer pour exprimer avant toute chose ma joie de me retrouver chez moi et avec les miens, mes compatriotes centrafricains.

Je n’ignore rien des souffrances que notre peuple continue d’endurer, encore aujourd’hui. Les massacres qui se poursuivent, les attaques ciblées contre les hommes de Dieu, etc.

Je sais que nos compatriotes vivent plus que jamais dans la peur pour leurs vies, pour leur intégrité et pour leurs biens.

Je sais qu’ils vivent aussi avec au ventre la peur ou l’espoir des lendemains qu’on leur annonce à travers les projets de Dialogue et de Concertation.

Je sais qu’il ya d’innombrables victimes pour qui je me battrai encore et encore.

Bref je sais que le pays va mal. Et je considère que la place des filles et fils de ce pays est dans les villages et les villes et non dans la brousse ou en exil, mais sur notre terre meurtrie, pour éviter qu’elle ne sombre tout à fait.

En mon absence qu’est-ce que vous n’avez pas entendu ? On vous a dit que j’avais fui le pays par peur d’être arrêté ou par peur d’être destitué ; que j’étais allé préparer un coup d’Etat ; que j’étais parti en détournant l’argent de l’Assemblée Nationale ; que de loin je finançais des opérations de déstabilisation du régime ; et j’en passe. On a même été jusqu’à annoncer que j’étais mort !

Vous savez bien que cela est devenu une habitude dans notre République depuis quelques temps: quand le tonnerre gronde, c’est Meckassoua ; un chien aboie, on crie « Meckassoua » ; n’importe qui commet un crime, on se dépêche de dire « Meckassoua est derrière » ; le voleur vole et va crier lui-même « c’est Meckassoua » ; on fait mal son travail ou on remplit mal sa mission, c’est encore la faute à Meckassoua…

Jusqu’à présent, j’ai gardé le silence. Non pas par faiblesse d’esprit, chers compatriotes, croyez-le bien. Mais parce que je crois dans les vertus du dialogue, parce que j’estime que c’est mon devoir d’homme d’Etat d’apaiser les tensions entre les institutions et les hauts responsables du pays. Le chef de l’Etat lui-même, peut témoigner de mes efforts inlassables pour que s’établissent entre nous et entre nos institutions des relations de coopération à la fois franches et loyales.

Or, vous pouvez le constater vous-mêmes, même mon silence, même ma retenue, on essaie de les retourner contre moi. On vous dit : « voyez vous-mêmes, il ne se défend pas, c’est donc qu’il a bien quelque chose à se reprocher ! ».

Aujourd’hui, j’ai décidé de rompre ce silence et de me libérer de la retenue que j’ai observée jusqu’à présent. Non pas pour attaquer quiconque ! Non pas pour répondre à mes détracteurs ou à ceux qui ont choisi de voir en moi leur ennemi. Non ! Je romps le silence pour m’adresser aux Centrafricains.

J’ai décidé qu’il en serait ainsi, désormais, une fois par mois en période de session parlementaire, et une fois en période d’intersession, parce que j’estime que les centrafricains doivent être informés sur ce que fait leur Représentation Nationale, des projets qu’on y construit, de ce qui s’y passe. Et que nos compatriotes méritent mieux que des rumeurs toxiques.

C’est vous dire donc, chers professionnels de la presse et des médias, que c’est la première fois que nous nous rencontrons mais que ce n’est pas la dernière.

Pour cette première, et avant de commencer nos échanges, je me dois de revenir sur les fameuses rumeurs et sur « l’affaire Meckassoua » qu’elles ont créées de toutes pièces. Et je vais m’adresser à vous en fils du pays qui fait confiance au jugement de nos compatriotes et à leur capacité d’analyse des situations. Je suis convaincu que, une fois qu’ils auront en main toutes les données de cette soit-disant « affaire Meckassoua », nos compatriotes sauront séparer le bon grain de l’ivraie, et distinguer la vérité derrière le tissu de mensonges.

Vous connaissez les principales rumeurs.

On dit quoi ?

On dit d’abord que Meckassoua est un diable étranger parce qu’il est musulman et qu’il est forcément avec les Séléka puisqu’il est musulman comme eux.

Oui, je suis musulman, et je suis centrafricain. Qu’est ce qui pose problème là dedans ? Je sais que mes détracteurs utilisent cela depuis toujours comme une arme contre moi, mais je répète : quel est le problème ?Tous vous connaissez mon engagement pour ce pays, que j’ai servi de longue date, dans différentes fonctions : Directeur de Cabinet, Ministre, Ministre d’Etat, et maintenant Président de l’Assemblée Nationale.Si mes détracteurs veulent dire que dans notre pays tout musulman est étranger, même ceux dont la centrafricanité ne fait pas doute, qu’ils le disent clairement. Nos compatriotes jugeront !

