Rencontre avec Son Excellence David BROWNSTEIN, Chargé d’Affaires à l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Bangui

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L’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale a reçu en audience, ce jour à la fin de la matinée, Son Excellence David BROWNSTEIN, Chargé d’Affaires à l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Bangui.

Le diplomate américain a présenté au Président le compte rendu des différentes consultations qu’il a effectuées à Washington.
Outre les questions liées à la sécurité et au développement de la RCA, Monsieur BROWNSTEIN a évoqué la coopération entre les États-Unis et l’Assemblée Nationale notamment le Projet d’Appui à la Représentation Nationale à travers l’Institute Republican International (I.R.I.).

Le Président de l’Assemblée Nationale a saisi l’occasion pour informer son hôte sur les travaux du dernier Sommet des Parlements de la Conférence Internationale sur les Régions des Grands Lacs tenu à Kinshasa du 19 au 20 Mars dernier dont il est le Président en exercice.

Présentation du nouveau Bureau de l’Assemblée Nationale au Président de la République

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Les nouveaux membres élus du Bureau de l’Assemblée Nationale ont été présentés ce jour au Président de la République.

La délégation des parlementaires est dirigée personnellement par son Président, l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA.

Au Palais de la Renaissance, Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat et les Elus de la Nation ont eu des échanges fructueux.

 

A titre de rappel, le renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale a été effectué le 09 Mars 2018 dernier.

Retour du PAN d’une mission dans le cadre du Forum des Parlements de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL)

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Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Karim MECKASSOUA est rentré ce jour de Kinshasa en République Démocratique du Congo, où il a effectué une mission d’une semaine dans le cadre du Forum des Parlements de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). 

 

Au micro de la presse parlementaire et des médias nationaux, l’Honorable Karim MECKASSOUA, qui assure la Présidence dudit Forum des Parlements de la CIRGL depuis décembre 2017, a relaté les principales questions débattues lors de la Première Session Extraordinaire de l’Assemblée Plénière du Forum des Parlements des Pays Membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs qui s’est tenue à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, du 19 au 20 mars 2018.. 

 

Ainsi, il s’est agi de ces points essentiels:

– accorder deux mandats consécutifs de trois ans chacun aux candidats présentés par le Parlement de la République d’Ouganda et de celui de la République Centrafricaine, la première candidature ougandaise ayant été approuvée;

– mettre en oeuvre la relecture des textes pour le permettre;

– renforcer les liens des Parlements de la Région des Grands Lacs afin d’être force de proposition dans la prévention et la résolution des conflits;

– appuyer l’Initiative parlementaire pour un plan de paix en République Centrafricaine.

 

L’Honorable Président de l’Assemblée Nationale a rencontré le Président de la République du Congo, Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, afin de lui faire part des résolutions prises lors des assises de la Première Session Extraordinaire de l’Assemblée Plénière du Forum des Parlements des Pays Membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs. 

 

Rappelons que cette session Extraordinaire a été sanctionnée par une Déclaration finale en date du 20 mars 2018.

 

Le PAN a également pu s’entretenir avec le 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Symphorien MAPENZI, sur les différentes activités en cours à l’Assemblée Nationale. Ce dernier est venu accueillir le PAN, accompagné du Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale et de deux membres.

Célébration en différé de la Journée Internationale des droits de la Femme

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La Journée Internationale des droits de la Femme du 08 Mars de chaque année, est célébrée aujourd’hui en différé dans l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui. Elle est organisée par le Forum de Femmes Parlementaires de Centrafrique et Filles Leaders autour du thème « Partenariat Intergénérationnel »,

Les objectifs de cette journée sont axés sur un certain nombre de revendications notamment la Loi sur la Parité, l’autonomisation et la participation des femmes à des instances de prises de décision
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Les manifestations se sont déroulées sous la présidence de l’Honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale qui, pour la circonstance, était entouré de la Présidente de la Fondation Cri de Cœur d’une Mère, Madame Brigitte TOUADERA, Première Dame de Centrafrique, de la Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique, l’Honorable Emilie Béatrice EPAYE, des femmes membres du gouvernement, des femmes membres des Institutions Républicaines et des lycéennes.

Des discours se sont succédés à la tribune en passant par les sketchs.

Le moment fort de la cérémonie a été la remise à Madame Brigitte TOUADERA, par la Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique, de la copie de la Loi sur la parité qui est restée, à ce jour, sans son Décret d’application.

Rencontre entre l’Honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, a accordée aujourd’hui à son Excellence Monsieur PIETRO LAZZERI, Ambassadeur de la Suisse, avec juridiction sur le Cameroun, la Guinée-Equatoriale et la RCA.

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L’arrivée prochaine à Bangui du Président de la Confédération Suisse et la question de la justice transitionnelle ainsi que la réconciliation nationale ont été au centre de l’audience que l’Honorable Jean Symphorien MAPENZI, Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, a accordée aujourd’hui à son Excellence Monsieur PIETRO LAZZERI, Ambassadeur de la Suisse, avec juridiction sur le Cameroun, la Guinée-Equatoriale et la RCA.

« Mon pays reste disposé à accompagner la Centrafrique dans ses nombreux défis parmi lesquels la situation humanitaire… », a déclaré le diplomate à la presse parlementaire.

Discours de clôture par le PAN de la 1ère Session extraordinaire de l’Assemblée plénière du FP/CIRGL tenue à Kinshasa (RDC) ce 19 et 20 mars

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Téléchargez la Déclaration finale en cliquant ici.

Téléchargez le document de projet sur l’Initative pour la Paix et la Sécurité dans la région des Grands Lacs


Nous voici au bout de cette toute première réunion extraordinaire de l’Assemblée plénière du Forum des Parlementaires des Etats membres de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs.

Les raisons de se réjouir ne manquent pas. On pourrait même dire qu’il n’y a que cela.

Il y a d’abord et avant tout le fait que le dossier de la nomination du Secrétaire général a ici trouvé une issue heureuse. Nous sommes parvenus à un compromis. Ce compromis, nous l’avons construit par le consensus, c’est-à-dire sans rien sacrifier de la nécessaire unité du Forum, voire même en renforçant notre cohésion interne. Résultat concret de ce compromis, nous avons désormais un nouveau Secrétaire Général, en la personne de l’ougandais ….,

que je salue. Résultat concret là encore, nous connaissons aussi l’identité du Secrétaire Général qui entrera en fonction dans trois ans, le Centrafricain Davy Yama, actuellement Député.