Quant à cette affaire de Séléka. Avez-vous observé que celui qu’on accuse de collusion avec ces groupes est le seul, pendant la campagne électorale de la dernière élection présidentielle, à s’être fait tirer dessus avec ses équipes par des groupes de la Séléka ? Le seul dont la concession a été attaqué et sur qui on a envoyé des équipes Séléka pour le kidnapper ? Et posez-vous la question : avez-vous vu Meckassoua recevoir des chefs Séléka, que ce soit chez lui ou dans son bureau à l’Assemblée nationale ?

L’avez-vous vu les transporter, garantir leur sécurité, et même leur verser de l’argent, privé ou public ?

On dit qu’on en a la preuve. Mais depuis qu’on le crie sur tous les toits et sur toutes les ondes, qu’est-ce qu’on attend pour produire ces preuves devant la justice de notre pays, en laquelle j’ai toute confiance ? Et pourquoi quand moi même je prends l’initiative de saisir la justice, au lieu d’apporter ces preuves qu’on prétend détenir, on préfère enterrer ma plainte ?

Mes Chers Compatriotes, ne vous laissez pas abuser. De la même manière qu’on n’est pas Anti-balaka seulement parce qu’on est Chrétien, on n’est pas Séléka seulement parce qu’on est musulman. On est Séléka ou Anti-balaka parce qu’on a posé des actes précis ; parce qu’on a d’une manière ou d’une autre participé au projet de ces groupes, en finançant, en donnant des ordres, en prenant les armes. Je demande à mes détracteurs, et demandez-leur seulement de citer ces actes précis et d’apporter la preuve de cette collaboration. Et vous verrez par vous-mêmes : le dossier est vide. Et plus le dossier est vide, plus on crie fort !

Que dit-on encore ?

On dit en ce qui concerne la période récente, sans avoir peur de se contredire, d’une part, que j’ai fui le pays en bonne santé pour préparer un coup d’Etat avec des étrangers et, d’autre part, que je suis allé mourir à l’étranger.

Le pire c’est que ceux qui disent cela m’ont vu avant que je ne quitte le pays et ont vu dans quel état j’étais avant de prendre ce vol pour la France. Ils ont vu que je ne pouvais quasiment plus marcher. Ils savent que j’ai été évacué sanitairement. Ils savent que mon état était si sérieux que quand, je suis arrivé en France, j’ai été transporté directement de l’aéroport à l’hôpital Cochin, un des plus grands hôpitaux français, et placé immédiatement en soins intensifs pendant plusieurs semaines.

La situation était si compliquée qu’on m’a fait faire des dizaines d’examens et analyses, que j’ai dû consulter les plus grands spécialistes des inflammations et des pieds. Dieu merci, même si je dois refaire des examens de contrôle d’ici peu, maintenant je vais beaucoup mieux.

Et avec tout cela, on m’imagine en train de courir le tout Paris pour fomenter les complots. Comment ? Avec mon lit d’hôpital à roulettes ? Avec les deux cannes sans lesquelles je ne pouvais pas marcher par la suite ? Avec mes tennis et en boitillant ?

Ceci se passe de commentaire.

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Chers compatriotes,

En vérité, ce qui m’a frappé n’était pas une maladie ordinaire. Les médecins eux-mêmes disent que cette infection du pied était tout sauf normal. Tout est possible disent-ils : tout sauf normal. Les analyses se poursuivent et les médecins n’écartent aucune hypothèse, même celle d’un acte malveillant. J’espère que cette dernière hypothèse ne sera pas la bonne, parce que cela voudrait dire que l’esprit de mort s’est saisi du combat politique dans notre pays, que l’adversaire ou simplement le concurrent politique est une bête à abattre.

Mais, je le redis, j’attends encore que les analyses médicales donnent leur verdict.

Quoiqu’il en soit, sachez que je reste et resterai debout, parce que ce en quoi je crois et pour lequel je travaille est plus grand : c’est notre cher pays, la République Centrafricaine ; c’est notre Assemblée Nationale et la voix du peuple qu’elle représente ; c’est notre vivre ensemble qui est le bien le plus précieux de notre pays; et, pour tout dire, c’est le bonheur de chaque centrafricain.