Au nombre des raisons de se réjouir il y a également le lancement d’une dynamique nouvelle. Nous l’avons appelée « initiative parlementaire pour renforcer la gouvernance et la gestion des conflits violents dans les Etats membres de la CIRGL ». Faire entendre la voix des parlementaires, tout autant représentants nationaux que fins connaisseurs de nos territoires ; leur permettre de contribuer concrètement avec les Exécutifs sur les enjeux essentiels de la prévention et du règlement des conflits et sur ceux de la paix et de la sécurité ; jeter le pont du dialogue permanent et approfondi, au sein de notre Famille de la Région des Grands Lacs, entre le Forum des Parlementaires et la Conférence internationale ; bref approfondir notre coopération mutuelle, tant entre nos Etats membres qu’entre les institutions de la Région des Grands Lacs. Voilà de bien beaux défis pour demain.

Il ne reste plus qu’à construire le cadre et les outils. Mandat a été donné au Secrétariat Général pour ce faire. Je sais pouvoir compter sur lui pour avancer, rapidement, efficacement, tous ensemble, je dis bien : « tous ensemble ». Et, je le répète, Monsieur le Secrétaire Général, vous pouvez de votre côté compter sur la Présidence en exercice du Forum pour vous accompagner au mieux dans cette entreprise.

Je ne saurais achever ces quelques mots sans remercier très chaleureusement toutes les personnes et toutes les institutions qui ont permis la réussite de cette toute première réunion extraordinaire de l’Assemblée plénière du FP-CIRGL :

  1. Les plus Hautes Autorités de la RDC, en particulier le Président de la République, Chef de l’Etat et les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat de RDC,
  2. Les participants à notre Assemblée plénière, des Présidents d’institutions parlementaires aux collaborateurs et aux interprètes en passant par les Députés Délégués ;
  3. Le Comité Exécutif du Forum ;
  4. Le Secrétaire Général sortant de notre Forum, à qui nous avons d’ailleurs exprimé de la manière la plus solennelle notre reconnaissance par une motion spéciale qui vient d’être lue ;
  5. Le Président en exercice de la CIRGL, dont je sais qu’il est sensible à la démarche que nous avons adoptée.

Chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Il ne me reste qu’à vous dire au revoir, et à vous souhaiter un bon retour dans vos pays et institutions respectifs.

Discours d’ouverture par le PAN de la 1ère Session extraordinaire de l’Assemblée plénière du FP/CIRGL tenue à Kinshasa (RDC) ce 19 mars 2018

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Chers collègues,

Chers collaborateurs,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir que, après l’Assemblée générale de Bangui de Décembre dernier, je vous retrouve tous ici, avec l’espoir qu’enfin nous arrivions au bout du dossier du Secrétariat Général que nous aurions du vider dès l’Assemblée Générale de Bangui.

Je voudrais, avant toute chose remercier bien chaleureusement Monsieur le Secrétaire Général et toute son équipe, ainsi que les autorités et membres du Parlement de la République démocratique du Congo pour leur accueil fraternel.

Chers collègues,

A chacune de nos réunions, nous avons à construire la solidarité entre les pays de notre Région des Grands Lacs, à consolider les liens qui existent déjà et, quand cela s’avère possible, à tisser de nouveaux liens.

Cette solidarité agissante, nous l’avons toujours considérée comme une nécessité, à commencer par les pères fondateurs de notre Communauté. Face aux périls communs, face aux défis qui s’imposent à chacun de nos Etats et à chacun de nos peuples, nous devons agir comme une seule entité. Non pas seulement pour présenter un front uni de résistance, mais aussi et surtout comme une force unique de proposition, d’innovation, de changement. Dans l’intérêt bien compris de nos populations, cela va de soi, spécialement quand on est, comme nous, instance parlementaire de notre Communauté appelée Conférence.

Ce travail du tisserand, dur au labeur et toujours sur le métier, a été mené depuis le début de notre organisation, par toutes les Présidences qui se sont succédées jusqu’à la Présidence Centrafricaine. C’est le lieu pour moi de rendre hommage à tous ceux qui nous ont précédés. Je voudrais dire aussi que nous sommes conscients d’avoir repris le flambeau d’une aventure humaine que nous avons le devoir d’entretenir afin de le transmettre tout feu sauvegardé à nos successeurs.

Chers collègues,

A l’ordre du jour de cette session ordinaire nous avons un certain nombre de questions. Chacune d’elle est importante pour l’avenir de notre Communauté, à commencer par le Rapport du Secrétaire Général sortant.

Nous aurons à échanger, avec l’attention soutenue habituelle, sur la substance de ce rapport. Pour l’heure, permettez moi, puisque c’est en principe la dernière Assemblée Générale qu’il vivra avec nous à ce poste, de me faire le porte voix de l’ensemble de notre Forum pour remercier Secrétaire Général actuel pour le travail considérable qu’il a accompli au service de notre Forum, pour son dévouement, pour sa disponibilité et pour son efficacité, et ce pendant tout le temps où il a occupé cette haute fonction. Nous n’avons qu’à nous réjouir d’avoir eu pendant un peu plus de deux mandats une telle cheville ouvrière.

Monsieur le Secrétaire Général,

Soyez assuré que votre nom restera inscrit en lettres d’or dans les annales de notre jeune organisation.

Je profite aussi de l’occasion pour féliciter par anticipation votre successeur qui sera choisi incessamment. Pour en arriver là il nous aura fallu du temps et de longues tractations. Reste que c’est le résultat qui importe, pourvu qu’il repose sur des bases franches et incontestables, pour permettre une collaboration fructueuse, comme cela a été le cas jusqu’à présent.

Chers collègues,

Nous avons aussi à nous pencher sur les résultats de la réunion extraordinaire du Comité Exécutif de janvier dernier. Cette réunion avait été demandée par l’Assemblée Générale Ordinaire de Bangui, avec le mandat de faire des propositions en ce qui concerne la nomination du nouveau Secrétaire Général du Forum. Cette réunion extraordinaire a bien eu lieu. Nous en avons aujourd’hui le résultat, sous la forme d’une proposition consensuelle que j’encouragerai notre Assemblée à adopter, sous le bénéfice d’une ou deux clarifications.

Le consensus, voilà le principe même de notre Forum. Je sais que le Comité Exécutif et sa Présidente, ainsi que tous les Délégués présents à la réunion extraordinaire de janvier dernier, ont œuvré de toute leur énergie pour sauvegarder ce ferment de notre unité : le consensus ! Cela doit d’autant plus être salué que les conditions étaient difficiles et que le tentation était forte d’aller au plus facile, c’est-à-dire au changement des règles du jeu, de nos règles de base.

La proposition, vous la connaissez. Elle est que les deux prochains mandats de Secrétaire Général soient dévolus respectivement à l’Ouganda et à la République Centrafricaine. Nous aurons à nous pencher sur elle en Conférence des Présidents, en essayant de répondre à deux questions qui sont des préalables.

Première question, une position acquise, comme cela a été le cas, sans le consentement de toutes les Délégations remplit-elle les conditions du Consensus ? Si oui nous devons en tirer les conséquences pour l’avenir. 

Deuxième question : comment faire pour concilier la solution proposée par le Comité Exécutif avec l’application de notre Règlement intérieur ? Plus précisément éviter que demain on puisse tirer argument de ce règlement intérieur pour torpiller le compromis ? 

Chers collègues,

Pour finir sur notre ordre du jour, nous aurons à aborder comme à l’accoutumée la situation politique, sécuritaire et humanitaire dans les pays membres de la CIRGL au cours de la période récente.

Les documents de référence et des projets de texte ont été préparés par le Secrétariat Général, que je remercie une fois de plus. Nous échangerons sur eux et soumettrons au vote ce qui doit l’être.

Pour ne pas trop abuser de votre temps, je voudrais attirer l’attention de l’Assemblée sur un point qui est en rapport étroit avec les préoccupations constantes du Forum en matière de sécurité, de paix et de prévention des conflits.

La Présidence du Forum des Parlements de la Région des Grands Lacs présentera à cette Assemblée générale une initiative tendant à ce que le Forum formule et porte à l’attention de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs les éléments d’un Programme d’Actions pour la Paix et la Sécurité. Des actions qui envisagées dans deux perspectives : promouvoir le statut d’ancien Chef d’Etat, d’une part et, d’autre part, combattre le terrorisme et les stratégies de régionalisation des groupes armés.

Des compléments d’information sur cette initiative vous sont fournis par une fiche que vous trouverez dans votre dossier. Je vous engage à la lire attentivement et, surtout, à la lire en vous souvenant que cette initiative est ouverte à la contribution de tous et de chacun.

Chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Je n’ai que trop abusé de votre indulgence déjà.

Il ne me reste plus qu’à déclarer ouverts nos travaux, et à nous souhaiter qu’ils soient fructueux.

La cérémonie de clôture de la Retraite interinstitutionnelle de Haut Niveau, avec pour thème « Stabilité des Institutions et Relèvement de la RCA »

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Le 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Symphorien MAPENZI, représentant le Président de l’Assemblée Nationale en mission, a participé à la cérémonie de clôture de la Retraite interinstitutionnelle de Haut Niveau, avec pour thème « Stabilité des Institutions et Relèvement de la RCA », qui s’est tenue du 17 au 19 mars 2018, à l’Hôtel Ledger Plazza de Bangui. 

La cérémonie a été présidée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Simplice Mathieu SARANDJI.

Ainsi, pendant trois jours, les participants représentants l’élite politique ont travaillé sur trois ateliers afin de diagnostiquer les maux qui pourraient empêcher ou qui empêchent la stabilité des institutions et trouver des pistes de solutions. Des communications et témoignages de « Grands témoins » leur ont permis d’être situés sur les différentes thématiques ci-dessous :
– L’organisation du travail gouvernemental ;
– La gestion de la réconciliation nationale ;
– La stabilité des institutions et la restauration de l’autorité de l’Etat.

« Les recommandations issues de ces assises ne doivent pas rester lettre morte » a pu déclarer le Professeur Boubacar KANTE lors de son allocution de circonstance sur les grands enseignements de cette retraite.

Cette recommandation a été répétée par la représentante des participants, Mme SALAMATE, lors de la lecture de motions de remerciements.

L’Organisation Internationale de la Francophonie, organisatrice de cette Retraite, propose des perspectives en poursuivant son appui multiforme à la République Centrafricaine en général et pour ce cas, en promettant de cadrer ces recommandations pour leur mise en œuvre a pu dire le Représentant de la Secrétaire Générale de l’Organisation de la Francophonie, M. Georges NAKSEU NGUEFONG.

Les débats et échanges se sont déroulés en toute franchise, sans tabou et c’est sur une note d’espoir que le Premier Ministre, Chef de l’Etat a déclaré clos les travaux de cette Retraite après avoir précisé que le problème de la République Centrafricaine est le Centrafricain.

Retraite interinstitutionnelle de Haut Niveau sur le thème “la Stabilité des Institutions et le relèvement national de la RCA”

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Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Karim MECKASSOUA a assisté ce jour à la cérémonie d’ouverture de la Retraite interinstitutionnelle de Haut Niveau sur le thème “la Stabilité des Institutions et le relèvement national de la RCA” qui s’est tenue ce jour, à l’Hôtel Ledger Plazza de Bangui.

Le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, a rehaussé par sa présence le dit événement qu’il a lui-même présidé.

Organisée par l’OIF, l’Organisation Internationale de la Francophonie, cette Retraite est conçue pour accompagner les efforts engagés depuis 2016 par les autorités centrafricaines en vue d’asseoir les nouvelles institutions et consolider l’Etat de droit. De manière spécifique, il vise à aider à privilégie un fonctionnement plus harmonieux des trois pouvoirs, Exécutif, Législatif et Judiciaire de l’Etat et des différentes Institutions de la République, chargées de les appuyer. Il va permettre essentiellement de souligner que le principe de la séparation des pouvoirs, loin de constituer un moyen de cloisonnement des Institutions et de mettre en exergue, présuppose une collaboration importante et étroite entre ces dernières en vue de leur bon fonctionnement, gage de consolidation de l’Etat de droit.