Pour cela, je continuerai à me battre. Me battre, oui ! mais certainement pas avec les armes de la violence et de la calomnie. Je continuerai à me battre avec les armes républicaines de la légalité, de la justice et de la confiance que j’ai en les centrafricains.

Qu’a-t-on dit encore ?

Oh tant de choses, pour lesquelles d’ailleurs on veut me destituer. Une véritable armée, qui a ses généraux au sein même de l’Assemblée Nationale a été mobilisée pour faire la preuve que j’ai manqué aux devoirs de ma charge. Elle cherche encore. Quant à moi, je suis serein.

Récemment, pendant que je me soignais, on prétend encore que j’ai détourné de l’argent, dont 120 millions de FCFA en une opération. Je vous le dis solennellement : non, je n’ai pas détourné, et je n’ai pas pour habitude de le faire. Oui, il s’agit de mensonges éhontés.

Cela dit, parce qu’il y a de graves présomptions de détournement, mon devoir de Président de l’Assemblée nationale est de tout faire pour que la lumière se fasse. Il est aussi de prendre les mesures conservatoires qui s’imposent, le temps que les enquêtes mises en œuvre aboutissent. Mon devoir sera, enfin, une fois les conclusions de ces enquêtes connues, de prendre les mesures qui s’imposent. Le tout dans la transparence.

A ce propos, je vous informe que la Commission de comptabilité et de contrôle de l’Assemblée Nationale, présidée par l’Honorable KOBA, travaille actuellement à faire la lumière sur ces affaires. Je m’en réjouis et je l’encourage à travailler vite, ainsi qu’à aller jusqu’au bout de ses investigations. Il n’est pas exclu que je saisisse aussi la Cour des comptes et la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance.

J’exhorte les uns et les autres à ne pas faire obstacle au travail de ces institutions car la vérité sur ces pratiques doit éclater.

Chers professionnels de la presse et des médias, 
Chers compatriotes,

Je n’ai que trop parlé des rumeurs. Cela était nécessaire parce qu’il faut à un moment ou à un autre crever l’abcès pour permettre à la plaie de se cicatriser. Mais l’essentiel est ailleurs. Elle est dans l’action parlementaire au service du pays. Qu’avons nous fait en deux ans et demie, et quelle est la position de la Représentation Nationale sur les grands enjeux de notre pays ?

Mesdames et Messieurs, je me tiens à votre disposition pour répondre à toutes les questions que vous voudrez poser sur ce travail et sur ces enjeux : qu’il s’agisse du fonctionnement de la représentation nationale, des lois que nous avons adoptées, des rapports de l’Assemblée Nationale avec l’Exécutif, du Plan stratégique de développement de l’Assemblée Nationale, du rôle que joue l’Assemblée nationale dans le processus de signature des contrats sur les ressources naturelles, ou encore sur les questions de paix, de sécurité, de réconciliation et de justice.

Pour amorcer vos questions, permettez que je dise un mot, en guise de conclusion, sur le denier sujet.

La paix, la sécurité, la réconciliation et la justice sont ce que les Centrafricains désirent par dessus tout aujourd’hui ; et donc ce que nos compatriotes attendent avant tout de l’action des pouvoirs publics.

J’écoute nos populations et j’entends deux préoccupations majeures du moment.

La première concerne le DDRR. Nous savons tous que pour réussir le DDRR, il faut trois éléments : de l’argent, une logistique bien pensée, et une ferme volonté politique. Or que constatons nous ? Que les financements sont disponibles (ou en voie d’être rendus disponibles,) grâce à nos partenaires techniques et financiers et à des pays amis, mais que le dispositif est aujourd’hui en panne à cause des deux autres éléments. Or l’Assemblée n’a eu de cesse depuis le début de la législature de demander qu’on clarifie les choses, qu’on y introduise de la rigueur et du contrôle et, surtout un ministre qui rend compte, devant la représentation nationale. Elle n’a pas été suivie. Si elle l’avait été, je suis convaincu que nous n’en serions pas là.

La deuxième préoccupation est, vous le savez, le dialogue de sortie de crise. J’entends bien ce qui se dit ici et là sur l’Initiative de paix de l’Union africaine.

Je voudrais seulement rappeler ici qu’avant l’initiative africaine, exactement trois (3) mois avant la feuille de route de Libreville, il y a eu une initiative de notre Assemblée Nationale; une initiative qui recommandait à l’Exécutif une approche équilibrée et centrafricaine articulant dialogue et lutte contre l’impunité, le tout en plaçant les victimes au centre. Cette initiative a été rejetée soi-disant pour ne pas faire concurrence à l’Initiative africaine.