Ainsi, en présence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement Mathieu Simplice SARANDJI, des Chefs des Institutions, Membres du Gouvernement, Corps diplomatique et Représentant des Organisations internationales partenaires présents à Bangui et impliquées dans le soutien au processus de redressement de la RCA, Représentation Nationale et autres, la cérémonie d’ouverture a été axée en deux temps, les allocutions et le partage d’expérience.

Le PAN a pu écouter, les mots du Représentant du Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, du Représentant de Mme la Secrétaire Générale de l’OIF, du Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat, Président du Comité de Pilotage de la Retraite.

Et le PAN a également pu aborder le partage d’expérience avec:
– (par vidéo) M. Laurent FABIUS (Français), Ancien Premier Ministre, Ancien Président de l’Assemlée Nationale et Président du Conseil Constitutionnel;
– M. Louis MICHEL (Belge), Ancien Vice-Premier Ministre, Ancien Commissaire européen au développement, Député européen;
– M. Robert DOSSOU (Béni), Ancien Ministre, Ancien Président de la Cour Constitutionnelle;
-M. Désiré Kadré OUEDRAOGO (Burkinabais), Ancien Premier Ministre, Ancien Président e la Commission de la CEDEAO.

Le discours de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a clos la cérémonie d’ouverture de ladite Retraire ainsi que la photo de famille.

Notons que la Retraite se tient du 17 au 19 mars 2018, soit trois jours.

Rencontre avec la CEEAC et l’UNOCA

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Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA a reçu en audience ce jour, la délégation conjointe de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) et de l’UNOCA conduite par M. Ahmad ALLAM-MI, Secrétaire Général de la CEEAC et M. François LOUNCENY FALL, Représentant Spécial des Nations Unies pour l’Afrique Centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).

 

L’objectif de leur visite en République Centrafricaine a été de venir s’enquérir de la situation sécuritaire et politique du pays, de voir comment appuyer tous les efforts fournis dans la mise en œuvre de l’Initiative Africaine de l’Union Africaine pour la paix en République Centrafricaine.

 

Avec la Représentation Nationale, la délégation conjointe a voulu connaître d’avantage le rôle joué par l’Assemblée Nationale dans la mise en œuvre de cette initiative de l’Union Africaine, car elle estime que les Elus de la Nation qui connaissent mieux les besoins des populations doivent s’impliquer encore plus et la Représentation Nationale est la bonne base de la légitimité du pays.

La délégation conjointe a rappelé que la cohésion de toutes les institutions est nécessaire pour travailler ensemble.

 

Ainsi, l’Honorable Karim MECKASSOUA s’est dit heureux de les recevoir et a pu échanger avec eux, assistés des Honorables Députés et des Membres de son Cabinet, sur les points suivants :

– Le renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale avec une tension en amont ;

– Le travail main dans la main avec le nouveau Bureau de l’Assemblée Nationale après les remous;

– L’initiative parlementaire pour un plan de paix en RCA avec le travail sur le terrain des Elus de la Nation ;

– La gestion du pays et les efforts à fournir dans la transparence en République Centrafricaine, notamment l’article 60 de la Constitution ;

– Le DDRR (Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement) avec l’impossibilité de son contrôle faute de département ministériel inexistant qui lui soit dédié ;

– Le dialogue existant entre le pouvoir exécutif et les groupes politico-militaires avec une faible place accordée aux victimes ;

– La Cour Pénale Spéciale et la justice transitionnelle.

 

La Représentation Nationale entend jouer pleinement son rôle sur toute l’étendue du territoire national centrafricain pour le bien des populations a-t-elle rappelée aux deux Chefs de délégation qui ont eux aussi ont souligné l’importance que la sous-région accorde à la stabilité et la paix en République Centrafricaine afin que puisse être garantie la sécurité de toute l’Afrique Centrale.

Rencontre avec Représentant Résident de la Banque Mondiale en Centrafrique, M. Robert JAOUDE

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e Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA, a reçu ce jour en audience. Banque mondiale 6

Les deux hommes se sont entretenus sur leurs Institutions et les différents domaines de coopération et de financement de la Banque Mondiale en Centrafrique.

La Banque mondiale regroupe cinq institutions internationales : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale de développement (AID, ou IDA), créées pour lutter contre la pauvreté en apportant des aides, des financements et des conseils aux États en difficulté, la Société Financière Internationale (IFC), l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

En 2014, elle a accordé 65,6 milliards de dollars de prêts, dons, prises de participations et garanties, dont 20,9 milliards en Afrique et au Moyen-Orient.

Renouvellement du Bureau

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La séance de ce jour présidée par l’Honorable Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale a été consacrée au renouvellement du Bureau de la dite Institution.

Hormis le poste de Président de l’Assemblée Nationale qui est d’une durée de cinq années, toute la législature, les autres postes de Membre du Bureau de l’Assemblée Nationale sont à renouveler chaque année.

Ainsi après 10 heures de présentation des candidats et de vote, le nouveau Bureau de l’Assemblée Nationale se compose ainsi:

PRÉSIDENT: Très Honorable Karim MECKASSOUA
1er VICE-PRÉSIDENT: Honorable Symphorien MAPENZI
2ème VICE-PRÉSIDENT: Honorable Mathurin DIMBELET NAKOE
3ème VICE-PRÉSIDENT: Honorable Ernest MIZEDIO
4ème VICE-PRÉSIDENT: Honorable Dieudonné MarienDJEME

1er QUESTEUR: Honorable Augustin TO SAH BE NZA
2ème QUESTEUR: Honorable Marc ISSA
3ème QUESTEUR: Honorable Sall Karim SEDAR

1er SECRÉTAIRE PARLEMENTAIRE: Honorable Bernard DILLAH
2ème SECRÉTAIRE PARLEMENTAIRE: Honorable Bernadette GAMBO SOUANINZI
3ème SECRÉTAIRE PARLEMENTAIRE: Honorable Dorothée TIYANGOU

1er MEMBRE: Honorable Luc NINGA
2ème MEMBRE: Honorable Jean-Bernard GBISSIGUI ANIOUE
3ème MEMBRE: Honorable Joseph Désiré GOUVELI
4ème MEMBRE: Honorable Alimé AZIZA-SOUMAÏNE

L’Union Européenne et l’Union Africaine ensemble au Palais du Peuple

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La Représentation Nationale a reçu ce jour la Délégation conjointe Union Européenne/Union Africaine en mission à Bangui, depuis le début de semaine.

Cette forte Délégation d’une cinquantaine de personnes a été conduite pour l’Union Africaine par son Excellence Zakariaou ADAM MAIGA, Ambassadeur, Représentant permanent du Niger en Ethiopie et Président du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine et pour l’Union Européenne, par Monsieur Walter STEVENS, Président du Comité politique et Sécurité de l’Union Européenne.

L’objectif de cette rencontre entre la Délégation conjointe Union Européenne/Union Africaine a été d’échanger avec la Représentation Nationale sur la paix, la sécurité, la justice et l’Initiative Africaine pour la Paix.

Ainsi, dès 14H45, une première rencontre restreinte s’est tenue dans le Salon d’Honneur de l’Assemblée Nationale entre l’Honorable Karim MECKASSOUA et les deux Chefs de Délégation. Il s’est agi là d’aborder en toute transparence des questions sur l’actualité centrafricaine, notamment l’ambiance régnant autour du renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale, la question sur la coopération entre la République Centrafricaine et la Russie, l’Article 60 de la Constitution, la question de formation et d’équipement des FACA (Forces Armées Centrafricaines), la Cour Pénale Spéciale, les questions de paix, sécurité, justice et de réconciliation…

Il en est ressorti pour l’essentiel de cet entretien que la Représentation Nationale dispose de tout le soutien nécessaire de l’Union Africaine et l’Union Européenne pour mener à bien ses actions et activités pour la paix, la sécurité, la stabilité et la justice en République Centrafricaine, ce, pour le développement intégral de ses populations.

Il en est ressorti de cet échange que la Représentation Nationale n’a qu’un seul objectif, être dans son rôle et éviter d’apporter une crise politique à la crise sécuritaire en Centrafrique. La stabilité de la sous-région dépend de celle de la République Centrafricaine et c’est pourquoi les efforts de la tripartite, Union Européenne, Union Africaine et Organisation des Nations Unies convergent tous pour la restauration de la sécurité en Centrafrique avec le rôle reconnu à la Représentation Nationale car qui mieux que le Député connait les populations.

Après cet entrevu qui a permis à l’Union Africaine, l’Union Européenne et la Représentation Nationale d’échanger à « bâton rompu » sur les différentes préoccupations du moment, c’est dans l’Hémicycle de « la Maison du Peuple » que les Elus de la Nation ont pu échanger avec leurs hôtes.

Ce sont des hôtes soucieux de savoir et comprendre ce que pensent les Députés des différentes actions menées par la Communauté internationale pour le retour de la paix que l’on pouvait voir au sein de l’Hémicycle. Des hôtes qui se félicitent des efforts menés par la Représentation Nationale et qui souhaitent connaître quel sera le visage de la Centrafrique d’ici cinq années. Des membres de la Délégation conjointe qui demandent aux Elus de la Nation ce qu’ils pensent de la Cour Pénale Spéciale. Ou encore des questions « que pouvons-nous faire de plus nous à l’Union Africaine avec le concours de l’Union Européenne et de l’ONU pour rétablir la sécurité », « comment voyez-vous le dialogue et la reconstruction de la Centrafrique », « quel rôle peut jouer l’Assemblée Nationale pour le retour définitif de la paix en Centrafrique ».
Tant de questions ont été adressées aux Députés Centrafricains pour permettre aux Européen et Africains présents d’être outillés et de s’approprier les efforts menés et à mener pour le retour de la paix en RCA, afin d’être à même d’orienter les actions, appuis et concours de leurs institutions pour atteindre des résultats concrets en République Centrafricaines.

Les Députés Centrafricains eux aussi ont voulu savoir ce qu’attendent l’Union Européenne et l’Union Africaine de leur part dans les efforts qu’ils mènent pour aider leur pays à rétablir la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire.

Ils ont expliqué comment ils travaillent sur le terrain, proches de leurs populations afin de contribuer à leur niveau au retour d’une paix durable. Des Députés avec des faibles moyens financiers pour leur permettre d’être efficaces dans leurs actions ont pu écouter attentivement les Membres de la Délégation conjointe Union Européenne/Union Africaine.

Les Honorables Députés sont dans leur rôle, représenter leurs populations, prêts à défendre les intérêts des 140 circonscriptions de la République Centrafricaines. Tel a été le constat, le premier.

Une Union Européenne, une Union Africaine prêtes à s’investir auprès de la Représentation Nationale et qui reconnait le rôle capital et déterminant des Elus de la Nation dans la reconstruction du pays, reconstruction qui va passer inéluctablement par la sécurité, la paix et la stabilité, telle a été la conclusion de cette rencontre entre eux et la Représentation Nationale.
“Le verre n’est ni vide, ni à moitié plein, il se remplit”.

A suivre très bientôt l’intégralité des échanges de ce jour à l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine.

COMMUNIQUE DE PRESSE RENOUVELLEMENT DES MEMBRES DU BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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L’Assemblée Nationale renouvelle chaque année son Bureau comme l’a prescrit la Constitution, excepté le poste du Président dont la durée couvre toute la législature.

Cet événement aura lieu ce vendredi 09 mars à l’Hémicycle de l’Institution et permettra aux candidats de pourvoir aux quatorze (14) postes qui seront à nouveau soumis aux votes de leurs collègues. Il s’agit de quatre (4) postes de Vices Présidents, trois (3) postes des Questeurs, trois (3) postes de Secrétaires Parlementaires et quatre (4) postes de Membres du Bureau.
Les dépôts des candidatures à ces différents postes sont ouverts ce jeudi 08 mars de 08h à 15h30 au Secrétariat Général de l’Assemblée Nationale et seront clos le vendredi 09 mars à 08h30.

C’est un exercice de démocratie parlementaire capital puisque il y va de la vie politique et administrative de l’Institution à travers les fonctions que certains Honorables Députés élus par leurs pairs seront appelés à occuper au service du pays et de leurs concitoyens.