Parce qu’il fallait faire bloc dans la recherche d’une solution de sortie de crise, l’Assemblée Nationale s’est finalement ralliée à l’Initiative africaine, mais pas sans demander que la dimension justice et lutte contre l’impunité soit renforcée.

Sur le processus en cours je voudrais dire essentiellement deux choses. Premièrement que, dès lors qu’on a voulu l’Initiative africaine comme seul chemin pour une sortie de crise, nul ne peut comprendre qu’on prenne dans le même temps des initiatives parallèles.

Je voudrais dire, deuxièmement, que l’Assemblée nationale n’a pas changé de cap et n’entend pas en changer. Depuis l’initiative parlementaire elle est engagée sur le terrain pour construire la paix, sur la base des principes retenus dans cette initiative. Cette action parlementaire pour la paix sera poursuivie et amplifiée.

Chers professionnels de la presse et des médias, 
Chers compatriotes,

Je n’ai été que trop long pour ces propos liminaires. Je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions. Sentez-vous libres de les poser en Sango comme en Français.

Je vous remercie.

Rencontre avec le nouveau Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad(CBLT), Monsieur MAMMAM NUHU

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Le président de l’Assemblée Nationale (PAN), Honorable Karim MECKASSOUA a reçu en audience, ce mardi, en son cabinet, le nouveau Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad(CBLT), Monsieur MAMMAM NUHU arrivé dimanche soir dans la Capitale centrafricaine.

Monsieur MAMMAM qui est venu présenter ses civilités au PAN, l’a remercié du soutien de la RCA pour sa nomination et lui a expliqué sa feuille de route en tant que Secrétaire Exécutif de la CBLT.

Nous avons pu noter la présence du Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche de la RCA, Monsieur Lambert MOUKOVE LISSANE qui accompagnait le Secrétaire Exécutif de la CBLT.

Le Président de l’Assemblée Nationale avait quant à lui à ses côtés, l’Honorable Emilie Béatrice EPAYE, Présidente de la Commission Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale, le Conseiller juridique du PAN Jean-François AKANDJI-KOMBE et son Conseiller diplomatique Dieudonné KOMBOT-YAYA.

Interrogé par la Presse Parlementaire sur le projet de transfert des eaux de l’Oubangui vers le Lac Tchad, le Secrétaire Exécutif de la CBLT, MAMMAM NUHU, a affirmé qu’il a évoqué le sujet avec son hôte de marque : 
« On connait la position de la RCA, il n’y a pas de problème. J’ai demandé au Parlement centrafricain de continuer de faire le plaidoyer auprès de la communauté internationale, de la Région du CICOS, pour soutenir le projet » a-t-il déclaré avant de poursuivre : 
« Nous avons enregistré des avancées et nous sommes à la deuxième phase des études de faisabilité sous la conduite de deux sociétés sur financement de la Chine et de l’Italie. La Chine a donné 1 Million 800 Cents Mille Dollars et le gouvernement italien a promis de nous donner un appui dans l’ordre de 1 Million 500 Mille Euros. Les deux sociétés vont bientôt commencer ces études ».

Rappelons que la République Centrafricaine n’a pas encore ratifié les principes fondamentaux de la CBLT créée le 22 Mai 1964. Son Plan directeur a quant à lui été adopté en 1990.

RETOUR DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE A BANGUI

Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Karim MECKASSOUA est rentré ce jour en terre centrafricaine, après une longue période d’absence, cause d’évacuation sanitaire.

Contrairement à ce que nous avons pu lire dans la presse ça et là, c’est debout et sur ses deux pieds, marchand d’un pas alerte et sûr, que le PAN s’est dirigé vers tous ceux qui l’attendaient.

Ainsi, l’Honorable 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien MAPENZI a conduit la délégation de la Représentation Nationale, composée des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, des membres du Cabinet du PAN et du Secrétariat Général de l’Assemblée Nationale.

Étaient aussi sur place les Députés du Chemin de l’Espérance et Alliés venus pour accueillir le PAN.
Nous notons également la présence des membres de la famille proche du Président de l’Assemblée Nationale qui étaient eux aussi présents.

Le PAN, l’Honorable Karim MECKASSOUA a en outre salué tour à tour ceux venus lui souhaiter une bienvenue et un bon retour au pays avant de se rendre dans le Salon d’Honneur.