Précisons qu’une fois le Bureau renouvelé, son Honorable Abdou Karim MECKASSOUA donnera un point de presse au sein de la Représentation Nationale.

Le Directeur de la Communication
et des Relations Publiques
Paul-Marin NGOUPANA

Rencontre avec M. Parfait ONANGA-ANYANGA, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique et Chef de la MINUSCA

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA a reçu en audience ce jour, M. Parfait ONANGA-ANYANGA, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique et Chef de la MINUSCARen (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) Les deux hommes ont abordé les questions de paix, sécurité et de […]

Obsèques officielles du Haut Conseiller TCHAKPA M’BREDE, Président de la Commission audiovisuelle du Haut Conseil de la Communication.

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Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), l’Honorable Karim Meckassoua, a assisté ce jour aux obsèques officielles du Haut Conseiller TCHAKPA M’BREDE, Président de la Commission audiovisuelle du Haut Conseil de la Communication.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Simplice Mathieu SARANDJI était venu plutôt dans la matinée se recueillir sur la tombe du défunt et déposer une gerbe de fleurs.
Puis, Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA est venu lui aussi se recueillir et avant de déposer sa gerbe de fleurs, a décoré le Haut Conseiller TCHAKPA M’BREDE de la Médaille de Commandeur, dans l’Ordre du Mérite Centrafricain, à titre posthume.

Pour des raisons d’agenda chargé, les deux têtes de l’Exécutif n’ont pu resté assister à la cérémonie. C’est ainsi que le PAN a présidé ces obsèques officielles qui ont eu lieu au Haut Conseil de la Communication.

Allocution de l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale, A l’Ouverture de la Première Session Ordinaire de l’Année 2018 de l’Assemblée Nationale

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Bangui, le 1er Mars 2018

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Madame et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines;
Mesdames et Messieurs les Ministres ;
Madame et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique, Consulaires et Représentants des Organismes internationaux ;
Monsieur le Président de la délégation Spéciale de la Ville de Bangui,
Messieurs les Présidents des Partis Politiques,
Distingués Invités ;
Mesdames, Messieurs,
Honorables Députés, Chers Collègues,

A vous tous qui avez répondu présents à notre invitation à la présente cérémonie républicaine, j’adresse mes chaleureuses salutations.

A la mémoire des Compatriotes Henri POUZERE et TCHAKPA MBREDE, tous deux anciens Ministres, ancien député et ancien Conseiller National de Transition récemment disparus, je vous invite à vous lever et à observer une minute de silence.

Nous voici de retour au Palais du peuple, foyer de la Démocratie centrafricaine.

Ces deux mois d’intersession ont permis à certains Députés de renouer avec leurs circonscriptions et avec leurs électeurs. D’autres n’ont pas pu le faire, en particulier pour des raisons de sécurité.

Cela doit nous rappeler à tous que notre défi et notre responsabilité premiers sont la reconquête de notre territoire, le retour de l’Etat sur toute l’étendue de celui-ci et, avec lui, le retour de la sécurité et de la liberté pour nos concitoyens.

À ces signes de recul de notre Etat s’ajoutent les signes, ô combien nombreux, qui nous disent que notre Nation est profondément ébranlée dans ses valeurs.

Je l’ai dit récemment à Paris à la cérémonie d’inhumation de l’Honorable Président Gaombalet. Permettez que, en guise de tout dernier hommage à notre illustre disparu, je répète dans cet Hémicycle ce que j’ai dit alors, mot pour mot.

« En effet, voici un digne et honorable citoyen centrafricain, voici un Homme d’Etat dans le sens le plus noble du mot qui, non seulement a expiré son dernier souffle hors des frontières de la mère Patrie, mais qui, en plus, est porté dans les entrailles d’une terre autre que celle du Centrafrique qu’il a tant chéri et servi tout au long de sa vie. Un Grand parmi les Grands de cette terre de Centrafrique qui s’en va sans tous les honneurs dus à son rang et à son œuvre, et sans la pleine marque, pourtant méritée, de la reconnaissance de notre Nation. Et ils sont nombreux dans ce cas.

L’ébranlement ici n’est pas seulement d’avoir perdu une des Grandes figures de notre pays. Elle est aussi et surtout de voir à l’occasion de ce décès combien notre chère patrie a perdu les repères et les valeurs les plus élémentaires.

Il n’y aura pas de redressement pour notre Etat si nous ne nous employons pas énergiquement à restaurer ces valeurs et à replanter les repères d’une société, d’une Nation et d’un Etat dignes de ce nom. Cela passe notamment par l’honneur à rendre à celles et ceux qui ont porté notre destin collectif sur leurs épaules ».

Hier encore, nous apprenons avec effroi, que des humanitaires dont la mission est de soulager les souffrances de nos compatriotes ont été abattus par des criminels, des bandits de grand chemin. Encore une fois, nous condamnons fermement ces actes ignobles, cet horrible assassinat et présentons nos condoléances à leurs collègues de l’UNICEF, notamment et aux familles des victimes.

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,

Cette session s’annonce, tout comme les précédentes, chargées d’enjeux. Je me bornerai ici à en évoquer 4 (quatre).

Le premier enjeu est d’ordre interne : notre institution doit, comme chaque année ainsi que le prescrit la Constitution, renouveler son Bureau.

Au moment où nous nous préparons à cet important exercice de démocratie parlementaire, je voudrais rappeler ceci :

– Rappeler que les fonctions que les uns et les autres vont briguer sont des fonctions, non pas de convenance, de rayonnement et d’enrichissement personnels, mais des fonctions de service national au bénéfice de l’institution, du pays et de nos concitoyens;
– Rappeler qu’au lendemain de ces élections, nous aurons à travailler ensemble pour faire avancer notre institution ;
– Rappeler enfin que les enjeux des élections qui vont se dérouler sont secondaires par rapport aux enjeux du pays : paix, sécurité, et relèvement économique.

Le deuxième enjeu est la poursuite de la consolidation et de la rénovation de la fonction législative :

Cela exigera de nous, de maintenir la dynamique du travail législatif que nous avons installée. Cela passe par un rythme soutenu de travail, par la qualité du travail en Commission ainsi que par la qualité du travail parlementaire. Parlant de dynamique législative, il est peut-être temps que la Représentation Nationale prenne à bras le corps l’initiative parlementaire des Lois.

Outre l’adoption des Lois, nous avons l’impérieux devoir de continuer à affiner l’intervention de l’Assemblée Nationale dans le cadre de la procédure d’autorisation de signature des contrats sur les ressources naturelles et les conventions financières telles que prévu par l’Article 60 de la Constitution du 30 Mars 2016.

Monsieur le Premier Ministre,

Pourquoi ne pas faire de cette session le moment où Votre Gouvernement amorcera, sur cette question, une collaboration apaisée et harmonieuse entre l’Exécutif et le Législatif dans l’intérêt de la Démocratie et de la Bonne Gouvernance dans un pays qui se cherche encore ?

Pourquoi ne pas faire de cette session un marqueur de la pleine application de cet article fondamental de notre Constitution, que je me permets de rappeler ici solennellement à notre mémoire :

Le Gouvernement a « l’obligation de demander l’autorisation parlementaire avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles, ainsi que des Conventions financières. Il est tenu de publier ledit contrat dans les huit (8) jours francs suivant sa signature ».

Ce que je viens de rappeler là est la parole même, la volonté des Centrafricains, du Forum de Bangui au référendum constitutionnel. Cette volonté a institué l’Assemblée Nationale en garant de transparence et de bonne gouvernance. Elle a chargé une autre institution républicaine de la même responsabilité. Je veux parler de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance. J’en appelle ici au Président de cette institution, que je salue : la Représentation nationale vous exhorte à jouer pleinement votre rôle.

Il y va non seulement de la saine gestion des affaires de notre Etat mais aussi de la confiance de nos concitoyens dans nos institutions.

Monsieur le Premier Ministre,
Excellences, Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,

Venons-en maintenant au troisième enjeu, dont j’ai d’ailleurs dit tout à l’heure qu’il était primordial : la paix, qui ne va pas sans la justice pour les victimes, la sécurité, le retour de l’Etat.

Nous devons employer les pouvoirs que nous donne la Constitution. A commencer par les pouvoirs de contrôle.

A cet égard, l’Assemblée Nationale se félicite de l’esprit de collaboration manifesté récemment, durant l’intersession, sur les dossiers brûlants de l’heure, touchant deux pays voisins. Cinq Ministres ont accepté de venir échanger avec le Bureau de la Représentation Nationale à ce sujet, et c’est heureux.

Il est hautement souhaitable que le même esprit anime le Gouvernement quand il s’agira d’informer la Nation et sa Représentation sur les drames que vivent nos compatriotes dans l’arrière-pays, et sur les voies de solutions choisies par l’Exécutif.

En disant cela je pense par exemple aux efforts déployés par l’Exécutif pour diversifier les sources d’approvisionnement en armes et assurer la formation des FACA pour leur redéploiement progressif dans les différentes zones du pays occupées par les groupes armées, à l’exemple de Paoua qui mérite d’être salué.

A cet effet, je voudrais dire solennellement comme je l’avais fait lors de la clôture de la précédente session, nous saluons l’initiative du Gouvernement pour avoir obtenu la levée partielle par le Conseil de Sécurité de l’embargo pesant sur les forces armées centrafricaines.

Nous n’avons eu de cesse d’interpeller le Secrétaire Général des Nations Unies Monsieur Antonio GUTTERES, le Vice Secrétaire Général des Nations-Unies, Monsieur JAN ELIASSON et le Ministre français de la Défense d’alors, Jean Yves LEDRIAN, désormais Ministre des Affaires Etrangères pour qu’ils soutiennent la demande des forces vives de la Nation et de la Représentation Nationale pour la levée de cet embargo.

Aujourd’hui, la Russie a répondu à cette demande. Je voudrais exprimer au nom de la représentation Nationale, notre reconnaissance au Gouvernement et au Peuple Russe.

En faisant cela, l’Assemblée Nationale ne fait que jouer son rôle.

Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,

J’ai dit tout à l’heure que la paix n’allait pas sans la justice. C’est la ferme conviction des Représentants du Peuple Centrafricain.

C’est pourquoi l’Assemblée Nationale se félicite de la hauteur d’esprit, de la probité intellectuelle, de l’équité et de l’impartialité qui sont la marque des audiences en cours de la Cour Criminelle.

C’est aussi pourquoi l’Assemblée Nationale entend faire diligence pour l’adoption du Règlement de procédure et de preuves de la Cour Pénale Spéciale, de même qu’elle est déterminée à apporter sa contribution à la structuration des mécanismes de justice transitionnelle ou alternative, complémentaires de la Cour Pénale Spéciale, ainsi qu’à préparer une loi relative aux victimes du conflit ; une loi qui traitera du cas des personnes réfugiées, des personnes déplacées, et de la question de la réparation.

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames, Messieurs,
Chers collègues,

L’action parlementaire pour la paix ne doit pas se cantonner à l’Hémicycle. Elle doit aussi se transporter sur le terrain.
A partir de la présente Session nous entendons passer de l’initiative parlementaire pour l’adoption d’un plan de paix à l’action des Députés sur le terrain dans leurs circonscriptions.

Il va de soi que ces actions ne connaîtront la réussite que si l’Exécutif considère l’Assemblée Nationale comme un partenaire de la paix et de la reconstruction. Il serait d’ailleurs paradoxal que ce titre que l’on a indument accordé aux chefs des groupes armés, soit refusé aux représentants de la Nation.

L’action parlementaire pour la paix est déjà une réalité concrète. C’est le lieu pour moi de saluer toutes ces initiatives prises par les parlementaires tant individuellement que collectivement dans le but d’abréger la souffrance des populations.

A Bria, à Kaga Bandoro, à Ndélé, à Paoua, à Bocaranga, à Markounda, à Bangassou et dans les différentes circonscriptions de la Ouaka, les députés se sont retroussé les manches. Ils l’ont souvent fait au péril de leur vie, convaincus qu’aucun sacrifice n’est de trop, qu’aucun effort ne doit être épargné et que le temps ne doit être compté.

Quatrième enjeu pour finir.

Chers collègues,

Nous avons aussi et encore à poursuivre l’action de rénovation interne de notre institution, telle qu’elle est déclinée dans le Plan Stratégique de Développement de l’Assemblée Nationale.