A la presse nationale et celle de la Représentation Nationale, il a pu livrer ses premières impressions de retour en terre natale. C’est une immense joie pour lui que d’être de retour au pays et c’est en « combattant » qu’il est rentré, ayant gagné le « combat de la santé » a-t-il pu confier. Aussi, pendant son séjour loin de la République Centrafricaine, le PAN a également œuvré pour la paix en Centrafrique. Les résultats seront visibles rapidement a-t-il conclu.

Il faut préciser que c’est en début de semaine prochaine qu’il consacrera du temps aux médias nationaux et internationaux, autour d’une Conférence de Presse à l’Assemblée Nationale, pour répondre à toutes les questions que se posent la population centrafricaine.

Ce fût une joie pour tous de retrouver le PAN et un regain d’espoir pour un nouveau cheminement pour le bien du peuple centrafricain au travers de l’Assemblée Nationale.

Rencontre entre la Représentation Nationale et l’Organisation Mondiale de la Santé.

Rencontre ce jour à l’Assemblée Nationale entre la Représentation Nationale et l’Organisation Mondiale de la Santé. 
L’Honorable 2ème Vice-Président, Mathurin DIMBELET NAKOE a reçu en audience une délégation de l’OMS en mission d’appui technique sur le système d’approvisionnement en médicaments essentiels en République Centrafricaine. Cette délégation conduite par le Représentant de l’OMS à Bangui, M. Severin XILANDER était composée de Docteurs Experts de l’OMS et du Chargé de Communication de l’OMS Centrafrique.

Le 2ème Vice-Président de l’Assemblée Nationale était entouré de Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, de Commission et de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale ainsi que du Médecin à la Représentation Nationale.

La principale problématique soulevée a été de voir comment rendre fonctionnel un système d’approvisionnement national en médicaments avec une centrale nationale d’achat forte.

En effet, la République Centrafricaine est dans une situation d’urgence et reçoit des quantités importantes de médicaments et d’autres produits de santé avec des défis immenses en matière de sélection, de gestion, de distribution et d’usage rationnel dans un climat d’insécurité. En outre, la centrale nationale d’achat (Unité de Cession du Médicament) est en faillite et l’approvisionnement de la moitié des formations sanitaires du pays est assuré par des ONGs avec des financements de sources variées (OMS, UE, Banque Mondiale, UNFPA …)

La démarche proposée par l’OMS pour apporter une réponse à cette problématique en partenariat avec le Ministère de la Santé est de développer et mettre en oeuvre une stratégie nationale d’approvisionnement en médicaments de qualité et à moindre coût sur toute l’étendue du territoire national.

L’OMS propose ainsi de faire un état des lieux du système d’approvisionnement en médicament du pays en vue de proposer les mesures nécessaires à la relance du système national d’approvisionnement ; de proposer une feuille de route incluant les étapes clés pour la relance d’un système national d’approvisionnement national impliquant les partenaires avec des actions prioritaires à court et moyen termes et d’apporter un appui pour la préparation d’un Forum national sur l’approvisionnement en Médicaments Essentiels en RCA.

La Représentation Nationale soucieuse du sort de la population centrafricaine, par la voix de son 2ème Vice-Président se propose quant à elle de mettre à l’ordre du jour, lors de la prochaine Session parlementaire d’octobre à décembre 2018, le vote sur le Projet de Loi réglementant le secteur pharmaceutique et l’approvisionnement en médicaments, en y insérant les dispositions concernant les ONGS et le Projet de Loi portant création d’une nouvelle structure publique en charge d’approvisionnement de médicaments.

La rencontré s’est déroulée dans un bon climat, puis, le Représentant de l’OMS et le 2ème Vice-Président de l’Assemblée Nationale ont répondu aux questions de la presse nationale et parlementaire.

Clôture de la Session Extraordinaire 2018

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Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a convoqué l’Assemblée Nationale en Session Extraordinaire, du jeudi 21 juin au 05 juillet 2018.

La cérémonie de clôture de la dite Session s’est déroulée ce jour, dans l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale, en présence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Simplice Mathieu SARANDJI, des Présidents des Institutions de la République, Membres du Gouvernement, Chefs des Missions Diplomatiques, Consulaires et Représentants des Organisations Internationales, du deuxième Vice-Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui, des Elus de la Nation et du personnel de l’Assemblée Nationale.

La cérémonie était présidée par la Premier Vice-Président, Honorable Jean Symphorien MAPENZI.

Rappelons que cette première Session Extraordinaire de l’année en cours a vu l’adoption de la Loi portant Collectif Budgétaire 2018, de la Loi autorisant la ratification de la Convention sur les armes bactériologiques et de la Loi portant création, organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Sécurité Nationale (CSSN).