Cette action, je l’ai amorcée en matière de ressources humaines, en nommant des personnalités venant de tous horizons, de tous âges, de toutes obédiences politiques et confessionnelles, et en tenant aussi compte du facteur genre et de la Résolution 2250 des Nations Unies sur la représentation inclusive des jeunes dans le processus de prise de décisions.

Je me dois de rappeler ici que les buts poursuivis par les réformes en cours au sein de l’Assemblée Nationale ne sont rien d’autre que la recherche de la crédibilité et de l’efficacité dans l’accomplissement par notre institution de ses missions constitutionnelles.

Je suis pour ma part convaincu que l’Assemblée Nationale doit être le lieu de convergence et de rencontre des filles et des fils de la Nation centrafricaine qui ont une expérience, un savoir et un savoir-faire à mettre au profit des élus de la Nation. Le devoir de l’heure c’est de cimenter l’unité nationale en priorité.

Ce mouvement de rénovation interne se poursuit dans les efforts pour la création des conditions de transparence et de redevabilité dans le travail parlementaire. Les rapports d’activités de l’Assemblée Nationale, les concertations et autres missions parlementaires seront désormais rassemblées et mis à la disposition du public et sur le site internet de l’Assemblée Nationale déjà opérationnel..

Enfin, sur le plan de la diplomatie parlementaire, Nous avançons à grands pas.

A ce jour, l’Assemblée Nationale centrafricaine est membre des grandes Organisations Interparlementaires aussi bien africaines que mondiales.

Des Députés centrafricains participent aux sessions des Assemblées sous régionales et continentales.

Depuis l’année 2017, la République Centrafricaine préside le Forum des Parlementaires de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs pour un mandat d’un an.

Tout ce réseau permet à la Représentation Nationale de suivre l’actualité internationale et de faire entendre la voix de notre institution et, par conséquent, de notre pays à l’extérieur sur les principaux dossiers internationaux.

Autres faits importants et concrets de diplomatie parlementaire :

Durant la période d’intersession qui vient de s’écouler, le Bureau de l’Assemblée Nationale a pris ses responsabilités en se prononçant sur deux impasses diplomatiques que la RCA a connues à savoir: la tentative de coup d’Etat en Guinée Equatoriale en Décembre 2017, et l’évasion, le 18 Janvier 2018 de deux chefs rebelles de la République Démocratique du Congo.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale a d’ores et déjà adressé au Chargé d’Affaires de ce pays un message de solidarité avec le peuple équato-guinéen ; Par la voix de l’honorable Béatrice Emilie Epaye, Présidente de la Commission Affaires Etrangères et Vice-présidente du Parlement de la CEMAC, notre Assemblée a réitéré lors d’une session CEMAC qui s’est tenue à Malabo ; le même message a été délivré via une correspondance adressée au Président de l’Assemblée Nationale de Guinée Equatoriale.

Malgré toutes ces interventions, je veux saisir cette occasion au nom de la Représentation Nationale dans son ensemble, pour marquer solennellement notre totale désapprobation des actes posés et pour les condamner de la manière la plus vigoureuse.

Je ne saurai terminer mon propos sans apprécier à sa juste valeur les efforts réalisés par la Communauté Internationale, les Nations Unies en particulier dont les troupes participent aux actions multiformes de pacification du pays.

Il en est de même de la récente initiative de l’Union Africaine qui reprend en son compte l’épineux dossier centrafricain, en bénéficiant de l’accompagnement de toutes les bonnes volontés nationales et internationales.

A tous je veux rappeler ceci : vous serez jugés, nous serons tous jugés en fonction de la protection concrète que nous apportons et apporterons à la population centrafricaine. Pour cela il importe de débarrasser notre territoire des bandits de grand chemin, purs forces de prédation et de déstabilisation qui mêlent les trafics en tous genres aux visées des conquêtes des terres et des pâturages par la force!

Tant que les Accords continueront de se faire les armes à la main et les couteaux aux dents, l’avenir du pays ne sera qu’éternel et funeste recommencement. Comme disait Barthélemy BOGANDA, Fondateur de la République Centrafricaine, ”Un pays qui n’avance pas, recule!”

Sur ce, je déclare ouverte la Première Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année 2018.

Je vous remercie.

Inauguration du pont SAPEKE

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L’Honorable Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale a assisté ce jour à l’inauguration du Pont SAPEKE reliant le 2éme arrondissement de la ville de Bangui au 6 ème arrondissement de la capitale centrafricaine.

Cette cérémonie s’est déroulée sous le Très Haut Patronage de Son Excellence Professeur Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat en présence de l’ambassadeur de Chine partant, Son Excellence MA FULIN qui avait été reçu en audience par le PAN le 28 février dernier.

RENTRÉE PARLEMENTAIRE

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Bangui, 1er mars 2018. Le Président de l’Assemblée Nationale, par Arrêté N° 048, rendu public le 23 février dernier, a convoqué les Honorables Députés en Session Ordinaire, ce jeudi 1er mars 2018, la première de l’année.

Excepté les Sessions Extraordinaires, celle-ci qui se veut ordinaire est l’une des deux qui couvrira l’année sur 90 jours, soit trois mois. Elle va être caractérisée par des enjeux régaliens, notamment les débats sur des projets de lois, des textes en provenance du Gouvernement, des interpellations, les séances dédiées aux “Questions au Gouvernement”, mais, le point d’orgue de cette Session sera le renouvellement des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale.

Rappelons que le Président de l’Assemblée Nationale est élu pour toute la durée de la législature, soit cinq années, tandis que les Membres du Bureau sont élus pour une année.

Outre la présence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la cérémonie d’ouverture de cette 1ère session se déroulera en présence du Corps constitué de l’Etat avec en point de mire les Honorables Députés de la Nation, de retour de restitution dans leur circonscription, les Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques, Postes Consulaires et Représentants des Organismes Internationaux.

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA qui prononcera le discours d’ouverture de ladite Session sera accueilli à l’Hémicycle par le Ministre Chargé des Relations avec les Institutions de la République et le Premier Vice Président de l’Assemblée Nationale.

Le Directeur de la Communication et des Relations Publiques
Paul-Marin NGOUPANA